Darok le maudit

 Il faut vraiment que je prenne des vacances, moi.

Exaspérée par la tournure des événements, je pousse un profond soupir de lassitude. Déjà trois fois que mon chapeau haut de forme tombe au sol.

Les crétins de la Sainte et Royale Scolastique de Berne vont m’entendre. Ils m’avaient promis que cela n’arriverait pas ! En plus, ma redingote d’apprentie magicienne me comprime les seins. C’est insupportable !

 Nous avons littéralement imbibé vos vêtements de magie, m’avaient affirmé les doctes frères du monastère-école de Berne. Votre chapeau restera vissé sur votre tête et votre manteau flottera derrière vous, comme soulevé par de puissantes rafales. Cela devrait impressionner les ennemis de la Sainte Église. Ça, et la croix formée de clous dorés au niveau de votre poitrine. Quant à vos bottes…

Quant à mes bottes, elles ne font pas plus de bruit que des chaussons. Faut avouer, c’est pratique, dans mon métier. Mais ce foutu chapeau me court sur le système ! Je ne sais pas ce qui me retient de le bazarder, je vous jure !

Ma nuque me démange soudain. Sans y penser, j’entrouvre le clapet destiné à libérer les petites fioles d’eau bénite contenue dans mes gants, au bout de mes doigts. Pourtant, alors que mon sixième sens me hurle dans les oreilles pour me suggérer de mettre les voiles, il ne se passe rien. Le parking sur lequel je me trouve est désert et il fait nuit depuis longtemps. Les lampadaires projettent une lumière pâle et blafarde, l’un d’eux éclairant faiblement le chemin de terre menant à l’entrée principale d’un vieux hangar désaffecté. C’est une invitation que je ne peux décemment pas refuser. Et puis, je n’ai pas traversé la moitié de la ville à la poursuite de Darok le maudit pour m’arrêter si près du but et rentrer chez moi la queue basse.

La porte s’ouvre en grinçant, naturellement. J’avance d’un petit pas à l’intérieur du hangar, puis de deux autres. Silence. Quelques lampes électriques fonctionnent encore par intermittence, assurant une luminosité tout juste suffisante pour se repérer. Il flotte dans l’air une vague odeur de soufre, comme un arrière goût de péché joyeusement consommé.

Autour de moi s’étirent des étagères encombrées de cartons volumineux, mais poussiéreux. Celles situées au centre de la salle ont été poussées sur les côtés pour dégager une vaste zone. Je frissonne et m’assure que les lance-pieux dissimulés dans les manches de ma redingote à queue de pie sont armés, verrous de sûreté levés.

Dans l’espace vide, plusieurs cercles ont été peints au sol, imbriqués les uns dans les autres en une rune thaumaturgique complexe. Je reconnais sans peine le symbole à la façon dont les traits s’entrecroisent : l’ange de la douleur. La marque de fabrique de Darok, sa signature. Je ne ressens pas la moindre magie dans le dessin. Il veut seulement me dire qu’il est là et qu’il m’attend…

Je me penche, ôte un gant et passe mon index sur le tracé rubicond avant de le porter à mes narines puis de le laper d’un petit coup de langue : hémoglobine. J’aurais dû parier. Ça ne pourrait pas être du ketchup, une fois de temps en temps ? C’est trop demandé, c’est ça ?

Je vais pour me redresser lorsqu’une goutte rouge carmin s’écrase à mes pieds. La seconde d’après, une autre éclate sur mon haut de forme avec un « ploc » sonore. Je relève les yeux : là-haut, une femme au visage familier est maintenue accrochée aux poutres du plafond cathédral par des chaînes en métal. Rebecca, fille de Robert Steinheart, premier magistrat de la ville et fondateur de l’escouade anti-démons de New-Staton. La gourdasse que j’étais censée sauver. C’est pas mon jour.

 Et merde !

 Un problème, Nini ?

Je me retourne d’un bloc, bras tendus en avant, prête à tirer. Darok ne bouge pas, mais il se tient à bonne distance. Pas fou.

 Le repas est arrivé, susurre-t-il en me dévorant des yeux.

Foutu vampire !

 Tu me gonfles, Darok. Pourquoi tu veux pas mourir gentiment, comme tes douze frères et sœurs ? Là, ça traîne carrément en longueur et ça m’ennuie, à force.

Les pupilles du vampire deviennent de braise et sous la fournaise de son regard, je chope une vilaine suée. J’aurais peut-être dû y aller moins fort…

 Cela fait de moi le treizième, dit-il finalement dans un sourire tordu. C’est un grand honneur, pour moi et cela causera ta perte, imprudente petite humaine.

 Mon blase, à moi, c’est Niniane. Capice ? Ou t’as juste plus de mémoire à cause de la pourriture qui t’a envahie la cervelle ?

L’autre cesse de sourire. Il s’accroupit et écarte les bras, qui se changent en deux larges ailes de chauve-souris. Il les rabat sur lui et disparaît comme par magie. Je ferme aussitôt les yeux et me concentre, attentive au moindre bruit. Du plafond me parviennent alors de vagues murmures étouffés. Rebecca ! Elle est toujours en vie !

Perturbée par cette découverte, j’oublie jusqu’à l’existence de Darok. Grossière erreur. Je m’en rends compte lorsque le souffle fétide de mon immortel adversaire s’enroule autour de mon cou tel une liane visqueuse ou un immonde serpent vicelard. Mon bras droit se détend malgré moi, fouettant l’air et libérant une partie de l’eau bénite contenue dans mon gant. Un cri de rage éclate juste à côté de mon oreille gauche, puis le silence retombe, pesant.

Soudain, les dernières lumières s’éteignent pour de bon et les ténèbres m’engloutissent. Je frémis, tapote par deux fois mon haut de forme et une visière de détection de magie se rabat devant mes yeux. Je suis parée. Il ne m’aura pas aussi facilement qu’il veut bien le croire.

 Tu t’imagines que j’ai peur du noir, ou quoi ? J’ai passé l’âge, ducon !

Un feulement sinistre échappe d’entre les lèvres de Darok. J’actionne l’un de mes lance-pieux et le projectile de bois consacré fend l’air en direction du vampire. Celui-ci esquive d’extrême justesse et s’envole vers le plafond. Rebecca !

 Si tu touches à la fille, tu regretteras d’être revenu à la non-vie, enfoiré !

Je réarme mon lance-pieux vide tout en invectivant Darok. Celui-ci ricane, pile au dessus de ma tête. Un cri de douleur retentit comme les ailes de Darok cessent de battre, et je devine qu’il vient de se poser sur Rebecca. S’il la mord, je peux dire adieu à mes cinq mille florins !

Le cliquetis des chaînes interrompt mes pensées. Dans un éclair de lucidité, je revois Rebecca, attachée près du plafond, à facilement dix mètres de hauteur. Une petite voix me souffle que Darok est en train de la détacher. Il ne va quand même pas la laisser tomber de là-haut ?

Un bruit de chute me confirme que – si – c’est  bien ce qu’il avait l’intention de faire. Me fiant à mon instinct, je me précipite en avant et parviens à amortir la chute de Rebecca. Je m’effondre au sol avec la fille dans mes bras et l’image ridicule d’un chevalier servant en justaucorps rose dans la tête. Je n’ai pas le temps de me relever qu’une ombre plane jusqu’à moi et se juche sur mon ventre. J’ai soudain du mal à respirer et, bloquée par le poids de Rebecca, je ne peux pas viser le vampire à l’aide de mes lance-pieux. Merde, merde, merde !

 Ne te débats pas, voyons, que crois-tu que je m’apprête à te faire, petite Nini ?

Les paroles de Darok sont de miel, mais je ne suis pas dupe. C’est après ma jugulaire qu’il en a, cela ne fait pas le moindre doute.

Il se contente de saisir Rebecca par le cou et de l’approcher de mes narines frémissantes. La jeune fille remue faiblement. Elle n’est qu’assommée.

 Sens comme elle respire la santé et la vie, murmure Darok au creux de mon oreille. Pourquoi t’y refuser ? Tu pourrais revenir à mes côtés, si tu acceptais à nouveau ta véritable nature.

Ma « quoi » ? Il a perdu les pédales, ou quoi ?

Pourtant, ses paroles déclenchent en moi une réaction étrange. Un soudain accès de fièvre s’empare de mon cœur, qui se met à battre à coups redoublés. Ma vue se trouble et mon souffle devient court, haletant.

 Qu’est-ce que tu m’as fais, maudit ? Tu m’as jeté un sort ?

 Inutile, me répond Darok. Ton heure est venue, voilà tout. Tu ne pouvais pas te cacher plus longtemps sous cette enveloppe humaine.

Il se lève, me libérant de son poids, et s’écarte d’un pas. Puis, il reste là, bras ballants, regard implorant, les pupilles dilatées et emplies d’une indescriptible passion. Implorant ?

Je tente de pousser Rebecca, mais n’y parviens pas. Je me sens vidée de toute énergie, de toute émotion ; incapable de bouger le petit doigt pour me défaire de ce corps qui me pèse et m’attire malgré moi.

Je ferme les yeux et inspire profondément. Lorsque je rouvre les paupières, Darok a disparu, et la sensation d’étouffement avec lui. Rebecca s’agite, se réveille et s’écroule sur le côté, me libérant enfin. Je m’écarte vivement à mon tour et me redresse, tournant le dos à la jeune fille. Au loin, des sirènes retentissent, en approche rapide. Le papa à sa fifille va pas tarder à débarquer… Il était temps qu’il arrive, celui-là. Mais il comprendra que j’ai échoué, que Darok est toujours en vie. Et puis…

Et puis… il sentira que j’ai changé… Cette faim que j’ai en moi, va-t-elle disparaître ?

Je sais bien que non. J’ai l’impression qu’une fenêtre s’est ouverte en moi, comme une étroite lucarne avec accès direct sur mon âme. J’ignore comment la refermer… J’ai besoin de repos. Il faut que je parte, que je quitte cette ville. Que je m’éloigne de Steinheart quelques temps. Mais je reviendrai, j’en suis sûre…

Je me lève, fais quelques pas dans le hangar, jambes tremblantes et tête lourde. Les phares des voitures du groupe d’intervention se découpent à l’horizon. Foutue, je suis foutue. Ils vont me tuer… À moins que…

 

***

 

Rebecca sort du hangar, emmitouflée dans les bras de son père. Elle frissonne et il lui passe une couverture sur les épaules avant de la frictionner vigoureusement.

— Je vais te confier aux médecins, Rebecca, ma chérie. Mais avant, j’ai une question : qu’est devenue la jeune femme qui t’a sauvée ? Pourquoi n’est-elle pas restée avec toi ?

Rebecca ne répond pas. Elle lève la tête et pointe le doigt vers le ciel, sans un mot. À l’horizon, deux chauves-souris s’éloignent à tire-d’aile.

Ce ne sont certainement pas des pipistrelles, songe Rob, amer. Il faudra recruter une nouvelle escouade de tueuses. Et le plus tôt sera le mieux…

 

Mots à exploiter, tirés du blog d’Asphodèle – Les plumes de l’écriture:  « Eternité »

Vacances / scolastique / immortalité / seconde / mémoire / longueur / ange / douleur -oubli / repos / cercle / passion / péché / chemin* / vampire / jour / cathédrale / lassitude / liane / lucarne.

Les plumes d'Asphodèle

C’est quoi, être écrivain?

I'm an author

« C’est quoi, être écrivain ? »

 

C’est très sérieux. C’est quoi, être écrivain ? Un million de personnes, autant de réponses. C’est du moins l’impression que j’ai, alors je me permets de vous donner la mienne.

Après tout, pourquoi pas ?

 

Mais revenons tout d’abord à la genèse de ladite question. Pourquoi s’est-elle immiscée dans mon cerveau, celle-là ?

 

Tout est parti d’une question du blog de Mademoiselle Cordélia, relayée sur Facebook le week-end dernier.

La question était: « Comment s’organiser pour écrire un roman ».

Cette question fera d’ailleurs l’objet d’un futur billet de ma part. C’est prévu, le brouillon en est même entamé. Il devrait s’intituler: « C’est quoi, s’organiser pour écrire un roman ? ».

Je suis resté jeune dans ma tête: je suis en pleine phase du « C’est quoi, ça ? ». ^^’

 

Bref: « C’est quoi être écrivain, selon toi, Pascal Bléval ? »

« C’est compliqué. »

Pour resituer le contexte, j’écris d’abord et avant tout parce que j’aime écrire. C’est plus qu’une passion, en fait, c’est ma raison d’être. Je pense que chacun d’entre nous a un (voire plusieurs) but(s) dans la vie. L’un de mes buts, dans la vie, c’est d’écrire et de partager mes écrits. J’ai récemment eu une discussion sur le sujet avec une collègue de travail. Elle s’imaginait que j’écrivais parce que ça me faisait plaisir. Selon elle, c’était mon hobby.

Je comprends tout à fait qu’elle le pense. D’ailleurs, elle est loin d’être la seule à raisonner comme ça, et ça pourrait très bien être vrai. Je suis sûr que c’est vrai pour pas mal de gens qui écrivent.

En ce qui me concerne, encore une fois, ça va au-delà de ça. Comme je lui ai répondu, si je n’écrivais que « Quand ça me fait plaisir », j’écrirais moins souvent, et pas autant. Si j’attendais que ma petite muse aux ailes d’argents se penche sur ma cervelle en ébullition, ma plume prendrait parfois la poussière.

Elle est pourtant bien jolie, ma muse, vous ne trouvez pas ? Mais elle est volage, et frivole. Souvent, elle vole vers d’autres cieux.

 

ode a ma muse aux blanches ailes

Source de l’illustration: http://www.go-by-arts.com/

 

Alors oui, je l’affirme, il y a des fois où j’écris alors que j’aurais envie de faire autre chose: regarder un film, la TV, jouer à un jeu d’ordi…. Dormir !

 

Là, par exemple, j’ai envie de lancer une partie Diablo III. Mais je résiste: j’ai cet article de blog à écrire. J’ai annoncé que je le ferai, donc je m’y tiens. C’est un peu pour ça aussi que je l’ai annoncé, d’ailleurs. Mon « moi » d’avant hier a ainsi voulu forcer la main à mon « moi » d’hier, et à celui d’aujourd’hui.

 

Alors, c’est quoi, « être écrivain » ? Qui peut dire « Je suis un écrivain » ? Bon, moi je n’empêche personne de se proclamer écrivain, hein. Encore une fois, tout n’est ici qu’appréciation personnelle.

 

Alors ?

 im a writer

Être écrivain, c’est déjà admettre qu’écrire est plus qu’un hobby, et même parfois plus (autre chose) qu’un plaisir. C’est un pan de ta vie. Un élément qui, s’il ne s’exprimait pas, te rendrait bancal. Te manquerait. Certains auteurs parlent de la « culpabilité » qu’ils ressentent parfois lorsqu’ils n’écrivent pas. Je n’en suis pas encore là. Quoi que…

Suis-je écrivain, pour autant ? Du dimanche, oui, certainement (et du soir, et du bus, et… bon, vous avez compris).

Car je ressens bel et bien cet état de manque lorsque je n’écris pas pendant quelques jours, voire une ou deux semaines.

 

Suis-je pour autant un écrivain « professionnel » ? Tenez, rien que pour vous faire plaisir, j’ai trouvé sur le blog « Julie mag » les compétences essentielles du bon écrivain: il y a notamment « des yeux fatigués ». Faut dire, l’image est petite, croyez bien que je suis navré pour vos yeux.

Mais cliquez dessus et elle grossira suffisamment pour y voir clair. 🙂

c'est quoi, écrivain - Julie mag.com

 

En ce qui me concerne, fondamentalement, non, « écrivain » n’est pas ma profession. Je gagne ma vie avec un autre type de travail, plutôt situé dans l’univers des chiffres que des lettres, d’ailleurs.

Mais il y a aussi, à mon sens, une « attitude professionnelle » à avoir. Quel est mon but, en tant qu’auteur ? Me détendre, passer le temps ? Il y a de cela. Mais il y a aussi « s’imposer des contraintes », ne serait-ce que lié aux dates de publication (la prochaine étant programmée pour le 15/10/2014). Il y aussi « prendre en compte le souhait du client/lecteur » de profiter d’une expérience de lecture agréable, sans fausses notes, la plus irréprochable possible.

Et puis, il y a les relations aux autres, par le biais des contacts avec les confrères auteurs, les illustrateurs (pour la couverture), les relecteurs (pro ou non), les blogs de chroniques littéraires, voire même les magazines, journaux, radios, etc.

Ça en fait du travail… Un dessin valant souvent mieux qu’un long discours, regardez donc tout ce que cela implique :

 nuage-mots-le-ptit-ecrivain

Là, vous le sentez bien, « être écrivain », ça commence à se rapprocher de « chef de projet » voir de « chef d’entreprise ». Pour le moment, je dirige une (mini) micro-entreprise. Mais mon but est de la faire grossir, prendre de l’ampleur. Pour ça, il faut une stratégie marketing et commerciale, sans oublier de penser en terme de pricing, de logistique.

 

Vous voyez ce que je mets derrière le terme « écrivain » ?

 

En définitive, il y a selon moi une véritable barrière à franchir, pour passer du statut d’auteur à celui d’écrivain. Un auteur écrit. Un écrivain est un chef d’entreprise qui mène sa barque. Je répète que cette définition m’est personnelle.

 

Si ce que je dis vous donne envie de réagir, n’hésitez pas. Par contre, ne vous contentez pas de me dire que je me trompe. A la place, exposez votre théorie personnelle sur le sens des mots « auteur / écrivain » en réponse à ce billet ?

 

Revenons à nos moutons: j’en parlais dans le cadre de mes aventures d’autopublié, épisode 3, portant sur la promotion de mon unique oeuvre (à ce jour, bien sûr).  L’un des éléments de la barrière à franchir, c’est la capacité à ne pas vendre uniquement à ses proches, mais à atteindre également le « lecteur inconnu ».

Car pour moi, un écrivain, c’est celui qui, via une stratégie commerciale appropriée, est capable de faire se propager ses écrits à travers un lectorat plus large à chaque nouvelle publication et au fil du temps.

Cela peut être le fruit de son propre travail de promotion (réseaux sociaux sur internet, blogging, salons, dédicaces en librairie, etc.), ou grâce au travail de promotion assuré par ses fans.

Car oui, qu’on se le dise, ce sont les lecteurs et lectrices (en achetant les livres d’un auteur, en venant le découvrir en salons et dédicaces, en propageant « la bonne parole autour d’eux) qui font véritablement VIVRE un auteur (et ses ouvrages) et qui, par là même, accréditent son appartenance au monde des écrivains. Ce ne sont pas les maisons d’édition. Ce sont les lecteurs.

Bien sûr, les maisons d’édition peuvent se révéler être un véritable pont d’or lorsqu’il s’agit de toucher le client inconnu. Personne ne le niera, se faire adouber par une maison d’édition traditionnelle est un passe-partout qui peut vraiment valoir son pesant d’or.

Mais clairement, le but, c’est de toucher le lecteur. J’en suis pleinement conscient, figurez-vous.

 

Pour votre info, j’inclus les chroniqueurs / chroniqueuses derrière le terme « lecteurs et lectrices ».

Cela me paraît logique: dans le cadre des services de presse (qui leur sont parfois envoyés avant publication), ils sont souvent les premiers à lire un ouvrage. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait avec un certain nombre de blogs (une petite dizaine). Tous n’ont pas encore publié leur chronique. Pour ceux qui l’ont fait, j’ai collecté l’url de leur retour ICI.

 

Pour en revenir aux lecteurs/clients, jusqu’à présent, je n’ai pas encore eu de journée sans la moindre vente (et j’en suis heureux). Mais il s’en faut de peu: ces 6 derniers jours, je n’ai vendu qu’un unique exemplaire de mon recueil, avec une petite pointe à deux exemplaires avant-hier, et une autre aujourd’hui même. Ce qui donne 41 exemplaires vendus en tout et pour tout. Bon, il faudrait décompter celui que je me suis auto-acheté afin de tester, notamment, la fonctionnalité de « mise à jour » de l’ebook. Restent 40 exemplaires vendus en 15 jours.

Ce soir, (18h00, 30/07/2014, soit 15 jours après la publication), mon recueil pointait à la 833 éme place du classement général de la boutique kindle, et à la 23 éme place de la boutique kindle catégorie SF. Je trouve cette place très honorable, bien que sans doute insuffisante pour véritablement assurer une bonne visibilité à mon recueil.

Par ailleurs, je sais de source sûre que plusieurs lectrices se sont décidées après avoir lu l’excellente critique de Cécile Duquenne. C’est un bon départ, mais pas forcément suffisant.

 

Alors, comment faire en sorte que les lecteurs « propagent la bonne parole » ?

 

Regardez donc tous ces gens ! Ils courent pour aller acheter le dernier livre à la mode !^^

 coureurs

 

J’en suis au stade des réflexions. Je m’interroge. Qu’est-ce qui pourrait vous motiver à suggérer à vos proches de me lire ? J’ai déjà eu plusieurs retours très positifs en ce sens de la part de lectrices. L’une d’elles m’a dit qu’elle allait me faire lire à son fils de 15 ans, par exemple. Je suis curieux d’avoir son retour.

Je me dis: « peut-être faudrait-il récompenser les lecteurs fans au point de m’aider à vendre ? »

Oui, mais comment ? Qu’ai-je à offrir qui peut les intéresser ? N’insistez pas, vous n’aurez pas mon corps. ^^

Pour le moment, je n’ai même pas de goodies (marques pages, par exemple). Ça viendra, mais j’attends d’avoir plus d’une unique publication à mon actif, quand même.

Mais pour le jour où je le ferai, j’ai repéré sur un fil de discussion entamée par Vanessa du Frat le type de goodies qui « se fait »: stickers à coller sur un ordi, marque-page (ça, j’y avais déjà pensé), cartes postales avec citations du livre (je n’y aurais jamais pensé, mais que citer?), flyers dédicacés (en attendant la version « papier » du livre), photo de moi en bikini… Euh non, quand même pas. ^^’

Organisation de concours? Du type « répondez à une question et gagnez un exemplaire papier dédicacé »? Faites venir le 200éme sur ma page et… etc. Convainquez CINQ nouveaux clients et recevez un livre gratuit et dédicacé ? Là, vous vous dites peut-être: « mon Dieu, quel mercantilisme, c’est carrément une arnaque pyramidale, ce truc ! ».

Et c’est là que je me tourne vers vous: encore une fois, « Qu’est-ce qui pourrait vous faire plaisir? »

Qu’est-ce que je pourrais faire pour montrer ma gratitude si un lecteur parvenait à en convaincre 1, 2 ou même 3 autres? Il me semble que cela mérite réflexion. Je suis ouvert à toute suggestion de votre part ! Et j’y réfléchirai de mon côté.

 

Attendez…

 

Ne partez pas encore… J’ai besoin de votre aide. Oui, vous, là, qui lisez mon blog et avez (peut-être?) acheté mon premier recueil sur amazon: appuyez sur le bouton rouge, juste en dessous, et lisez ce qui suit… ^^

 

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Je profite de l’occasion qui m’est donnée par moi-même pour vous parler d’un événement qui me tient à coeur: la parution, dans les deux prochains mois si tout va bien, d’une version papier de « Chroniques d’une humanité augmentée« .

Dans un premier temps, cela se fera via Createspace, l’outil d’impression à la demande d’Amazon. Cela vous permettra d’une part d’acquérir l’ouvrage en format papier, et d’autre part je serais ainsi en mesure d’acquérir mes propres ouvrages pour les vendre moi-même, avec dédicace pour ceux qui le souhaitent, bien entendu.

Si vous voulez, je peux donc ouvrir une période de pré souscription. Pour le moment, je ne peux pas encore donner de tarif définitif, vu que j’ignore combien Amazon me facturera de frais de port.

La date de sortie est également inconnue à ce jour, mais ne devrait pas dépasser fin septembre. Cela dépend bien sûr du délai de réception des livres, de la rapidité de validation du BAT et de la qualité de l’exemplaire test initial. Si chacune de ces étapes se déroule convenablement, fin septembre, ça me paraît vraiment jouable. Je vous tiendrai au courant.

Dans un premier temps, la « distribution » se ferait sur Paris, de la main à la main, pour éviter d’ajouter encore une couche de frais de port. Sauf pour ceux qui habitent loin de Paris et qui seraient prêts à débourser les frais de port en question, mais ce serait du cas par cas.

 

Pour rappel: pour tout achat (futur) d’un livre papier, l’ebook est gratuit.

Inversement, pour tout achat d’un ebook, le prix que vous aurez déboursé pour l’acquérir vous sera bien évidemment déduit du prix d’achat du livre papier. Me contacter par mp sur Facebook ou par email (pascal.bleval@gmail.com) pour avoir plus de détails à ce sujet.

Autre chose: je sais que certains ont une kobo et ne peuvent donc pas lire les kindle, alors pour toute preuve d’achat de mon ebook sur Amazon, je peux vous en envoyer la version epub.

 

Sur ce, en attendant vos réactions et commentaires, moi, je retourne à mes textes.

Bonne soirée, et au plaisir !

 

[EDIT: allez, pour ce soir, je me suis autorisé un nouveau visionnage de mon classement:

434 éme de la boutique kindle générale

11 éme de la catégorie SF

93éme de la catégorie Livres (donc kindle + papier), catgéorie SF, où je refais donc une réapparition. :)]

 

 écrivain tard le soir

L’avis d’une lectrice – Chroniques d’une humanité augmentée

Bonsoir à tous et à toutes,

Je ne résiste pas à l’envie de vous partage ce commentaire qui vient d’apparaître sur Amazon, sur mon recueil récemment publié (15/07 dernier):

« Voici un roman (car il s’agit bien d’un roman) qui dérange le lecteur et le fait s’interroger sur son essence-même d’être humain du XXIe siècle : en cette époque d’hyper-connectivité, qui sommes-nous ? Voire : qui allons-nous devenir, nous qui vivons avec les nouvelles technologies quasi greffées au bout de nos doigts ?

De grandes questions suscitées par la lecture de ce roman. Et, lorsqu’une œuvre littéraire provoque de telles interrogations, on peut dire qu’il s’agit d’un ouvrage de très grande qualité. « Chroniques d’une humanité augmentée » est en effet un roman de haute facture, qui happe le lecteur dès le premier paragraphe – et qui le happe intelligemment : le premier personnage, c’est vous, c’est moi, c’est n’importe qui.

Le processus d’identification fonctionne parfaitement, à tel point qu’il devient impossible de poser ce roman avant de l’avoir terminé. On progresse donc dans sa lecture, tout en s’interrogeant continûment sur notre propre époque hyper-connectée, mais aussi sur notre condition humaine.

Du questionnement, donc, mais aussi du rythme, de l’intrigue, du suspense, des interrogations : où est le réel, où est le virtuel. Ce roman devrait avoir une belle carrière devant lui, et en tout cas je la lui souhaite car il le mérite de haute main.

J’en recommande donc la lecture pour tous les amateurs de fantastique, au sens large, et pour tous ceux qui s’interrogent sur notre nature d’humains et sur notre devenir. »

 

Franchement, c’est ce genre de commentaire qui me pousse à écrire, chaque jour un peu plus ! Merci !

Et au plaisir de te croiser sur la prochaine publication, charmante lectrice. 🙂 Je fonds !

Les aventures d’un auto-publié, épisode 4

Liens vers les épisodes précédents:

Les aventures d’un auto publié, épisode 1

Les aventures d’un auto publié, épisode 2 (un article phare, le plus lu sur mon blog depuis sa création avec 104 vues. Pourtant, il est un peu trop brouillon à mes yeux, contrairement aux épisodes 1 et 3)

Les aventures d’un auto publié, épisode 3

 

Donc, voici venir l’épisode 4:

sous titre: « Createspace, à nous deux ! »

 

Il y a plusieurs étapes à franchir, mais aucune n’est véritablement bloquante (la plus complexe étant peut-être celle de la couverture, que j’ai réussi à « éviter », vous verrez comment…):

 

1/ Catégorie « Setup »: Informations sur l’ouvrage, càd:

=> le titre

=> les contributeurs (auteur(s), illustrateur(s)/trice(s), etc…)

=> le choix du format du livre (taille du livre, donc), ainsi que du type de papier (mat, brillant, etc…)

=> l’ISBN: si vous n’en avez pas, createspace vous en fournit un

=> L’upload du fichier contenant le texte, avec un rapide contrôle de la part du site vous permettant de prévisualiser votre futur livre papier.

=> La couverture: car il ne suffit pas d’avoir une jolie couverture, il faut aussi une tranche et le design de la 4éme de couverture (pas seulement le texte, donc). Sur ce point, j’ai fais appel au graphiste (Cyrille Théry) qui avait déjà réalisé la couverture de base de l’ebook. Je lui ai envoyé les templates pdf disponibles sur le site Createspace, qui indiquaient à priori comment procéder. Je ne vais pas pouvoir vous aider plus sur ce point, par contre, Bruno Challard (toujours lui!) travaille activement sur un livre destiné à expliquer la publication sur Creatspace, de A à Z.

Pour information sur les couverture: le site Kouvertures propose de vous créer une couverture à moindre coût. Des auteurs tels que Jacques Vandroux leur confient régulièrement leurs couvertures, ce qui me semble un point plus que positif .

Exemple de tarif de base pour les indépendants: 70€ seulement.

Pour information ou rappel, une couverture peut vous coûter jusqu’à 1 200 €, même si ce sera plutôt 400€ en moyenne en tant qu’indépendant ou petite maison d’édition.

=> « Complete setup »: la revue finale de votre livre. Lorsque vous cliquez sur « finish » ou un truc du genre (ok, j’ai oublié le terme exact, mais vous trouverez, je n’en doute pas), un « pop-up » apparaît à l’écran pour vous dire qu’un email vous sera envoyé dans les 24h.

 

2/ Catégorie « fiscal »:

Préparez votre IBAN + votre SWIFT (également appelé « BIC » en français). Ici, vous aurez également à indiquer votre numéro ITIN, qui est un numéro fiscal américain. Si vous n’en avez pas, ce n’est pas bloquant, mais des impôts forfaitaires seront prélevés à la source. Il va donc falloir que je me procure un ITIN, et il paraît que ce n’est pas toujours du gâteau. Jacques Vandroux en parle très bien (ainsi que de pas mal d’autres choses) dans son livre « Grimpez vers le top 100« .

 

3/ Catégorie « Distribute »:

=> Choix du canal de distribution.

J’ai lu quelque part qu’il était fortement déconseillé d’opter pour « expanded distribution ». Il semblerait qu’une relative perte de contrôle sur le prix ou autre élément en résulte. Il faudrait que je retrouve l’info. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas choisie cette option.

=> Description de l’ouvrage. Texte de 4éme de couverture, biographie de l’auteur, …

=> BISAC category: derrière ce nom limite barbare se cache juste le genre de votre livre. Une liste de choix est proposée, simplifiant la compréhension de la chose. Pour « Chroniques d’une humanité augmentée« , j’ai choisi « Fiction => SF => General ».

=> Pays de publication: comme j’ai laissé Createspace me donner un ISBN, j’ai dû sélectionner « USA », ici. Pour ma prochaine publication, je pense que je ferai l’effort de me procurer un ISBN français.

=> Mots clés de recherche: on peut en prendre jusqu’à 5. J’ai choisis « réalité virtuelle, réalité augmentée, humanité, science-fiction, anticipation »

=> Publication sur KDP. Hé oui, il est possible de transformer votre livre papier creatspace en ebook KDP, mais pas l’inverse. Bon à savoir, n’est-ce pas? Je n’ai pas trop regardé, puisque mon recueil est déjà disponible sur KDP. je me pencherai là dessus pour la publication à venir, le 15 OCtobre prochain si tout va bien (et je ferai tout pour que ce soit le cas, promis!).

=> Pricing: à ce stade, Creatspace semble avoir défini un prix de revient de mon livre, car il m’indique un tarif minimum de l’ordre de 3,59 USD ou 3,30€. C’est bizarre, parceque selon Yahoo finance, le taux de conversion est de l’ordre de 1.3431 USD par €, ce qui nous ferait plutôt un prix de revient de 2,67€… Un livre reviendrait donc plus cher à produire en € qu’en USD? Haha. Hum.

Attention, ce prix de revient n’inclue pas les frais de port ni, bien sûr, la TVA.

Par contre, la conversion du prix de vente que j’ai choisi  (9 USD) se fait bien: j’obtiens 6,67€ , vs 6,70€ selon yahoo finance. Ces prix sont HT (donc avant TVA), je tiens à le préciser.

Pour information: pour tout achat d’un livre papier, l’ebook est gratuit. Inversement, pour tout achat d’un ebook, le prix que vous aurez déboursé pour l’acquérir vous sera bien évidemment déduit du prix d’achat du livre papier. Me contacter par mp sur Facebook ou par email (pascal.bleval@gmail.com) pour avoir plus de détails à ce sujet.

A ce stade, il ne me reste plus qu’à attendre l’email de confirmation des contrôles opérés par Amazon.

 

La suite au prochain épisode !

PS: vous avez envie de nous parler de votre propre expérience avec Createspace ou KPD en particulier? Votre parcours dans l’auto-édition d’une manière plus générale? N’hésitez pas à nous en faire part en commentaire de cet article. 😉

 

[EDIT du 27/07, 20h51: j’ai d’ores et déjà reçu le mail de confirmation par createspace que mon livre est « ok ». Mais comme il reste encore 2-3 coquilles, qu’on vient de me signaler, et que j’attends certaines illustrations à glisser à l’intérieur du recueil, je ne vais pas encore lancer la machine. ^^. Stay tuned !]

Les aventures d’un auto-publié, épisode 3

Cette fois, ça y est. L’heure est au bilan. L’ebook « Chroniques d’une humanité augmentée » a été publié mardi 15/07/2014, comme prévu, il s’est donc écoulé 1 semaine complète + 1 jour.

Hier soir, j’affichais 26 téléchargements payants au compteur. Ce soir, c’est plutôt 31.

C’est un bon score. J’en suis heureux, et fier. Et je vous en remercie, car c’est grâce à vous que j’en suis arrivé là, vu que je n’ai pas téléchargé 30 fois mon ebook, moi-même. ^^

En dehors des téléchargements classiques d’acheteurs anonymes, j’ai eu 2 cas de figure intéressants. Dans le premier cas, un acheteur m’a fait un transfert via PayPal, car sa carte bleue était refusée par Amazon. Dans le second cas, un collègue m’a donné les 1,60 € en petite monnaie.

La question qui fuse, bien sûr, c’est : comment les faire télécharger quand même sur Amazon ?

Réponse : il existe une url qui permet d’envoyer un chèque cadeau Amazon à une personne de son choix.

Il existe même un tutoriel fort bien ficelé qui explique ce qu’il faut faire. C’est ICI que ça se passe (merci Bruno Challard !). Et pour apprendre à les utiliser, c’est ICI.

J’ai donc envoyé à ces deux heureux lecteurs un chèque cadeau Amazon d’un montant d’1,60 €, qu’ils ont aussitôt utilisé pour obtenir mon ebook. Et hop hop.

Autre question : comment en arrive-t-on à vendre ainsi 31 ebooks en 8 jours, en tant que joyeux inconnu (comme moi) ?

Je crois avoir bénéficié de plusieurs facteurs positifs, en ce qui me concerne.

1/Cela fait quelque temps que je participe à la G.C.A. (Grande Communauté des Auteurs). Et donc également à celle des Lecteurs, les premiers fournissant aux seconds la matière première à leur boulimie de connaissance et d’évasion.

J’ai donc été connu « avant ». J’ai participé à des discussions « avant ». J’ai donné des conseils, fait des relectures pour d’autres auteurs, et tout cela « avant ».

« Avant» quoi  ?

Avant de me lancer en mode « promotion ». Je n’étais donc pas totalement inconnu, malgré tout. Ce temps de latence n’était pas forcément recherché, mais je suis persuadé qu’il a joué en ma faveur. J’ai eu le temps de me nouer un réseau d’une façon « non intéressée ». Je crois que ça compte.

2/J’ai contacté des blogs de chroniqueurs/chroniqueuses :

Bien sûr, je leur ai envoyé l’ebook à titre gracieux. Manquerait plus que de leur demander de payer, alors qu’ils/elles vont me faire une publicité gracieuse, eux aussi.

Sur les 12 blogs contactés, tous ont répondu par la positive dans un premier temps.

À ce jour, tous n’ont pas encore rédigé leur chronique. Pour 2 d’entre eux, je ne suis pas sûr qu’ils le feront. Mais il faut savoir laisser le temps au temps, parfois.

L’un d’entre eux ne semblait pas forcément enthousiaste, mais la blogueuse disait n’avoir pas fini l’ebook. Il ne s’agit donc pas encore d’une chronique à proprement parler, juste d’un premier avis partiel. Je l’ai d’ailleurs contactée, ce soir: certains éléments du recueil lui avait échappé, lui gâchant en partie le plaisir de la lecture. Elle n’est pas la seule, c’est le cas également de l’un de mes collègues, qui l’a lu hier soir, sans doute un peu trop rapidement.

Mais comme on dit, il en faut pour tous les goûts et on ne peut évidemment pas plaire à tout le monde ! Il est contre productif (cela me semble tout simplement idiot, ne serait-ce que d’essayer) de tenter d’imposer la rédaction d’un avis faussement positifs aux chroniqueurs. Le risque « déception » serait fort, parmi les lecteurs ainsi trompés sur la « marchandise ». En retour, cela pourrait se traduire par de mauvais commentaires sur Amazon de la part de gens qui, s’ils n’avaient pas lu le commentaire « gonflé aux stéroïdes » initial, n’auraient pas acheté le livre . Et n’auraient donc pas posté de commentaire négatif. Boum.

Ce qui est sûr, c’est que j’avais 3 ou 4 chroniques postées le jour même de la sortie de l’ebook.

D’autres blogs n’ont pas encore posté leur chronique, mais m’ont déjà fait un retour (positif). Ils posteront tôt ou tard, je ne me fais pas de soucis de ce point de vue là.

3/J’ai lancé un événement FB:

J’y ai convié mes amis et contacts FB (mais pas les maisons d’édition que j’ai en contact, je me suis dit qu’elles avaient autre chose à faire qu’acheter mon recueil).

L’intérêt ? J’ai pu fournir aux gens de ma liste les informations essentielles telles que : 4éme de couverture, biographie perso, illustration de couverture, prix de lancement, et surtout, surtout, DATE de lancement.

Le résultat ? 10 téléchargements payants le premier jour, et un plus haut au classement général à la 272éme place + 10éme place au classement Science-fiction.

C’est un résultat plus que positif, je trouve.

4/Création d’une page Livre :

Il existe dans Facebook la possibilité de créer des pages « livres ». Quel intérêt ?

Si un utilisateur Facebook cherche mon livre, il le trouvera. Enfin, j’espère. 🙂

D’autre part, il est possible, après avoir lu l’ebook en question, de lui donner une note (en nombre d’étoiles) et de commenter. Procédure ICI.

Cela permettrait apparemment, sous certaines conditions (pas forcément claires) de faire apparaître le livre en question dans les recommandations. Il faudrait que j’utilise mieux cet outil. Je n’en ai découvert l’existence qu’il y a 2 jours.

5/Relances et promo :

J’ai relancé une partie des personnes s’étant déclarées « participant » à l’événement Facebook. Je ne peux évidemment pas garantir que cela ait eu un impact sur les ventes. Mais ça m’a permis de découvrir quelques-uns des acheteurs de l’ebook, Amazon ne permettant pas de savoir QUI a acheté.

En matière de promotion, je n’ai pas encore de plan strictement arrêté à l’heure actuelle. En revanche, je m’arrange pour parler de mon ebook sans y aller trop « bourrin » (enfin, j’espère ?).

Exemple de message posté hier : j’ai simplement relaté le cas de la personne m’ayant fait un transfert PayPal, en guise de « fait divers amusant ». Au moins une vente en a résulté, au fil de la discussion qui a suivi. Hop.

Autant il peut être utile de se servir des petites expériences vécues pour les servir en guise de « faits divers » à ses contacts, autant il est parfois encombrant de poster le même message sur 10 groupes Facebook les uns à la suite des autres. Je n’ai personnellement rien contre ceux qui le font, mais j’avoue ne pas forcément être tenté de regarder plus en détail, dans ce type de cas de figure.

Et d’ailleurs, je suis moi-même inscrit sur pas mal de groupes FB (et un ou deux groupes google+) réservés à la promotion des livres. J’ai posté quelques infos sur 3-4 d’entre eux, mais jamais dans plus de 2 en même temps.

6/Blogging :

Et bien… Le blogging, c’est ce que vous êtes en train de lire. ^^

J’ai par exemple profité de la participation à l’atelier d’écriture d’Asphodèle de la semaine dernière pour mettre, en tout début de texte partagé dans ce cadre, un rapide rappel sur la parution de mon ebook. Pour info, le texte est toujours disponible et s’intitule « la nuit des jacarandas », du nom d’un arbre aux très belles fleurs. Il a surpris plusieurs lecteurs par sa chute. Le serez-vous également ?

7/Commentaires :

Évidemment, j’ai tout fait pour motiver les lecteurs connus de moi (que ce soit via Facebook ou dans la vie quotidienne) à poster des commentaires lorsqu’ils eurent fini leur lecture.

Bilan : sur 30 achats, j’ai 8 commentaires, dont 3 de la part de blogs de chroniques, il est vrai (les commentaires les plus fournis). Ce qui nous laisse tout de même 5 commentaires, ce qui est un bon (voire très bon) ratio.

8/ Twitter:

Voilà un réseau que je sous-exploite depuis que j’y suis, faute d’avoir réussi à m’y habituer. J’ai du mal avec Twitter. C’est difficile à expliquer. Il faudrait que j’approfondisse.

 

Réflexions post publication :

Vendre à ses proches « irl », c’est bien. Vendre à ses cercles de relation (Facebook + blogging, notamment), c’est bien.

Vendre à des inconnus, c’est mieux.

Problème : comment savoir à qui on vend ? À la base, c’est impossible, puisqu’Amazon ne révèle pas l’identité des acquéreurs d’un livre.

La seule solution que j’ai trouvée, comme je l’explique plus haut, c’est de relancer (gentiment) les participants à l’événement Facebook. J’ai eu certains retours par ce procédé.

Clairement, je pense que la quasi-totalité de mes 30 ventes vient de mon cercle proche : amis, collègues, et cercles Facebook proches.

Mais je sais également de façon certaine qu’au moins 2 de mes acheteurs ont été décidés par la chronique (ô combien élogieuse de Cécile Duquenne). Les personnes en question l‘ont déclaré sur leur profil Facebook.

Au final, le recueil ne décollera véritablement que s’il parvient à dépasser le stade « cercles proches » pour toucher celui des inconnus. Ces derniers ayant alors été attirés soit par les chroniques, soit par le bouche à oreille, soit par les commentaires et le classement Amazon.

À ce jour, mon livre se classe 1 802éme au « général » et 44éme dans la catégorie SF (malgré mes 5 ventes de la journée. What ?). Autant dire que je commence à avoir moins de visibilité qu’au début. Est-ce foutu pour autant ? Je l’ignore. Samedi soir dernier, j’étais 3000éme. Les 4 achats de dimanche m’ont fait repasser à la 600éme place. Je ne suis pas madame Irma, je n’ai pas de boule de cristal, alors… Qui sait ?

Ce qui est sûr, c’est que l’avenir de ce recueil n’est plus totalement entre mes mains : il est entre les vôtres, également.

 

L’avenir :

L’avenir proche de ce livre, c’est l’étape du « papier ».

Je me suis inscrit sur createspace, qui est un service Amazon d’impression à la demande. Le livre est déjà uploadé et j’ai téléchargé l’exemple test en format PDF fourni par la plateforme de pré-visualisation.

Le format a l’air correct, mais il manque encore les mentions légales et une couverture incluant les éléments de la tranche et de la quatrième de couverture (pas le texte, mais l’image).

En théorie, je devrais avoir la version finale et complète de la couverture pour ce week-end. Pour, peut-être, l’obtention d’un exemplaire papier « test » courant août ?

Je le prendrai en photo et je vous le posterai sur ce blog, bien sûr ! J

Et peut-être organiserai-je une séance promotionnelle à l’occasion de la sortie papier ?

Ce qui est sûr :

Si vous hésitez à acheter la version numérique parce que vous préférez le papier : n’hésitez pas à télécharger la version numérique malgré tout !

Pourquoi ?

D’une part parce que cela m’aidera à grimper dans les classements (ou à ne pas chuter trop vite).

D’autre part parce que cela ne vous coutera pas plus cher. Je m’engage, contre une preuve d’achat de l’ebook, à vous défalquer du prix du livre papier le montant versé pour acquérir l’ebook.

Et inversement, tout achat d’un livre papier donnera droit à téléchargement gratuit de l’ebook. Me contacter le moment venu (lorsque la version papier sera disponible) pour plus d’informations sur ce sujet => pascal.bleval@gmail.com.

Donc, allez-y sans crainte ! ^^ Achetez mon ebook, même si vous êtes fan de papier, je vous le rendrai tôt ou tard et vous m’aurez aidé à rester visible sur Amazon, au moins un petit peu. Elle est pas belle, la vie ?

Enfin, moi, je dis ça, je dis rien. Vous faites comme vous voulez, bien entendu ! J

La prochaine fois, je vous parlerai de mon expérience createspace.

Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée !

Dormez bien, braves gens,

 

[EDIT du 24/07/2014]

Les 6 ventes d’hier m’ont fait remonter dans les classements; A l’heure où je vous parler, je suis:

394éme du général

15éme de la catégorie Ebooks kindle / SF

47éme de la catégorie Livres / SF

Pas mal, hein? ^^

La nuit des jacarandas

J’ai l’impression que ça fait longtemps que je n’avais pas écrit un texte pour l’atelier d’Asphodèle. Pardonnez-moi ! 🙂

Le texte qui suit est un « one-shot » avec à peine une légère touche de SF, mais vraiment trois fois rien. Bonne lecture !

 

J’en profite pour rappeler que j’ai publié cette semaine (mardi) un recueil d’anticipation sur amazon.

Vous pourrez le trouver ici.

Pour en savoir plus sur le recueil, c’est ici que ça se passe. En cliquant sur ce lien, vous pourrez trouverez des liens vers des critiques enthousiastes de la part de bloggeuses ayant lu mon recueil. (merci à elles / eux).

Bon week-end !

 

La nuit des jacarandas

 

— Monsieur le Président, juste un mot pour nos lecteurs ! Que pouvez-vous nous dire sur la situation au Tibet ? Pensez-vous y retourner bientôt ? Quand votre exil prendra-t-il fin, selon vous ?

Jean-Claude Tsongkha soupira, vaguement agacé, comme la meute des journalistes se refermait autour de lui à sa sortie de voiture. Ce soir encore, il y avait droit. Il aurait dû y être habitué, depuis trois ans qu’il assurait la présidence du Tibet par intérim, mais rien n’y faisait : il supportait de moins en moins l’idée de se faire agresser par une forêt de micros.

— Pourquoi vos parents tibétains ont-ils choisi de vous donner un prénom à consonance française ? Il est essentiel pour nos lecteurs de l’apprendre !

Encore cette question ?

Jean-Claude resta sur la réserve et ne répondit rien. Au contraire, aidé par le fin cordon du service de sécurité mis à sa disposition par l’état français, Jean-Claude fendit la foule tête haute, regard fixe. Les portes du théâtre du châtelet s’ouvrirent devant lui et le directeur en personne vint le mener à sa place, au tout premier rang de la salle. Là se trouvait la petite dizaine de sièges de la tribune présidentielle. Le champ de force qui les englobait pour assurer la sécurité des personnalités présentes ce soir-là se résorba au passage de Jean-Claude, pour mieux se remettre en place derrière lui. Le Président Vallès se précipita en avant pour l’accueillir avec force courbettes obséquieusement polies.

— Nous sommes toujours ravis de vous avoir parmi nous, déclara-t-il en se redressant.

— Tant que cela ne vous engage à rien, fit observer Jean-Claude, d’instinct.

Vallès ne tiqua même pas et entraîna son homologue à sa suite. Les ministres de l’Intérieur, de l’Énergie et des marchés financiers étaient présents. Ils s’inclinèrent à leur tour devant le visiteur. Des poignées de main et des cartes de visite furent échangées, puis chacun reprit place. Vallès prit place aux côtés de Jean-Claude et se pencha vers lui.

— On raconte que vous connaissez déjà plutôt bien la soliste du spectacle de ce soir ?

Tout en disant cela, Vallès affichait un sourire de connivence.

Ça promet, songea Jean-Claude. Les histoires de fesses, c’est bien la seule chose qui intéresse encore les Occidentaux.

Il ne laissa rien paraître de son agacement.

— Vous le savez sans doute, Lilah Akami est d’origine népalaise tout comme moi. Nous nous sommes croisés lors du dîner organisé par Julian Gates, le petit fils de Bill Gates. C’était dans le cadre d’une récolte de dons destinés à aider la construction d’hôpitaux et d’écoles dans mon pays.

— Oui, je me souviens. C’était l’an passé, en octobre, n’est-ce pas ? J’y avais envoyé mon ministre du commerce extérieur de l’époque. Le projet doit être bien avancé, à l’heure qu’il est, j’imagine ?

— Il est au point mort. Les Chinois ont bloqué les matériaux aux frontières du Népal, sans la moindre explication ou justification. Cela fait partie des raisons pour lesquelles je souhaitais vous rencontrer. On m’a répondu que vous étiez… Occupé.

— Oui, bien sûr, où avais-je la tête. Ah, mais le spectacle va commencer ! s’exclama Vallès en se tournant soudain vers la scène.

En effet, les lumières s’étaient éteintes au-dessus des gradins, pour mieux se focaliser sur l’orchestre et la chorale. Lilah Akami, jeune Japonaise, prodige de la chanson et né de parents Népalais, s’avança avec dignité sous les projecteurs. Elle s’inclina face au public en une ample révérence. Lorsqu’elle se redressa, son visage s’étirait en un large sourire d’extase. C’était sa façon à elle de se concentrer. Cette habitude l’avait d’ailleurs fait surnommer « la soliste de la félicité » aussi bien par ses fans que par les critiques les plus virulents à son égard.

L’orchestre entama les premières mesures du concert. Lilah Akami prit le micro en main dans un geste d’une grande douceur et ouvrit la bouche pour chanter. Une détonation sèche éclata dans la salle à cet instant. La musique s’interrompit aussitôt et des cris de panique fusèrent dans la foule. Sur scène, Lilah fixait avec effarement ses mains couvertes de sang. Elle resta figée une longue et irréelle minute avant de s’écrouler au sol. La lumière fut alors coupée dans la salle, plongeant le public dans la nuit et ajoutant encore à la confusion générale. Effaré, Jean-Claude franchit le seuil du champ de force malgré une vague tentative de la part de Vallès pour l’en empêcher. Il se précipita aux côtés de Lilah, guidé par la seule lueur des veilleuses. Au sol, immobile dans une flaque écarlate, la chanteuse était à l’image de l’agneau sacrifié à un Dieu vengeur. Ses lèvres s’entrouvrirent sur un cri muet : elle semblait incapable de produire le moindre son.

Dans le même temps, un silence angoissant avait envahi la salle après une annonce au micro appelant le public à retrouver son calme. Jean-Claude se força à entre en méditation pour apaiser les battements de son cœur. Il s’était attendu à voir accourir les secours, mais il se rendit soudain compte qu’il ne restait plus personne sur scène : tous avaient fui.

Il se pencha sur Lilah pour tenter de la rassurer. Elle lui souriait, mais son regard était de glace. Les lumières se rallumèrent soudain et Jean-Claude en fut ébloui. Il tenta de se cacher les yeux derrière son bras droit, mais un nouveau coup de feu éclata dans le silence. Un court instant, le président tibétain en exil eut une pensée pour les jacarandas de Katmandou, la ville où il avait passé son enfance. Puis, la balle qui lui était destinée lui fit éclater le crâne et son corps tout entier fut projeté en arrière tel un pantin désarticulé. Aussitôt après, le froid de la mort le saisit, et il ne vit plus rien.

 

***

De son fauteuil, Vallès acheva de rédiger un court SMS en caractères chinois. Il adressait ses plus sincères condoléances au président Minh, lui indiquant la mort de Jean-Claude Tsongkha. Les secours s’étaient précipités sur scène aussitôt après l’arrestation du tireur. Ils n’avaient pu que constater la mort du président tibétain. Lilah AKami, elle, s’en sortait mieux : la balle n’avait apparemment pas atteint d’organe vital.

Vallès rangea son téléphone après avoir reçu une réponse de Pékin. Bien sûr, un jour de deuil national serait décrété et le président Vallès serait invité à la cérémonie d’investiture du remplaçant de monsieur Tsongkha. Au contraire de ce dernier, le vice-président Lobsang Bimpoché avait toujours prôné le rapprochement avec le grand cousin chinois. Il était même un farouche défenseur de la transformation du Tibet en une simple province, quitte à ce que son peuple abandonne son identité propre. Avant tout, il était malléable et pragmatique.

Les brancardiers transportant Lilah passèrent alors à côté de Vallès et la jeune femme le fixa un court instant. Elle avait joué son rôle avec la justesse d’un métronome et tenait à ce que Vallès honore ses engagements à son égard. Celui-ci songea, en la regardant franchir les portes de la salle en direction de l’ambulance, qu’il faudrait veiller à la remercier.

Définitivement.

 

Mots à exploiter, tirés du blog d’Asphodèle – Les plumes de l’écriture:

Essentiel / réserve / regard / félicité / observer / musique / minute / nuit / agneau / son / muet / méditation / apaiser / angoissant / justesse / jacaranda / jouer.

Les plumes d'Asphodèle

Chronique d’une humanité augmentée – Ils parlent de moi, et je les en remercie

Cécile Duquenne, pour le blogspot de SFFF Francophone

 

Luce Basseterre, sur son blog personnel

 

Johanna Bonnenfant, pour le site de chroniques Lueur d’esprit

 

Sabine Barbier, pour son site de la chaumière des mots

 

Doris Facciolo, pour son site de La magie des mots

 

Fred Chaussin, pour son site « Encoeur des livres »

 

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