Les aventures d’un auto-publié, épisode 1

Bonsoir tout le monde,

Alors voilà, c’est l’histoire d’un gars qui s’appelle Pascal Bléval. Son rêve à lui, c’est d’écrire, et d’en vivre. C’est fou, non ? Un jour, il décide de s’autopublier. Je vais vous narrer ses aventures, alors ouvrez grand vos esgourdes, les ami(e)s, parce que ça va commencer. Chuuuuuuuuuuuut………

Ça commence plutôt bien, non ? Mais au final, ce ne sera ni un conte de fées, ni « cauchemar au manoir ». Non, juste un retour d’expérience de ce que signifie être « auto-publié » à mes yeux. Alors embrayons, si vous le voulez bien :

S’autopublier signifie réaliser un certain nombre de démarches soit même : administratives et fiscales, par exemples, mais également prise de contact avec l’illustrateur (un professionnel, en l’occurrence), une correctrice (professionnelle, elle aussi), les relecteurs et autres motivateurs (bon, ça, c’est commun avec les édités à compte d’éditeur), etc. Je reviendrai un autre jour sur le côté administratif de la chose, n’ayant pas encore entamé les démarches en question. J’ai juste créé un nouveau compte courant, histoire d’y faire transiter uniquement mes futurs démentiels revenus en tant qu’auteur. ^^

Reprenons, donc. Au fil des années, j’ai écrit des nouvelles à tendance SF. Jusqu’à récemment (début 2014, je dirais), il ne me serait pas venu à l’idée de les publier moi-même. Trop de travail, pensais-je en mon for intérieur. Notamment parce que j’étais encore fermement ancré dans l’optique « à compte d’éditeur ». Un faisceau de circonstances et d’évènements m’a fait peu à peu embrayer vers l’autopublication. Aussi bizarre que celui puisse paraître, l’un de ces évènements fut la publication de ma nouvelle « le père noël bon pour la préretraite » aux éditions du P’tit Golem (in « Noël à travers la fantasy »). Un autre de ces évènements est la proposition de contrat (avortée depuis) par les éditions Etherna, concernant ma future (et toujours d’actualité) série des Terres sombres.

Disons que cela a eu le mérite d’achever de me convaincre que ce que j’écris peut valoir le coup d’un point de vue commercial.

Puis, j’ai commencé à m’intéresser de plus en plus aux groupes d’autopubliés auxquels je m’étais inscrit, sur FB. Par ce biais, j’ai peu à peu découvert des sites d’auteurs consacrés à ce sujet, et à leur succès (ou pas, selon les cas, mais au moins ils auront tenté). Notamment, je citerai volontiers les cas de Bruno Challard, Jacques Vandroux et Lise Journet, dans des genres très différents les uns des autres, par exemple.

Les informations que j’ai pu lire sur leurs sites m’ont motivé à basculer dans le monde de l’autopublication. Ils ont des cookies, il paraît. J

Passons maintenant à l’aspect pratique des choses : la mise en œuvre de mon projet de recueil de SF, étape par étape.

1/ Le choc des thèmes, le poids des textes :

Après avoir parcouru mes textes, j’ai choisi de les regrouper par thèmes. Il y en aura 4, en tout, pour autant de recueils différents.

Le premier d’entre eux (à paraître le 15 juillet prochain) a pour thème la Réalité virtuelle. Je ne vous en parle pas davantage ici, je créerai un billet spécifiquement sur le sujet par la suite. Son titre définitif est « Chroniques d’une humanité augmentée »

Le second nous promènera à travers la galaxie, sur deux planètes découvertes par mes soins. Vous verrez que le voyage ne sera pas de tout repos. Il s’intitulera (titre provisoire) « Le chant de l’arbre-mère ». J’aimerais le publier le 15 octobre prochain.

Le troisième thème sera le suivant : Futurs Imparfaits. Le titre parle de lui-même, il s’agira d’un recueil d’anticipation. J’y dresserai un tableau sans complaisance des divers types de futurs qui (potentiellement) nous attendent au bout de la route.

Le quatrième thème sera davantage steampunk que SF (même si ce n’est pas incompatible). Il devrait avoir pour titre « Alors, dansons ». Il s’agira d’une histoire d’espionnage largement saupoudré d’humour, avec des personnages déjantés à souhait, mais une véritable histoire néanmoins. Le texte est déjà écrit, mais il nécessitera un lourd retravail, je pense. Il s’agit d’une production relativement ancienne, d’où la réécriture à prévoir.

2/ L’ordre de parution :

Pourquoi ai-je choisi de publier mes recueils dans cet ordre là ? Pour le premier, c’est très simple : j’ai proposé les différents pitchs de mes futurs recueils à l’illustrateur, et c’est celui de la réalité virtuelle qui lui parlait le plus. Pour la suite, par contre, c’est moi qui ai choisi. Mais peut-être l’ordre changera-t-il encore une ou deux fois, qui sait ?

3/ Le (douloureux ?) temps de la réécriture :

Certains des textes sélectionnés sont vieux. J’ai pu mesurer, en les relisant, le chemin parcouru ces dernières années par ma prose. J’en profite, entre autres, pour remercier le forum de Cocyclics, dont les membres m’ont beaucoup aidé à progresser. Mais revenons à nos moutons. Pour l’un des textes sélectionnés dans « L’humanité augmentée » (la plus longue des nouvelles, la première du recueil, en fait), j’ai carrément du tout changer : temps (du présent vers le passé), point de vue (de la 3éme personne à la 1ére personne]… Pour deux autres des textes, j’ai multiplié leur taille par 3 ou 4. Le quatrième texte (le second du recueil) fut moins touché, étant plus récent. Il restait néanmoins trop de répétitions et de lourdeurs pour qu’il soit acceptable en l’état.

4/ Le (stressant !) temps de la relecture par d’autres que soi :

Ce travail effectué, j’ai envoyé le résultat à 4 ou 5 lecteurs. Leurs retours m’ont entrainé dans trois nouvelles séries de corrections, retouches et additions, avant que je ne me déclare satisfait.

Je l’ai alors envoyé une ultime fois à ma correctrice, et j’ai eu son retour définitif en début de semaine.

Mais ce n’était pas fini pour autant : j’ai repassé une nouvelle fois le texte au tamis de la traque des répétitions, le faisant passer d’environ 370 répétitions à environ 230 répétitions. Sur un total de 20 000 mots, cela me paraît plus qu’acceptable. Pas vous ? Sachant qu’en premier jet, je « commets » environ 1 000 répétitions sur un texte de cette taille, d’ordinaire.

L’avantage des lecteurs avant publication, c’est que vous avez déjà un certains nombres de retours sur votre travail avant même la mise en vente. Là, les retours, je les sens plutôt positifs, et ce fut une grande source d’inspiration et de motivation !

5/ Le (plus stressant encore) temps de l’envoi aux blogs de chroniqueuses (y-a-t-il des chroniqueurs dans la salle ? ^^) :

Pour le moment, j’ai démarché un nombre restreint de blogs, auxquels je souhaite donner la priorité. Ensuite, j’enverrai une seconde vague de demandes, une fois les premières chroniques publiées. Je suis heureux de pouvoir redire que sur les 8 blogs contactés par mes soins plus un autre par l’illustrateur, la totalité d’entre eux ont accepté de me lire. Ils ne publieront pas forcément tous une chronique. Certains m’ont prévenu qu’ils ne le feraient que si le texte leur plaisait. Nous verrons bien ! Mais c’est déjà sympa de leur part de prendre du temps pour lire un parfait inconnu au bataillon des auto-publiés. Potentiellement, j’aurais pu me retrouver d’office dans la catégorie dite du « double combo de l’indésirable ». Il n’en fut rien !

À côté de ça, j’ai également obtenu des interviews sur un blog et un magazine dédié aux jeux de rôle, notamment. J’essaye de démarcher le service culturel de ma ville, mais pour le moment, pas de retour. Je continue d’y croire !

6/ À la recherche de la charte perdue :

J’en suis à ce stade, à présent : j’ai l’intention d’inscrire mon recueil au programme de la charte de l’autopublication, promulguée par le site de la librairie de l’auto-édition. J’ignore complètement combien de temps il me faudra pour l’obtenir, mais une fois que je l’aurai, cela apportera une garantie supplémentaire au lecteur, je pense.

Voici ce que dit le site, à propos de la charte :

Objectif de la Charte:

Elle permet de fournir des garanties supplémentaires sur la qualité de nos ouvrages.
Elle constitue un instrument de reconnaissance de la compétence et du professionnalisme des auteurs qui adopteraient cette Charte Qualité.
Elle représente un gage de sérieux et d’implication.
Elle définit des règles déontologiques que les auteurs s’engagent à respecter afin de fournir aux lecteurs un travail de qualité.
Les auteurs s’engagent à respecter les termes de cette Charte Qualité sous forme d’un « Formulaire d’adhésion » complété et envoyé, et représenté par ce présent document.
Le respect de la Charte Qualité est sanctionné par l’obtention d’un Label Qualité pouvant être apposé sur les ouvrages et dont les détenteurs pourront se prévaloir.

 

7/ Les démarches administratives et fiscales :

Bon, il va bien falloir que je m’y colle un jour…:/ Cette année, je doute de dépasser un seuil de ventes disons… symbolique… Bien sûr, tout peut arriver, je peux vendre 3 millions de recueils en 6 jours. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai comme un doute. ^^

 

Ce sera tout pour aujourd’hui. À venir : le choix de la quatrième de couverture, de ma biographie, du titre, et tout plein d’autres péripéties toutes plus passionnantes les uns que les autres.

Et puis aussi, je l’espère, une petite surprise pour la route? ^^

 

Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée !

 

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8 réflexions sur “Les aventures d’un auto-publié, épisode 1

  1. J’attends la suite… 🙂
    Et je te souhaite bien du courage.
    Marrant, j’ai l’impression que le monde de la SFFF (en virtuel du moins) est petit : je reconnais certains noms dans ta liste de confrères 🙂 ).

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