C’est quoi, être écrivain?

I'm an author

« C’est quoi, être écrivain ? »

 

C’est très sérieux. C’est quoi, être écrivain ? Un million de personnes, autant de réponses. C’est du moins l’impression que j’ai, alors je me permets de vous donner la mienne.

Après tout, pourquoi pas ?

 

Mais revenons tout d’abord à la genèse de ladite question. Pourquoi s’est-elle immiscée dans mon cerveau, celle-là ?

 

Tout est parti d’une question du blog de Mademoiselle Cordélia, relayée sur Facebook le week-end dernier.

La question était: « Comment s’organiser pour écrire un roman ».

Cette question fera d’ailleurs l’objet d’un futur billet de ma part. C’est prévu, le brouillon en est même entamé. Il devrait s’intituler: « C’est quoi, s’organiser pour écrire un roman ? ».

Je suis resté jeune dans ma tête: je suis en pleine phase du « C’est quoi, ça ? ». ^^’

 

Bref: « C’est quoi être écrivain, selon toi, Pascal Bléval ? »

« C’est compliqué. »

Pour resituer le contexte, j’écris d’abord et avant tout parce que j’aime écrire. C’est plus qu’une passion, en fait, c’est ma raison d’être. Je pense que chacun d’entre nous a un (voire plusieurs) but(s) dans la vie. L’un de mes buts, dans la vie, c’est d’écrire et de partager mes écrits. J’ai récemment eu une discussion sur le sujet avec une collègue de travail. Elle s’imaginait que j’écrivais parce que ça me faisait plaisir. Selon elle, c’était mon hobby.

Je comprends tout à fait qu’elle le pense. D’ailleurs, elle est loin d’être la seule à raisonner comme ça, et ça pourrait très bien être vrai. Je suis sûr que c’est vrai pour pas mal de gens qui écrivent.

En ce qui me concerne, encore une fois, ça va au-delà de ça. Comme je lui ai répondu, si je n’écrivais que « Quand ça me fait plaisir », j’écrirais moins souvent, et pas autant. Si j’attendais que ma petite muse aux ailes d’argents se penche sur ma cervelle en ébullition, ma plume prendrait parfois la poussière.

Elle est pourtant bien jolie, ma muse, vous ne trouvez pas ? Mais elle est volage, et frivole. Souvent, elle vole vers d’autres cieux.

 

ode a ma muse aux blanches ailes

Source de l’illustration: http://www.go-by-arts.com/

 

Alors oui, je l’affirme, il y a des fois où j’écris alors que j’aurais envie de faire autre chose: regarder un film, la TV, jouer à un jeu d’ordi…. Dormir !

 

Là, par exemple, j’ai envie de lancer une partie Diablo III. Mais je résiste: j’ai cet article de blog à écrire. J’ai annoncé que je le ferai, donc je m’y tiens. C’est un peu pour ça aussi que je l’ai annoncé, d’ailleurs. Mon « moi » d’avant hier a ainsi voulu forcer la main à mon « moi » d’hier, et à celui d’aujourd’hui.

 

Alors, c’est quoi, « être écrivain » ? Qui peut dire « Je suis un écrivain » ? Bon, moi je n’empêche personne de se proclamer écrivain, hein. Encore une fois, tout n’est ici qu’appréciation personnelle.

 

Alors ?

 im a writer

Être écrivain, c’est déjà admettre qu’écrire est plus qu’un hobby, et même parfois plus (autre chose) qu’un plaisir. C’est un pan de ta vie. Un élément qui, s’il ne s’exprimait pas, te rendrait bancal. Te manquerait. Certains auteurs parlent de la « culpabilité » qu’ils ressentent parfois lorsqu’ils n’écrivent pas. Je n’en suis pas encore là. Quoi que…

Suis-je écrivain, pour autant ? Du dimanche, oui, certainement (et du soir, et du bus, et… bon, vous avez compris).

Car je ressens bel et bien cet état de manque lorsque je n’écris pas pendant quelques jours, voire une ou deux semaines.

 

Suis-je pour autant un écrivain « professionnel » ? Tenez, rien que pour vous faire plaisir, j’ai trouvé sur le blog « Julie mag » les compétences essentielles du bon écrivain: il y a notamment « des yeux fatigués ». Faut dire, l’image est petite, croyez bien que je suis navré pour vos yeux.

Mais cliquez dessus et elle grossira suffisamment pour y voir clair. 🙂

c'est quoi, écrivain - Julie mag.com

 

En ce qui me concerne, fondamentalement, non, « écrivain » n’est pas ma profession. Je gagne ma vie avec un autre type de travail, plutôt situé dans l’univers des chiffres que des lettres, d’ailleurs.

Mais il y a aussi, à mon sens, une « attitude professionnelle » à avoir. Quel est mon but, en tant qu’auteur ? Me détendre, passer le temps ? Il y a de cela. Mais il y a aussi « s’imposer des contraintes », ne serait-ce que lié aux dates de publication (la prochaine étant programmée pour le 15/10/2014). Il y aussi « prendre en compte le souhait du client/lecteur » de profiter d’une expérience de lecture agréable, sans fausses notes, la plus irréprochable possible.

Et puis, il y a les relations aux autres, par le biais des contacts avec les confrères auteurs, les illustrateurs (pour la couverture), les relecteurs (pro ou non), les blogs de chroniques littéraires, voire même les magazines, journaux, radios, etc.

Ça en fait du travail… Un dessin valant souvent mieux qu’un long discours, regardez donc tout ce que cela implique :

 nuage-mots-le-ptit-ecrivain

Là, vous le sentez bien, « être écrivain », ça commence à se rapprocher de « chef de projet » voir de « chef d’entreprise ». Pour le moment, je dirige une (mini) micro-entreprise. Mais mon but est de la faire grossir, prendre de l’ampleur. Pour ça, il faut une stratégie marketing et commerciale, sans oublier de penser en terme de pricing, de logistique.

 

Vous voyez ce que je mets derrière le terme « écrivain » ?

 

En définitive, il y a selon moi une véritable barrière à franchir, pour passer du statut d’auteur à celui d’écrivain. Un auteur écrit. Un écrivain est un chef d’entreprise qui mène sa barque. Je répète que cette définition m’est personnelle.

 

Si ce que je dis vous donne envie de réagir, n’hésitez pas. Par contre, ne vous contentez pas de me dire que je me trompe. A la place, exposez votre théorie personnelle sur le sens des mots « auteur / écrivain » en réponse à ce billet ?

 

Revenons à nos moutons: j’en parlais dans le cadre de mes aventures d’autopublié, épisode 3, portant sur la promotion de mon unique oeuvre (à ce jour, bien sûr).  L’un des éléments de la barrière à franchir, c’est la capacité à ne pas vendre uniquement à ses proches, mais à atteindre également le « lecteur inconnu ».

Car pour moi, un écrivain, c’est celui qui, via une stratégie commerciale appropriée, est capable de faire se propager ses écrits à travers un lectorat plus large à chaque nouvelle publication et au fil du temps.

Cela peut être le fruit de son propre travail de promotion (réseaux sociaux sur internet, blogging, salons, dédicaces en librairie, etc.), ou grâce au travail de promotion assuré par ses fans.

Car oui, qu’on se le dise, ce sont les lecteurs et lectrices (en achetant les livres d’un auteur, en venant le découvrir en salons et dédicaces, en propageant « la bonne parole autour d’eux) qui font véritablement VIVRE un auteur (et ses ouvrages) et qui, par là même, accréditent son appartenance au monde des écrivains. Ce ne sont pas les maisons d’édition. Ce sont les lecteurs.

Bien sûr, les maisons d’édition peuvent se révéler être un véritable pont d’or lorsqu’il s’agit de toucher le client inconnu. Personne ne le niera, se faire adouber par une maison d’édition traditionnelle est un passe-partout qui peut vraiment valoir son pesant d’or.

Mais clairement, le but, c’est de toucher le lecteur. J’en suis pleinement conscient, figurez-vous.

 

Pour votre info, j’inclus les chroniqueurs / chroniqueuses derrière le terme « lecteurs et lectrices ».

Cela me paraît logique: dans le cadre des services de presse (qui leur sont parfois envoyés avant publication), ils sont souvent les premiers à lire un ouvrage. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait avec un certain nombre de blogs (une petite dizaine). Tous n’ont pas encore publié leur chronique. Pour ceux qui l’ont fait, j’ai collecté l’url de leur retour ICI.

 

Pour en revenir aux lecteurs/clients, jusqu’à présent, je n’ai pas encore eu de journée sans la moindre vente (et j’en suis heureux). Mais il s’en faut de peu: ces 6 derniers jours, je n’ai vendu qu’un unique exemplaire de mon recueil, avec une petite pointe à deux exemplaires avant-hier, et une autre aujourd’hui même. Ce qui donne 41 exemplaires vendus en tout et pour tout. Bon, il faudrait décompter celui que je me suis auto-acheté afin de tester, notamment, la fonctionnalité de « mise à jour » de l’ebook. Restent 40 exemplaires vendus en 15 jours.

Ce soir, (18h00, 30/07/2014, soit 15 jours après la publication), mon recueil pointait à la 833 éme place du classement général de la boutique kindle, et à la 23 éme place de la boutique kindle catégorie SF. Je trouve cette place très honorable, bien que sans doute insuffisante pour véritablement assurer une bonne visibilité à mon recueil.

Par ailleurs, je sais de source sûre que plusieurs lectrices se sont décidées après avoir lu l’excellente critique de Cécile Duquenne. C’est un bon départ, mais pas forcément suffisant.

 

Alors, comment faire en sorte que les lecteurs « propagent la bonne parole » ?

 

Regardez donc tous ces gens ! Ils courent pour aller acheter le dernier livre à la mode !^^

 coureurs

 

J’en suis au stade des réflexions. Je m’interroge. Qu’est-ce qui pourrait vous motiver à suggérer à vos proches de me lire ? J’ai déjà eu plusieurs retours très positifs en ce sens de la part de lectrices. L’une d’elles m’a dit qu’elle allait me faire lire à son fils de 15 ans, par exemple. Je suis curieux d’avoir son retour.

Je me dis: « peut-être faudrait-il récompenser les lecteurs fans au point de m’aider à vendre ? »

Oui, mais comment ? Qu’ai-je à offrir qui peut les intéresser ? N’insistez pas, vous n’aurez pas mon corps. ^^

Pour le moment, je n’ai même pas de goodies (marques pages, par exemple). Ça viendra, mais j’attends d’avoir plus d’une unique publication à mon actif, quand même.

Mais pour le jour où je le ferai, j’ai repéré sur un fil de discussion entamée par Vanessa du Frat le type de goodies qui « se fait »: stickers à coller sur un ordi, marque-page (ça, j’y avais déjà pensé), cartes postales avec citations du livre (je n’y aurais jamais pensé, mais que citer?), flyers dédicacés (en attendant la version « papier » du livre), photo de moi en bikini… Euh non, quand même pas. ^^’

Organisation de concours? Du type « répondez à une question et gagnez un exemplaire papier dédicacé »? Faites venir le 200éme sur ma page et… etc. Convainquez CINQ nouveaux clients et recevez un livre gratuit et dédicacé ? Là, vous vous dites peut-être: « mon Dieu, quel mercantilisme, c’est carrément une arnaque pyramidale, ce truc ! ».

Et c’est là que je me tourne vers vous: encore une fois, « Qu’est-ce qui pourrait vous faire plaisir? »

Qu’est-ce que je pourrais faire pour montrer ma gratitude si un lecteur parvenait à en convaincre 1, 2 ou même 3 autres? Il me semble que cela mérite réflexion. Je suis ouvert à toute suggestion de votre part ! Et j’y réfléchirai de mon côté.

 

Attendez…

 

Ne partez pas encore… J’ai besoin de votre aide. Oui, vous, là, qui lisez mon blog et avez (peut-être?) acheté mon premier recueil sur amazon: appuyez sur le bouton rouge, juste en dessous, et lisez ce qui suit… ^^

 

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Je profite de l’occasion qui m’est donnée par moi-même pour vous parler d’un événement qui me tient à coeur: la parution, dans les deux prochains mois si tout va bien, d’une version papier de « Chroniques d’une humanité augmentée« .

Dans un premier temps, cela se fera via Createspace, l’outil d’impression à la demande d’Amazon. Cela vous permettra d’une part d’acquérir l’ouvrage en format papier, et d’autre part je serais ainsi en mesure d’acquérir mes propres ouvrages pour les vendre moi-même, avec dédicace pour ceux qui le souhaitent, bien entendu.

Si vous voulez, je peux donc ouvrir une période de pré souscription. Pour le moment, je ne peux pas encore donner de tarif définitif, vu que j’ignore combien Amazon me facturera de frais de port.

La date de sortie est également inconnue à ce jour, mais ne devrait pas dépasser fin septembre. Cela dépend bien sûr du délai de réception des livres, de la rapidité de validation du BAT et de la qualité de l’exemplaire test initial. Si chacune de ces étapes se déroule convenablement, fin septembre, ça me paraît vraiment jouable. Je vous tiendrai au courant.

Dans un premier temps, la « distribution » se ferait sur Paris, de la main à la main, pour éviter d’ajouter encore une couche de frais de port. Sauf pour ceux qui habitent loin de Paris et qui seraient prêts à débourser les frais de port en question, mais ce serait du cas par cas.

 

Pour rappel: pour tout achat (futur) d’un livre papier, l’ebook est gratuit.

Inversement, pour tout achat d’un ebook, le prix que vous aurez déboursé pour l’acquérir vous sera bien évidemment déduit du prix d’achat du livre papier. Me contacter par mp sur Facebook ou par email (pascal.bleval@gmail.com) pour avoir plus de détails à ce sujet.

Autre chose: je sais que certains ont une kobo et ne peuvent donc pas lire les kindle, alors pour toute preuve d’achat de mon ebook sur Amazon, je peux vous en envoyer la version epub.

 

Sur ce, en attendant vos réactions et commentaires, moi, je retourne à mes textes.

Bonne soirée, et au plaisir !

 

[EDIT: allez, pour ce soir, je me suis autorisé un nouveau visionnage de mon classement:

434 éme de la boutique kindle générale

11 éme de la catégorie SF

93éme de la catégorie Livres (donc kindle + papier), catgéorie SF, où je refais donc une réapparition. :)]

 

 écrivain tard le soir

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5 réflexions sur “C’est quoi, être écrivain?

  1. Je te rejoins : être écrivain, c’est tellement plus qu’écrire pour le plaisir. Même si, inutile de le cacher, écrire, c’est le pied !
    Même lorsque je n’écris pas (aligner les mots dans le traitement de texte), j’écris : je pense à mes personnages, je réfléchis au développement de l’histoire. Je m’amuse à ponctuer mentalement mes conversations de « répliqua-t-il avec un air bravache », enfin, des bêtises du genre. 😛
    Etre écrivain, c’est aussi être reconnu. Par un éditeur – oui, je sais, je suis de la vieille école, mais je n’exclus pas la possibilité d’auto-publier l’un ou l’autre texte, peut-être, un jour. Mais aussi, et surtout, par des lecteurs. Et quand des lecteurs inconnus font un billet sur ton livre sans que tu l’aies demandé, quand des personnes inconnues viennent faire signer ton bouquin, c’est… une sensation d’incrédulité et de fierté mélangées. On me lit ? On apprécie ce que j’écris ? 🙂

    Pour le concours : je pense que tu as vu ce que je proposais lors de mon dernier concours -> une nouvelle, un marque-page fait de mes mains avec un acrostiche de ma plume (oulalala ^_^ ) et la possibilité d’avoir son nom dans un de mes prochains récits. Pour les 1000 likes de ma page (on en est loin, d’ailleurs, ami-e-s lectrices-eurs, venez aimer, venez venez, je suis très gentille 🙂 ), je compte refaire un concours, avec les mêmes « lots » et un « gros lot » qui consistera en quelque chose de personnalisé pour la/le gagnant-e.

    (si je peux me permettre une remarque : ce billet était vraiment très long, il aurait pu être scindé en trois 😉 )

  2. Pleins de bonnes idées, d’éléments à creuser, et par chance ton article n’est pas tout à fait sur l’idée que j’avais envie d’écrire. Pas de concurrence. J’avoue apprécier les petits goodies me permettant de clamer ma fan-life (mais faut que je sois bien bien fan, attention). Tu aborde peut être beaucoup de sujets à la fois, mais c’est instructif, on sent que tu partage une expérience.
    Je ne distingue pas vraiment auteur et écrivain pour ma part, mais il est vrai qu’être l’un ou l’autre ne se réduit pas à écrire (et là est mon sujet).

  3. Pingback: Bilan Hebdomadaire n°18 | L'Auberge Blévalienne
    • Effectivement c’est très intéressant. Même si j’éviterais les « ne faites JAMAIS » ceci ou cela, le dernier conseil est particulièrement judicieux. Je le traduirais ainsi, certainement en trahissant légèrement le sens donné à la phrase par le blogeur:  » si votre style s’entend au delà de celui de vos personnages, si vos phrases doivent être relues plusieurs fois pour en saisir le sens, simplifiez ».

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