PROMOTION !

Hello à vous !

Cela faisait quelques temps (OK, j’avoue : ça faisait un temps FOU !)… que je n’avais pas donné de nouvelles, or il se trouve j’ai quelques infos à partager.

La première est une nouvelle qui me fait très plaisir : nous avons dépassé le mois dernier la barre des 300 exemplaires vendus via Amazon pour mon dernier roman, « Le Chant de l’Arbre-Mère » !

Pour être précis, 321 exemplaires se sont vendus (à fin août), dont 41 sur le seul mois d’août.

Qui plus est, il faudrait y ajouter les 11 exemplaires vendus via la Fnac et les 2 exemplaires via le site draft2digital, d’ailleurs.

Ça me paraît énorme, je n’en reviens pas🙂

Pour fêter ça, je lance une petite séance de promotion, et ce dès aujourd’hui !

En d’autres termes, « Le Chant de l’Arbre-Mère »  est dès à présent disponible (ou le sera très bientôt, selon les boutiques: la Fnac/kobo n’a pas encore aligné le prix) au prix réduit de 0,99€ ttc pour sa version intégrale ! Si vous ne l’avez pas encore dans votre liseuse / smartphone / tablette / pc, c’est le moment ou jamais, non?

Il restera à ce prix jusqu’à dimanche soir (25/09).

Suivez ce lien pour savoir dans quelles boutiques vous pouvez vous procurer le roman:

https://books2read.com/u/mgyWKb

Passons à la seconde info, à présent :

Il se trouve que j’ai discuté avec Cyril Godefroy, il y a quelques semaines (non, quelques mois… j’ai honte de n’en parler que maintenant), dans le cadre de son « podcast auto-édition ». Vous pouvez lire la retranscription de cet entretien ou bien écouter le podcast en vous rendant ICI.

C’est en lisant la retranscription d’une interview « orale » qu’on se rend compte de nos tics de langage. C’est fou le nombre de fois où je dis « donc » au cours de l’entretien !

En tout cas, j’en profite pour remercier à nouveau chaleureusement Cyril d’avoir eu l’idée de m’inviter dans son podcast ! Je n’en reviens pas, c’est juste merveilleux, pour moi, qui reste un auteur (vraiment) très confidentiel.

Enfin, troisième et dernière news :

Je participe, depuis quelques mois et en compagnie des auteurs Loïc Lendemaine et Richard Mesplède, à l’écriture d’un roman de Dark Fantasy à six mains. Dénommé « Le Talon d’Achille » Il fait l’objet d’une publication hebdomadaire (mais qui s’interrompra temporairement pendant les grandes vacances) , avec à chaque fois de courts textes (environ 700 mots) partagés sur le site Wattpad. N’hésitez pas à aller découvrir cette histoire de magie empreinte de mythologie divine.

Le blog « Nouveau Monde » est derrière cette initiative et deux autres romans sont écrits, en parallèle, par d’autres auteurs.

Bon, j’ai bien une quatrième news, mais je pense que j’en ai suffisamment dit pour le moment. Pour aujourd’hui. Je ne voudrais pas vous noyer😉 Surtout après un si long silence, hein ?

Mais dites-vous bien qu’à partir de 2017 (en début d’année, j’espère), il se pourrait bien que je « sorte » quelque chose qui promet d’être bien plus énorme que ce que j’ai publié jusqu’ici !

Alors, « stay tuned, folk » ;)

Au plaisir de lire vos commentaires et retours par mails.

Votre tenancier qui vous aime et vous embrasse toutes et tous, même s’il reconnaît vous avoir délaissés ces derniers mois… Désoléééééééééééééééééé !

Pascal Bléval

Jeux concours janvier 2016 – le bilan

Bonjour tout le monde !

 

Mon premier jeu-concours s’est donc achevé dimanche soir dernier (31/01), à minuit. Environ 20% de mes abonnés ont participé.

Même si c’est assez peu, au final, je reste satisfait du résultat des courses !

Ne serait-ce que parce que ce jeux concours m’a apporté trois commentaires Amazon et deux chroniques de blogs.

Les deux chroniques sont, je tiens à le préciser, positives.

Elles ont été écrites par Merry ainsi que par Guillemette. N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil, qui sait, cela pourrait vous décider à acheter l’ebook. ;)

En parallèle (en dehors du jeux-concours), trois autres bloggeuses-lectrices ont lu mon roman et l’ont chroniqué.

Tout comme Merry, elles font partie du réseau « Livraddict ». Tout comme Merry et Guillemette, leur avis est positif. Il s’agit de Mortuum, EliseM et Yuya46.

Il est intéressant de voir que chacune des bloggeuses se focalise sur un aspect différent du roman, à une exception près : toutes ont aimé le personnage de Lealbeth[R], l’intelligence artificielle en charge du vaisseau de mes personnages !

J’en suis très heureux pour ma petite Lealbeth[R]. :)

Soit dit en passant, vous en apprendrez davantage sur son passé à la publication du recueil de nouvelles centré sur les personnages du « Chant de l’Arbre-Mère » !

Pour le moment, j’en suis à l’élimination des répétitions de la 2éme nouvelle du recueil. Puis, il me reste à réécrire 4 nouvelles et à traquer les inévitables répétitions et autres coquilles qui n’auront pas manqué d’apparaître.

J’ai donc encore du pain sur la planche…

Autre point positif à mes yeux : soucieux de me rapprocher de ce qu’aime les lecteurs / lectrices (sisi !), j’ai essayé d’inclure des éléments de romance dans « Le Chant de l’Arbre-Mère ».

Je constate, à la lecture des chroniques des bloggeuses citées plus haut, que cette tentative a été remarquée. C’est déjà un premier point.

Qui plus est, cet aspect « romance » a été apprécié, apparemment. J’en suis plutôt agréablement surpris, parce que ce n’était pas gagné d’avance. J’essaierai de faire encore mieux la prochaine fois, promis !

Pour l’avenir, j’ignore si je reconduirai ce type de jeux-concours ou si j’innoverai. Mais ce qui est sûr c’est que je compte bien réitérer l’expérience, d’une manière ou d’une autre !

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine en ce début de février et vous donne rendez-vous dimanche prochain !

Pour cette date, si tout va bien, je vous aurai préparé un petit article en deux « manches », sur le thème du « financement librement participatif ».

Bien à vous,

Pascal, le tenancier de l’auberge Blévalienne.

jeux-concours…

Voici le mail envoyé hier aux abonnés de ma newsletter. Si vous ne l’avez pas reçu, ne désespérez pas, il y aura d’autres occasions !🙂

Du coup, si vous voulez être sûr de ne pas rater ma prochaine publication ou mon prochain jeux-concours, c’est par ICI que ça se passe !

 

Bonjour à vous !

Je vous souhaite une belle et heureuse année 2016 !  Puisse-t-elle vous être agréable (ainsi qu’à vos proches) et votre santé être bonne.

 

Je vous rappelle que vous pouvez télécharger, à titre gratuit, mon roman « Le Chant de l’Arbre-Mère » en version numérique tous formats (PDF, Epub, Kindle) en vous rendant ICI (lien volontairement enlevé).

C’est un lien dropbox, mais il n’est pas nécessaire d’avoir un compte dropbox pour télécharger les fichiers placés dans ce répertoire.

Attention ! Ce lien disparaîtra prochainement (dans un jour, deux jours, deux semaines ?). Dépêchez-vous de télécharger le fichier, il n’y en aura (peut-être) pas pour tout le monde !😉

 

Passons à présent au vif du sujet : le jeux concours !

J’en avais parlé lors de mon précédent envoi : pour célébrer la nouvelle année, j’ai décidé d’organiser un concours !

Qui plus est, il n’y aura pas de perdants parmi les participants !

Tous les participants repartiront avec au minimum un bon cadeau Amazon d’une valeur pouvant varier entre 1€ et 10€ (ou un virement paypal d’une valeur équivalente).

 

En synthèse, pour participer, il suffit de (au choix) :

1/ Déposer un commentaire sur la version intégrale numérique (ICI) ou sur votre blog.

2/ Partager votre commentaire sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) après avoir posté votre commentaire (tenez moi au courant après l’avoir fait !)

3/ Inciter une personne à rejoindre la newsletter (lien d’inscription ICI)

4/ Me faire un don (sisi ^^). J’ai un compte Flattr. J’ai aussi un compte Paypal, lié à cette adresse : pascal.bleval[@]gmail.com.

5/ Répondre à une question portant sur le roman (pas trop difficile, la question, et même une mauvaise réponse n’est pas synonyme d’échec total)

6/ Répondre à ce mail (faites moi donc un petit coucou ?)

Chacune de ces « actions » rapportera un nombre précis de points. Vous trouverez plus de détails sur ces différentes « actions » et les points qui leur sont liés, plus bas dans ce mail.

 

À présent, parlons un peu des lots proposés :

Il y aura un exemplaire de chacun des romans papier suivants à gagner, tous dédicacés par leur auteur !

* « Les étoiles s’en balancent », excellent roman d’anticipation (dans un futur proche), paru aux éditions Folio SF, de Laurent Whale, car il m’a inspiré l’une des dernières phrases de mon roman « Le Chant de l’Arbre-Mère ».

* « ALE 2100 » de Sophie G.Winner, excellent roman d’anticipation (là encore dans un futur proche), publié par Nats Edition.

* « Les explorateurs », recueil de nouvelles de SF d’Alan Spade. J’ai lu et beaucoup apprécié la nouvelle portant le nom de ce recueil. Je tiens à vous faire profiter de cette saine lecture !

* « Alice et le crédit solidaire », longue nouvelle de SF de Jérémie Lebrunet.

* « Le Chant de l’Arbre-Mère ». Pas besoin de vous dire qui en est l’auteur, n’est-ce pas ?

Il y aura des bons cadeaux Amazon / virement PayPal à gagner. Ils s’échelonneront de 1€ à 10€.

=> Si vous avez une idée / une envie de petit cadeau n’apparaissant pas sur cette (courte, il faut l’avouer) liste, n’hésitez pas à me le signaler, mais faites vite, histoire que j’ai le temps de m’organiser ! ;)

 

Comment faire pour gagner ?

Diverses actions sont possibles, qu’il faudra « réaliser » avant le 31/01 prochain. Chacune de ces actions rapportera 1 ou « des » points. Chaque « point » représente une chance supplémentaire d’être tiré au sort.

Voici les actions en question :

1/ écrire un commentaire sur, au choix, Amazon, Goodreads (LIEN), Booknode, la Fnac, iTunes, Barnes&Nobles, etc…

Le premier commentaire posté rapporte 2 « points », chacun des suivants rapporte 1 point supplémentaire, il n’y a pas de maximum.

Une chronique (retour de lecture complet) postée sur votre blog rapporte 2 points (mais dites le moi, dans ce cas ! ^^).

 

Bien entendu, je préférerais autant que votre commentaire soit positif, mais pour éviter les faux commentaires « forcés », je préfère le dire tout de suite : les commentaires négatifs rapporteront autant de points que les positifs.

Soyez honnêtes, mais restez constructifs avant tout !

 

2/ Partager votre avis sur les réseaux sociaux (et taggez moi : LIEN vers profil FB / Twitter)

Un partage = 1 point, mais pas plus de 1 point par semaine attribué aux partages, par réseau (1 point par semaine sur FB, .1 point par semaine sur Twitter).

Le but n’est pas de spammer vos contacts.

 

3/ Motiver une personne à rejoindre la newsletter. Cette personne devra indiquer « parrainé par untel » à la question « où avez-vous entendu parler de la newsletter Blévalienne ».

Rappel du lien d’inscription : ICI (ou : http://eepurl.com/7QY0H)

1 point par personne invitée à nous rejoindre, pas plus de 3 points à gagner de cette façon.

Je compte sur vous pour jouer le jeu et ne pas créer de « double compte » ^^.

 

4/ Me faire un don via Flattr

2 points par don reçu, quelque soit le montant, avec quand même un minimum accepté de 1€. Pas plus de 2 points à gagner de cette façon en tout et pour tout.

Pour aller sur mon profil, c’est ICI que ça se passe.

Ce jeux concours n’a pas vocation à devenir un « pay to win » (« payer pour gagner »).

 

5/ Répondre à la question suivante : qui le commandant Suraya Manariva embrasse-t-elle au cours d’un délire fiévreux ?

Une bonne réponse : 3 points. Une mauvaise réponse : 1 point (pour avoir essayé ^^)
6/ M’envoyer un petit mail en réponse à celui que vous êtes en train de lire. Faites-moi donc un petit coucou et gagnez 1 point ! ;)

 

=> Là encore, s’il vous vient une idée d’action à réaliser, dites moi ce que vous avez en tête, peut-être l’ajouterais-je à la liste ?

Vous avez désormais toutes les cartes en main. Le dimanche 31 janvier au soir, je compterai les points et ferai un tirage au sort. J’essaierai de le faire via une petite vidéo.

 

N’oubliez pas, attention, warning !

=> Une action qui ne m’est pas annoncée (par l’envoi d’un lien, d’une copie d’écran, etc.) ne compte pas.

Je n’ai pas la possibilité de vous « traquer » et ne souhaiterais de toute façon pas le faire, même si je le pouvais ! ^^

 

C’est à vous de jouer, à présent ! 

 

Et n’oubliez pas :

Vous pouvez télécharger, à titre gratuit, mon roman « Le Chant de l’Arbre-Mère » en version numérique tous formats (PDF, Epub, Kindle) en vous rendant ICI (lien volontairement effacé).

 

Bien amicalement,

Pascal Bléval

ne gardez pas ça pour vous, partagez-moi ! :)

Oui, n’hésitez pas à partager l’information autour de vous, surtout ! Car j’ai un cadeau pour vous. Voyez donc par vous-même:
Je suis en train de préparer un jeu concours, en lien avec mon roman « Le Chant de l’Arbre-Mère ».
 
Hélas, il sera réservé aux abonnés de ma Newsletter.
 
Ouais, je sais, c’est bas et mesquin de ma part de faire ça.😉 Mais bon, rien ne vous oblige à le faire, n’est-ce pas?
Pour y participer, vous avez jusqu’au dimanche 03/01/2016, à minuit pour vous inscrire à ma Newsletter en vous rendant ici:
Des lots seront à remporter, dont des livres papiers (dédicacés !) d’autres auteurs indépendants ou hybrides, que je ne nommerai pas pour vous faire la surprise.😉
 
Il y aura peut-être aussi un exemplaire dédicacé de la version papier du « Chant de l’Arbre-Mère », qui sait?
 
Il y aura enfin des bons cadeaux Amazon ou, si ce choix ne vous convient pas, un simple virement paypal du même montant.
 
Une chose est sûre: parmi les participants, il y aura 100% de gagnants (« petits » ou « gros » – façon de parler – gagnants).
 
Plus d’informations envoyées le lundi 4/01 prochain à mes abonnés.😉
Entre temps, n’hésitez pas à faire tourner l’information auprès de vos contacts ! Faites le plein !🙂
Merci.
En attendant, je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d’année et du nouvel an !
Pascal

Absurde

[Apparté]

Vous aimez la science-fiction? N’hésitez pas, l’épisode 1 du « Chant de l’Arbre-Mère » est téléchargeable sur Amazon ! 2,99€ pour au bas mot 10 heures de lecture, c’est un marché honnête, non?

[FIN d’apparté]

***

Absurde…

Lorsque l’officier Charles Gym m’appela pour me dire qu’ils avaient trouvé le corps d’une jeune femme ressemblant à ma fille, Mélody, je fus saisie d’une caricature d’espoir. Car à mesure que le temps passait, j’avais le sentiment grandissant d’être le personnage principal d’une mauvaise comédie. Il fallait que ça cesse.

D’une manière ou d’une autre.

Ils passèrent me prendre en bas de l’immeuble et je montais sans un mot dans la voiture banalisée – une Ford d’un autre âge – appartenant à l’officier Gym. J’avais les jambes en guimauve et mon cœur cognait à coups redoublés contre mes tempes, m’assourdissant presque.

L’idée « d’identifier » – comme ils disent – un corps sans vie me révulsait. La possibilité qu’il s’agisse de ma fille était absurde.

Sur la route, Gym alluma le poste radio et de la musique pop envahit l’habitacle, me détournant de mes sombres pensées. Pas longtemps, hélas. Le temps que nous parvenions à la plage sur laquelle la « découverte » avait été faite, la première chanson était revenue à dix reprises sur les ondes.

Inévitablement, je songeais à nouveau à Mélody, à son sourire la dernière fois que nous nous étions dit « au revoir ». Elle ne m’avait pas dit, alors, qu’elle avait rencontré quelqu’un. Je me souviens encore du terme clinique utilisé par les policiers :

« Votre fille entretenait une liaison avec un homme âgé rencontré sur internet ».

Ma fille avait un côté mièvre, mais elle n’était pas stupide. Je lui avais parlé des dangers d’internet. Dès lors, les tentatives d’explications de l’officier Gym ne résonnèrent à mes oreilles que comme un soporifique baragouinage.

Quelque chose avait dû contraindre Mélody à voir cet homme, s’il existait réellement, ce dont je commençais à douter. De toute façon, tout cela m’était égal. Je voulais juste en finir.

« Drague sur internet, rencontre à l’insu des parents, rapt. Meurtre ? Navré, ma petite dame, mais c’est classique. »

À force d’entendre cette litanie Abracadabrantesque, je connaissais par cœur le refrain de leur maudite chanson. J’imagine qu’ils espéraient justifier ainsi le fait de ne pas déployer plus d’efforts pour la retrouver vivante !

Comme pris d’une soudaine inspiration, le ciel se mit à pleuvoir. À verse. Gym actionna ses essuie-glace. Les balais grincèrent sur les vitres sales de la vieille Ford. On tombait de cliché en cliché. Ce n’était plus une comédie, mais un navet ou un roman de gare à un euro. C’en était louche.

Non, décidemment, je n’imaginais pas ma fille amoureuse d’un quadragénaire ou en train de batifoler avec un homme qui aurait pu être son grand-père. C’était absurde. J’allais forcément me réveiller.

Lorsque nous arrivâmes enfin à la fameuse plage, Gym me fit descendre sans un mot. Puis, il me guida jusqu’au cordon jaune tendu entre des piquets : « ne pas dépasser, enquête en cours ». Gym le souleva pour m’aider à le franchir. Quelques mètres plus loin, un policier en uniforme – c’était la première fois que je le voyais – discutait avec une femme aux mains gantées. Elle était à genoux et regardait quelque chose, au sol. Elle se releva à mon approche. C’est alors que je vis le corps recouvert d’un drap blanc.

Le policier inconnu ôta sa casquette.

— Mes condoléances, madame, me dit-il d’un air contrit.

Je ne supportais pas la pitié, surtout lorsqu’elle n’avait pas lieu d’être.

— Tout cela est ridicule. Ma fille doit sûrement m’attendre à la maison ! je répliquais.

L’autre ne répondit rien. Il se détourna. Je m’avançais.

La femme – elle me dit être médecin légiste –souleva un coin du drap et je reconnus le visage.

C’était elle. Ma fille chérie, mon adorée.

Mélody.

Je me recroquevillais. Des larmes inondèrent mes yeux, puis mon visage.

— Ce n’est pas vrai. Dites-moi que c’est un cauchemar. Ce n’est pas elle. Non !

Un flot de paroles jaillit hors de ma bouche sans que je puisse rien faire pour le stopper.

Après ça, je me souviens encore du contact du sable froid et humide contre ma joue, puis plus rien.

Je me suis réveillée dans une chambre d’hôpital trois jours plus tard, le visage toujours ruisselant, avec cette question lancinante tournant en boucle dans ma tête :

Pourquoi elle ?

 

FIN

Mots à exploiter, tirés du blog d’Asphodèle – Les plumes de l’écriture. Je les ai presque tous placés « dans l’ordre d’apparition » !🙂

Espoir / Guimauve / Comédie / musique / plage / liaison / mièvre / baragouinage / égalité / classique / chanson / inspiration / balai / (essuie-glace : facultatif) / navet / louche / roman / abracadabrantesque (facultatif) / amoureux(se) / batifoler.

Les plumes d'Asphodèle

des nouvelles, enfin !

Bonsoir tout le monde !

C’est vrai, j’avoue, je vous ai délaissés ces derniers temps… Désolé ! ^^

Dernières nouvelles du jour, donc :

1/ Concours de nouvellistes !

J’y participe avec une nouvelle de Fantasy : « Celle qui éclaire nos pas ». et me voilà aux portes des ¼ de finales !

Voici le lien où lire le texte : http://notre-nouveau-monde.blogspot.fr/2015/12/6eme-tournoi-des-nouvellistes-phase-2_12.html

Vous avez jusqu’à vendredi 18/12 au soir pour lire et voter, alors soyez vif ! Je ne vous laisse pas beaucoup de délai, j’en suis conscient.

Les textes peuvent être lus directement sur le blog Nouveau Monde (via calaméo) ou téléchargés (toujours sur le blog Nouveau Monde) dans différents formats : PDF, EPUB (liseuses kobo, sony, etc…) et Mobi (liseuses kindle).

Lisez les deux textes, mais surtout, votez pour votre préféré !

 

2/ La version intégrale du « Chant de l’Arbre-Mère » est disponible sur Amazon !

Suivez CE LIEN pour aller voir ça de plus près.

 

Merci pour votre attention et bonne journée tout le monde.😉

 

Bien à vous,

L’équipe de la Taverne Blévalienne

Comme un sentiment de manque, en automne…

Bonjour tout le monde !

[Apparté]: vous aimez la science-fiction? N’hésitez pas, l’épisode 1 du « Chant de l’Arbre-Mère » est téléchargeable gratuitement sur les sites de la Fnac, d’Amazon et d’iTunes ! [FIN d’apparté]

***

Cette semaine, après 5 longs mois d’absence, l’atelier d’exercice en écriture d’Asphodèle reprend du service !

Je vous propose cette fois-ci un texte radicalement différent de ceux que je vous propose d’ordinaire. Point de magie, pas de fantastique, de la romance ! Etonnant, non?

Alors, pari réussi? C’est à vous de me le dire.

Comme un sentiment de manque, en automne…

Les feuilles d’automne volent sous le vent et je frissonne, indécise. Je me sens vide, incapable de me concentrer sur ce qui m’entoure. La forêt est pourtant belle, avec ses allées bordées d’arbres aux parures mordorées. Avant, j’avais l’habitude d’aborder cette période de l’année avec philosophie. Je prenais prétexte de cette petite mort de la nature pour réfléchir au sens de la vie et redonner ainsi un nouvel élan à ma propre existence. Aujourd’hui, le cœur n’y est plus.

Avant l’accident, avant ces douleurs qui, pendant trois longues années, me clouèrent au lit et me firent si souvent hurler à la mort, j’étais d’humeur légère. Je riais.

C’est bien loin, tout ça. J’ai changé.

Rageuse, je foule aux pieds les feuilles jonchant le sol.

Toi, Pierre Brûle, médecin français renommé, tu as franchi l’atlantique pour venir me sauver. Tu disais vouloir embellir ma vie et je t’ai fait confiance, mais tu m’as trahie ! Pourquoi a-t-il fallu que tu partes ?

Enfin quoi, as-tu idée de la force de mon amour pour toi ? Qu’aurais-je dû faire pour que tu me voies telle que j’étais, par-delà les ravages de ce mal qui me rongeait de l’intérieur ?

Tu avais trois fois mon âge, je crois, peut-être davantage. Je ne devais être à tes yeux qu’une gamine capricieuse. Seule ma « pathologie » t’intéressait, je l’ai vite compris. Tu ne voulais pas conquérir un cœur, mais vaincre la mort ! Alors, pendant plusieurs mois, tu as vécu chez nous et j’ai été ton unique patiente. Mon père te payait grassement et tu espérais devenir encore plus célèbre grâce à mon cas.

« On ne rencontre cette maladie que dans les livres », m’as-tu dit.

Pour finir, tu as guéri mon corps et je n’ai plus eu à subir ces coups de poignard incessants qui allaient me rendre folle, mais mon esprit s’est obscurci et mon jugement s’est altéré. Je ne me reconnais plus : à seize ans, je suis tombée amoureuse. De toi.

Il y a une semaine, jour pour jour, je t’ai entendu annoncer à mes parents que j’étais enfin « tirée d’affaire ». Plus tard, dans l’après-midi, tu as profité de mon sommeil pour partir comme un voleur. Je jurerais que tu m’as droguée. Inconsciemment, tu devais avoir peur que j’essaye de te retenir.

Ton départ me laisse dans une impasse. Ton apparition dans ma vie évoque en moi un trop bref interlude de poésie au milieu d’un océan de tortures. J’ai connu la plénitude en ta compagnie : j’avais soudain en moi un trop-plein d’émotions contradictoires et violentes qui ne m’accordait aucun répit. Cette énergie que tu avais instillée en moi, il fallait bien que j’en fasse quelque chose !

Mais peut-être es-tu marié ? Si ce n’est pas le cas, tu finiras par rencontrer quelqu’un, c’est inévitable. Hélas, le temps lui-même joue contre nous et ta fuite me laisse dans le dénuement le plus total.

Mais ne t’inquiète pas, je sais où te chercher. Coup de bol, ou signe du destin ? Un matin où j’étais au plus mal, pour me distraire, tu m’as décrit ta ville et révélé son nom : Maintenon, en France.

Je suis guérie, dis-je. Mais dès que je fais des efforts, la tête me tourne, je chavire. Je serai patiente. Assise sur les marches couvertes de feuilles aux reflets cuivrés de cet escalier en marbre rose, j’attendrai que les forces me reviennent. Tu aimais t’accouder à cette rambarde dont les courbes te paraissaient « suggestives ». Au fil des semaines passées en ma compagnie, tu as laissé en ces lieux plus que de simples empreintes. Me retrouver ainsi confrontée à « ton » escalier est un déchirement. Ce lien qui m’unit à toi, je ne l’ai quand même pas inventé ?

Dans mes pires cauchemars, je t’imagine debout dans un bus. Il t’emmène loin de moi. J’ai besoin de toi. Ne me demande pas de me rationner : je te veux et je t’aurai. Même si tu m’as abandonnée, je t’ai pardonné, mon Amour. Privé de toi, j’ai froid. Peut-être, lorsque je t’enlacerai, un peu de ta chaleur me gagnera-t-elle.

Me reconnaitras-tu seulement ?

FIN

Mots à exploiter, tirés du blog d’Asphodèle – Les plumes de l’écriture: je crois bien avoir utilisé tous les mots.🙂

Frissonner, vide, humeur, plume, embellir, enfin, sommeil, drogué, impasse, poésie, torture, plénitude, trop-plein, youpi, énergie, absence, temps, dénuement, bol, idée, déchirement, bus, besoin, rationner, abandonné.

Les plumes d'Asphodèle