Les aventures d’un auto-publié, épisode 3

Cette fois, ça y est. L’heure est au bilan. L’ebook « Chroniques d’une humanité augmentée » a été publié mardi 15/07/2014, comme prévu, il s’est donc écoulé 1 semaine complète + 1 jour.

Hier soir, j’affichais 26 téléchargements payants au compteur. Ce soir, c’est plutôt 31.

C’est un bon score. J’en suis heureux, et fier. Et je vous en remercie, car c’est grâce à vous que j’en suis arrivé là, vu que je n’ai pas téléchargé 30 fois mon ebook, moi-même. ^^

En dehors des téléchargements classiques d’acheteurs anonymes, j’ai eu 2 cas de figure intéressants. Dans le premier cas, un acheteur m’a fait un transfert via PayPal, car sa carte bleue était refusée par Amazon. Dans le second cas, un collègue m’a donné les 1,60 € en petite monnaie.

La question qui fuse, bien sûr, c’est : comment les faire télécharger quand même sur Amazon ?

Réponse : il existe une url qui permet d’envoyer un chèque cadeau Amazon à une personne de son choix.

Il existe même un tutoriel fort bien ficelé qui explique ce qu’il faut faire. C’est ICI que ça se passe (merci Bruno Challard !). Et pour apprendre à les utiliser, c’est ICI.

J’ai donc envoyé à ces deux heureux lecteurs un chèque cadeau Amazon d’un montant d’1,60 €, qu’ils ont aussitôt utilisé pour obtenir mon ebook. Et hop hop.

Autre question : comment en arrive-t-on à vendre ainsi 31 ebooks en 8 jours, en tant que joyeux inconnu (comme moi) ?

Je crois avoir bénéficié de plusieurs facteurs positifs, en ce qui me concerne.

1/Cela fait quelque temps que je participe à la G.C.A. (Grande Communauté des Auteurs). Et donc également à celle des Lecteurs, les premiers fournissant aux seconds la matière première à leur boulimie de connaissance et d’évasion.

J’ai donc été connu « avant ». J’ai participé à des discussions « avant ». J’ai donné des conseils, fait des relectures pour d’autres auteurs, et tout cela « avant ».

« Avant» quoi  ?

Avant de me lancer en mode « promotion ». Je n’étais donc pas totalement inconnu, malgré tout. Ce temps de latence n’était pas forcément recherché, mais je suis persuadé qu’il a joué en ma faveur. J’ai eu le temps de me nouer un réseau d’une façon « non intéressée ». Je crois que ça compte.

2/J’ai contacté des blogs de chroniqueurs/chroniqueuses :

Bien sûr, je leur ai envoyé l’ebook à titre gracieux. Manquerait plus que de leur demander de payer, alors qu’ils/elles vont me faire une publicité gracieuse, eux aussi.

Sur les 12 blogs contactés, tous ont répondu par la positive dans un premier temps.

À ce jour, tous n’ont pas encore rédigé leur chronique. Pour 2 d’entre eux, je ne suis pas sûr qu’ils le feront. Mais il faut savoir laisser le temps au temps, parfois.

L’un d’entre eux ne semblait pas forcément enthousiaste, mais la blogueuse disait n’avoir pas fini l’ebook. Il ne s’agit donc pas encore d’une chronique à proprement parler, juste d’un premier avis partiel. Je l’ai d’ailleurs contactée, ce soir: certains éléments du recueil lui avait échappé, lui gâchant en partie le plaisir de la lecture. Elle n’est pas la seule, c’est le cas également de l’un de mes collègues, qui l’a lu hier soir, sans doute un peu trop rapidement.

Mais comme on dit, il en faut pour tous les goûts et on ne peut évidemment pas plaire à tout le monde ! Il est contre productif (cela me semble tout simplement idiot, ne serait-ce que d’essayer) de tenter d’imposer la rédaction d’un avis faussement positifs aux chroniqueurs. Le risque « déception » serait fort, parmi les lecteurs ainsi trompés sur la « marchandise ». En retour, cela pourrait se traduire par de mauvais commentaires sur Amazon de la part de gens qui, s’ils n’avaient pas lu le commentaire « gonflé aux stéroïdes » initial, n’auraient pas acheté le livre . Et n’auraient donc pas posté de commentaire négatif. Boum.

Ce qui est sûr, c’est que j’avais 3 ou 4 chroniques postées le jour même de la sortie de l’ebook.

D’autres blogs n’ont pas encore posté leur chronique, mais m’ont déjà fait un retour (positif). Ils posteront tôt ou tard, je ne me fais pas de soucis de ce point de vue là.

3/J’ai lancé un événement FB:

J’y ai convié mes amis et contacts FB (mais pas les maisons d’édition que j’ai en contact, je me suis dit qu’elles avaient autre chose à faire qu’acheter mon recueil).

L’intérêt ? J’ai pu fournir aux gens de ma liste les informations essentielles telles que : 4éme de couverture, biographie perso, illustration de couverture, prix de lancement, et surtout, surtout, DATE de lancement.

Le résultat ? 10 téléchargements payants le premier jour, et un plus haut au classement général à la 272éme place + 10éme place au classement Science-fiction.

C’est un résultat plus que positif, je trouve.

4/Création d’une page Livre :

Il existe dans Facebook la possibilité de créer des pages « livres ». Quel intérêt ?

Si un utilisateur Facebook cherche mon livre, il le trouvera. Enfin, j’espère. 🙂

D’autre part, il est possible, après avoir lu l’ebook en question, de lui donner une note (en nombre d’étoiles) et de commenter. Procédure ICI.

Cela permettrait apparemment, sous certaines conditions (pas forcément claires) de faire apparaître le livre en question dans les recommandations. Il faudrait que j’utilise mieux cet outil. Je n’en ai découvert l’existence qu’il y a 2 jours.

5/Relances et promo :

J’ai relancé une partie des personnes s’étant déclarées « participant » à l’événement Facebook. Je ne peux évidemment pas garantir que cela ait eu un impact sur les ventes. Mais ça m’a permis de découvrir quelques-uns des acheteurs de l’ebook, Amazon ne permettant pas de savoir QUI a acheté.

En matière de promotion, je n’ai pas encore de plan strictement arrêté à l’heure actuelle. En revanche, je m’arrange pour parler de mon ebook sans y aller trop « bourrin » (enfin, j’espère ?).

Exemple de message posté hier : j’ai simplement relaté le cas de la personne m’ayant fait un transfert PayPal, en guise de « fait divers amusant ». Au moins une vente en a résulté, au fil de la discussion qui a suivi. Hop.

Autant il peut être utile de se servir des petites expériences vécues pour les servir en guise de « faits divers » à ses contacts, autant il est parfois encombrant de poster le même message sur 10 groupes Facebook les uns à la suite des autres. Je n’ai personnellement rien contre ceux qui le font, mais j’avoue ne pas forcément être tenté de regarder plus en détail, dans ce type de cas de figure.

Et d’ailleurs, je suis moi-même inscrit sur pas mal de groupes FB (et un ou deux groupes google+) réservés à la promotion des livres. J’ai posté quelques infos sur 3-4 d’entre eux, mais jamais dans plus de 2 en même temps.

6/Blogging :

Et bien… Le blogging, c’est ce que vous êtes en train de lire. ^^

J’ai par exemple profité de la participation à l’atelier d’écriture d’Asphodèle de la semaine dernière pour mettre, en tout début de texte partagé dans ce cadre, un rapide rappel sur la parution de mon ebook. Pour info, le texte est toujours disponible et s’intitule « la nuit des jacarandas », du nom d’un arbre aux très belles fleurs. Il a surpris plusieurs lecteurs par sa chute. Le serez-vous également ?

7/Commentaires :

Évidemment, j’ai tout fait pour motiver les lecteurs connus de moi (que ce soit via Facebook ou dans la vie quotidienne) à poster des commentaires lorsqu’ils eurent fini leur lecture.

Bilan : sur 30 achats, j’ai 8 commentaires, dont 3 de la part de blogs de chroniques, il est vrai (les commentaires les plus fournis). Ce qui nous laisse tout de même 5 commentaires, ce qui est un bon (voire très bon) ratio.

8/ Twitter:

Voilà un réseau que je sous-exploite depuis que j’y suis, faute d’avoir réussi à m’y habituer. J’ai du mal avec Twitter. C’est difficile à expliquer. Il faudrait que j’approfondisse.

 

Réflexions post publication :

Vendre à ses proches « irl », c’est bien. Vendre à ses cercles de relation (Facebook + blogging, notamment), c’est bien.

Vendre à des inconnus, c’est mieux.

Problème : comment savoir à qui on vend ? À la base, c’est impossible, puisqu’Amazon ne révèle pas l’identité des acquéreurs d’un livre.

La seule solution que j’ai trouvée, comme je l’explique plus haut, c’est de relancer (gentiment) les participants à l’événement Facebook. J’ai eu certains retours par ce procédé.

Clairement, je pense que la quasi-totalité de mes 30 ventes vient de mon cercle proche : amis, collègues, et cercles Facebook proches.

Mais je sais également de façon certaine qu’au moins 2 de mes acheteurs ont été décidés par la chronique (ô combien élogieuse de Cécile Duquenne). Les personnes en question l‘ont déclaré sur leur profil Facebook.

Au final, le recueil ne décollera véritablement que s’il parvient à dépasser le stade « cercles proches » pour toucher celui des inconnus. Ces derniers ayant alors été attirés soit par les chroniques, soit par le bouche à oreille, soit par les commentaires et le classement Amazon.

À ce jour, mon livre se classe 1 802éme au « général » et 44éme dans la catégorie SF (malgré mes 5 ventes de la journée. What ?). Autant dire que je commence à avoir moins de visibilité qu’au début. Est-ce foutu pour autant ? Je l’ignore. Samedi soir dernier, j’étais 3000éme. Les 4 achats de dimanche m’ont fait repasser à la 600éme place. Je ne suis pas madame Irma, je n’ai pas de boule de cristal, alors… Qui sait ?

Ce qui est sûr, c’est que l’avenir de ce recueil n’est plus totalement entre mes mains : il est entre les vôtres, également.

 

L’avenir :

L’avenir proche de ce livre, c’est l’étape du « papier ».

Je me suis inscrit sur createspace, qui est un service Amazon d’impression à la demande. Le livre est déjà uploadé et j’ai téléchargé l’exemple test en format PDF fourni par la plateforme de pré-visualisation.

Le format a l’air correct, mais il manque encore les mentions légales et une couverture incluant les éléments de la tranche et de la quatrième de couverture (pas le texte, mais l’image).

En théorie, je devrais avoir la version finale et complète de la couverture pour ce week-end. Pour, peut-être, l’obtention d’un exemplaire papier « test » courant août ?

Je le prendrai en photo et je vous le posterai sur ce blog, bien sûr ! J

Et peut-être organiserai-je une séance promotionnelle à l’occasion de la sortie papier ?

Ce qui est sûr :

Si vous hésitez à acheter la version numérique parce que vous préférez le papier : n’hésitez pas à télécharger la version numérique malgré tout !

Pourquoi ?

D’une part parce que cela m’aidera à grimper dans les classements (ou à ne pas chuter trop vite).

D’autre part parce que cela ne vous coutera pas plus cher. Je m’engage, contre une preuve d’achat de l’ebook, à vous défalquer du prix du livre papier le montant versé pour acquérir l’ebook.

Et inversement, tout achat d’un livre papier donnera droit à téléchargement gratuit de l’ebook. Me contacter le moment venu (lorsque la version papier sera disponible) pour plus d’informations sur ce sujet => pascal.bleval@gmail.com.

Donc, allez-y sans crainte ! ^^ Achetez mon ebook, même si vous êtes fan de papier, je vous le rendrai tôt ou tard et vous m’aurez aidé à rester visible sur Amazon, au moins un petit peu. Elle est pas belle, la vie ?

Enfin, moi, je dis ça, je dis rien. Vous faites comme vous voulez, bien entendu ! J

La prochaine fois, je vous parlerai de mon expérience createspace.

Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée !

Dormez bien, braves gens,

 

[EDIT du 24/07/2014]

Les 6 ventes d’hier m’ont fait remonter dans les classements; A l’heure où je vous parler, je suis:

394éme du général

15éme de la catégorie Ebooks kindle / SF

47éme de la catégorie Livres / SF

Pas mal, hein? ^^

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5 réflexions sur “Les aventures d’un auto-publié, épisode 3

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