Terra Nova – S1E2 – Doryphores

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Prologue et Sommaire des épisodes

Résumé de l’épisode précédent:

Denis Law est chargé par les régulateurs locaux d’assurer la sécurité du secteur « Neotopia » a bord du vaisseau Terra Nova.

Une tentative d’infiltration de la salle de navigation est déjouée par Lena Dantes, l’assistante de Denis.

Les régulateurs leur demandent d’enquêter.

 

Épisode deux:

Denis Law jeta un coup d’œil en direction du ciel artificiel : il tenait à en profiter jusqu’au dernier instant. Car à moins d’habiter au cent-cinquante-sixième étage supérieur, au plus haut de la ville-perchée, le parc d’agrément de Néotopia était le seul endroit de tout le vaisseau d’où l’on pouvait contempler la chaude lumière du soleil. Partout ailleurs, ce n’étaient que tunnels et cavernes d’acier baignés par un éclairage cru, froidement métallique. La clarté la plus absolue, sans échappatoire, régnait ainsi presque partout grâce à des lampadaires rococo disposés à intervalles très rapprochés, ainsi qu’à des millions de leds incrustées dans le mobilier urbain. Par contraste, les ombres dispensées par les arbres du parc étaient particulièrement prisées.

Poussant un léger soupir, Denis se courba en avant et monta dans le véhicule choisi par Lena Dantes : c’était un taxi banalisé, à la carrosserie rouge vif tout ce qu’il y avait de plus règlementaire. De quoi se fondre dans la circulation sans éveiller l’attention, avec une différence de taille par rapport au modèle standard : un blindage à toute épreuve et une IA autonome capable de prendre des décisions rapides en cas de pépin. Aussitôt à l’intérieur, Denis ouvrit le coffret dissimulé sous le siège arrière gauche. Il en sortit une veste beige un peu élimée ainsi qu’un jean en tissu synthétique et une paire de baskets vert clair : la tenue à la mode chez les doryphores. À l’avant, Lena fit de même, revêtant une robe d’inspiration orientale, près du corps et fendue sur les côtés, depuis les hanches jusqu’aux chevilles.

Pendant ce temps, l’IA avait démarré en douceur et s’était insérée dans la circulation pour rejoindre le tunnel de la bretelle ascensionnelle la plus proche. Ces rubans d’asphalte inondés de lumière formaient des spirales s’élevant jusqu’aux plus hauts étages et s’enfonçant dans les profondeurs de Néotopia. Ils étaient l’unique moyen de se rendre au quartier des Doryphores, aucun accès piéton n’ayant été prévu. C’était intentionnel : les insulaires, comme ils étaient parfois appelés, veillaient jalousement sur leur sécurité et s’isoler le plus possible du reste de la cité leur était apparu comme la solution la plus simple à appliquer.

L’attente ne fut pas longue, pour une fois, grâce à une circulation à peu près fluide. Pourtant, Denis s’impatienta rapidement et, manipulant les commandes de son fauteuil, il fit se retourner celui de Léna pour qu’elle lui fasse face. Elle ne manifesta pas la moindre surprise. Elle se contenta de sourire d’un air détendu et lissa ses manches du bout des doigts : la soie en était légèrement froissée.

— Quel est le programme ? lui demanda Denis, tout en se tournant vers la vitre pour fixer des yeux le visage du conducteur du véhicule qui s’était porté à leur hauteur.

Ce dernier ne se rendit pas compte qu’il était observé de près et il accéléra quelques instants plus tard, aussitôt remplacé par un autre.

— J’ai pris la liberté d’informer Heinrich Sammer de notre venue. Il nous attend.

— Ce gars me hérisse le poil et il me semblait avoir dit que je voulais me détendre, déclara Denis sur un ton sec, en faisant la moue.

— Monsieur Sammer a des connexions dans tout Néotopia, depuis la ville perchée jusqu’à Bafosse. Des rumeurs font état de liens supposés avec les régulateurs de la zone Terminus.

— Je l’ignorais. Pourquoi ne pas me l’avoir signalé plus tôt ?

— L’information n’est ni officielle ni validée par les régulateurs concernés, répondit Lena sans se départir de son sourire discret.

— Mouais. Mais depuis quand es-tu au courant ?

Lena resta silencieuse une poignée de secondes avant de répondre.

— Trois jours, dix heures et trente-sept minutes.

Denis se renfrogna, mais ne répliqua rien. Lena l’agaçait avec son sens millimétrique de l’exactitude, là où lui-même préférait se fier à son instinct. Et celui-ci lui soufflait de se méfier d’Heinrich Sammer comme de la peste.

Lena le coupa dans ses pensées :

— Nous arriverons bientôt au sas d’admission. J’estime que nous y serons dans vingt-deux minutes étant donné l’état de la circulation.

Denis cligna des yeux et l’heure s’afficha sur sa rétine droite : dix-neuf heures vingt-sept.

— Où passerons-nous la nuit ?

— J’ai réservé une chambre à l’hôtel Carpey, situé en face de la résidence de monsieur Sammer. De là, nous pourrons rendre des visites impromptues aux divers indicateurs recensés dans le quartier. Je sais, ajouta-t-elle, que vous aviez également en tête de vous détendre après votre entrevue avec messieurs les régulateurs Deus et Treus. Mais j’ai pensé que nous pouvions joindre l’utile à l’agréable.

— Te connaissant, j’imagine sans peine que tu vas me faire me lever à l’aube, demain. Du coup, je n’arrive pas vraiment à visualiser la partie « agréable » du séjour…

— Elle sera pourtant bien présente, ne vous inquiétez pas. Peut-être pas dès le début, bien sûr. Mais plus longue est l’attente, plus savoureuse est la récompense, n’est-ce pas ? dit Lena, sans la moindre once d’ironie perceptible dans la voix.

Denis se mordit les lèvres. Il se sentait tout à coup comme un gosse gourmandé par sa mère parce qu’il aurait osé réclamer sa part de gâteau.

Le taxi ralentit à cet instant pour s’engager sur une route secondaire, laissant derrière lui la spirale ascensionnelle et sa vive clarté. Devant eux s’étendait ce qui ressemblait furieusement à une voie de garage mal éclairée, à la chaussée endommagée par endroits. Pourtant, cette ruelle sombre menait presque directement au cœur du domaine d’Heinrich Sammer. Seulement quelques centaines de mètres plus loin, elle était barrée sur toute sa largeur par un cyclopéen portail d’acier, qui n’aurait pas juré au sein d’un complexe industriel. Il était zébré de longues plaques rougeâtres : de la fausse rouille, probablement, songea Denis, blasé.

L’IA stoppa le véhicule au niveau d’une incongrue et rutilante borne de contrôle. Un androïde de sécurité en sortit par l’arrière et se porta à leur rencontre. Après avoir repositionné son siège dans le bon sens, Lena ouvrit sa vitre. La voix sèche et mécanique du robot gardien emplit l’habitacle.

— Avez-vous rendez-vous ?

Ses systèmes d’autodéfense n’étaient pas visibles, mais Denis avait déjà vu de quoi les androïdes étaient capables. Il se tint donc parfaitement immobile, laissant le soin à Lena de montrer patte blanche.

— Nous sommes les agents Denis Law et Lena Dantes. Monsieur Sammer a été prévenu de notre arrivée.

Le garde resta silencieux un instant, puis il se détourna et réintégra sa guérite. Peu après, le portail s’effaça devant le taxi, qui redémarra sur les chapeaux de roues. Ils n’étaient pas en avance et leur hôte était réputé pour son impatience…

Mots à exploiter, désignés par le blog d’Olivia Billington – Des mots, une histoire :

Lumière / éclairage / clarté / lampadaire / attente / rendez-vous / quand / bientôt / demain / jour / nuit / aube / début

Soit vous prenez tous les mots, soit vous n’en sélectionnez que cinq et vous ajoutez la consigne suivante : le lieu de l’action doit être au bord d’un lac.

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Terra Nova – S1E1 – Law

Ne pas hésiter à lire le prologue, même si cela n’a rien d’obligatoire.

Sommaire des épisodes

Denis Law pencha la tête vers la droite, donnant encore davantage l’impression à ses interlocuteurs de faire face à un oiseau de proie. Sa coupe de cheveux en brosse et sa veste militaire complétaient le tableau. La touche finale, quant à elle, était apportée par le regard acéré avec lequel il balayait les environs à chaque instant. Il semblait à la recherche constante du moindre mouvement suspect, du plus petit détail qui ne cadrerait pas avec l’idée qu’il se faisait du monde et de l’ordre qui se devait d’y régner.

Pour l’heure, un point vert lumineux venait d’apparaître sur le côté droit de son champ de vision : Lena Dantes tentait de le joindre. Il activa son implant visio, et l’image en 3D d’une ravissante jeune femme tirée à quatre épingles, en grandeur nature, se matérialisa devant lui. Celle-ci observa Denis un instant sans mot dire, prenant le temps de lisser son chignon du plat de la main. Autour d’elle, plusieurs corps allongés et immobiles baignaient dans une mare de sang. Lena était impeccable. Juchée sur ses talons hauts, ses jambes fuselées moulées dans un costume crème et sa poitrine avantageuse mise en valeur par un bustier blanc, elle affichait ce petit air de dédain que Denis lui connaissait si bien.

— Tentative d’attentat déjouée dans l’aile ouest, au sous-niveau 56. Trois individus infiltrés, tous neutralisés à présent, déclara Lana sur un ton clinique.

—Laissez une équipe de nettoyage sur place et rejoignez-moi. Je suis avez les régulateurs.

— Reçu.

L’image se brouilla et la jeune femme disparut. Denis reprit le contact avec la froide et métallique réalité de la salle d’audience des régulateurs Néotopiens. Deux d’entre eux étaient présents et il était difficile de les différencier : leurs crânes imberbes, au visage creusée de rides plus profondes que le mythique Grand Canyon et à la longue chevelure blanche, se ressemblaient trop pour cela. Du reste, les régulateurs n’avaient plus de corps depuis de nombreuses décennies. Seule leur tête avait été conservée intacte, pour des besoins d’identification plus que dans le but de faciliter la communication avec autrui. Ils baignaient dans des bocaux, eux-mêmes protégés par un champ de force miroitant et irisé, mais des haut-parleurs décryptaient et retranscrivaient la moindre de leurs pensées.

— Votre rapport ? demanda le régulateur Treus.

Bien sûr, ils sont déjà au courant, songea Denis, amer.

— Tout danger est désormais écarté, se contenta-t-il de répondre.

— Votre délicieuse adjointe ne fait pas dans la dentelle, il est vrai, confirma Treus.

Treus fit claquer ce qui restait de son dentier à plusieurs reprises, une lueur amusée au fond des yeux.

C’est ça, marre toi pendant que tu le peux, vieux débris.

— Mais ce n’était pas là l’objet de notre question, compléta Deus, l’autre régulateur. Quel pourrait avoir été l’objectif des intrus, selon vous ?

— L’aile ouest renferme la salle du disque de navigation principal. Notre route s’y affiche en permanence.

— Mais encore ? insista Deus.

Denis se retint de justesse de soupirer, mais ne put s’empêcher de laisser poindre une certaine ironie dans le ton qu’il employa.

— Au sein de la population, de nombreuses voix réclament davantage de transparence au sujet de notre destination finale. Ils ont sans doute décidé d’obtenir l’information par eux-mêmes, faute de communication adéquate sur ce sujet de la part des autorités compétentes ?

— Cette zone est un véritable dédale, indiqua Treus. Nous y avons personnellement veillé au cours des récentes décennies. Comment, dans ces conditions, trois individus lambdas ont-ils pu pénétrer aussi loin dans l’aile ouest ? Vous êtes du genre débrouillard, vous devez bien avoir une idée à nous soumettre ?

— Un traitre haut placé a pu leur fournir un plan ? répondit Denis sur un ton neutre.

— Trouvez le ainsi que ses complices éventuels et éliminez-les. Vous avez carte blanche, trancha Deus.

Un lourd silence retomba ensuite, que Denis finit par rompre en se raclant la gorge.

— Auriez-vous par hasard d’autres désirs qu’il me serait possible de combler ? demanda-t-il.

— Voyez donc de quelle délicatesse ce garçon est capable ! Ah, si j’avais toujours un corps, et un ou deux siècles de moins au compteur… minauda Treus, comme un peu de couleur lui venait aux joues.

— Vous vous croyez drôle, sans doute, agent Law ? intervint Deus d’un ton cassant. Votre rôle me semble clair, mais il nous est apparu que vous le preniez plutôt à la légère, ces derniers mois. Ces la raison pour laquelle nous vous avions convoqué, et les évènements de ce jour nous confirment que nous avions vu juste. Vous êtes chargé d’assurer notre sécurité, en toutes circonstances, et donc d’anéantir toutes les sources de désordre potentiel. Même votre patronyme, « Law », n’a pas été choisi au hasard, figurez-vous. Pour vous aider dans votre tâche, nous vous avons fait don d’implants cybernétiques, qui font de vous un surhomme. Ne vous méprenez pas : ce ne sont que de simples jouets, comparés aux capacités qui sont les nôtres en tant que régulateur. En termes encore plus explicites, vous représentez à nos yeux un bon vieux tube dentifrice : vous êtes là pour nettoyer et faire briller la population de Terra Nova. Lorsque vous serez hors d’usage, nous contacterons la matrice pour lui demander de façonner votre remplaçant. En attendant ce jour, nous comptons sur vous pour vous montrer à la hauteur.

— Vous êtes le bras armé de la justice, agent Law, renchérit Treus. Mais si vos actions se font moins drastiques, s’il nous apparaît que votre capacité à nous satisfaire décline, nous interpréterons cela comme une trahison à notre égard et vous jugerons en conséquence. Est-ce clair ?

Denis hocha la tête en signe d’assentiment. Mais après ce soudain déballage verbal, les régulateurs se turent et leur regard se fit vague. Denis comprit que l’entretien était terminé et il se détourna pour se diriger vers la porte. Mais au moment où il allait poser sa main sur le mécanisme d’ouverture, Treus rompit le silence.

— Si la situation se dégrade, peut-être devrons-nous prévenir Uneus ?

— Vous vous égarez. Nul doute qu’il est déjà informé : rien ne lui échappe, à lui.

Le silence retomba et Denis sentit le poids d’un regard insistant lui démanger les omoplates. Dommage, ça devenait intéressant, se dit-il en franchissant le seuil de la porte pour se retrouver dans un long couloir baigné d’une douce lumière, encadré de murs couleur blanc cassé. Lena l’attendait patiemment et lui sourit en le voyant s’approcher. Il passa à côté d’elle sans lui accorder la moindre attention et elle lui emboita le pas. La façon de se mouvoir de la jeune femme, silencieuse et souple, évoquait à la fois les entrechats d’une danseuse étoile et la grâce mortelle d’un félin.

— Discuter avec ces dinosaures m’a décalqué le cerveau, s’exclama tout à coup Denis. D’un autre côté, je dois dire que pour une fois, les informations distillées par ces vieux chameaux, bien que cachées derrière le fatras d’habituelles inepties, en valaient la peine.

— Était-ce involontaire de leur part ? questionna Lena, sans se départir de son sourire.

— Je l’ignore, pour le moment.

Denis s’arrêta à l’issu du couloir et s’approcha d’un ascenseur express, qui ne s’ouvrit qu’après avoir identifié l’agent Law. Peu nombreux étaient ceux qui avaient le privilège douteux d’être accepté dans l’entourage physique immédiat des régulateurs.

Quelques instants plus tard et une centaine d’étages plus haut, Denis et Lena sortaient de la cabine au beau milieu d’un parc verdoyant, empli du chant d’une multitude d’oiseaux. Aucun n’était visible : il ne s’agissait que d’une bande-son. Pourtant, les bancs et les allées étaient pris d’assaut à toute heure du jour et de la nuit par une foule de badauds, venus écouter en ces lieux magiques la musique factice de la faune artificielle du jardin d’agrément.

Denis leva les yeux au ciel : un magnifique soleil y resplendissait, inondant la cité d’une lumière jaune, chaleureuse. Mais parmi les habitants de la ville-perchée, dont la cime des tours côtoyait les pseudo-nuages, nul n’ignorait que l’astre solaire n’était qu’une simple lampe accrochée à un plafond situé à un kilomètre du sol tout au plus.

— Appelle la voiture, dit Denis. Nous nous rendons au quartier des Doryphores. J’ai besoin d’évacuer tout ce maudit stress.

Lena fit un geste de la main et des pointillés vert vif s’inscrivirent en surimpression sur les rétines de Denis. Une distance s’afficha également : cent trente mètres.

Efficace petite Lena, tu avais donc tout prévu ? songea Denis en se rembrunissant. Il est peut-être temps que je me débarrasse de toi, avant que je ne sois totalement dépendant de tes compétences.

En montant dans le véhicule, garé le long du trottoir, Denis se souvint de la métaphore choisie par Deus pour le décrire. Il eut un sourire crispé.

Vous vous rendrez compte, tôt ou tard, qu’il s’avère plus facile de faire sortir le dentifrice du tube pour l’utiliser que de le forcer à y rentrer à nouveau…

Mots à exploiter, tirés du blog d’Asphodèle – Les plumes de l’écriture:

Dentifrice / délicatesse / deux / débrouillard / désirer / danse / danger / diplodocus (facultatif, transformé en « Dinosaure ») / dentier / désordre / décalquer / drastique / douceur / dédain / désormais / dentelle / dromadaire (transformé en « chameau ») / don / dédale / déballage / doryphore / drôle / départ / disque / déclin / distiller.

Les plumes d'Asphodèle

Terra Nova – prologue

Sommaire des épisodes

 

English version of this post

Le vaisseau-planétoïde Terra Nova errait sans but apparent dans l’immensité spatiale. Seules de rares lumières sporadiques éclairaient encore sa coque gris-clair gangrenée d’impacts de météorites et d’objets stellaires divers. Ses moteurs  s’étaient tous éteints les uns après les autres au fil des générations qui avaient suivi le jour du départ, depuis la station orbitale internationale de la mythique Terra.

Près d’un million d’âmes avaient embarqué aux premiers jours de la diaspora, cinq siècles auparavant. À présent, une petite trentaine de milliers de passagers survivaient tant bien que mal au cœur des entrailles rouillées du mastodonte.

L’ordre continuait plus ou moins de régner, sous la férule des régulateurs et de leurs agents, disséminés à travers la population.

Denis Law, responsable de la sécurité du secteur Néotopia, est l’un de ces agents. Il est secondé par Lena Dantes, jeune femme au caractère bien trempé et d’un flegme à toute épreuve.

Mais une rumeur, que certains avaient crue oubliée, resurgit tout à coup : une nouvelle terre promise serait à portée de main.

L’humanité saurait-elle en profiter pour renaître de ses cendres, ou bien n’était-ce qu’un mirage de plus ?