des nouvelles, enfin !

Bonsoir tout le monde !

C’est vrai, j’avoue, je vous ai délaissés ces derniers temps… Désolé ! ^^

Dernières nouvelles du jour, donc :

1/ Concours de nouvellistes !

J’y participe avec une nouvelle de Fantasy : « Celle qui éclaire nos pas ». et me voilà aux portes des ¼ de finales !

Voici le lien où lire le texte : http://notre-nouveau-monde.blogspot.fr/2015/12/6eme-tournoi-des-nouvellistes-phase-2_12.html

Vous avez jusqu’à vendredi 18/12 au soir pour lire et voter, alors soyez vif ! Je ne vous laisse pas beaucoup de délai, j’en suis conscient.

Les textes peuvent être lus directement sur le blog Nouveau Monde (via calaméo) ou téléchargés (toujours sur le blog Nouveau Monde) dans différents formats : PDF, EPUB (liseuses kobo, sony, etc…) et Mobi (liseuses kindle).

Lisez les deux textes, mais surtout, votez pour votre préféré !

 

2/ La version intégrale du « Chant de l’Arbre-Mère » est disponible sur Amazon !

Suivez CE LIEN pour aller voir ça de plus près.

 

Merci pour votre attention et bonne journée tout le monde. 😉

 

Bien à vous,

L’équipe de la Taverne Blévalienne

Fantasy et tournoi de nouvellistes au programme !

Bonjour tout le monde !

En ce début de dimanche un peu gris, quoi de mieux qu’un peu de lecture?

Si vous n’attendiez qu’une occasion pour lire, vous pouvez tout de suite cliquer ICI sans plus attendre.

Car oui, j’ai la solution, je sais comment étancher votre soif de lecture pour la journée ! Voyez plutôt:

Apprenez, bonnes gens, que l’une de mes nouvelles participe au 6éme tournoi de nouvellistes, organisé par le blog « Nouveau Monde ». Ce blog est une initiative d’Aramis Mousquetayre, un membre très actif de la sphère SFFF (Science-fiction, fantasy, fantastique… Certains y ajoutent le « H » de « horreur »).

Nous en sommes donc au tout premier tour, celui des « poules » (songez à la coupe du monde et vous comprendrez le principe: il est identique).

Pour lire les 4 nouvelles constituant ma « poule », c’est par ICI que ça se passe. Vous pouvez lire en ligne via « calaméo », mais honnêtement, c’est difficilement lisible même sur un écran « normal ».

Ma préférence personnelle va au téléchargement du PDF. => clic droit sur le symbole « PDF » et « enregistrer le lien sous ».

Autre méthode: vous pouvez cliquer ICI pour télécharger les 4 textes via ma dropbox.

N’hésitez pas à lire les 4 textes (qui sont courts: ce sont des nouvelles, pas des romans-fleuve), à voter pour vos préférés (j’ai bien dis « VOS préférés » et j’insiste sur ce point: pas de vote « aveugle », pliz, je détesterais gagner de cette façon !) et à commenter sur le blog.

Que les meilleurs gagnent ! A la fin, il n’en restera qu’un. 😉

Et n’oubliez pas: vous pouvez toujours télécharger gratuitement l’épisode 1 du « Chant de l’Arbre-Mère », sur la Fnac, sur Amazon (soit dit en passant, il est encore 7éme du top20 des titres SF gratuits !), Scribd, iTunes, Nook (Barnes & Noble), Oyster et Page Foundry.

Quant à l’épisode 2 (qui sera bientôt un regroupement des épisodes 1 et 2), il est disponible au prix juste délirant de 0,99€, pour l’instant uniquement sur Amazon et la Fnac.

Je sais, c’est trop cher, mais que voulez-vous, la culture est un luxe!

En attendant de vous croiser dans les rayons Fnac / Amazon / Nouveau Monde, je vous souhaite un excellent dimanche !

Bien cordialement,

Pascal Bléval

Chronique – les larmes du dragon – le passeur de mondes – Ghaan Ima

Lien vers la page du livre sur Amazon

Lien vers le site de l’auteur

Titre : « Les larmes du dragon »

Auteure : Ghaan Ima

Nombre de pages : 142 pages en version ebook selon Amazon

Couverture :

les larmes du dragon par Ghaan Ima

 

Quatrième de couverture :

Gwénola est une collégienne qui ne lâche sa tablette que pour embêter Bébé, son vieux chat. Elle ne sait pas que Bébé est en fait un dragon qui a le pouvoir de passer entre les dimensions. Parmi les mondes dans lesquels le chat-dragon voyage en quête de croquettes, se trouve l’île au ciel de glace. Ses habitants sont grands comme des souris sur deux-pattes et ils craignent tous le Grand Dragon. Tous, sauf un jeune garçon : Eochaid.

 

Eochaid est le meilleur archer des tribus de Dana mais c’est aussi « le fils du traître » et on lui refuse l’honneur de devenir un guerrier. Pourtant, lorsqu’il apprend que son monde est menacé par les Fir Bolgs et que seul le Grand Dragon pourra le sauver, le garçon n’hésite pas. Il poursuit l’animal légendaire au-delà de la porte. Mais Bébé, lui, ne pense qu’à manger…

 

À lire absolument si on aime :

– La fantasy atypique, avec des situations étonnantes. Est-ce de l’urban fantasy ? Pas vraiment. C’est inclassable.

– Une lecture prenante, au style direct et simple sans être simpliste. On va droit au but et c’est de très bonne facture.

 

À éviter si on cherche :

– Et bien, je ne sais pas… Si on cherche à ne pas lire, par exemple ? Oui, dans ce cas, évitez d’acheter cet ebook, ça vaudra mieux pour vous.

 

Mon avis général :

C’est un roman plutôt court, qui va droit au but. C’est davantage une novella qu’un roman, d’ailleurs. Il y a donc un nombre limité de personnages et le style est direct. Percutant, aussi. Il n’y a pas de temps « inutiles », seulement de brefs temps de repos qui permettent au lecteur de respirer et à l’histoire de repartir de plus belle, après coup.

 

Mon avis sur l’intrigue :

Elle est linéaire et ne se perd pas dans des « quêtes annexes ». On garde, tout du long, un même fil directeur clair et net. Ça peut déplaire à ceux qui aiment que ça foisonne, que l’auteur parte dans tous les sens. Ça plaira à tous les autres.

Le thème en lui-même est du genre commun, mais Ghaan est parvenue à en extraire une intrigue originale, portée par un univers étonnant et bien pensé.

 

Mon avis sur les personnages :

Le chat-dragon est vraiment bien campé, je trouve. Les deux protagonistes humains également, mais ils font forcément pâle figure face à un tel matou ! Les autres personnages montrent rapidement leur vraie nature : des porte-étendards aux couleurs de l’un des protagonistes. Je n’en dirai pas plus afin de ne rien spoiler.

 

Mon avis sur l’univers :

J’en ai déjà parlé, mais je vais me répéter : l’univers m’a paru original bien qu’empruntant par certains côtés à des légendes connues. Yggdrasil, par exemple, est certainement tiré de la culture Nordique. Dans Simmons y fait également référence dans son cycle d’Hyperion, d’ailleurs.

Ceci étant dit, il y a beaucoup d’éléments 100% originaux dans l’univers dépeint par l’auteure. C’est flamboyant sans être exagéré, tout du long. Ghaan Ima nous décrit un monde fantastique, mais pétri de réalisme comme je les aime.

 

Le petit plus du livre : la facilité de lecture.

C’est un roman qui se dévore, tout simplement. On n’a pas le temps de s’ennuyer, il est parfois même carrément difficile de le lâcher.

 

En guise de conclusion :

Avez-vous lu ce livre ? L’avez-vous aimé ?

Dans ce cas, n’oubliez pas d’en parler autour de vous ! De commenter la page Amazon du livre !

Cela peut paraître anodin, mais c’est important, car Amazon prend en compte le nombre de commentaires positifs des livres Kindle lorsqu’il adresse ses recommandations à ses clients. Pensez-y !

 

En attendant ma prochaine chronique, qui portera sur « Une sombre histoire de sang » de Lise Journet, je vous souhaite une bonne soirée. Jles larmes du dragon par Ghaan Ima

La naissance d’une fée — épisode 2 / 2

Bonsoir !

Comme son titre l’indique, ce texte fait suite à « la naissance d’une fée – épisode 1/2« .

Pour rappel, j’avais écrit l’épisode 1 dans le cadre de l’atelier d’exercices d’écriture des Plumes d’Asphodèle. Il y a un nouvel atelier cette semaine, mais les mots étaient trop éloignés de l’univers « fantasy » pour que je puisse les exploiter pour conclure mon histoire de la naissance d’une fée. J’ai donc décidé d’écrire cette suite « hors atelier ».

Mais ne vous inquiétez pas ! J’écrirai AUSSI un texte pour les plumes, en utilisant les mots de la semaine. 🙂

Mais à présent, place au texte ! Je vous souhaite une bonne lecture, ainsi qu’une bonne soirée:

La naissance d’une fée, épisode 2/2

Après s’être réceptionnée à quelques mètres de Livianne, l’arachaure rejeta la tête en arrière pour émettre une série de claquements secs. Elle se précipita ensuite sur un premier œuf qu’elle transperça de ses crocs. Des bruits de succion se firent entendre et la fée assista, impuissante, au festin de la femme-araignée. Après quelques instants, la créature envoya la coquille se briser contre un rocher. Un embryon inerte, presque un bébé, glissa sur l’herbe. Il ne fallut que quelques secondes à la prédatrice pour le déchiqueter entre ses mandibules, ne laissant derrière elle qu’un cadavre mutilé.

L’arachaure tourna alors son attention vers un second œuf et le massacre se poursuivit ainsi de longues minutes avant que Livianne ne parvienne enfin à se redresser sans être prise d’un malaise. Le spectacle atroce des carcasses des nouveau-nés l’emplit de désespoir. Pourtant, l’un des œufs n’avait pas encore subi la faim dévorante de l’araignée et Livianne sentit ses forces lui revenir. Elle battit des ailes, s’enveloppa d’un écran de poussière magique et harangua son ennemie. Celle-ci se dirigeait déjà vers l’ultime survivante de la couvaison.

— Celui-là, tu ne l’auras pas, monstre !

L’arachaure tourna ses yeux de braise vers l’imprudente qui osait lui tenir tête. Elle émit un long crissement, fit quelques pas sur le côté, en arrière, puis bondit sur Livianne, passant à l’attaque sans crier gare. La fée s’envola au dernier instant, esquivant avec agilité les crocs mortels de son adversaire. La créature se retrouva immergée dans la poussière de Livianne. Celle-ci mit ses mains en porte-voix devant sa bouche et souffla dedans. Un vent puissant se leva, renforçant la magie qui entourait l’arachaure. Une multitude d’entailles ensanglantèrent son corps et elle cria de douleur. Ses jambes ployèrent sous son propre poids et il sembla qu’elle allait succomber, mais elle se propulsa vers le haut avec l’énergie du désespoir. Un long fil jaillit de son abdomen pour s’enrouler autour d’une branche d’arbre. En un éclair, l’araignée était hors d’atteinte. Ses yeux se fixèrent sur Livianne, qui hésita un instant de trop et ne put échapper à la toile que l’arachaure projeta tout à coup dans sa direction.

Ses ailes engluées, prisonnière d’une gangue plus solide que du métal, la fée vint s’écraser à terre, la tête la première. Lorsqu’elle rouvrit les paupières, un voile noir lui obscurcissait le champ de vision et ses tempes battaient sous l’effet d’une atroce souffrance. Les mâchoires de l’araignée se refermèrent dans son cou et Livianne vomit, sans rien pouvoir faire pour s’en empêcher. Vaincue, elle se détendit, tandis que sa prédatrice s’apprêtait à lui donner le coup de grâce. Mais au tout dernier instant, une violente bourrasque se saisit de la créature et de sa proie et les expédia en l’air.

Livianne crut qu’elle allait percuter le sol, mais un filet invisible la soutint et la déposa sur l’herbe avec douceur. Puis, des mains la délivrèrent de la toile qui l’enserrait. Lorsqu’elle reprit conscience, plusieurs fées l’entouraient. Elle voulut se relever, mais ses jambes la trahirent et elle s’écroula tel un pantin sans fil. Ses sœurs la fixèrent, au désarroi. L’une d’elles s’approcha et recouvrit Livianne de sa poussière. Elle se sentit mieux, un instant, mais le froid glacial qui s’insinuait peu à peu dans ses membres refusa de céder du terrain. Au contraire, il s’étendit aux ailes, qui retombèrent à terre. Livianne tenta de les faire battre, une fois, deux fois, mais en vain.

Je vais mourir ?

Au moment où elle comprit enfin ce qui lui arrivait, elle vit le corps désarticulé de l’arachaure : la créature gisait à côté de l’œuf resté intact. Livianne rassembla ses dernières forces et rampa dans sa direction. Interloquées, ses sœurs l’accompagnèrent, lui faisant sans s’être concertées une procession funèbre empreinte de respect et de discrétion.

Procédant par étapes pour s’économises, Livianne longea le cadavre de l’araignée. Celle-ci semblait l’observer. Si elle avait tendu le bras, Livianne aurait pu la toucher, mais elle se contint. Au contraire, se détournant de celle qui l’avait brisé, elle continua sa lente progression jusqu’à atteindre l’unique survivant du massacre. Prise d’une soudaine impulsion, elle enlaça l’œuf et pleura en silence.

Les sœurs de Livianne chuchotèrent, mais elles ne firent rien pour empêcher ce qu’il advint ensuite. Car peu à peu, les larmes de Livianne se changèrent en un diamant aux mille facettes.

— Un joyau-âme, murmura l’une des fées, empli d’une secrète admiration pour la mourante.

Comme la vie quittait Livianne, l’étoile pénétra l’œuf. Après quelques instants, une douce lueur le baigna de l’intérieur et la forme qu’il renfermait s’agita. Des fissures s’étendirent à sa surface et il s’ouvrit soudain. Le nouveau-né se retrouva allongé sur le sol et il leva les mains vers le ciel en gazouillant. Deux paires d’ailes chatoyantes et dorées se déployèrent dans son dos et lui firent un cocon de lumière. Seuls ses yeux, aux prunelles violettes, demeurèrent visibles au travers de ses élytres.

L’une des sœurs qui avaient tenté de sauver Livianne s’approcha de l’enfant-fée. En quelques battements d’ailes, elle l’enveloppa d’une fine poussière pour lui souhaiter la bienvenue.

— Tu t’appelleras Luynivianne, car Livianne t’a protégée. Tu es désormais une féérique. Le joyau-âme confié à ta garde a développé le don que tu renfermais en toi, qui semblait pourtant prêt à s’étioler avant même ta naissance. Mon nom est Dranil et je ferai tout pour te montrer la voie, jusqu’à mon départ pour les rives de la mort.

L’enfant-fée regarda la femme qui venait de parler, puis elle lui sourit et lui tendit les mains. Dranil se pencha en avant et l’enlaça.

Le cycle de la vie continuait sur sa lancée, imperturbable.

 FIN

Ma participation aux 24h de la nouvelle, version 2015

Bonjour tout le monde !

Je participe donc, cette année encore, aux 24 heures de la nouvelle.

La contrainte qui a été tirée au sort il y a une heure est la suivante:

“L’histoire doit intégrer un lieu abandonné depuis un certain temps. Que ce soit juste une pièce oubliée, un château en ruine, une ancienne station de métro désaffectée ou encore un vieux jardin en friche par exemple.”

Pour le moment, je n’ai pas encore vraiment d’intrigue. Pour cette nouvelle, j’ai décidé de me focaliser sur les personnages principaux. J’ai donc créé 3 fiches de personnages.

Sur cet article, je partagerai avec vous, au fil de l’eau, mes avancées en terme de préparation « pré-écriture ».

Je tâcherai de ne pas révéler l’intrigue, bien entendu.

Je vais commencer par partager avec vous mes fiches de personnages:

Il me reste à déterminer les adversaires à opposer à mes trois héros.

Sous le regard torve de la lune bleue

Crédits Illustration: RGDraw

Personnages :

Naphtalina, magicienne irascible et famélique

Nota : la naphtaline est très toxique pour les êtres vivants et ne sens pas très bon !

Explication du choix du nom :

À sa naissance, son père a trouvé que « tout cela sentait si mauvais qu’il m’a semblé, un instant, qu’un rongeur quelconque était mort sous le lit. Et à en croire le boucan que les nuisibles ont fait dans la pièce avant de s’enfuir, je me suis dit : « ce bébé est plus efficace à lui seul qu’un bon quintal de naphtaline ! »

Et il n’a pas eu tort. Depuis, Naphtalina s’est spécialisée dans la chasse aux animaux dangereux, ou tout simplement nuisibles pour l’homme, grâce à ses puissants pouvoirs magiques basés sur la concentration et le « vouloir ». Car « le vouloir, c’est le pouvoir ! »

Physique malingre, émaciée, mais pas ingrat pour autant. On la croit tout le temps malade, voire mourante, mais elle est comme le phénix : c’est quand elle est au plus mal qu’elle se révèle dans toute sa puissance.

Cheveux blonds très fins, presque blancs. Visage rond comme une lune.

S’habille à l’orientale : tunique serrée en haut (peu de poitrine) et pantalons de fine soie en bas (tissu importé de la lointaine et orientale Outzekie).

Ses armes favorites : son humour noir, sa langue acérée et ses sortilèges, pas forcément dans cet ordre.

Couleurs favorites : ocre et bleu délavé.


 Jack Torgrain, faux nain, vrai petit homme drogué à la bière à la cerise

Originaire des provinces de l’est du Haut-Gandar, accolées à la seconde épine dorsale du monde (les monts ébréchés)

À force de subir les moqueries de ses camarades, qui raillent tous sa petite taille, il finit par se prendre lui-même pour un nain, descendant des anciens clans des monts Galgoths, véritable épine dorsale du monde.

Depuis qu’il est majeur, il boit de la bière à la cerise qu’il distille lui-même, après avoir lu un antique manuel rédigé par de vrais nains Galgothiens.

Sur sa cotte de maille sont cousues de multiples bourses, autour de sa taille, dans lesquelles il range son matériel essentiel : pipe en bois, blague à tabac, briquet à l’amadou.

Sans oublier, dans son sac à dos : le matériel nécessaire pour distiller son alcool à la cerise ou pour faire de bons petits plats, selon les occasions.

Vêtu en permanence soit d’une cotte de maille, soit d’une tunique aux mailles argentées, ressemblant à s’y méprendre à une tunique de maille.

Ses armes favorites : haches de lancer, hache de guerre à double lame, marteau de guerre.

Couleurs favorites : gris métal, rouge cerise

 

Gérald Massapena, faux elfe, vrai humain cleptomane

Originaire des provinces du sud du Bas-Gandar, région côtière en proie à la piraterie. Il a appris très jeune à se débrouiller par lui-même. Malgré sa grande taille (1m80), il a su développer un vrai talent de voleur à la tire, ajoutant ainsi à sa propension naturelle à la cleptomanie.

Parvenu à l’âge adulte, il a décidé de se faire passer pour un elfe des forêts, qui habitent les provinces de l’ouest du Moyen-Gandar.

Il a donc contacté un mage spécialisé dans la Maegikus Aesthetikus, qui lui a tiré les oreilles en pointe, a étiré ses paupières en amande et les a piqueté d’or. Ses cheveux sont aussi devenus nettement plus blonds et il a gagné en grâce « naturelle ». Malheureusement, ses manières sont restées celles d’un homme.

Privilégie les vêtements resserrés, lui permettant une meilleure liberté de mouvement et une plus grande discrétion.

Ses armes favorites : la dague et l’arc.

Couleurs favorites : vert et argenté

L’Ombre (ou le Démombre) :

Forme sombre, éthérée, emprisonnée au fond de l’antique cité de Garganth.

Cette créature est protégée par les hommes-brouillards, qui lui vouent un culte morbide. Ils ne rêvent que d’une chose : la libérer de ses chaînes. Y parviendront-ils ?

Sa nature est mystérieuse et nul ne sait si elle est maléfique ou bénéfique. Elle détient de grands pouvoirs, notamment celui d’influer sur les créatures et les êtres qui l’entourent, bien que d’une façon très limitée tant qu’elle est prisonnière du château délabré. Elle promet monts et merveilles à qui la libérerait, mais personne ne peut pénétrer dans le château sans mourir aussitôt.

Problème : le château renferme également un artefact dont la prophétesse a besoin pour survivre.

Les hommes-brouillards :

Ainsi dénommés car depuis qu’ils ont choisi de s’installer aux alentours du vieux château, leur corps semble avoir perdu une partie de sa substance. Les contours de leurs corps sont parfois brouillés et des rumeurs leur prêtent des capacités de passe-murailles.

Leur chef, Guillaume de Lones, s’est taillé une solide réputation de nécromancien, après avoir suivi les enseignements de l’école de magie de Gaash. Son blason : un dragon rampant surmonté d’un crâne ricanant.

De grande taille, longiligne, il aurait des ascendances elfiques, ce qui expliquerait son affinité avec la magie. Il est d’une pâleur cadavérique. Nul ne sait pourquoi ni lui, ni ses hommes-brouillards, ne sont attaqués par les goules.

Lune, la prophétesse :

Immergée dans une bulle d’eau, au cœur de la cité volante de Panarge, elle préside à la destinée du monde.

La prophétesse actuelle, « Lune »,  ressemble désormais plus à un cadavre pourrissant qu’à une divine prophétesse. En effet, tous les deux cent ans, une fleur sacrée de Tiara éclot, du sein de laquelle surgit à chaque fois une nouvelle prophétesse. Le bébé doit être placé, peu après la naissance, dans la même bulle d’eau que la prophétesse vieillissante. Cette dernière transmet alors ses pouvoirs à la nouvelle prophétesse, qui la remplace aussitôt.

Malheureusement, cela fait désormais trois-cent soixante dix ans que Lune survit, car la précédente fleur de Tiara a été détruite par l’arrivée de mystérieux vaisseaux d’outre-monde, en forme d’épée, dont jaillit une foule d’humains porteurs d’armes projetant d’étranges rayons mortels.

Peu après leur arrivée, cependant, la destruction de la fleur de Tiara a produit une onde de choc de magie négative qui les a tous changés en goules immortelles, leur faisant perdre toute conscience d’eux-mêmes et de leur passé.

Il est désormais temps de préparer la venue du prochain élu légendaire qui, seul, pourra aider la prochaine prophétesse à naître. Pour cela, la prophétesse a besoin de la boussole d’orichalque qui a été perdu dans le château de Garganth au moment de l’arrivée des étrangers.

Cette boussole désignera le prochain élu, qui devra être baigné par les rayons de la lune bleue aussitôt après sa naissance.

Il ne me reste plus qu’à mettre en place l’intrigue, à présent ! Mais là, ce sera motus et bouche cousue. Je me permettrai juste ce petit pitch rapide :

Je vais vous conter la quête de Jack, Gérald et Naphta, à la recherche de la Boussole d’Orichalque.

[EDIT]: il est 1h10 de matin, j’ai achevé le premier jet de mon texte avec 6 624 mots. 🙂 Demain, il sera toujours temps de passer le texte à la moulinette d’antidote et tout ça.

Bonne nuit tout le monde !

[EDIT2]: il est 8h11 du matin, je suis debout et un peu fatigué, faut avouer. bref, il est temps de relire / corriger.

Second passage sur le texte : mes réflexions nocturnes m’ont fait me rendre compte qu’il y avait peut-être un point ou deux à améliorer dans le texte. J’ai donc défini quelques éléments à regarder avec attention lors de cette relecture de « À l’ombre de la boussole… »

1/ Le relire pour voir si les personnages sont bien décrits et les notions bien expliquées à leur première apparition.

2/ En rajouter un peu au rôle de Gérald, qui semble le moins utile des trois membres du petit groupe.

3/ En rajouter un peu sur le côté « en ruines » du château.

4/ Traquer les répétitions : il y en a un peu plus de 220 au compteur, à la fin du premier jet, sur 6 600 mots, ce qui est fort honorable, selon moi. Par contre, j’ai pas mal répété le mot « château ».

[EDIT3]: au final, il reste 80 répétitions et le texte a grossi jusqu’à atteindre 6 750 mots.

J’en resterai là. Je n’ai plus qu’à mettre le post à jour sur le site des 24 heures de la nouvelle, puis à attendre la validation par l’équipe en charge de ce beau projet pour vous donner, enfin, le lien qui vous permettra de lire « Sous le regard torve de la lune bleue – À l’ombre de la boussole ».

[EDIT final]: voici dont l’url tant attendue de ma participation aux 24h de la nouvelle: ICI

La naissance d’une fée – épisode 1/2

Bonsoir tout le monde !

En préambule de ce texte, j’ai deux informations importantes à vous communiquer:

1/  Aujourd’hui même s’est ouvert un événement d’un genre nouveau, j’ai nommé une « foire aux cadeaux de l’auto-édition ». Cet événement est ouvert à tous: auteurs autant que lecteurs.

J’ai d’ores et déjà partagé deux articles sur le sujet sur mon blog, à savoir ici et ici.

En tant qu’auteur, il s’agit de proposer un cadeau (un livre numérique gratuit ou à prix réduit, par exemple) en échange de l’inscription d’un lecteur à sa newsletter. La mienne est accessible en cliquant ici, incidemment.

En tant que lecteur, il s’agit donc, en échange de lectures gratuites ou à prix réduit, de confier une adresse mail à un auteur. De nombreux genres différents seront réunis. Ce n’est pas spécifiquement un événement SF, ou fantasy: il y aura de tout.

Pour avoir une idée du cadeau que je propose (en l’occurrence, c’est de la science-fiction), cliquez ici.

En synthèse, il s’agit de recevoir, chaque mois dans votre boite mail, chacun des 7 épisodes que comporte ma prochaine publication en tant qu’auteur indépendant. C’est à dire: le chant de l’Arbre-Mère. La publication du premier épisode est prévue le 15 juin prochain.

Pour vous faire une idée du type d’histoire dont il s’agit, vous pouvez lire le tout premier épisode en prépublication hebdomadaire (chaque vendredi), ici.

2/ Concernant le texte partagé ce mois-ci dans le cadre de l’Atelier d’Asphodèle, et si vous avez du mal à visualiser ce qu’est un Byzante ou une Arachaure, je vous suggère (mais ce n’est pas obligatoire pour comprendre le texte, je pense), de vous rendre ici. Vous trouverez dans cet article une description sommaire de ce que sont ces charmantes bestioles.

 

Mais à présent, place au texte ! Je vous souhaite bonne lecture. 🙂

Pour info, il pèse 700 mots tout rond, titre et (à suivre) compris.

 

La  naissance d’une fée, épisode 1/2

Livianne voletait d’œuf en œuf, avec la velléité de bien faire. Elle guettait de ses yeux en amande l’éphémère étincelle de magie annonçant une éclosion. Elle espérait être la première à la déceler, cette fois-ci. À cette idée, ses ailes vibrèrent d’excitation. Leurs nervures relâchèrent une pincée de pouvoir et des volutes roses envahirent la crèche.

— Tu ne pourrais pas te contenir un peu ? la gourmanda Nôvi, l’une de ses sœurs.

La joie de Livianne était contagieuse : Nôvi lui sourit et s’approcha d’elle en virevoltant. Les deux fées entamèrent une valse à laquelle se joignirent les autres nourrices. Le bonheur d’aider un enfant-fée à prendre son envol surpassait cent fois le déplaisir de l’attente qui précédait. Mais entre-temps, tous les prétextes étaient bons pour se détendre ! Sauf incident gravissime, il était écrit que l’ambiance serait festive.

À cet instant, elles ne savaient pas de quel être en devenir elles seraient responsables : cela serait décidé lors d’une grande cérémonie. Pour le moment, elles lorgnaient toutes avec envie sur les œufs les plus lumineux. Les autres donneraient probablement naissance à des sylphides, non à des fées. Elles se verraient confiées à leurs pairs et recevraient de leur part tout l’amour qu’elles méritaient, bien qu’appartenant à une espèce dénuée de pouvoirs féériques.

À bout de souffle, Livianne se laissa retomber au sol. Une vibration sourde la mit en alerte. Elle avait déjà ressenti un tel trouble lors de son dernier voyage via l’interstice, jusqu’à la ville de Maechanicka, sur la planète des humains. Là-bas, cela annonçait le passage du tramway, cet étrange serpent d’acier hantant les souterrains de la cité de métal. Mais ici…

Une légère brise se leva, enveloppant la crèche dans une épaisse purée de pois…

— Un troupeau de Byzantes ! s’écria une fée.

Son visage couturé de rides se plissait de peur. Bientôt, les Byzantes piétineraient la crèche sans même ralentir leur course. Il reste trop peu de temps, songea Livianne, désespérée. Elle se précipita sur un œuf, mais une nourrice la devança et quitta la crèche à tire d’ailes, suivie par plusieurs de ses sœurs.

Pendant ce temps, les élytres de Livianne viraient déjà chocolat. Elle se savait allergique aux poils de Byzantes, au point de risquer de perdre une partie de ses pouvoirs voire de ne plus pouvoir voler si elle ne fuyait pas !

Livianne secoua ses ailes pour leur faire recouvrer leurs couleurs naturelles. Elle aurait besoin de toutes ses forces pour faire ce qu’elle avait en tête. Autour d’elle ne restaient plus que les œufs les plus petits : ils étaient pâles, mais ils contenaient ou une âme endormie et elle voulait toutes les sauver.

En se concentrant, Livianne modela la poussière féérique qui s’écoulait de ses élytres pour en envelopper les œufs. Puis, faisant appel à toute sa magie, elle les souleva de terre. Ils étaient nombreux et Livianne craignit qu’elle avait n’y arrive pas sans aide. Malheureusement, elle était la dernière fée présente : dans la confusion, les autres l’avaient oubliée. Alors, Livianne rassembla ses forces et sortit de la crèche tant bien que mal. Alourdie par son fardeau, elle sentit qu’elle ne pourrait tenir longtemps à ce rythme.

Le front creusé par l’effort, elle s’envola avec l’idée de se tapir dans les broussailles, à l’orée du bois le plus proche. Il se trouvait à moins de dix mètres, mais le troupeau lui tomba dessus avant qu’elle ne l’atteigne. Elle rebondit sur la carapace pelucheuse de l’une de ces créatures improbables aux pattes d’insectes, au corps de buffle et à la trompe de tapir. Elle ne contrôlait plus son vol, mais elle s’acharna à protéger les œufs jusqu’au bout, priant qu’Inusiel lui vienne en aide.

Lorsqu’elle rouvrit les paupières, elle était allongée sur un tapis de mousse et les œufs l’entouraient, intacts.

Elle tenta de se relever, mais se sentit mal et retomba en arrière. Son regard fut alors attiré par un mouvement, au-dessus d’elle. Une arachaure aux crochets luisants de poison se laissait descendre le long de son fil, depuis la branche la plus proche. La créature affamée fondit sur les œufs, sans prêter la moindre attention à Livianne…

(à suivre)

 

Mots à exploiter, tirés du blog d’Asphodèle – Les plumes de l’écriture: il me manque deux mots, cette fois-ci. « censure » et « baiser »

Attente, allergie, velléité, brise, espérance, étincelle, écrire, déplaisir, censure, enfant, gourmandise, première, tramway, rides, éphémère, envie, amour, voyage, peluche, chocolat, tapir (l’animal ou le verbe au choix), envol, baiser (dans le sens que vous voulez), vibrer, volutes, valser.

Les plumes d'Asphodèle

L’accueil d’une nouvelle fée…

Hello ! Des nouvelles de votre serviteur Pascal Bléval: j’ai déposé cette semaine, auprès de l’Urssaf, une demande de création de micro-entreprise. Je serai donc, sous 2 à 3 semaines, l’heureux détenteur d’un code SIRET d’auteur auto-entrepreneur et auto-publié. 🙂 Avec toutes ces autos, j’espère bien aller très, très, très loin ! Il ne reste plus qu’à m’approvisionner en carburant, c’est à dire en lecteurs. Hé oui, c’est de vous que je parle ! 😉

Au sommaire d’aujourd’hui: des fées !

Pour information: le texte que je vous propose aujourd’hui pèse 563 mots (selon word).

Présentation du texte :

Cette fois encore, ce sera un texte tiré de mon univers des Terres Sombres. Mais en nettement plus calme, en revanche. Plus aérien et détendu. Découvrez les fées Imdrasil, Luynivianne et Marlissa. Observez-les attendant la venue de Bérune, le quatrième et dernier membre de leur groupe.

Bonne lecture !

 

L’accueil d’une nouvelle fée…

 

La douceur du printemps désertait peu à peu les plaines environnantes, remplacée par l’implacable chaleur d’un début d’été précoce. Tirée de son sommeil par quelques notes de musique, Imdrasil déplia ses ailes translucides veinées d’or et sortit de son cocon de nuit en s’étirant avec volupté. Elle quittait toujours à regret cet édredon pelucheux qui l’enveloppait de tendres caresses lorsqu’enfin le soleil se couchait. Au petit jour, le plus souvent, l’esprit de la jeune fée s’accrochait avec paresse aux ultimes lambeaux de ses rêveries. C’était comme une renaissance chaque jour renouvelée, avec toutes les promesses de peines et de douleurs, mais également de joies et de découvertes, que cela impliquait.

Les paupières d’Imdrasil clignèrent et s’ouvrirent, révélant deux pupilles d’un pourpre sombre parsemé de gouttelettes d’or fin. Elle se passa une main dans sa chevelure brune tissée de discrets reflets carmin, puis secoua la tête pour tenter de se remettre les idées en place.

Ce matin, les songes d’Imdrasil faisaient échos à l’air joué par Marlissa, sa voisine au sein de l’Arbre-Monde. Les tonalités vaporeuses de la musique se paraient d’un fort désir de calme et de tranquillité. Imdrasil aurait aimé faire un peu plus longtemps sa bernard-l’hermite, mais l’appel était irrésistible. Elle s’approcha de l’une des cloisons de sa cellule et y apposa une main. D’elles-mêmes, ses ailes se rabattirent sur son corps nu aux formes généreuses et l’enveloppèrent avec la douceur et la légèreté d’une nuisette.

La paroi s’écarta devant Imdrasil, lui céda le passage. De l’autre côté, Luynivianne, la dernière arrivée dans l’Arbre-Monde, virevoltait avec insouciance et dans le plus simple appareil autour de Marlissa. Les fins cheveux bruns de la jeunette scintillaient d’éclats bleutés comme ils accrochaient les premiers rayons du soleil. Ils illuminaient et réchauffaient l’intérieur de la cellule de Marlissa au travers d’une large fenêtre donnant sur l’extérieur.

L’atmosphère était saturée par un sentiment de liberté. L’urgence de la semaine passée, lorsqu’il avait fallu préparer le cocon de Luynivianne, avait disparu. Leur petit univers avait retrouvé sa stabilité coutumière. Pourtant, aujourd’hui encore, ils accueilleraient une nouvelle sœur. La Reine Miluine les en avait averties, quelques jours plus tôt, par l’intermédiaire d’une cigogne annonciatrice : « Deux sœurs vous seront données à huit jours d’intervalle. Nous comptons sur vous pour veiller sur elles avec attention et amour. L’une d’elles se nomme Luynivianne. Elle est fort jeune, mais son pouvoir est déjà très prometteur. L’étoile de la seconde pourrait vous apparaître fort pâle en comparaison, mais ne vous y fiez pas : Bérune saura nous surprendre et nous ravir par ses exploits, nous n’en doutons pas. Luynivianne sera l’adret et Bérune l’ubac, mais toutes deux sont nées fées et à ce titre, précieuses à nos yeux. »

Après avoir délivré son message, la cigogne était repartie dans un grand battement d’ailes et un déluge de plumes blanches.

Imdrasil se rapprocha de la fenêtre et Luynivianne se posa à côté d’elle.

— De quoi elle a l’air, Bérune, dis ? Elle est gentille ? Tu la connais ?

— Je l’ignore, Luy. Je suis comme toi : je ne l’ai encore jamais vue. Mais ne t’en fais pas : elle sera bientôt là.

Pour oublier son impatience, Luynivianne retourna en riant jouer auprès de Marlissa. Imdrasil laissa ses pensées vagabonder, observant le lent défilement des nuages dans le ciel.

À quoi ressembles-tu, Bérune ? Serons-nous amies ? Viens vite, je t’attends !

FIN

 

Mots à exploiter, tirés du blog d’Asphodèle – Les plumes de l’écriture: je crois bien avoir utilisé tous les mots. 🙂

Douceur, printemps, déserter, sommeil, chaleur, renaissance, air, bernard-l’hermite, édredon, paresse, plume, aile, volupté, insouciance, liberté, vaporeux, virevolter, cigogne, nuisette, ubac, univers, urgence.

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