Pourquoi nous écrivons tous…

J’ai participé il y a peu de temps à un projet de « livre-chorale ».

L’initiateur du projet n’est autre que Frédéric Clémentz, du blog « écrire et s’enrichir« .

Cet ebook est sorti il y a quelques jours et, cerise sur le gâteau, il est en téléchargement gratuit. Alors, pourquoi s’en priver?

Les sentinelles du rêve

2015 - 04 - 06 - Article - Pourquoi j'écris - couverture du livre-chorale de Frédéric Clémentz

Je me permets de vous retranscrire ma propre intervention. N’hésitez pas à venir exposer la votre en commentaire ! Plus on est de fous, plus il y a de riz !

Parfois, je me dis que ma vie serait plus facile si je n’écrivais pas.

Écrire prend du temps, réclame de l’énergie, de la patience, de la persévérance. Écrire est un métier et à ce titre, c’est une activité exigeante. Oui, il m’est arrivé de me forcer à allumer mon ordinateur pour me mettre à l’ouvrage. Si je devais attendre le bon vouloir de ma muse pour noircir des pages, je crois bien que j’attendrais encore.

Alors qu’avec un bon coup de pied au derrière… Efficacité garantie !

Mais dans ce cas, pourquoi écris-tu ?

J’écris parce que j’adore créer des univers. J’écris parce que voir évoluer mes intrigues et regarder vivre mes personnages alimente mon plaisir ! J’écris parce que j’aime recevoir des retours critiques, même négatifs, du moment qu’ils sont constructifs et me font progresser.

J’écris parce que, au même titre que la lecture, les films et la musique, l’écriture m’aide à rêver et à m’évader.

Et puis, parfois, me voici confronté à des émotions confuses, des bouffées d’angoisse. Alors, oui, poser ces sentiments négatifs sur le papier à travers une fiction permet de dépasser l’émotion, puis, au terme d’une lutte toujours violente, voire sanglante, la terrasser. C’est ma méthode.

Et vous, quelle est votre méthode ?

Mais pour être tout à fait franc avec vous, à travers l’écriture je vise un autre but, beaucoup moins avouable.

Un jour, je le crois, les Nouvellistes domineront le monde. Je croise les doigts pour que ce jour-là, le Dieu de la Nouvelle et des Courts Écrits daigne me reconnaître comme son fidèle serviteur. Peut-être, alors, épargnera-t-il mon âme ?

Amis lecteurs, je vous le dis : fantastique, magie, ou science-fiction ne sont que la vie. Alors, comme pour la vie, je vous invite à les dévorer !

Bon lundi de Pâques !

C’est quoi « j’achète un livre d’un jeune auteur Francophone »

Sous-titre : « ou comment tenter d’aider les jeunes auteurs à percer, nom de d’you, et autres actualités littératuresques… »

Oui, je sais, c’est un gros sous-titre. Que voulez-vous, c’est comme ça, hein? 🙂

 

Il y a eu pas mal d’actualité autour du monde du livre, ces dernières semaines. Comme quoi, on a beau être en août, tout le monde n’est pas en vacances.

À commencer par le Québec : deux auteurs Québécois (Patrice Cazeault et Amélie Dubé) ont lancé l’appel du 12 août. Faites la recherche sur google. Vous trouverez notamment un bon article sur le sujet (selon moi). Il vous donnera les informations de base et nécessaires.

Mais d’une manière générale, vous trouverez moults sites désireux de vous renseigner sur le sujet. En substance, l’idée est d’aider les auteurs Québécois en encourageant les lecteurs a acheté spécifiquement « local ».

Plus près de chez nous, Gaëlle Dupille (vous pouvez cliquer sur le nom pour aller voir son article sur le sujet) s’est emparée de l’idée et l’a un peu transformée, élargie par certains côtés:

L’idée est, cette fois-ci, d’acheter un livre francophone dans les genres de la Science-fiction, de la fantasy ou du fantastique le 1er septembre prochain. Elle a d’ailleurs créé un événement Facebook pour l’occasion.

Les éditions L’ivre book ont, de leur côté, décidé d’allonger leur offre « 2 livres achetés, un livre offert » jusqu’au 1er septembre, alors qu’elle devait s’achever le 31 août. Cela a été annoncé dans le cadre de l’événement Facebook, par la bouche de Lilian Ronchaud, mais l’information n’a pas encore été mise à jour sur son profil FB ou sur le site même de la maison d’édition.

Les deux idées sont fort louables et on ne peut qu’applaudir des deux mains: cela fait avancer les choses, et dans la bonne direction,  je trouve.

De mon côté, j’irais plus loin encore :

Le 1er septembre prochain (ou le 12 août, ou n’importe quel autre jour, d’ailleurs), j’achèterai :

  • Du jeune auteur bien frais, pas encore trop connu, qu’il officie dans les domaines dits « de genre » ou dits de « littérature blanche », « divertissement », « polar », etc… Peu importe, au fond. Mais je compte acheter, idéalement, de l’auteur pas encore trop connu.

Du coup, transformons donc ça en « Journée de la découverte des nouveaux talents de la littérature » !

Le genre, on s’en fiche, chacun lit ce qu’il veut. Mais découvrez de nouveaux auteurs ! Ou relativement nouveaux, en tout cas.

Comme je me sens l’âme généreuse, je vous propose en toute fin de cet article non pas un, ni deux, mais six auteurs à découvrir (en fait non, DIX auteurs).

Pas spécialement dans l’ordre de préférence. Juste dans l’ordre d’arrivée, comme ça me vient, tout ça. Rendez-vous tout en bas, pour les plus pressé(e)s d’entre vous.

 

Pour les autres, suite de l’actualité Littératuresque avec, cette fois-ci, l’appel de Neil Jomunsi à célébrer le « Ray’s Day » (du nom de « Ray Bradbury » , célèbre et inventif auteur de science-fiction, hélas décédé).

Au passage, je vous invite cordialement à lire les autres articles du blog de Neil, ils sont tous très intéressants.

Le principe est expliqué sur le site raysday.net:

  • En synthèse : « Célébrons la lecture, les auteurs et les lecteurs le 22 août prochain ».

Plusieurs suggestions d’actions sont listées sur le site. Je n’aura pas d’accès à Internet ce jour-là, et vu mon incapacité actuelle à écrire, ça va être compliqué pour moi de participer.

J’ai voulu mettre en promo gratuite mon recueil d’anticipation « CHA », mais… Il n’est pas assez cher pour qu’Amazon me laisse faire des promos dessus. Comme je me vois mal en augmenter le prix juste pour le rendre gratuit (encore que… j’y pense, en fait)…

Bref, je vous invite à vous rendre sur le site et à voir ce que les personnes derrière le projet ont à en dire, car là encore, c’est une très belle initiative !

*****

Cet article se termine, je vous remercie d’avoir lu jusqu’au bout. Pour vous récompenser, voici donc la liste des auteur(e)s dont je vous ai parlé plus haut. Vous trouverez, tout en bas de cet article, des photos de couverture de leurs livres / séries:

[Edit du 12 août, 8h45: faites vous plaisir, ajoutez en commentaire le ou les auteur(e)s qui vous font rêver! 🙂 idéalement de jeunes auteurs, mais ce n’est en rien une obligation. Ce n’est pas mon genre forcer la main aux autres. Enfin, sauf quand je vends mon recueil, mais là je sors la kalachnikov, c’est plus clair. 🙂

 

1/ Sylvain Desvaux, jeune auteur à la base auto-publié sur Amazon (j’ai particulièrement apprécié « Dragon sauce

bichon » et « Solitude à crédit ». Il a aussi publié une novella aux éditions L’ivre-book, intitulé « La rédemption de Tesha ». Je l’ai achetée, cette novella, mais ne l’ai pas encore lue.

2/ Jean-Philippe Jaworski qui n’est déjà plus si « jeune auteur » que ça, mais dont j’ai adoré le livre « gagner la guerre ». Il faudrait que j’en écrive la chronique, tiens. Attention, gros pavé. Mais il a aussi publié des nouvelles dans le même univers : Janua Vera, notamment. Un auteur à découvrir si l’on aime la fantasy réaliste, dans le sens où quand on lit « Gagner la guerre », tout semble rationnel. Jusque et y compris l’utilisation de la magie.

3/ Cécile Duquenne et sa série « Les foulards rouges » : vous la trouverez sans peine sur amazon. Série parue aux éditions Bragelonne, dans leur ccollection Snark. J’ai aussi lu de sa part le début d’un roman de fantasy « Entrechats », aux éditions Voy’el. Il m’a paru très prometteur. Disponible sur Immateriel, a priori.

4/ Alizée Villemin et sa série « Lady Falkenna » : de même que Cécile Duquenne, vous la trouverez sans peine sur amazon. Série parue cette fois aux éditions Lune Écarlate.

5/ Lise Journet et sa série « Une sombre histoire de sang » : j’ai acheté son premier tome pour la soutenir, parce qu’elle est vraiment à fond et que ça me plait. Pour le moment, ses romans se vendent très bien, d’ailleurs. Ce sont là des histoires de vampires « bien dans leur peau » comme le dit l’auteure dans la présentation qu’elle fait de ses romans.

6/ Lise Syven et sa série « La guerrière fantôme » (mais pas que), dont le second tome ne devrait pas tarder à être publié ». J’ai rédigé une chronique du tome 1, d’ailleurs.

Pèle mêle, d’autres auteurs à suivre : Laurent Whale, dont j’ai adoré « Les étoiles s’en balancent » (il faudrait que je le chronique, ce roman, d’ailleurs), Lionel Behra (Là, j’ai chroniqué l’un de ses romans), Romain Billot, Feldrik Rivat (chronique du Tome 1 de sa série en cours) et tant d’autres encore. Désolé de ne pas pouvoir citer tout le monde…

 

Alors, êtes-vous prêts? 3…2…1… LISEZ !

la-redemption-de-tessa les foulards rougesLa-guerriere-fantome Lady falkenna Une sombre histoire de sang
Roman Fantasy Gagner la Guerre Jean-Philippe Jaworski

C’est quoi, « atteindre le degré du Zéro Fautes »?

Ou « Le degré zéro de la faute : une légende urbaine ? Une réalité ? »

sans fautes - la procure

Source de l’image: librairie « la procure »

 

Je me permets un p’tit break dans l’écriture d’une prochaine publication (nouvelle de comic fantasy à venir, intitulée « Sous le regard torve de la Lune Rouge ») pour me fendre d’un p‘tit billet, plus ou moins d’actualité.

D’emblée, je situe le contexte : en tant qu’auteur, nous sommes parfois amenés à nous demander s’il serait techniquement possible d’atteindre… roulements de tambours… d’atteindre, donc, le point du « DZF », plus connu sous le nom « Degré Zéro de la Faute ».

Mon avis sur le sujet est le suivant : il faut tendre vers ce fameux « point DZF », bien sûr, mais ne rêvez pas. Dans la réalité, bien peu de nos Zamis Auteurs l’ont atteint un jour.

Dans le cas de « Chroniques d’une Humanité Augmentée », j’ai voulu y croire et la réalité m’a donné tort, bien entendu. Aujourd’hui encore, j’ai eu un retour d’une lectrice ayant relevé quelques petites fautes sur mon recueil.

Et pourtant !

Argh

 

Oui, et pourtant, « CHA » a été relu (avant publication) par cinq ou six personnes (plus moi, si si, je vous assure !), chroniqué par une dizaine de blogs, lu par un autre petit paquet de personnes (attention : « achat » n’est pas synonyme de « lecture »).

Parmi ceux qui m’ont signalé des fautes, il y avait deux correctrices pros, deux semi-pros, une linguiste… Chacun d’entre eux a repéré des fautes qui étaient préalablement passées à l’as.

Pourtant, il est clairement important de « Se Faire Relire » par d’autres que soi. Un regard extérieur, c’est autre chose. C’est complémentaire. Bref, c’est mieux. Vous voyez ce que je veux dire, sûrement ?

Il va de soi que, lorsqu’un lecteur prend de son temps pour me signaler des fautes, l’enchaînement suivant s’opère :

Merci

1/Je remercie chaleureusement la personne en question : c’est important pour un auteur de bénéficier de ce genre de retour.

2/Je mets à jour le fichier word de la publication concernée.

3/Lorsqu’on atteint un nombre minimal de fautes repérées et corrigées (je ne mets pas à jour  à chaque faute corrigée, quand même), je re-upload le texte sur la plateforme KDP (ou autre, à l’avenir).

  • J’en profite pour vous inviter, dès demain soir, à mettre à jour votre ebook « CHA » : non seulement plusieurs fautes auront été corrigées, mais une illustration s’ajoutera en préambule de la troisième nouvelle, celle intitulée « Humanité Augmentée ». In fine, toutes les nouvelles bénéficieront d’une illustration bien à elles, d’ailleurs.

 

Petit aparté : cette facilité et cette gratuité de mise à jour des textes publiés sur Amazon fait partie des raisons pour lesquelles je ne passerai PAS par les sites du genre « Éditions du net » ou « Édilivre ». La mise en ligne d’un texte y est gratuite, en effet. Mais quand l’un (éditions du net) facture la mise à jour et le retrait du livre (très précisément 71.76€), l’autre interdit toute mise à jour du livre, une fois celui-ci publié (Source : http://www.edilivre.com/faq).

Dans les deux cas, cela me paraît être au détriment du lecteur et c’est dommage. Cela me fait penser à un piège : tu rentres sans peine, mais quand tu cherches à partir, PAAAF ! On t’casse les jambes. Bref.

BlakeMortimerPiegediabolique

PS: j’avais aussi trouvé une illustration de Manara portant ce même titre, mais, euh, comment dire… ^^’ Blake et Mortimer, c’est probablement plus consensuelle. Quoi que, peut-être pas aux yeux du dinosaure en train de se faire bouffer, en arrière plan. Moi je dis ça, je dis rien, hein. 😀

 

Par contre, une auteure de ma connaissance m’a expliqué pourquoi elle avait choisit de passer par Édilivre : certains de ses lecteurs étaient apparemment rassurés par le fait qu’il y ait écrit le mot « Édition » sur sa couverture…

 

Bref, voilà pour ce qui est de mon expérience personnelle sur le sujet « DZF ». Je vous remercie d’avoir lu cet article jusqu’au bout. J

À présent, c’est à votre tour de nous faire part de votre expérience : Go go go !

Bonne fin de soirée tout le monde !

C’est quoi, être écrivain?

I'm an author

« C’est quoi, être écrivain ? »

 

C’est très sérieux. C’est quoi, être écrivain ? Un million de personnes, autant de réponses. C’est du moins l’impression que j’ai, alors je me permets de vous donner la mienne.

Après tout, pourquoi pas ?

 

Mais revenons tout d’abord à la genèse de ladite question. Pourquoi s’est-elle immiscée dans mon cerveau, celle-là ?

 

Tout est parti d’une question du blog de Mademoiselle Cordélia, relayée sur Facebook le week-end dernier.

La question était: « Comment s’organiser pour écrire un roman ».

Cette question fera d’ailleurs l’objet d’un futur billet de ma part. C’est prévu, le brouillon en est même entamé. Il devrait s’intituler: « C’est quoi, s’organiser pour écrire un roman ? ».

Je suis resté jeune dans ma tête: je suis en pleine phase du « C’est quoi, ça ? ». ^^’

 

Bref: « C’est quoi être écrivain, selon toi, Pascal Bléval ? »

« C’est compliqué. »

Pour resituer le contexte, j’écris d’abord et avant tout parce que j’aime écrire. C’est plus qu’une passion, en fait, c’est ma raison d’être. Je pense que chacun d’entre nous a un (voire plusieurs) but(s) dans la vie. L’un de mes buts, dans la vie, c’est d’écrire et de partager mes écrits. J’ai récemment eu une discussion sur le sujet avec une collègue de travail. Elle s’imaginait que j’écrivais parce que ça me faisait plaisir. Selon elle, c’était mon hobby.

Je comprends tout à fait qu’elle le pense. D’ailleurs, elle est loin d’être la seule à raisonner comme ça, et ça pourrait très bien être vrai. Je suis sûr que c’est vrai pour pas mal de gens qui écrivent.

En ce qui me concerne, encore une fois, ça va au-delà de ça. Comme je lui ai répondu, si je n’écrivais que « Quand ça me fait plaisir », j’écrirais moins souvent, et pas autant. Si j’attendais que ma petite muse aux ailes d’argents se penche sur ma cervelle en ébullition, ma plume prendrait parfois la poussière.

Elle est pourtant bien jolie, ma muse, vous ne trouvez pas ? Mais elle est volage, et frivole. Souvent, elle vole vers d’autres cieux.

 

ode a ma muse aux blanches ailes

Source de l’illustration: http://www.go-by-arts.com/

 

Alors oui, je l’affirme, il y a des fois où j’écris alors que j’aurais envie de faire autre chose: regarder un film, la TV, jouer à un jeu d’ordi…. Dormir !

 

Là, par exemple, j’ai envie de lancer une partie Diablo III. Mais je résiste: j’ai cet article de blog à écrire. J’ai annoncé que je le ferai, donc je m’y tiens. C’est un peu pour ça aussi que je l’ai annoncé, d’ailleurs. Mon « moi » d’avant hier a ainsi voulu forcer la main à mon « moi » d’hier, et à celui d’aujourd’hui.

 

Alors, c’est quoi, « être écrivain » ? Qui peut dire « Je suis un écrivain » ? Bon, moi je n’empêche personne de se proclamer écrivain, hein. Encore une fois, tout n’est ici qu’appréciation personnelle.

 

Alors ?

 im a writer

Être écrivain, c’est déjà admettre qu’écrire est plus qu’un hobby, et même parfois plus (autre chose) qu’un plaisir. C’est un pan de ta vie. Un élément qui, s’il ne s’exprimait pas, te rendrait bancal. Te manquerait. Certains auteurs parlent de la « culpabilité » qu’ils ressentent parfois lorsqu’ils n’écrivent pas. Je n’en suis pas encore là. Quoi que…

Suis-je écrivain, pour autant ? Du dimanche, oui, certainement (et du soir, et du bus, et… bon, vous avez compris).

Car je ressens bel et bien cet état de manque lorsque je n’écris pas pendant quelques jours, voire une ou deux semaines.

 

Suis-je pour autant un écrivain « professionnel » ? Tenez, rien que pour vous faire plaisir, j’ai trouvé sur le blog « Julie mag » les compétences essentielles du bon écrivain: il y a notamment « des yeux fatigués ». Faut dire, l’image est petite, croyez bien que je suis navré pour vos yeux.

Mais cliquez dessus et elle grossira suffisamment pour y voir clair. 🙂

c'est quoi, écrivain - Julie mag.com

 

En ce qui me concerne, fondamentalement, non, « écrivain » n’est pas ma profession. Je gagne ma vie avec un autre type de travail, plutôt situé dans l’univers des chiffres que des lettres, d’ailleurs.

Mais il y a aussi, à mon sens, une « attitude professionnelle » à avoir. Quel est mon but, en tant qu’auteur ? Me détendre, passer le temps ? Il y a de cela. Mais il y a aussi « s’imposer des contraintes », ne serait-ce que lié aux dates de publication (la prochaine étant programmée pour le 15/10/2014). Il y aussi « prendre en compte le souhait du client/lecteur » de profiter d’une expérience de lecture agréable, sans fausses notes, la plus irréprochable possible.

Et puis, il y a les relations aux autres, par le biais des contacts avec les confrères auteurs, les illustrateurs (pour la couverture), les relecteurs (pro ou non), les blogs de chroniques littéraires, voire même les magazines, journaux, radios, etc.

Ça en fait du travail… Un dessin valant souvent mieux qu’un long discours, regardez donc tout ce que cela implique :

 nuage-mots-le-ptit-ecrivain

Là, vous le sentez bien, « être écrivain », ça commence à se rapprocher de « chef de projet » voir de « chef d’entreprise ». Pour le moment, je dirige une (mini) micro-entreprise. Mais mon but est de la faire grossir, prendre de l’ampleur. Pour ça, il faut une stratégie marketing et commerciale, sans oublier de penser en terme de pricing, de logistique.

 

Vous voyez ce que je mets derrière le terme « écrivain » ?

 

En définitive, il y a selon moi une véritable barrière à franchir, pour passer du statut d’auteur à celui d’écrivain. Un auteur écrit. Un écrivain est un chef d’entreprise qui mène sa barque. Je répète que cette définition m’est personnelle.

 

Si ce que je dis vous donne envie de réagir, n’hésitez pas. Par contre, ne vous contentez pas de me dire que je me trompe. A la place, exposez votre théorie personnelle sur le sens des mots « auteur / écrivain » en réponse à ce billet ?

 

Revenons à nos moutons: j’en parlais dans le cadre de mes aventures d’autopublié, épisode 3, portant sur la promotion de mon unique oeuvre (à ce jour, bien sûr).  L’un des éléments de la barrière à franchir, c’est la capacité à ne pas vendre uniquement à ses proches, mais à atteindre également le « lecteur inconnu ».

Car pour moi, un écrivain, c’est celui qui, via une stratégie commerciale appropriée, est capable de faire se propager ses écrits à travers un lectorat plus large à chaque nouvelle publication et au fil du temps.

Cela peut être le fruit de son propre travail de promotion (réseaux sociaux sur internet, blogging, salons, dédicaces en librairie, etc.), ou grâce au travail de promotion assuré par ses fans.

Car oui, qu’on se le dise, ce sont les lecteurs et lectrices (en achetant les livres d’un auteur, en venant le découvrir en salons et dédicaces, en propageant « la bonne parole autour d’eux) qui font véritablement VIVRE un auteur (et ses ouvrages) et qui, par là même, accréditent son appartenance au monde des écrivains. Ce ne sont pas les maisons d’édition. Ce sont les lecteurs.

Bien sûr, les maisons d’édition peuvent se révéler être un véritable pont d’or lorsqu’il s’agit de toucher le client inconnu. Personne ne le niera, se faire adouber par une maison d’édition traditionnelle est un passe-partout qui peut vraiment valoir son pesant d’or.

Mais clairement, le but, c’est de toucher le lecteur. J’en suis pleinement conscient, figurez-vous.

 

Pour votre info, j’inclus les chroniqueurs / chroniqueuses derrière le terme « lecteurs et lectrices ».

Cela me paraît logique: dans le cadre des services de presse (qui leur sont parfois envoyés avant publication), ils sont souvent les premiers à lire un ouvrage. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait avec un certain nombre de blogs (une petite dizaine). Tous n’ont pas encore publié leur chronique. Pour ceux qui l’ont fait, j’ai collecté l’url de leur retour ICI.

 

Pour en revenir aux lecteurs/clients, jusqu’à présent, je n’ai pas encore eu de journée sans la moindre vente (et j’en suis heureux). Mais il s’en faut de peu: ces 6 derniers jours, je n’ai vendu qu’un unique exemplaire de mon recueil, avec une petite pointe à deux exemplaires avant-hier, et une autre aujourd’hui même. Ce qui donne 41 exemplaires vendus en tout et pour tout. Bon, il faudrait décompter celui que je me suis auto-acheté afin de tester, notamment, la fonctionnalité de « mise à jour » de l’ebook. Restent 40 exemplaires vendus en 15 jours.

Ce soir, (18h00, 30/07/2014, soit 15 jours après la publication), mon recueil pointait à la 833 éme place du classement général de la boutique kindle, et à la 23 éme place de la boutique kindle catégorie SF. Je trouve cette place très honorable, bien que sans doute insuffisante pour véritablement assurer une bonne visibilité à mon recueil.

Par ailleurs, je sais de source sûre que plusieurs lectrices se sont décidées après avoir lu l’excellente critique de Cécile Duquenne. C’est un bon départ, mais pas forcément suffisant.

 

Alors, comment faire en sorte que les lecteurs « propagent la bonne parole » ?

 

Regardez donc tous ces gens ! Ils courent pour aller acheter le dernier livre à la mode !^^

 coureurs

 

J’en suis au stade des réflexions. Je m’interroge. Qu’est-ce qui pourrait vous motiver à suggérer à vos proches de me lire ? J’ai déjà eu plusieurs retours très positifs en ce sens de la part de lectrices. L’une d’elles m’a dit qu’elle allait me faire lire à son fils de 15 ans, par exemple. Je suis curieux d’avoir son retour.

Je me dis: « peut-être faudrait-il récompenser les lecteurs fans au point de m’aider à vendre ? »

Oui, mais comment ? Qu’ai-je à offrir qui peut les intéresser ? N’insistez pas, vous n’aurez pas mon corps. ^^

Pour le moment, je n’ai même pas de goodies (marques pages, par exemple). Ça viendra, mais j’attends d’avoir plus d’une unique publication à mon actif, quand même.

Mais pour le jour où je le ferai, j’ai repéré sur un fil de discussion entamée par Vanessa du Frat le type de goodies qui « se fait »: stickers à coller sur un ordi, marque-page (ça, j’y avais déjà pensé), cartes postales avec citations du livre (je n’y aurais jamais pensé, mais que citer?), flyers dédicacés (en attendant la version « papier » du livre), photo de moi en bikini… Euh non, quand même pas. ^^’

Organisation de concours? Du type « répondez à une question et gagnez un exemplaire papier dédicacé »? Faites venir le 200éme sur ma page et… etc. Convainquez CINQ nouveaux clients et recevez un livre gratuit et dédicacé ? Là, vous vous dites peut-être: « mon Dieu, quel mercantilisme, c’est carrément une arnaque pyramidale, ce truc ! ».

Et c’est là que je me tourne vers vous: encore une fois, « Qu’est-ce qui pourrait vous faire plaisir? »

Qu’est-ce que je pourrais faire pour montrer ma gratitude si un lecteur parvenait à en convaincre 1, 2 ou même 3 autres? Il me semble que cela mérite réflexion. Je suis ouvert à toute suggestion de votre part ! Et j’y réfléchirai de mon côté.

 

Attendez…

 

Ne partez pas encore… J’ai besoin de votre aide. Oui, vous, là, qui lisez mon blog et avez (peut-être?) acheté mon premier recueil sur amazon: appuyez sur le bouton rouge, juste en dessous, et lisez ce qui suit… ^^

 

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Je profite de l’occasion qui m’est donnée par moi-même pour vous parler d’un événement qui me tient à coeur: la parution, dans les deux prochains mois si tout va bien, d’une version papier de « Chroniques d’une humanité augmentée« .

Dans un premier temps, cela se fera via Createspace, l’outil d’impression à la demande d’Amazon. Cela vous permettra d’une part d’acquérir l’ouvrage en format papier, et d’autre part je serais ainsi en mesure d’acquérir mes propres ouvrages pour les vendre moi-même, avec dédicace pour ceux qui le souhaitent, bien entendu.

Si vous voulez, je peux donc ouvrir une période de pré souscription. Pour le moment, je ne peux pas encore donner de tarif définitif, vu que j’ignore combien Amazon me facturera de frais de port.

La date de sortie est également inconnue à ce jour, mais ne devrait pas dépasser fin septembre. Cela dépend bien sûr du délai de réception des livres, de la rapidité de validation du BAT et de la qualité de l’exemplaire test initial. Si chacune de ces étapes se déroule convenablement, fin septembre, ça me paraît vraiment jouable. Je vous tiendrai au courant.

Dans un premier temps, la « distribution » se ferait sur Paris, de la main à la main, pour éviter d’ajouter encore une couche de frais de port. Sauf pour ceux qui habitent loin de Paris et qui seraient prêts à débourser les frais de port en question, mais ce serait du cas par cas.

 

Pour rappel: pour tout achat (futur) d’un livre papier, l’ebook est gratuit.

Inversement, pour tout achat d’un ebook, le prix que vous aurez déboursé pour l’acquérir vous sera bien évidemment déduit du prix d’achat du livre papier. Me contacter par mp sur Facebook ou par email (pascal.bleval@gmail.com) pour avoir plus de détails à ce sujet.

Autre chose: je sais que certains ont une kobo et ne peuvent donc pas lire les kindle, alors pour toute preuve d’achat de mon ebook sur Amazon, je peux vous en envoyer la version epub.

 

Sur ce, en attendant vos réactions et commentaires, moi, je retourne à mes textes.

Bonne soirée, et au plaisir !

 

[EDIT: allez, pour ce soir, je me suis autorisé un nouveau visionnage de mon classement:

434 éme de la boutique kindle générale

11 éme de la catégorie SF

93éme de la catégorie Livres (donc kindle + papier), catgéorie SF, où je refais donc une réapparition. :)]

 

 écrivain tard le soir