Chronique – les larmes du dragon – le passeur de mondes – Ghaan Ima

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Titre : « Les larmes du dragon »

Auteure : Ghaan Ima

Nombre de pages : 142 pages en version ebook selon Amazon

Couverture :

les larmes du dragon par Ghaan Ima

 

Quatrième de couverture :

Gwénola est une collégienne qui ne lâche sa tablette que pour embêter Bébé, son vieux chat. Elle ne sait pas que Bébé est en fait un dragon qui a le pouvoir de passer entre les dimensions. Parmi les mondes dans lesquels le chat-dragon voyage en quête de croquettes, se trouve l’île au ciel de glace. Ses habitants sont grands comme des souris sur deux-pattes et ils craignent tous le Grand Dragon. Tous, sauf un jeune garçon : Eochaid.

 

Eochaid est le meilleur archer des tribus de Dana mais c’est aussi « le fils du traître » et on lui refuse l’honneur de devenir un guerrier. Pourtant, lorsqu’il apprend que son monde est menacé par les Fir Bolgs et que seul le Grand Dragon pourra le sauver, le garçon n’hésite pas. Il poursuit l’animal légendaire au-delà de la porte. Mais Bébé, lui, ne pense qu’à manger…

 

À lire absolument si on aime :

– La fantasy atypique, avec des situations étonnantes. Est-ce de l’urban fantasy ? Pas vraiment. C’est inclassable.

– Une lecture prenante, au style direct et simple sans être simpliste. On va droit au but et c’est de très bonne facture.

 

À éviter si on cherche :

– Et bien, je ne sais pas… Si on cherche à ne pas lire, par exemple ? Oui, dans ce cas, évitez d’acheter cet ebook, ça vaudra mieux pour vous.

 

Mon avis général :

C’est un roman plutôt court, qui va droit au but. C’est davantage une novella qu’un roman, d’ailleurs. Il y a donc un nombre limité de personnages et le style est direct. Percutant, aussi. Il n’y a pas de temps « inutiles », seulement de brefs temps de repos qui permettent au lecteur de respirer et à l’histoire de repartir de plus belle, après coup.

 

Mon avis sur l’intrigue :

Elle est linéaire et ne se perd pas dans des « quêtes annexes ». On garde, tout du long, un même fil directeur clair et net. Ça peut déplaire à ceux qui aiment que ça foisonne, que l’auteur parte dans tous les sens. Ça plaira à tous les autres.

Le thème en lui-même est du genre commun, mais Ghaan est parvenue à en extraire une intrigue originale, portée par un univers étonnant et bien pensé.

 

Mon avis sur les personnages :

Le chat-dragon est vraiment bien campé, je trouve. Les deux protagonistes humains également, mais ils font forcément pâle figure face à un tel matou ! Les autres personnages montrent rapidement leur vraie nature : des porte-étendards aux couleurs de l’un des protagonistes. Je n’en dirai pas plus afin de ne rien spoiler.

 

Mon avis sur l’univers :

J’en ai déjà parlé, mais je vais me répéter : l’univers m’a paru original bien qu’empruntant par certains côtés à des légendes connues. Yggdrasil, par exemple, est certainement tiré de la culture Nordique. Dans Simmons y fait également référence dans son cycle d’Hyperion, d’ailleurs.

Ceci étant dit, il y a beaucoup d’éléments 100% originaux dans l’univers dépeint par l’auteure. C’est flamboyant sans être exagéré, tout du long. Ghaan Ima nous décrit un monde fantastique, mais pétri de réalisme comme je les aime.

 

Le petit plus du livre : la facilité de lecture.

C’est un roman qui se dévore, tout simplement. On n’a pas le temps de s’ennuyer, il est parfois même carrément difficile de le lâcher.

 

En guise de conclusion :

Avez-vous lu ce livre ? L’avez-vous aimé ?

Dans ce cas, n’oubliez pas d’en parler autour de vous ! De commenter la page Amazon du livre !

Cela peut paraître anodin, mais c’est important, car Amazon prend en compte le nombre de commentaires positifs des livres Kindle lorsqu’il adresse ses recommandations à ses clients. Pensez-y !

 

En attendant ma prochaine chronique, qui portera sur « Une sombre histoire de sang » de Lise Journet, je vous souhaite une bonne soirée. Jles larmes du dragon par Ghaan Ima

Entraide entre auteurs indépendants et marketing du livre

« Entraide entre indépendants et marketing du livre »

Ces deux sujets, à la base, semblent n’avoir que peu de points communs.

Dans un cas, on essaye de fédérer plusieurs auteurs pour qu’ils conjuguent leurs efforts en direction d’un objectif commun, quel qu’il soit.

Dans un second cas, un auteur tente de gagner des lecteurs par la promotion de son/de ses œuvre(s).

Je pense pourtant qu’un auteur gagnera forcément à élaborer des stratégies marketing en collaboration avec ses confrères. Et j’ai le sentiment de n’être pas seul à le penser, si j’en juge par cet article (en anglais de David Gaughran. Il y est question d’envois coordonnée par deux auteurs (Matt Iden et Nick Stephenson) d’emailings vantant le livre de l’autre (avec cadeau « physique » – une liseuse kindle, en l’occurrence – à la clé, mais pas seulement.

Le travail collaboratif entre auteurs peut prendre plusieurs formes. En ce qui me concerne, j’en ai testé quelques-unes :

J’ai écrit plusieurs textes à quatre mains (cf mes textes parus sous le pseudo Agreste Piaf, qui ont été écrits en collaboration avec Sylvain Renée de la Verdière.

Je participe aussi, régulièrement, à l’atelier d’exercices d’écriture en ligne d’Asphodèle (tiens, d’ailleurs, il y a une session cette semaine).

Il s’agit d’écrire, puis de publier, un court texte (moins de 700 mots, désormais) sur un thème précis (cette semaine, c’est le thème du « désir » qui a été choisi), et d’y incorporer une liste d’environ 20 mots, qui sont proposés par les participants eux-mêmes. À une époque pas si lointaine, je participais aussi à l’atelier du même genre organisé par Olivia Billington. Je produisais alors une nouvelle par semaine.

Pour relire mes textes produits dans ce cadre-là, consulter la rubrique « Ateliers d’écriture en ligne ».

Enfin, j’ai récemment écrit une courte nouvelle (1 300 mots) intitulée « Un froid glacial », inspiré par un thème (la photo d’une salle de bal en ruine) trouvé sur le blog de Guy Morant. Lui-même a joué le jeu, sur la base d’une autre photo issue du même article de son blog, partageant le même dimanche un texte intitulé « Whisky ».

Nous nous sommes d’ailleurs demandé, Guy et moi-même, s’il ne serait pas intéressant d’étendre le concept : réunir plusieurs participants autour d’un thème unique, une fois tous les deux ou trois mois, avec publication commune à la clé.

Pourquoi pas ? Que les auteurs intéressés se dénoncent ! J

Et le marketing, dans tout ça ? me demanderez-vous sans doute.

On y vient. Mais songez qu’une action concertée par plusieurs auteurs aura immanquablement plus d’impact que si ces mêmes auteurs tentaient de tirer la couverture vers eux de façon individuelle, ne serait-ce que parce qu’on n’a pas tous les mêmes contacts. La preuve, le dimanche où j’ai publié le texte écrit en collaboration avec Guy Morant, mon blog a connu une bonne fréquentation (plus de 80 pages vues : en ce qui me concerne, c’est beaucoup).

Je suis novice en matière de marketing, il faut bien l’avouer. Je suis novice en matière de publication aussi, alors… Mais je fais des efforts pour me soigner ! Déjà, publier sur amazon a été un pas énorme.

Avant, je partageais des textes sur un blog privé. Puis, cocyclics est passé par là, suivi d’un concours de nouvelle organisé par le blog « Notre Nouveau Monde » (merci à Aramis Mousquetayre, que je salue au passage). Depuis, je m’auto-édite. D’une façon encore un peu timide, je l’avoue, puisque la majorité de mes écrits terminent sur ce blog, accessibles gratuitement.

J’entends déjà les cris de ceux qui considèrent que publier gratuitement, c’est dévaloriser le travail de l’artiste. Je ne suis pas d’accord. La « perma-gratuité » est un outil marketing parmi d’autres, qu’il faut savoir manier avec subtilité. Cela implique de le faire avec certains textes, dans certaines conditions, à certains moment précis (à moins que ce ne soit l’inverse ?).

Démonstration : j’ai pu lire ici ou là un auteur ou un autre dire que son roman publié sur amazon avait dégringolé dans les classements suite à une période de gratuité, alors qu’il marchait bien avant.

Je ne crois pas que passer un livre de « payant » à « gratuit » puis inversement soit une bonne idée. Je crois qu’un livre doit être gratuit ou payant, pas les deux, de façon à ce que la ligne de conduite de l’auteur soit claire aux yeux du lecteur.

Ou alors, il faut le faire dans certains cadres précis. Par exemple, proposer son livre à la vente sur amazon de façon payante et le proposer en tarif réduit (voire gratuit) en échange d’une action concrète de la part du lecteur.

Quel type d’action serait attendu de la part du lecteur potentiel ?

Au hasard : inscription à la newsletter de l’auteur. J

C’est d’ailleurs ce que je m’apprête à faire avec mon « Chant de l’Arbre-Mère », spécifiquement via la foire aux cadeaux de l’auto-édition. Il s’agit très certainement d’une occasion temporaire, qui s’ouvrira dès le 24/04 prochain ! Profitez-en, il n’y en aura pas pour tout le monde. (naaan, je rigole ! Enfin, je crois… ^^’)

Pour plus d’informations sur cette offre temporaire, cliquez ici.

À ce propos, si vous voulez commencer à découvrir ce texte, j’ai commencé à le partager sur Wattpad. Je compte pré-publier ainsi l’intégralité du premier épisode de ce « roman-feuilleton ».

Cette idée de la perma-gratuité, Guy Morant en parle d’ailleurs dans un article datant du week-end dernier. Il y expose les stratégies de marketing qu’il compte exploiter dans un proche avenir. Un article intéressant, que l’on pourrait sous-titrer ainsi : « de la perma-gratuité et de l’usage d’un newsletter ». Nick Stephenson fait lui-même un grand usage du « permafree », avec semble-t-il pas mal de succès.

Pour aller plus loin sur le thème de l’entraide entre indépendants :

Nous autres, auteurs indépendants, avons tout intérêt à nous unir pour avoir plus d’impact auprès des lecteurs. Cela peut se faire via :

  • La mise en commun de nos écrits (cf exemple de l’écriture à 4 mains ainsi que de la publication coordonnée d’un texte en commun avec Guy Morant). Pourquoi ne pas, in fine, envisager des publications communes à titre payant sur Amazon ? Les auteurs anglo-saxons le font déjà.
  • Une communication croisée dans nos newsletters respectives. En effet, les ventes croisées entre nos lecteurs sont un autre atout. Il ne faut pas négliger la puissance du « ceux qui ont acheté tel auteur ont acheté tel autre ». Inciter vos lecteurs à acheter le dernier livre d’un auteur indépendant au style similaire pourrait bien inciter, indirectement, les lecteurs de cet autre auteur à découvrir vos livres !
  • La mise en place de « lotteries » communes, avec livres papier d’autres auteurs à la clé. Là encore, Nick Stephenson l’a fait. Étant inscrit à sa newsletter, j’ai reçu une invitation de sa part à participer à une grande loterie avec, à la clé, et pour une personne unique, la possibilité de gagner une quinzaine de romans policiers (version papier !) d’auteurs indépendants. Par contre, les zones géographiques étaient restrictives et la France ne faisait pas partie des pays acceptés, hélas…
  • Pourquoi pas l’utilisation d’un site de vente commun aux auto-édités ? Bruno Challard le propose, il me semble bien, avec sa Librairie de l’auto-édition. Problème : le site semble mal référencé par google…
  • Réalisation d’interventions croisées sur nos blogs respectifs: interviews ? Article invités ? Échange de liens ? Toutes les idées sont les bienvenues !
  • On pourrait étendre le champ de nos réflexions en dehors du milieu du livre, par exemple en lien avec l’industrie des jeux vidéo, de la musique ou des YouTubers / booktubers. Jean-Sébastien Guillermou a ainsi composé une bande-annonce pour sa trilogie des « pirates de l’escroc-griffe» (un livre dont je vous recommande chaudement la lecture – une chronique est d’ailleurs en préparation – et qui peut s’acquérir sur amazon pour la modique somme de 4,99€). Là, ça devient quand même plus compliqué à réaliser, il faut bien avouer…
  • [EDIT, sur une suggestion de Sophie G.Winner]: publier dans un ebook commun les premiers chapitres des livres de plusieurs auteurs différents. trois possibilités: classer les textes retenues par « genre » (eg: un florilège « fantasy », un autre « sf, policier, romance… »), mixer les textes quel qu’en soit le genre, ou faire les deux à la fois. Je serais plus d’avis de choisir la troisième option, histoire de répondre à la fois à la volonté de certains de ne lire qu’un certain genre, tout en permettant à ceux qui le souhaitent de faire des découvertes.

 

Bon, on va s’arrêter là, sinon je ne sais pas jusqu’où ça va nous mener, tout ça. ^^’

Dans un prochain article (parution dimanche prochain, a priori), je parlerai plus en détails du statut si particulier de l’auteur indépendant et de son rapport au marketing.

Restez en alerte !

En attendant, profitez du beau temps. 😉