Le mythe de la rémunération de 70% d’amazon et autres peccadilles chiffrées

[EDIT: il semble qu’obtenir des infos fiscales justes soit un exercice délicat.

Donc:

DISCLAIMER !!!

Ce blog en général (et cet article en particulier) n’a pas (n’aura jamais!) vocation à donner des conseils en matière de fiscalité. Les calculs que j’effectue, d’une part, ne sont valables qu’à un moment « M » (les règles fiscales évoluant chaque année) et d’autre part, permettent AVANT TOUT de vous faire une idée générale sur la situation des uns et des autres.

Si vous souhaitez devenir auteur indépendant, renseignez-vous auprès des autorités compétentes avant de remplir votre déclaration fiscale! Mais gardez à l’esprit que 1/ si vous vendez vous-même vos livres papiers, vous devez avoir un statut (type auto-entrepreneur ou association). 2/ si vous ne vendez que des ebooks ou livres papiers via un prestataire tel que www.bod.fr ou createspace, vous n’aurez besoin que de déclarer vos revenus sous forme de BNC non professionnel.

FIN DE DISCLAIMER

D’autre part:

Malgré mes quelques allers-retours avec le fisc et l’Agessa, des erreurs subsistaient dans mes calculs initiaux. Je pense avoir à peu près tout corrigé, mais n’hésitez pas à me signaler toute imprécision que vous auriez repérée.

Jacques Vandroux a signalé à ma connaissance le lien suivant, pour bien comprendre les charges pesant sur les revenus des auteurs traditionnels (infos AGESSA): Cliquez ICI pour consulter les infos en question.

Concernant les auteurs indépendants, deux solutions, taxées différemment:

1/ L’auto entreprise: cf ICI pour obtenir les taux de charges sociales sur CA (« Son montant est calculé en appliquant un taux forfaitaire au chiffre d’affaires (ou aux recettes) réellement encaissé »)

Il faut ajouter à cela 2,2% d’impôts (en cas de prélèvement libératoire, soumis à condition de revenus. Cf ICI)

2/ La déclaration en BNC non professionnels:

N’hésitez pas à consulter le très intéressant article de Jacques Vandroux, sur son site ou à vous rendre sur le site que j’indique moi-même un peu plus haut.

Les charges passent à 15,5% des revenus nets, après un abattement de 34%. Ce qui revient à appliquer un taux de 10,23% sur la totalité de vos revenus réellement perçus.

FIN DE L’EDIT]

Bonsoir tout le monde !

Aujourd’hui, j’ai décidé de m’attaquer à un mythe assez communément répandu. On pourrait même dire que dans l’esprit de beaucoup d’auteurs désireux de passer à l’autoéditionpublication, c’est (trop) souvent le premier, voire le principal critère invoqué : « un auto-édité gagne mieux sa vie qu’un auteur édité de façon traditionnelle ». Entendez par traditionnel : « édité via une maison d’édition ».

  • Appelons ces auteurs les « tradis » par opposition aux auteurs « indés» (autoéditéspubliés) pour plus de commodités dans le reste de l’article.

Ouvrons la parenthèse: « Si vous voulez savoir pourquoi j’ai barré le mot « édité » ci-dessus, pour le remplacer par « publié », disons que je vois une nette différence entre auto-édition et auto-publication

Dans un premier cas, un auteur prend en charge la partie « éditoriale » du travail en s’occupant de façon sérieuse des corrections, de la couverture, du marketing (éventuellement : le marketing est la partie la plus souvent omise, même par les autoédités, car elle n’est pas directement liée à l’écriture), etc.

Dans le second cas, l’auteur ne voit pas de problème particulier à publier sur un site payant (type Amazon) un texte de type premier jet. » Fermons la parenthèse.

Retour au sujet : un auteur tradi gagnerait donc moins bien sa vie qu’un auteur indé ?

Bon alors, oui, mais non. Ça dépend, ça dépasse, en fait.

Je ne vais pas vous assommer avec des chiffres, mais… euh… en fait, si, je vais le faire, mais aujourd’hui ce sera en douceur, alors profitez-en ! ^^;o;^^ (elle est pas belle ma chauve-souris-smileys ?)

 

Tayaut, tayaut !

 

JOUR 1 : « démystifions les revenus des auteurs indés et faisons en sorte de pouvoir les comparer à ceux des auteurs tradis ». La tâche est rude, retroussons nos manches.

Déjà, premier oubli (un brin hors sujet voire même en violent contresens avec le reste de l’article, mais ça me paraît important de clarifier ce point dès le départ) :

Quand un tradi touche 10 % [EDIT: sur un livre papier. La moyenne de gains d’un auteur tradi sur un ebook est de 25%, avec un maximum de 50%], c’est qu’il a de la chance. J’ai lu sur le blog d’une illustratrice BD qu’elle acceptait de ne toucher que 4 %, et qu’on lui avait déjà suggéré d’accepter 2 %. Oui, c’est une illustratrice, pas une auteure. Bon. Cela fait-il une telle différence ? Et puis, je suis sûr que des tradis, là, dehors, perdus dans la vaste jungle de l’édition, ne toucheront jamais plus que 6 % sur leurs ventes. Détrompez-moi, je n’attends que ça !

On me souffle à l’oreillette que les maisons d’édition sérieuses versent des a-valoir. C’est vrai.

Je suis au courant, pour avoir fait du contrôle de gestion dans deux filiales du groupe Hachette au tout début du vingt-et-unième siècle (ça paraît déjà tellement loin…).

Quelque chose me dit d’ailleurs que c’est la première et véritable source de revenus des petits et jeunes auteurs tradis. Combien d’entre eux toucheront un jour davantage que leur a-valoir ?

Du coup, cette somme versée avant même les premières ventes a le mérite d’exister, bien qu’elle semble se réduire comme peau de chagrin, ces derniers temps… Et certains éditeurs (mais sont-ce vraiment des éditeurs ?) peu scrupuleux (j’insiste sur ce terme « peu scrupuleux » car je ne veux pas que vous croyiez que je généralise !) vont (paraît-il) jusqu’à prévoir une clause de restitution de l’a-valoir, voire se remboursent d’un a-valoir payé à l’édition d’un livre X en ne versant tout simplement pas d’a-valoir sur le livre Y, selon le principe de l’étalement d’un a-valoir sur plusieurs livres. Ou « comment ne pas payer l’auteur ».

De plus, les petites maisons d’édition n’ont que rarement les moyens de payer un a-valoir à leurs auteurs, donc… Gloups. Il faut le savoir.

Attention : je ne suis pas en train de tirer sur les éditeurs, en l’occurrence. J’écrirai un article, dans un proche avenir, dont le titre sera : « Cassons le mythe du Vilain éditeur qui paie ses auteurs au lance-pierre ». Mais demain est un autre jour. Restons en à aujourd’hui, si vous le voulez bien.

Ensuite, second oubli :

Les sous qui tombent dans la poche des tradis ne sont pas les mêmes que ceux qui tombent dans la poche des indés. Figurez-vous que les charges sociales ont déjà été prélevées à la source dans le cas des tradis et pas dans celui des indés.

Ces derniers doivent donc débourser, au choix, 22,9 % (déclaration en tant que BNC professionnels) environ en tant qu’auto-entrepreneurs + 2,2% d’impôts s’ils ont droit au prélèvement libératoire, soit environ 25,1% au total. ATTENTION: cela peut changer d’une année sur l’autre. Cf ICI.

Flash info: la démarche d’enregistrement en tant qu’auto-entrepreneur est à réaliser auprès de l’urssaf, pas de l’Agessa: un indé ne touche pas des droits d’auteur aux yeux de l’Agessa.

Deuxième possibilité: déclaration au titre des BNC non pro: 15,5% de vos revenus nets selon l’article de Jacques Vandroux, APRES application d’un abattement de 34%.

Dans ce dernier cas (BNC non professionnel), c’est uniquement à condition qu’on se cantonne aux ebooks ou à la vente de livres papier vendus via des systèmes tels que Createspace ou http://www.bod.fr ! Parce que si l’on parle des livres papiers achetés par l’auteur lui-même pour les revendre ensuite (sous le manteau), là, le BNC ne s’applique pas et dans ce cas :

1/ Il faut un statut particulier (auto-entrepreneur ou association loi 1901, par exemple, mais attention au risque de requalification fiscale en Société Commerciale dans ce cas)

2/ Dans le cas de l’auto-entrepreneur, vous passez directement par la case 25,1 % de charges sociales + impôts (ça peut changer, les lois fiscales étant ce qu’elles sont).

Donc, les 70 % de gains sur Amazon étant AVANT charges sociales, l’auteur touche en fait :

1/ Petit calcul préalable: 15,5% de charges sociales sur 66% des revenus nets, c’est équivalent à 10,23% de charges sociales sur 100% des revenus nets. Donc:

70 % * (1-10,23 %) = 62,84 % avant impôts, au titre des BNC (déduction faite des 16% de charges sociales) ;

2/ Dans le cas de l’auto-entrepreneur, on a 22,9% (23,1% en 2016) de charges sociales sur le CA réellement encaissé, donc:

70 % * (1-22,9%) = 53,97 % avant impôts en tant qu’auto-entrepreneur (déduction faite des 25% de charges sociales).

Ça fait déjà moins, non ? Certes, cela semble toujours plus intéressant que les 10 % des auteurs tradis.

Attention, flash info « Tradi »: un auteur tradi ne touche pas, lui non plus, la totalité de ces fameux 10%. Sur cette somme, il doit reverser à l’AGESSA 9% environ s’il n’est pas affilié, taux qui passe à 20% environ s’il devient affilié. Mais bon, ça reste 8% à 9% de droits d’auteurs au lieu de 10%. A ce niveau là, cela fait-il une grosse différence ? Pour les personnes concernées, il est clair que Oui, ça fait une différence. Surtout qu’il faut encore ajouter 8% de cotisation au RAAP (taux en passe de devenir une réalité, cf cet article) au titre de la cotisation retraite complémentaire.

Autre problème : si vous choisissez l’option « 70 % » sur Amazon, ces derniers vous prélèveront des charges en fonction du poids (en méga-octet) de votre ebook, officiellement au titre des frais de livraison (on parle bien d’un ebook, hé oui).

Et ça monte vite, jugez plutôt : pour chaque MO supplémentaire, c’est 12 centimes qui passent directement dans la poche Amazonienne. Donc, avec un ebook vendu 2,99 € et pesant 3MO, vous touchez réellement :

(2,99 € * 84 % * 70 %) -3*0,12 = 1,404 €

Or : 1,4/2,99 = 47 % et non pas 70 %, ni même 59 % !

Et n’oubliez pas que pour prétendre toucher 70 % de marge, encore faut-il vendre son ebook à 2,99 € sur Amazon, par exemple. Ce n’est pas si simple que ça en a l’air. Sinon, en dessous de 2,99 € (ou au-dessus de 9,99 €, d’ailleurs), ce sera 35 % sur Amazon. D’autres plateformes (telles que Google Play) proposent des royalties à 50 % quel que soit le prix de vente de votre ebook.

Il y a une exception récente : Iggybook (cf plus bas). En vendant via leur site (attention : formule payante !), vous ne toucherez pas 70 % sur la vente de vos ebooks, mais 100 % (oui, vous lisez bien). A ce propos: j’ai moi-mê créé un site Iggybook (gratuit à l’heure actuelle). Charlie Bregman l’a fait aussi et il s’en sert pour publier des articles.

Mais :

1/ Il faut pour cela verser une somme forfaitaire se montant à environ 10 € par mois si vous payez à l’année, et 15 € par mois si vous payez mensuellement.

2/ N’oubliez pas d’en soustraire les commissions paypal (0,25 € + 3,4 %). Sur un ebook vendu 0,99 €, la commission paypal représente déjà près de 28 % qui n’iront pas dans votre poche.

3/ Si votre livre, enregistré via Iggybook sur Amazon ou Google, se vend sur ces plateformes, vous ne toucherez que 50 % de royalties.

L’avantage : ce montant à payer mensuellement est fixe, quel que soit le nombre de livres mis en vente. C’est un point positif pour les auteurs bien fournis en publication !

De plus, Iggybook parle sur son site de facilités d’accès aux « événements IGGY : séances de dédicaces, salons du livre, rencontres, etc. ». Se renseigner sur cette plateforme me paraît intéressant, à ce stade, mais il faut garder en tête qu’elle est très récente, donc pas forcément très connue des lecteurs.

Enfin, troisième oubli :

Une maison d’édition prend en charge TOUS les frais liés à l’édition. Ne me donnez pas de noms de ces « maisons d’édition » qui vous ont fait raquer. Ce ne sont PAS des maisons d’édition, mais des prestataires de service (qui a dit « de sévices » ? Ne tombons pas dans la basse mesquinerie, s’il vous plait ^^’).

Autrement dit : un auteur tradi qui touche 1 €, c’est 1 € dans sa poche. Oui, bien sûr, il payera des impôts dessus, mais là, le tradi et l’indé sont dans la même position vis-à-vis du fisc, je n’épiloguerai donc pas sur le sujet…

D’un autre côté, dans le cas de l’auteur indé, chaque piécette durement gagnée sur la vente de ses livres (papier ou ebook) servira à payer (rembourser) une pléthore de charges qu’il aura dû avancer de sa poche, se privant ainsi de la manne énormissime des 1 % d’intérêts de son maigre livret A. Et là, je ne parle plus seulement des charges sociales, bien sûr.

Quelles sont ces charges ?

Nous le découvrirons ensemble demain, si vous le voulez bien. Oui, je sais, je suis cruel de vous faire attendre une journée de plus. Que voulez-vous, la vie est injuste. ^^’

Conclusion et synthèse du Jour 1 :

Je pense qu’à présent, vous avez compris que les 70 % de marge par ebook (via Amazon) ne sont rien d’autre qu’un miroir aux alouettes.

Vous étiez tombés dans le panneau ? Rassurez-vous, ça a aussi été mon cas (mais pas bien longtemps). Je me suis bercé de douces illusions en lisant toutes ces promesses fallacieuses des gains rapides supposément apportés par l’auto-édition et le réveil a été rude. Heureusement, je n’écris pas pour l’argent, mais par plaisir avant tout. Je n’ai donc pas été tenté ne serait-ce qu’une seconde d’arrêter d’écrire suite à cette déconvenue.

Ouvrons la parenthèse : vous écrivez pour l’argent et uniquement pour ça ? Arrêtez d’écrire (en tout cas, pas de la fiction), pauvres fous ! Vous aurez plus vite fait de jouer au loto. Anna Todd a touché le gros lot ? Oui, vous avez deviné juste. Elle a touché le gros lot ! Comme dans « loterie ». Pour un élu, combien d’appelés ?

Vous ne savez pas qui est Anna Todd ? Faites la recherche « Todd / after » sur google et vous verrez. En synthèse, il s’agit de l’un des derniers succès en date, issu de la tendance porteuse de la fanfiction made in Wattpad.

Donc : n’écrivez par plaisir, mais monétisez ce plaisir si vous vous en sentez capable et croyez à la chance ! Qui sait, elle pourrait un jour frapper à la porte. Croyez-y (l’espoir fait vivre, parait-il), mais ne comptez pas dessus pour vivre ! Ou plutôt, comme le suggère Alan Spade (qui vit de son activité d’auteur indépendant):

Je cède donc la parole à Alan: « Ne comptez pas dessus pour vivre si vous ne voulez être qu’un auteur, si vous n’êtes pas prêt à vous investir et à investir dans votre activité, si vous n’êtes pas prêt à considérer cette activité comme un artisanat (certains pourraient dire: business, même si en France, ce mot est ressenti comme péjoratif) réclamant de développer une série de compétences qui vont bien au-delà des seules compétences d’un auteur, et si vous n’êtes pas prêt à un certain nombre de sacrifices. »

Tenter de lier l’utile à l’agréable me paraît jouable, tandis que lier l’agréable à l’utile me paraît plus aléatoire.

Fermons la parenthèse et l’article par la même occasion. Je vous dis bonne soirée et « à demain, si vous le voulez bien ! »

SOMMAIRE des différents articles sur le sujet « rentabilité du livre » :

Jour 1 : comparons ce qui est comparable. Amazon vous verse 70% au maximum, mais votre porte-monnaie n’en verra jamais la couleur. Pour en savoir plus

Jour 2 : Quels sont les différents type de coûts qui entre dans la détermination de la rentabilité de votre pris ? Pour en savoir plus

Jour 3 : Quid de la rentabilité (et des formalités administratives) d’un livre (papier et ebook) pour un auteur indé ? Pour en savoir plus

Le père noël, bon pour la pré-retraite?

Ceux qui me suivent sur Facebook s’en souviennent peut-être, j’avais parlé fin décembre dernier (2013, donc) d’un conte de Noël que je venais de rédiger. Un contact m’avait alors orienté vers l’appel à texte des Editions du P’tit Golem, et il se trouve que mon texte a été accepté.

J’en fus plutôt heureux, et ce d’autant plus que j’ai, à cette occasion, reçu le tout premier contrat d’édition de ma (encore très courte) vie d’écrivain !

Ce texte, donc, vient de paraître, dans le cadre de l’anthologie « Noël à travers la fantasy« , aux éditions du P’tit Golem, disponible gratuitement sur la librairie Immatériel.

Vous pouvez donc, si le coeur vous en dit, courir télécharger l’ebook, lire tous ces textes et venir ensuite m’en dire des nouvelles?

PS: cette journée du 6 mars fut bonne à un autre titre, car aujourd’hui est sorti le numéro 22 des chroniques d’Altaride, dans lequel est publié l’un de mes textes, à savoir « Les frères alchimistes« .

Bonne lecture et bonne soirée !

Méfiez-vous des imitateurs…

À un moment, sur Face de book, j’avais expliqué que mon problème personnel vis à vis d’Amazon se résumait à ce qui suit:

1/ Évasion… Je veux dire optimisation fiscale à son paroxysme (là, je vise tous les grands groupes internationaux, pas seulement Amazon, mais ils font clairement partie de ce type de comportement destructeur à mes yeux)

2/ Ecosystème complètement fermé: impossible, ou presque, de lire des livres amazon sans kindle, alors mêmes qu’il s’agit de livres / de films, achetés légalement. Ou « comment pourrir la vie des acheteurs en les transformant en clientèle captive ». Apple en est un autre exemple. Merci les DRM! Bref… Bêtement, j’ai moi-même acheté quelques ebooks au format amazon…

À part sur ordi, impossible de les lire sur ma petite liseuse Kobo-Joe! Pratique… Si ça se trouve, je pourrais re-télécharger les ebooks en question au format epub, mais je ne me souviens même plus OÙ j’ai acheté ces foutus bouquins électroniques… :/ Oui, vous pouvez applaudir, merci…

3/ S’y rajoute un nouveau problème, que je n’avais pas en tête jusque là: Amazon a la possibilité d’effacer les biens immatériels dont vous croyez pourtant avoir acquis les droits. En réalité, vous avez seulement acquis un droit temporaire de profiter de votre achat, mais amazon peut décider, du jour au lendemain, de vous retirer ce droit. Formidable, non? Toujours avec compensation? J’aimerais en être sûr…

Cf: http://neosting.net/disney-amazon-copyright

ou encore http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/07/22/amazon-jette-1984-dans-le-trou-de-memoire_1221324_651865.html

En bref, méfiez-vous des imitateurs: amazon ne vend pas des livres, ni des films. Mais un service de visionnage. Coupez le service, et vous vous retrouvez avec… Ben rien, en fait. Juste un carré de plastique sans intérêt intrinsèque… Un peu comme si votre livre papier était écrit avec de l’encre sympathique, mais dans l’autre sens… Ça fait rêver, hein?

Pour ceux que ça intéresse, un appel au boycott d’amazon circule actuellement:

http://www.actualitte.com/tribunes/boycotter-amazon-parce-qu-un-autre-monde-du-livre-est-possible-2122.htm

Proposons des solutions alternatives aux clients, et les choses pourraient peut-être évoluer?

=> http://www.idboox.com/ebook/infos-ebooks/amazon-perd-du-terrain-sur-le-marche-des-ebooks-en-allemagne/

Bonne journée.