Soutenons les artistes, mes ami(e)s !

Bonjour tout le monde !

Mon blog sommeille gentiment en ce début d’été. J’écris, puis je corrige, puis je fais lire, puis je corrige à nouveaux quelques nouvelles destinées à des appels à textes. L’une d’elles est partie lundi dernier chez son destinataire. La seconde partira demain soir au plus tard. La troisième devra avoir quitté ma boite mail le 15/07 prochain !

Ensuite, je pourrai à nouveau me concentrer sur mon roman, « Le chant de l’arbre-mère », vu que je viens de recevoir le retour de ma correctrice. Au boulot, donc !

Mais en attendant ce moment là, je me permets de sortir un peu de ma tanière pour vous parler de 2 projets que je soutiens, et que je vous invite, au moins, à découvrir:

 

1/ Yogh Art nous livre un artbook de 100 pages !

Et il y a urgence ! Oui, il y a urgence, comme toujours, j’imagine.

Comme je l’ai noté plus haut, il ne reste que 4 jours pour soutenir ce brillant artiste illustrateur qu’est Yogh Art (aka Vincent Devault, à moins que ce ne soit l’inverse).

Ses inspirations sont nombreuses, mais citons entre autre les univers de Warhammer et de Blood Bowl, par exemple (mais pas seulement) :

N’hésitez pas à aller jeter un œil à son site ou à son profil facebook.

Vous allez me dire : comment suis-je censé aider ce projet ?

C’est simple : il suffit donc de se rendre sur la page du projet (il s’agit de financer l’édition d’un artbook de 100 pages !), de s’inscrire sur le site ulule et d’indiquer quelle somme vous êtes prêts à mettre pour participer au financement de l’artbook.

Il est possible de ne mettre que 5€ (les tranches suivantes étant à 10€ puis 20€), mais c’est à partir de 30€ que vous recevrez l’artbook lui-même (c’est d’ailleurs la somme que j’ai « promis »).

Je me dis que c’est tout de même accessible à la plupart des bourses ! Alors n’hésitez plus, dites vous que c’est pour la bonne cause ! J

N’oubliez pas : en fonction de votre niveau de participation, vous recevrez des contreparties. Par exemple, pour 20€ ou plus, vous bénéficierez des contreparties suivantes :

« L’ensemble des nouvelles de la collection Alternative + 4 romans numériques de nos collections. »

Surtout, n’hésitez pas à partager l’info !

 

2/ « The Insight » a besoin de vous !

Il s’agit, cette fois-ci, d’n appel à soutenir un groupe de musique.

C’est un peu le même principe que pour le projet Ulule de Yogh Art, mais sur un autre site (www.indiegogo.com) et c’est, cette fois-ci, pour soutenir un groupe de musique.

Le groupe s’appelle « The insight ». Comme indiqué plus haut, vous pouvez visionner leur nouveau clip youtube ou écouter certains de leurs titres sur soundcloud.

Là encore, il y en a pour toutes les bourses.

Dans un cas (Yogh) comme dans l’autre (The Insight) il ne s’agit de rien d’autre que de précommandes. C’est-à-dire que vous financez un projet de façon à ce qu’il paraisse / devienne un beau CD (voire un disque vynile) et qu’en retour, vous recevez l’objet en question. Selon le niveau de votre participation financière, vous recevez évidemment plus, voire nettement plus en retour.

Exemple, pour 10€, vous pourrez télécharger les albums complets « White Noise » et « Hidden Things ». C’est la somme que j’ai déboursé sur ce projet, pour info.

Enfin, vous pouvez vous inscrire sur la page événement Facebook ou vous rendre sur la page facebook du groupe.

Alors, à votre bon cœur ? 🙂

Même si vous ne participez pas, là encore, n’hésitez pas à partager l’info !

Sur ce, je vous souhaite de passer un bon week-end sous le soleil !

Scalp.

Promouvoir ses livres et les rendre visibles sur internet et ailleurs – partie 2/2

JOUR n° 1 :

1/ Promotion avant / pendant / après la publication

2/ Perma-gratuité

3/ De l’intérêt de créer un site internet

 

JOUR n° 2 : (vous y êtes)

1/ De l’intérêt d’une newsletter

2/ Les promos Facebook et Twitter

3/ Les mots-clés de vos ebooks vendus sur Amazon

4/ Variations sur un même thème : l’uniformité des campagnes de publicité est un tue-client.

5/ La multiplication des points de vente : bon plan, ou fausse bonne idée ?

6/ Un petit zoom sur le livre papier

7/ Zoom sur la « presse-papier », les SP (livres papiers), la communication « tradi ».

8/ Travail croisé entre illustrateur et auteur

Conclusion.

 

Or donc, Hier, nous avons commencé à étudier comment un livre pouvait être rendu un peu plus visible sur la toile.

Nous avons abordé le sujet des opérations marketings pouvant être opérées avant / pendant / après la publication (sans prétendre à l’exhaustivité), puis la notion de perma-gratuité, avant d’évoquer la mise en place d’un site internet.

Aujourd’hui, nous allons rapidement embrayer sur d’autres méthodes, notamment la mise en place d’une newsletter. C’est quoi donc ? C’est ce que nous allons voir ensemble dès à présent :

 

1/ Mettez rapidement en place votre newsletter et soignez la bien :

Faites mieux que moi, inspirez-vous plutôt de Nathalie Bagadey (http://www.nathaliebagadey.fr/) ! (tiens, bon exemple de pub pour le site d’un autre auteur !)

Vous pouvez utiliser mailchimp (mon choix, gratuit jusqu’à 2000 abonnés) ou aweber, ou d’autres que je ne connais pas.

À quoi sert une newsletter ? Elle est la passerelle entre vos clients et vous. Ce lien qui fait que vous pratiquez la vente directe et qui vous permet donc d’être plus efficace, normalement, qu’en vous contentant de lâcher votre œuvre sur Amazon et de serrer les fesses et les dents en espérant que les lecteurs vous repéreront.

Elle sert aussi à informer vos lecteurs de vos promos (et de celles de vos confrères publiant dans le même genre que le vôtre ! promotions croisées = succès assuré ! enfin, peut-être ^^ ), de l’avancement de vos projets. Par son intermédiaire, vous pouvez poser des questions à vos lecteurs, savoir ce qui les motive, les intéresse, etc.

En un mot, vous gagnez en « Proximité » ! Le commerce « direct », ça vous parle ? Sans intermédiaires ? On est en plein dedans, surtout si vous êtes capables de vendre via votre propre site. Directement du producteur au consommateur !

Si vous parvenez à impliquer vos lecteurs et à les transformer en fans, c’est gagné ! Ils relaieront la « bonne parole » et la foule de vos fidèles apôtres grossira avec le temps. Sinon, préparez-vous à quelques années de vaches maigres, hélas…

 

2/ Les promos Facebook et Twitter ?

Non. Oubliez pour le moment, vous n’êtes pas assez connus ^^ Paradoxal, n’est-ce pas ? Vous aurez beau mettre un joli bandeau sous le nez de 10 000 « personnes », si vous n’êtes pas un minimum connu (çàd : si vous êtes trop bas dans les classements, et que vous ne disposez pas déjà d’une bonne « fan base » — vous savez, ces gens qui relaieront votre pub facebook ?), votre message ne sera pas relayé (hé non !) et n’atteindra donc pas grand monde. Mais ça vous coûtera de l’argent, par contre.

Je vous rappelle que nous parlons de Facebook, là. Vous êtes concentré sur les pubs et pages « suggérées » quand vous surfez sur Facebook, vous ?

Idem sur Twitter, mais en pire. Les tweets passent tellement vite qu’ils ne laissent pas forcément beaucoup de traces de leur passage…

Si vous voulez absolument utiliser les pubs Facebook, dirigez plutôt les clics vers le lien permettant l’inscription à votre newsletter plutôt que vers votre page auteur Amazon / iggybook / iobooklaunch / etc.

Pourquoi ? Parce qu’une fois que les gens sont abonnés à votre newsletter, vous pouvez leur parler, donc les « appâter », chose que vous ne pouvez PAS faire avec vos éventuels clients Amazon. Forcément, puisque vous ne savez pas de qui il s’agit, vous ne pouvez donc PAS les contacter, contrairement aux abonnés de votre newsletter.

En plus, avec un peu de chance, une partie liront le cadeau que vous envoyez à vos nouveaux abonnés et du coup ils se prendront d’amour pour votre style et achèteront peut-être votre prochaine publication / vos précédentes publications.

Les autres, pas convaincus :

1/ se désabonneront (au revoir ! J)

2/ ne mettront probablement pas de commentaires négatifs sur Amazon puisqu’ils ne vous auront pas découvert via Amazon mais via votre newsletter. Ils ne seront donc pas un handicap. C’est le défaut de la perma-gratuité : des gens téléchargeront votre publication, alors qu’ils ne l’auraient pas fait si vous aviez été « payant ». Certains n’aimeront pas et vous le feront savoir. Ce n’est pas parce que c’est gratuit qu’un lecteur ne sera pas virulent s’il déteste. ^^

 

3/ Apprenez à jouer avec les mots clés de vos ebooks vendus sur Amazon :

J’ai appris pas mal de choses à ce sujet avec le livre de Nick Stephenson (Supercharge your kindle sales : simple strategies to boost (…) ). J’ai appris des trucs sur la façon de gérer les mots clés et la présentation de mes « Chroniques d’une humanité augmentée », notamment qu’il valait mieux l’allonger au maximum. Il semblerait qu’Amazon ne prenne pas en compte (ou qu’il prenne « moins » en compte) les descriptions trop courtes.

En synthèse, Amazon n’est autre qu’un gigantesque moteur de recherche et il s’agit d’accroître vos chances d’apparaître en tête de liste dans les classements qui ne sont pas liés au nombre de ventes, mais à la pertinence de votre livre par rapport aux mots clés entrés par le lecteur potentiel.

Pendant que j’y pense, il existe un outil permettant de voir l’évolution de votre classement avec le temps : il s’agit de la plateforme Authorcentral, qui n’est autre que la plateforme sur laquelle se trouve votre page auteur Amazon (la mienne se trouve ICI) !

Il me reste à lire le livre « let’s get digital » de David Gaughran. Il a l’air très complet lui aussi, mais je ne peux évidemment pas vous garantir qu’il changera votre vie, ne l’ayant pas encore lu.

 

4/ Variez vos moyens de communication :

a/ J’ai vu passer récemment une initiative intéressante (un « quizz ninja »), à l’initiative de Marie-Bo. Il s’agit, via un quizz, de faire découvrir des auteurs indépendants.

En tant qu’auteur, il est possible d’y participer ! Cliquez ICI pour savoir comment faire.

b/ Bruno Challard, de son côté, a lancé une foire aux cadeaux des auto-édités.

c/ Des campagnes de communication croisées peuvent être organisées entre 2 auteurs, chacun parlant dans sa newsletter de son confrère, de façon à motiver ses abonnés à s’abonner aussi chez le confrère. Bien sûr, ça fonctionnera mieux si les deux auteurs ont un univers / un genre similaire. Vous pourriez même permettre à vos abonnés de télécharger l’ebook d’un autre auteur (avec sa permission, bien sûr) ! L’idée étant de ne pas passer votre temps à vous vendre, vous, mais que vous n’hésitez pas à aider vos confrères.

d/ Donnez de petites informations sur votre livre sans en avoir l’air (hé, vous avez vu, j’ai fait x ventes / j’ai eu tel commentaire à tel endroit, qu’en pensez-vous ? / J’hésite entre telle et telle couverture, que me conseillez-vous ? / etc.

L’idée étant d’impliquer vos contacts dans la vie de votre livre, mais sans leur dire « achetez-le ! ». Certains vous l’achèteront peut-être, ou peut-être pas, qui sait ?

Mais surtout, par pitié, ne faites pas de tabassage en règle de vos contacts ! ^^

 

5/ Multiplier les points de vente, ou pas ?

Alors là, c’est une bonne question ! Les avis divergents.

Avantage de la multiplication des points de vente : vous « touchez » plus de clients potentiels.

Avantage de publier de façon exclusive sur une unique plateforme : vous pouvez concentrer vos efforts en termes de communication et vous accroissez a priori plus rapidement votre visibilité.

 

Exemples de plateformes :

Amazon

Google Play

Itunes (pas facile de vendre en direct chez eux : il faut obligatoirement avoir un mac. Étrange, non ? Sinon, vous pouvez vendre sur leur plateforme via smashword)

Iggybook

Fnac (via kobo)

Immatériel (mais il faut passer par une maison d’édition, je crois bien)

Votre propre site internet (via woocommerce pour wordpress, par exemple, avec paiements par paypal : attention à leurs frais !)

www.bod.fr

www.lulu.com

(… j’en oublie sûrement…)

Electre et Dilicom sont deux bases qui alimentent les libraires et permettent donc d’accéder à ces points de vente.

Attention : dans le cas d’Electre, même s’il est possible d’y accéder en tant qu’auto-édité, il semble que vous allez devoir leur « montrer patte blanche ». Voire même forcer la main aux responsables d’Electre en leur envoyant votre livre pour leur prouver votre professionnalisme.

Pour ce qui est de Dilicom, il est tout à fait possible de s’y inscrire en tant qu’auteur indépendant. Je ne l’ai pas fait, cela dit, je ne sais donc pas si la procédure est complexe, ou pas. J’ai eu les deux sons de cloche concernant la complexité du site. En tout cas, il semble assez peu esthétique, à première vue.

 

6/ « Livres papier » :

Il n’y a pas, là non plus, 36 possibilités : il faut se rendre visible. Et la moindre des choses quand on veut être visible, c’est votre livre soit disponible.

J’ai déjà évoqué Electre / Dilicom hier, il y a bien sûr aussi createspace, le service d’amazon dédié à la vente de livres papiers et tant d’autres encore (tels www.BOD.fr — « book on demand » —, par exemple, qui garanti l’accès au réseau Dilicom, notamment)…

Mais surtout, il y a les salons, espaces culturels et autres séances de dédicaces.

L’important, dans ces trois derniers cas de figure, c’est la présence des auteurs / vendeurs. C’est vous qui ferez (ou pas) pencher la balance. Ceux des auteurs pratiquant les ventes sur salon me l’ont bien dit : sans présence physique, les ventes sont molles, voire très faibles.

C’est notamment le défaut majeur du dépôt-vente chez un libraire, soit dit en passant. Ne vous attendez pas à des merveilles, à moins de tomber sur un libraire qui fera le forcing à votre place auprès de ses clients. Chouchoutez-le, celui-là !

D’une manière générale, sachez-le, les centres culturels Leclerc sont réputés plus ouverts vis-à-vis des auto-édités que les libraires. J’ai déjà vu de nombreux auteurs indépendants annoncer des séances de dédicace en centre culturel.

Bien sûr, il y a des libraires 100 % ouverts aux auto-édités !

Quand aux magasins Fnac, pour y être accepté sous format papier, il paraît que c’est « simple » (façon de parler) : il faut convaincre le responsable de rayon. Celui-ci inscrira alors votre livre dans son registre et hop, vogue la galère ! Mais si vous voulez avoir une chance, soignez votre présentation, celle de votre livre, de son packaging, votre discours, etc. En un mot, soyez « Pro » !

 

7/ La presse « papier », les SP, les interviews dans via les moyens de communication « traditionnelle » :

Je vais commencer par un petit conseil gratuit : « think local » / « pensez local ».

Bien sûr, ce ne sera pas vrai pour tout le monde. Bien sûr, on dit « nul n’est prophète en son pays ». Oui, bon, d’accord.

Mais sincèrement, malgré le poids qu’a pris internet dans notre vie, je il n’en reste pas moins vrai que la parole / l’avis d’une personne que l’on côtoie, que l’on croise « irl » (« in real life » / « dans la vraie vie ») compte souvent plus que celle d’une personne uniquement rencontrée sur le net.

Attention : il ne s’agit pas de dénoncer les relations « virtuelles » (qui, sans doute aussi souvent que dans la « vraie vie », peuvent devenir de « vraies » relations). Il s’agit de bien reconnaître que les mêmes arguments auront souvent plus de poids en face à face que par le téléphone ou internet.

D’où mon « think local », que l’on pourrait reformuler ainsi :

=> Commencez par vous faire connaître autour de vous !

Le journaliste qui habite dans votre rue (ok, il faut le trouver, celui-là ^^), le service communication de votre mairie, les responsables de la médiathèque locale / etc., auront moins de freins à accepter de soutenir un auteur « du cru » qu’un auteur inconnu vivant à l’autre bout de la France.

En ce qui me concerne, j’ai démarché la mairie de Rueil en juillet l’an passé et en décembre, ils m’ont contacté pour une interview. Elle est d’ailleurs parue sur le « Rueil Infos » de janvier 2015. Vous pouvez lire l’interview en question (et voir ma photo !) en page 35. Je compte renouveler l’expérience lors de la sortie de mon prochain roman (« Le Chant de l’Arbre-Mère »).

CITATION : Pour rappel : ce roman fait partie de la foire aux cadeaux de l’auto-édition. Dans ce cadre, vous pouvez présouscrire, gratuitement, et obtenir ainsi de recevoir le roman, épisode par épisode, directement dans votre boite mail !

Pour en savoir plus sur ce roman, vous pouvez soit en lire le premier épisode gratuitement sur Wattpad, soit consulter sa page booklaunch.io.

 

C’est un peu pareil pour les SP (services de presse) : vous pouvez choisir d’envoyer votre livre papier aux 10 chroniques littéraires les plus en vue de la presse papier. Ça vous coûtera des sous, youpi, mais ça ne débouchera probablement pas à moins de les connaître en personne. On en revient toujours là : oui, sans piston connaissances dans le milieu, vous n’aurez que peu de chances d’exister.

Et justement, vous avez un ami dans le monde de l’édition ! On en a déjà parlé hier, il s’agit de Livr’addict ! Oui, ils font aussi du SP en format papier et acceptent volontiers les indépendants. J’ai vraiment envie de tester ça. Le ferai-je sous format papier ? Peut-être, mais en nombre très limité, dans ce cas. Je ne suis pas du genre à me lancer à corps perdu dans une aventure incertaine ! 🙂

 

En dehors de Livr’addict, contactez des chroniqueurs plus en vue en même temps que votre popularité grandira (mais n’oubliez pas ceux qui vous ont soutenu au début, bande d’ingrats !). Autrement dit : envoyer des livres papier en SP, oui, mais seulement à coups sûrs ! Autrement dit, seulement si vous savez que la personne à qui vous l‘envoyez 1/ le lira et 2/ aura de bonnes chances d’aimer votre roman / recueil / etc.

Chaque livre que vous envoyez, c’est autant de CA en moins, n’oubliez pas ! Idem pour le coût du timbre. Alors, faites en sorte que cela ne compte pas pour du beurre !!! Vous n’avez pas les moyens d’arroser au petit bonheur.

Ou alors, faites-le par l’intermédiaire d’un attaché de presse. Ce dernier vous apportera son carnet d’adresses, ce qui permettra, normalement, de maximiser l’impact de cet abandon volontaire de chiffre d’affaires.

Nota : si vous-même êtes attaché de presse, c’est le moment : faites votre promo en commentaire de cet article ! J.

Par définition, un indépendant est libre d’utiliser les services de « qui il veut » pour l’aider à promouvoir son livre. Bien sûr, il ne faut pas oublier cette petite bête que sont les « coûts cachés », ceux-là mêmes qui pourraient vous empêcher de gagner un jour de l’argent même en vendant 500 livres. Recourir à trop « d’auxiliaires » pourrait grever trop sévèrement votre marge, alors faites attention, quand même. Idéalement, définissez un business plan !

 

8/ Travail croisé entre Illustrateur et auteur :

C’est le dernier point que j’aborderai. Il m’est venu en tête au tout dernier moment, mais c’est vrai que c’est une idée qui me trotte dans la tête depuis quelque temps. Je pense qu’auteurs et illustrateurs ont intérêt à travailler « main dans la main ». À ce titre, j’essaye d’établir des relations fructueuses avec les illustrateurs / illustratrices dont je croise la route.

Je suis donc actuellement en collaboration avec 2 illustrateurs (dont celui qui m’a fait les couvertures de mes « Chroniques d’une Humanité Augmentée » et de mon « Chant de l’Arbre-Mère », et en plein démarchage d’un troisième. J’aimerais sortir un artbook complet pour venir épauler un mien projet de fantasy, et cela semble en bonne voie de se concrétiser

Et au-delà de l’artbook, il y a encore tout un univers qui s’ouvre ! Qui a dit « roman graphique » ? Bon, si je vais dans cette direction là un jour, ce sera avec prudence, quand même.

Je pense, en tout cas, que le travail de l’illustrateur ne devrait pas se limiter à faire la couverture et puis au revoir. Je pense notamment aux séances de dédicaces : j’espère vivement parvenir à en faire un jour et, à ce moment, je ferai tout mon possible pour me faire accompagner par au moins 1 de mes illustrateurs ! Il semble que cela contribue nettement aux ventes, en tout cas. 🙂

 

Bon, sur ce, il se fait tard, je suis fatigué, et toussa.

 

Bref : en guise de conclusion, je dirais qu’il est évident que j’ai loupé pas mal de façons de faire la promotion de son livre. Alors, n’hésitez pas à signaler VOTRE façon de faire votre publicité, si le cœur vous en dit. J’ajouterai les idées les plus intéressantes dans l’article et j’essaierai de les tester !

 

Vous pouvez faire un peu d’auto-promo en commentaire de cet article, alors allez-y. 😉

 

En attendant de récolter vos avis, trucs et astuces, je vous souhaite de passer une bonne soirée !

Et, bien sûr, je vous remercie d’avoir lu (et partagé!) ces deux nouveaux articles de la Taverne Blévalienne ! 🙂

 

Promouvoir ses livres et les rendre visibles sur internet et ailleurs – partie 1/2

JOUR n° 1 : (vous y êtes)

1/ Promotion avant / pendant / après la publication

2/ Perma-gratuité

3/ De l’intérêt de créer un site internet

 

JOUR n° 2 :

1/ De l’intérêt d’une newsletter

2/ Les promos Facebook et Twitter

3/ Les mots-clés de vos ebooks vendus sur Amazon

4/ Variations sur un même thème : l’uniformité des campagnes de publicité est un tue-client.

5/ La multiplication des points de vente : bon plan, ou fausse bonne idée ?

6/ Un petit zoom sur le livre papier

7/ Zoom sur la « presse-papier », les SP (livres papiers), la communication « tradi ».

8/ Travail croisé entre illustrateur et auteur

Conclusion.

 

Il y a quelques jours, on m’a posé la question suivante :

« En effet, ce n’est pas facile de vendre beaucoup d’exemplaires… Penses-tu que c’est possible pour un indépendant de réussir un jour à vivre de son travail ? Et si oui, de quelle façon ? Avec quels outils et quelle stratégie ? »

À mon sens, il n’y a pas 36 façons de réussir à percer, dans le monde sans pitié de l’édition indépendante. Il y en a une dont l’efficacité n’est pas à démontrer : il s’agit de gagner en visibilité.

 

Oui, ok, mais comment faire ?

Bon, vu la place de mon unique ebook (« Chroniques d’une humanité augmentée ») dans les classements d’Amazon, je ne vais évidemment pas m’appuyer sur ma propre expérience de la chose (ou seulement de façon partielle), cela va sans dire.

Ce que je vais tenter d’expliquer s’appuie donc sur les infos marketing que j’ai glanées ici ou là. Une partie de ces infos provient de Nick Stephenson, une autre de David Gaughran (tous deux anglophones, donc  attention : ce n’est pas le même public !), le reste me vient de divers auteurs francophones (Alan Spade, Jacques Vandroux, Bruno Challard, Lise Journet, etc.).

 

1/ Dans un premier temps, nous étudierons différents axes de communication Avant / Pendant / Après la publication.

2/ Puis, nous parlerons de perma-gratuité.

3/ Enfin, nous étudierons la mise en place d’un site internet.

 

En synthèse, il y a — selon moi — plusieurs armes marketing à utiliser (en parallèle) :

 

1/ Une présence sur la toile AVANT publication / le jour J / après publication :

Avant :

  • Contactez des blogs littéraires en fonction de votre popularité :

Si c’est votre premier ebook, inutile de chercher à attirer l’œil du plus gros chroniqueur littéraire du coin, il ne vous entendra même pas hurler dans la masse des mails qu’il reçoit.

 

  • Zoom Booknode : il semble possible d’ajouter la date de sortie de votre livre sur booknode. Je testerai ça à la sortie de mon prochain roman.

 

  • Zoom Livr’addict : il est apparemment possible d’obtenir des chroniques « en grand nombre » en passant par Livre’addict. Je n’ai jamais testé cette option et ne peux vous en dire plus, mais ça fonctionne très bien pour les auto-édités, ça au moins c’est une certitude. Donc, contactez-les ! Mais attention : les chroniques seront publiées, qu’elles soient positives ou négatives (ce qui semble logique).

 

  • Zoom Babelio : jusqu’à preuve du contraire, ce site n’accepte pas les auteurs auto-édités.
  • [EDIT] Hé bien justement, preuve du contraire m’a été donnée, en commentaire de cet article ! Il semble possible d’être enregistrés sur Babélio sous format papier uniquement. Pour vous en convaincre, il suffit de rechercher les livres de Karine Carville sur Babélio.[/EDIT]

 

 

  • Zoom Iggybook :: il s’agit à la fois d’un blog / d’une page auteur, d’une plateforme de vente d’ebooks, etc.

 

 

  • Créez un événement FB :

Cet événement FB peut se coupler, à mon avis, avec l’utilisation du site woobox, qui permet de donner des cadeaux aux promoteurs les plus actifs d’une page FB. J’ai vu l’auteur indépendant India Drumond utiliser cet outil, sur son site internet (c’est un beau site, d’ailleurs, je trouve)

 

Le jour J :

  • Mettez un prix de lancement pas trop élevé (0,99€ ?) :

Laissez ce prix bas, par exemple, les 2 ou 3 premiers jours. En parallèle, contactez tous vos amis (enfin, quelques jours avant, laissez-leur le temps de se réveiller !) et demandez-leur d’acheter votre ebook le jour de sa sortie. Ou, si vous avez beaucoup d’amis et que vous êtes sûrs de leur fiabilité / obéissance / soumission, échelonnez leur « intervention » sur 2-3 jours.

 

Pourquoi échelonner ? Simple : Amazon semble privilégier les ventes « sur la durée » par rapport aux gros coups d’un jour. Donc, il vaut mieux 10 ventes par jour pendant 7 jours que 70 pendant une journée, a priori. Dans ce dernier cas, il semble que le livre redescend plus vite dans les classements, lorsque les ventes se tarissent. C’est à tester, bien sûr.

 

  • Là, je sens que ça pourrait faire polémique : pourrait-il être intéressant d’« acheter » des ventes lors des premiers jours suivants la publication ? ^^’ Autrement dit, envoyer un chèque cadeau à X lecteurs d’un groupe X ou Y de lecteur fiables et intéressés de façon à faire décoller les ventes les premiers jours, même si vous n’avez pas d’amis sur lesquels compter. Certains d’entre vous ont-ils déjà pratiqué ce type de « promo » ?
  • On pourrait rapprocher ce système d’une sorte de diffusion de type « office », mais appliquée à des ebooks d’auto-édités, vous ne trouvez pas ? Bien entendu, comme toujours, attention aux abus !

 

Après :

  • N’ayez pas peur de recontacter (gentiment !) certains de ceux de vos contacts FB qui ont déclaré « participer » à votre événement FB :

Cela aidera peut-être certains d’entre eux à se décider.

Attention : certains de vos contacts auront déclaré « participer » pour vous aider à rendre visible votre événement, pas pour acheter votre ebook. Même si ce n’est pas une aide directe au niveau des ventes, indirectement, ça peut toujours servir, donc n’oubliez pas de les remercier chaleureusement ! Qui sait, ça les décidera peut-être à acheter votre bébé, finalement ?

 

2/ La perma-gratuité ou « gratuité permanente » :

C’est l’idée selon laquelle mettre un de vos titres (le meilleur de vos titres, selon Nick Stephenson) en accès gratuit sur Amazon en fait un « aspirateur à lecteurs ». Aspirant tous les lecteurs potentiels désireux de vous découvrir, il montera peu à peu en classement (si vous communiquez bien sur ce titre ! D’où l’intérêt que ce soit votre meilleur ouvrage). Et plus il sera haut en classement, plus il sera téléchargé, donc plus il attirera de nouveaux clients.

À l’intérieur de cet ebook, en gros, gras, visible (joliment visible, ne soyez pas des brutes !) et surtout, au tout début de votre ebook, mettez un lien qui mènera ceux qui vous lisent directement vers la page d’abonnement à votre newsletter. Vous savez, celle où vous listez les avantages qu’il y a à s’abonner chez vous ! (plus d’infos sur ce point par la suite). Votre but est, là encore, d’aspirer les lecteurs vers votre newsletter ! Nous verrons pourquoi, par la suite.

Flash info « répétition » : remettez le même message en fin d’ebook, avec les mêmes liens ! Il ne faudrait pas que les lecteurs qui ont lu jusqu’au bout (donc qui ont aimé votre livre) puissent oublier l’existence de votre newsletter !

Flash info « perma-gratuité » : Comment rendre perma-gratuit un ebook sur Amazon ? Simple. Vendez-le sur une plateforme permettant la gratuité (Google Play en fait partie, je crois), puis mettez-le en vente via KPD (pas KDP select, par contre !) et informez l’équipe KDP de la disponibilité à titre gratuit de votre œuvre sur telle ou telle plateforme. La loi sur le prix unique des livres fera qu’ils s’aligneront sur le prix de vente de l’autre plateforme, donc votre book deviendra gratuit de façon permanente.

 

3/ Mettez en place un site internet :

Pour cela, vous avez plusieurs plateformes accessibles. Certains sont sur blogger, d’autres sur jimdo, d’autres sur wordpress (c’est mon cas).

Si vous ignorez quoi mettre en avant dans un site internet, n’hésitez pas à feuilleter ceci :

http://insights.bookbub.com/things-all-author-websites-need-to-have/

Sinon, allez voir à quoi ressemblent des sites tels que celui de :

India Drummond

David Gaughran

Nick Stephenson

WordPress peut vous apporter de bonnes solutions, mais privilégiez alors les thèmes wordpress « responsive », qui s’adaptent automatiquement à tous types d’écrans (PC, tablettes, smartphones, …).

Payez-vous un hébergement, aussi, de façon à pouvoir utiliser les plugins wordpress, plutôt que d’être limité (comme sur mon site actuel) par les (très) faibles possibilités offertes par la plateforme gratuite wordpress.fr.

Quel doit être le but de ce site ?

=> Il doit vous servir d’aspirateurs à abonnés pour votre newsletter en premier lieu, et informer vos lecteurs sur 1/ vos livres (ce qu’ils sont, où les acheter), et 2/ comment vous contacter / vous voir (vos prochaines séances éventuelles de dédicaces : il paraît que le logiciel dedee permet de dédicacer des ebooks 🙂

Une fois votre site créé, visitez les sites d’autres auteurs et commentez (utilement !) leurs articles. Vous augmenterez ainsi la visibilité de votre propre site. N’hésitez pas à signaler les meilleurs articles croisés sur le web dans votre propre blog, peut-être les gens d’en face finiront-ils par vous le rendre.

 

Bon, je vais m’arrêter là pour ce soir, mon quota de mots étant atteint (de 1 000 à 1 500 mots par article). Nous avons tous une vie après l’ordi, vous pouvez désormais en retrouver le cours ! 🙂

Bonne journée et à demain, si vous le voulez bien.

Pour rappel, demain, nous aborderons donc :

1/ L’intérêt d’une newsletter

2/ Les promos Facebook et Twitter

3/ Les mots-clés de vos ebooks vendus sur Amazon

4/ Variations sur un même thème : l’uniformité des campagnes de publicité est un tue-client.

5/ La multiplication des points de vente : bon plan, ou fausse bonne idée ?

6/ Un petit zoom sur le livre papier

7/ Zoom sur la « presse-papier », les SP (livres papiers), la communication « tradi ».

Cela fait beaucoup de sujets. Nous les survolerons donc un peu, mais pour se poser les bonnes questions, en tant qu’auteur, encore faut-il connaître un minimum de réponses, parfois ! ^^’

Il y a urgence à Ménétrol !

Affiche Aventuriales - plus petite

Hello ! Avouez, elle est magnifique, cette affiche ! 🙂 Si vous aussi vous êtes tombés sous le charme, lisez vite ce qui suit !

Une fois n’est pas coutume, je vous reposte ici un extrait de ma newsletter. Il s’agit de soutenir et d’aider un salon du livre à se concrétiser, rien de moins !

Cela se passe en Auvergne, à Ménétrol pour être précis. Il reste seulement 4 jours pour assurer un peu moins de 600€ de financement (sur un objectif initial de 3 000€).

Alors, à votre bon coeur, et n’hésitez pas à partager l’info contenue dans cet article, pliz !

 

Il y a urgence ! Oui, il y a urgence. Des personnes que je fréquente via le forum Cocyclics ainsi que sur Facebook participent à l’organisation d’un salon du livre à Ménétrol.

C’est où donc, Ménétrol ? C’est en Auvergne, pas loin de Clermont-Ferrand. Je vous ai même trouvé le plan sur mappy : http://goo.gl/E4kcGH

Quand au site internet du salon, le voici : http://aventuriales.jimdo.com/

Vous allez me dire : comment suis-je censé aider ce salon ?

C’est simple : ils ont lancé un projet de financement participatif sur le site communautaire Ulule. Il suffit donc de se rendre là-bas (https://fr.ulule.com/aventuriales-menetrol/), de s’inscrire sur le site ulule et d’indiquer quelle somme vous êtes prêts à mettre pour participer au financement du salon. Il est possible de ne mettre que 5€, je me dis donc que c’est accessible à toutes les bourses ! Alors n’hésitez plus, dites vous que c’est pour la bonne cause littéraire ! J

N’oubliez pas : en fonction de votre niveau de participation, vous recevrez des contreparties.

Par exemple, pour 20€ ou plus, vous bénéficierez des contreparties suivantes :

Inscription à la liste des donateurs sur le programme du Salon et sur le site des Aventuriales + un exemplaire numérique – numéro au choix – de la revue Gandahar ou un ebook à choisir dans la collection Imaginarium chez notre éditeur partenaire L’ivreBook + un exemplaire papier de Gandahar,  numéro au choix.

De plus, à titre personnel (toujours à partir d’un financement à hauteur de 20€ ou plus), j’ajoute que vous recevrez aussi mes deux ebooks (« Chroniques d’une humanité augmentée » et « Le chant de l’Arbre-Mère ») gratuitement.

[EDIT:

ATTENTION: pour bénéficier de l’envoi gratuit de mes ebooks, n’oubliez pas de le signaler à l’équipe en charge du projet Ulule ! Vous pouvez aussi m’envoyer un mail sur pascal.blevalàgmail.com.[/EDIT]

 

Alors, n’hésitez pas à partager l’info !

Bises à tous et à toutes en ce beau dimanche ensoleillé. 😉

Pascal

Calcul de la rentabilité d’un livre (papier ou ebook) pour un auteur indépendant…

[EDIT du 26/05/2015

FLASH INFO: j’ai un appartement à vendre (sisi) sur Rueil. Pour mieux le vendre, j’ai écrit une nouvelle d’anticipation centré autour de mon appartement. Vous pouvez lire le texte en cliquant sur son titre: « Un passé plein d’avenir« . Bonne lecture ! Et si vous connaissez quelqu’un qui cherche à acquérir un appartement de 88m² sur Rueil, n’hésitez pas, partagez l’info ! 🙂

Merci. A vous les studios!

/EDIT]

 

JOUR 3 : « Quid de la rentabilité d’un livre (papier et ebook) pour un auteur indé »

 

Nous avons vu avant-hier que même si Amazon vous verse 70% (maximum), Google Play 50%, votre porte-monnaie n’en verra jamais la couleur. Nous avons essayé de comprendre pourquoi.

Puis, hier, nous avons examiné à la loupe les différents types de coûts impliqués dans la création / l’impression / la diffusion de vos livres (papiers ou ebooks).

Aujourd’hui, nous allons aborder le sujet du calcul de la rentabilité, pour un auteur indépendant, de la vente d’un livre papier.

Nous étudierons pour cela quelques exemples précis.

 

Donc, attachez vos ceintures, c’est parti pour les cas pratiques !

 

Imaginez un livre papier vendu 15 €. Vous voulez vendre plus cher ? Si vous n’êtes pas connus, désolé de vous le dire, mais il vous sera difficile de vendre plus cher. Je le sais bien. On m’a dit récemment (avec la meilleure volonté du monde de ne pas être blessant que je n’étais pas un « vrai auteur » et que donc, demander 20€ pour un de mes livres (de 400 pages), c’était un peu… osé… Soit. Vous n’avez pas l’appui / l’accréditation d’une maison d’édition, donc faites vous une raison… Mais après tout, rien ne vous empêche d’essayer : votre roman est peut-être pile dans le genre qui fonctionne en ce moment et vous êtes peut-être un vendeur né ?

Bref. Donc, sur ce livre de 15€

1/ Un tradi touchera 1,5 €, à déclarer comme droits d’auteur auprès des organismes concernés.

Nota / rappel : sur la base de ces 1,5€, l’auteur tradi devra alors verser des charges sociales à l’AGESSA (10% s’il n’est pas affilié, 20% s’il est affilié) et 8% au RAAP (taux en passe de devenir une réalité, cf cet article) au titre de la cotisation retraite complémentaire.

2/ Combien touchera donc un indé ?

Faisons le calcul avec une rapide estimation des divers coûts étudiés hier.

Paramètres :

Un roman de 500 000 signes, espaces comprises.

Vendu de la main à la main.

250 exemplaires imprimés.

Je prends 250 exemplaires pour faire rond, mais c’est déjà un volume « important » pour un inconnu. Enfin, il me semble. En tout cas, ça représente un sacré investissement financier, comme on va le voir ensemble, à présent :

Nota : j’ai relu mes chiffres plein de fois, mais on ne sait jamais. Il se peut qu’une ou deux coquilles trainent quelque part.

 

[EDIT du 24/05:

ATTENTION / A NOTER: deux des lecteurs de cet article m’ont fort justement fait remarquer que, dans le cas du choix du statut « auto-entrepreneur », je ne proposais que le taux réservé aux BNC. Ils évoquaient, à juste titre, que le taux des BIC était moins élevé (15% au lieu de 22,9%).

Du coup, je me dis même qu’opter pour un profil « vente de marchandises », outre l’avantage en terme de charges sociales, pourrait bien être fiscalement plus « dans les clous » qu’opter pour un profil « auto-entrepreneur / prestation de service ».

Après tout, je me demande s’il est réellement fiscalement accepté de déclarer en BNC professionnels (donc en tant que prestation de service) des ventes de livres papiers? J’ai comme un doute, là.

Depuis, j’ai creusé à nouveau la question et j’ai trouvé quelques sites qui semblent donner des infos intéressantes. Je vais ajouter les liens à mon article:

http://www.thebookedition.com/forum/demarches-auto-editeur-p-1524-40.html

http://portaildulivre.com/fiscautautoedit.htm

http://www.ebook-creation.fr/avis-client/auto-publication/auto-edition.html

Ce sont des sites que je compte consulter prochainement, avant de recontacter éventuellement l’urssaf pour plus de précisions.

Pour votre information, le code NAF de l’édition de livres (qui ouvre droit à déclaration au titre des BIC) est le suivant : 5811Z

En revanche, attention (l’info qui suit est tirée de cet article): « prendre ce statut d’auto-éditeur BIC entraîne l’assujettissement à la taxe CFE qui est indexée sur la valeur locative de votre lieu de travail (cela peut-être votre lieu d’habitation dans le cadre d’un auteur)
C’est la commune qui décide de son montant. Vous pouvez vous renseigner sur le montant de cette taxe aux impôts ou dans votre mairie. »

En revanche, les charges sociales sont proches de celles de la déclaration en BNC non professionnels, c’est à dire 13,3% en 2015,

D’un autre côté, vous avez le code APE / NAF 9003B «autres activités artistiques».

Ce statut permet la déclaration de vos gains d’auteur en BNC professionnels et vous exonère de cette même taxe CFE (même si le fisc n’est pas toujours au courant, apparemment), mais au prix de charges sociales plus élevées (22,9% en 2015).

FIN DE L’EDIT DU 24/05]

 

 

Exemple 1.1 :

Je vous mets d’abord le tableau, vous aurez les explications complètes juste après, promis. 🙂

Cliquez dessus, ce sera plus lisible.

exemple 1.1 de vente de livre - Données utilisateur

exemple 1.1 de vente de livre - Synthèse

 

  • CA TTC : 250*15 € = 3 750 € (woaw ! les yeux emplis d’étoiles !!!! Je vais être riche !)
  • TVA : 0 % vu qu’il s’agit d’une vente de la main à la main. Coool !
  • Impression : 5 € par exemplaire (dont 1€ de frais de port), soit 1 250 €. Ha oui, ouch, ça fait mal, là.
  • Charges sociales : 22,9 % du CA HT (càd TTC, vu qu’il n’y a pas de TVA), soit 858,75 €. Ha oui quand même, re-ouch.

Pourquoi 22,9 % ? Parce que vous êtes auto-entrepreneur, tout simplement. On parle de vente de livres papiers vendus par vous-même, là !

Bilan : il vous reste 1 641,25 €, soit 43.77 % de marge d’exploitation.

C’est-à-dire : 6,565 € par livre.

C’est confortable, hein ? Mais ça, ce n’est que votre marge d’exploitation, qui n’intègre pas encore le remboursement des coûts fixes et cachés.

 

  • Couverture : 150 €, car réalisée par Kouvertures.com : bon, ça passe.
  • Bon, on va dire que vous n’avez pas fait traduire, que vous avez acheté antidote il y a longtemps et que vous vous êtes débrouillés, pour la mise en page… Vous voyez que je suis sympa !
  • Correction : 500 €. Aye, ça pique.

Question on ne peut vraiment pas s’en passer ?

Ma réponse : c’est vous l’auteur, c’est vous qui voyez. Mais ne venez pas vous plaindre si vous perdez des ventes à cause d’un roman mal ficelé. D’un autre côté, le constat général est que le lecteur, pour peu qu’il n’ait pas à affronter un mur de fôtes d’ortaugrafes, se focalisera avant tout sur le style / l’intrigue, et seulement après se penchera sur la qualité de l’orthographe.

Mais : un correcteur ne s’occuper pas forcément que de l’orthographe. Il vous aide aussi à améliorer vos tournures de phrases et peut détecter des incohérences dans votre trame.

=> TOTAL des coûts fixes : 650 €

Là, il y a deux façons de calculer votre rentabilité.

1/ Le « point mort » :

Déterminer le nombre de livres à vendre pour rembourser vos frais fixes. On appelle ça le « point mort » : celui où vos ventes vous permette d’absorber vos coûts fixes, mais pas encore de dégager un bénéfice. Tous les livres que vous vendrez, ensuite, ce sera du pur bonus : 100 % dans votre poche !

Ici : 650 € (total des coûts fixes) / 6,565 € (marge d’exploitation par livre) = 100 livres. (car arrondi au niveau supérieur)

Vous devrez donc vendre 100 livres avant de commencer à pouvoir dégager un bénéfice.

2/ La vision « comptable » :

Bilan : il vous reste 1 641,25 € — 650 € = 991,25 €, soit 26,43 % de marge après coûts fixes. Ou encore : 3,965 € par livre.

C’est déjà moins, mais ça reste raisonnable, hein ? Mais là, c’est en supposant que vous vendez l’intégralité de vos 250 livres, et ce n’est pas gagné. Qui plus est, vous les avez vendus par vous-même, sans aller dans des salons / séances de dédicaces / via une librairie et donc sans frais de diffusion / déplacements / envois et sans occasionner le moindre frais de promotions.

Autrement dit :

1/ Vous avez beaucoup d’amis

2/ Vous êtes un commercial de génie et vous pourriez gagner 10 fois mieux votre vie dans d’autres secteurs, non ?

Exemple 1.2 :

Tiens, petite supposition : vous avez fait payer 2,50 € de frais d’envois par livre, récoltant ainsi 17,50 € et non pas 15,00 €. Corrections (en supposant que vous ne faites que de la vente par correspondance) :

  • Charges sociales : 22.9 % du CA HT, soit 17.50 €*250*22,9 % = 1 001.88 € au lieu de : 858.75 €

Pouf, vous avez perdu 143 € qui vont aller directement dans la poche de l’Urssaf ! J

Elle n’est pas belle, la vie ?

Regardez le tableau ci-dessous : il vous faudra vendre 9 livres de plus pour arriver à l’équilibre si vous facturez les frais de port.

exemple 1.2 de vente de livre - Synthèse

Exemple 1.3 :

Mais si vous ne facturez pas les frais de port de 250 livres au client, repouf, c’est cette fois-ci, au maximum, 2,50 € * 250 € = 625 € que vous avez perdu, sans pour autant alléger vos charges sociales, qui restent à 858.75 €.

Regardez encore une fois le tableau général (légèrement amélioré) et le tableau de synthèse : pour résumer, en vendant 250 livres, vous gagnez 1,47 € par livre vendu.

Alors rassurez-vous : si vous vendez 195 livres, vous serez à l’équilibre ! Haut les cœurs !

exemple 1.3 de vente de livre - Données utilisateur exemple 1.3 de vente de livre - Synthèse

 

Exemple 2.1 :

Maintenant, mettons que vous voulez faire du dépôt-vente via un libraire.

Tching ! (bruit du tiroir-caisse)

  • « Merci monsieur, ça fera entre 20 % et 50 % de votre CA ».

Euh, attendez, combien ?

Par contre, changement de méthode. C’est désormais le libraire qui touche le CA et vous lui facturez une commission (en tout cas, il est possible de procéder ainsi, ce qui a le mérite de diminuer la base de calcul des charges sociales et impôts)

Je ressors ma calculette en incluant la ligne suivante :

  • Commission du libraire : 30 % par exemplaire :

PS : C’est un taux « moyen » : ça peut monter plus haut ! n’oubliez pas que si votre libraire n’est pas motivé, il ne vendra pas forcément votre livre. Il en a tellement d’autres à écouler.

30 % * 3 750 * (1-5,5 % de TVA) = 1 063,13 € (aye !)

  • Donc, par définition, vous empochez les 70% restants, à savoir :

70 % * 3 750 * (1-5,5 % de TVA) = 2 480,63 € (aye !)

Charges sociales : 22,9% * 2 480,63€ = 568,06 €.

Nouvelle marge d’exploitation :

2 480.63 € – 568.06 € – 1 250 € = 662.56 €, soit un taux de marge de 18,70 %.

Déduisons les frais fixes et nous arrivons à : 662,56 € – 650 € = +12,56 €, soit une marge de 0.35% (miam).

Oui, vous avez bien lu. Nous restons côté « bénéfice », mais nous avons bien failli trébucher sur la case « maléfice ». Sympa, non ?

 

Maintenant, ajoutez à tout cela les coûts cachés (cf définition d’un coût caché ici) :

  • Les frais de déplacements et/ou d’envoi des livres, pour peu que le libraire ne soit pas à côté de chez vous, ou qu’il s’agisse d’une vente sur un salon dans une autre région que la votre
  • Les frais de bouche et de logement en hôtel (chez l’habitant ?) si vous restez sur place plus d’une journée.

 

À ce stade, vous vous rendez compte que même en vendant vos 250 livres, vous aurez perdu pas mal d’argent. Prévoyez un second (voire un troisième) tirage, pour être sûr.

Re-miam.

exemple 2.1 de vente de livre - Données utilisateur exemple 2.1 de vente de livre - Synthèse

Ahhhh, l’auteur indé, ce sacré veinard qui garde tout le produit de ses ventes pour lui ! Haha. Ha.

Ha.

 

Exemple 3.1 : zoom ebook :

Avant de conclure, faisons un zoom ebook. Nous conserverons les éléments de l’exemple 2.1 à l’exception des frais d’impression et d’envoi, bien sûr : vous devrez vendre 275 ebooks pour parvenir à l’équilibre, soit pas tellement plus que de livres papier.

exemple 3.1 de vente de livre - Synthèse

Question : combien d’ebook vous faudra-t-il vendre pour parvenir à l’équilibre si, en plus du reste, vous avez payé 4 000 € de frais de traduction ?

Réponse en image : 1 964 ebooks. Simple, non ? Et ça, c’est sans faire de promotions ni rien.

exemple 3.2 de vente de livre - Synthèse

En synthèse, le problème est double :

1/ Sur les petits tirages / petites ventes (que pratiquent la majorité des petits auteurs autopubliés), vos frais fixes écrasent tellement vos marges qu’elles peuvent facilement devenir rouge sang et rester de cette couleur très longtemps.

2/ Si vous voulez être diffusé à grande échelle (ha bon, parce que les libraires attendent votre livre avec tellement d’impatience ? Tant mieux pour vous, mais attention à vos marges : ayez foi en vous et compensez par un plus gros volume de tirage), vous devrez abandonner une bonne partie de votre CA au profit desdits libraires, au risque, là encore, de noyer vos marges dans un bain de sang. Surtout si l’envoi aux libraires vous coûte des sous (attention : coûts cachés).

Ou alors, vous pouvez tenter le coût de la traduction pour vous exporter en Allemagne, aux US, etc. Mais préparez-vous à y passer beaucoup de temps (et à payer une correctrice derrière) ou à dépenser une grosse somme d’argent (et à payer quand même une correctrice derrière).

 

Flash info : les libraires ont des coûts fixes très importants à éponger, c’est pourquoi ils ont besoin d’une telle marge pour dégager un réel bénéfice en fin de mois : frais de stockage des livres, loyer, salaires, électricité, assurance, etc.

D’une manière générale, pour tous les acteurs de la chaîne de livre, la survie passe par le volume. La différence entre un éditeur et vous, c’est que l’éditeur / le libraire / etc. ne vend pas que vos livres. Il a donc accès à de plus gros volume de ventes que s’il ne comptait que sur vos livres (normalement) et peut donc plus facilement que vous accepter d’avoir une faible marge sur chaque livre écoulé.

 

Je vous sens dubitatifs. C’est pourquoi, pour vous aider à vérifier tout cela par vous-même, j’ai constitué un petit fichier Excel qui permet de tripatouiller des données chiffrées et de vérifier l’impact des différents types de coûts sur la rentabilité de votre livre papier et / ou ebook.

Il est disponible au téléchargement en cliquant ICI.

C’est à l’aide de ce fichier que j’ai constitué les exemples de cet article. Vous verrez : j’ai « protégé » les cellules avec les calculs, et du coup les seules données que vous pouvez modifier sont celles sur fond vert pâle.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des soucis d’utilisation (mais c’est relativement basique, comme fichier) : pascal. bleval (at) gmail . com

 

Conclusion :

Il me semble, mais je peux me tromper, que le marché français (voire francophone parce qu’apparemment c’est pareil au Québec, en tout cas) n’est pas encore tout à fait prêt à plonger dans le « tout ebook ». Le papier reste le format « sacré » aux yeux des français, pour le meilleur et pour le pire.

Le problème, c’est qu’un auteur indépendant désireux de vendre des livres papiers se retrouve confronté à :

1/ Des formalités administratives supplémentaires : acquisition forcée d’un statut type auto-entrepreneur.

2/ Des charges sociales supérieures : plus d’abattement de 34% sur vos recettes (contrairement au BNC non professionnel) et un taux de charges sociales qui grimpe à 22,9% (mais un taux d’IS qui baisse à 2,2%).

Qui plus est, ces charges sociales sont basées sur du CA, donc avant déduction de vos frais. Non, vous n’avez pas le droit de déduire vos frais pour déterminer votre assiette de cotisation / d’imposition.

On peut donc se retrouver à vendre à perte pour peu que vos coûts variables dépasse les 77.1% de votre CA HT. Dans ce cas, arrêtez tout de suite les frais et montez vos prix de vente. Sinon, comment espérer éponger vos coûts fixes et coûts cachés quand, dès les coûts variables, vous êtes dans le rouge ???

Rappel : cela représente les frais d’impression et de diffusion de vos livres (commissions libraire / centre culturel, par exemple).

 

Existerait-il une éventuelle solution palliative ?

Il pourrait donc être intéressant de trouver une solution pour déflaquer les frais variables du montant de l’assiette imposable. Il semble possible d’utiliser pour cela le support d’une association loi 1901, même si c’est à prendre avec de très grosses pincettes fiscales (et donc à faire valider !).

Imaginons :

1/ Vous passez un ordre d’impression de votre livre papier à une association. Celle-ci joue alors les intermédiaires vis-à-vis de l’imprimeur et elle indique votre adresse comme point de livraison.

2/ Vous avancez les frais d’impression à l’association. Celle-ci y ajoute 2% ou 3% de frais pour couvrir les frais liés aux formalités administratives qu’elle vient d’accomplir pour vous.

3/ De votre côté, vous vendez ensuite les livres au profit exclusif de l’association qui, par contrat, vous reverse X % du CA HT que vous lui ainsi permis de récolter. Disons 20% (mais ce n’est qu’un exemple !).

Le résultat, c’est que vous ne serez taxés que sur ces 20%.

En supposant que l’association ne s’enregistre pas en tant que maison d’édition (mais en tant que, par exemple, association de promotion de la culture au sens large, tous domaines confondus), lesdits 20% ne seraient à mon avis pas des droits d’auteur, mais plutôt des BNC non professionnels.

Après tout, quand vous vendez un livre via http://www.bod.fr, vous déclarez cela en BNC, non? Et vous pouvez toujours espérer que l’AGESSA reconnaisse ce type de revenus… Mais est-ce un problème, au fond? J’ignore la réponse à cette question, en ce qui me concerne.

Avoir d’ores et déjà le statut d’auto-entrepreneur ne vous empêcherait pas de profiter de ce type de système, cela dit. Surtout qu’on a bien vu que les charges sociales sont plus onéreuses en tant qu’auto-entrepreneur qu’en tant que particulier / BNC non professionnels.

4/ Par ailleurs, à mesure que vous vendez les livres imprimés via l’association, celle-ci vous rembourse les frais d’impression, que vous n’avez fait qu’avancer à l’origine.

Bien sûr, cela implique d’avoir « fait ses devoirs » en premier lieu, c’est à dire d’avoir déterminé si, oui ou non, votre livre était rentable et si oui, à partir de combien de livres imprimés / vendus.

 

Conclusion de cette idée de « moindre taxation » :

Si vous vendez tous vos livres, voilà ce que vous obtiendrez au final :

  • Vous n’avez payé des impôts / charges sociales que sur une base restreinte (càd : les 20% de commissions qui vous sont reversés. Attention, ce n’est qu’un exemple ! Et ça reste environ deux fois plus qu’un auteur tradi)
  • Vous avez été remboursé de vos frais d’impression (sans être taxé dessus).

Je me demande si un tel système fonctionnerait et serait jugé fiscalement acceptable… Et si

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

En attendant d’avoir votre avis sur cette épineuse question (mais qui pourrait épargner quelques piécettes à pas mal d’auteurs indépendants), je vous dis « bonne soirée à toutes et à tous et à une prochaine fois ! »

 

SOMMAIRE des différents articles sur le sujet « rentabilité du livre » :

Jour 1 : comparons ce qui est comparable. Amazon vous verse 70% au maximum, mais votre porte-monnaie n’en verra jamais la couleur. Pour en savoir plus

Jour 2 : Quels sont les différents type de coûts qui entre dans la détermination de la rentabilité de votre pris ? Pour en savoir plus

Jour 3 : Quid de la rentabilité (et des formalités administratives) d’un livre (papier et ebook) pour un auteur indé ? Pour en savoir plus : (vous venez de le lire)

Les différents types de coûts et de frais derrière l’impression et la vente des livres papier

JOUR 2 : « quels sont les différents types de coûts derrière l’impression et la vente des livres papier ? »
Nous avons vu hier (article: « le mythe de la rémunération de 70% d’amazon et autres peccadilles chiffrées« ) que comparer 1 € gagné par un tradi et par un indé ne faisait aucun sens à moins de déduire au préalable un certain nombre de frais sur les ebooks des auteurs indés et les cotisations Agessa et RAAP côté tradis.

Nous en avions profité pour battre en brèche l’idée qu’un indé pouvait gagner jusqu’à 70 % sur la vente de ses ebooks via Amazon, par exemple.

Nous n’aborderons pas encore le côté « détermination de la rentabilité d’un livre ». Ce sera pour demain, avec le cas de figure de la vente d’un livre papier. Puis, après demain, avec le cas de l’ebook et quelques précisions complémentaires. (infos non contractuelles, ça peut changer d’ici là !! ^^)

Aujourd’hui, nous démonterons vaillamment l’idée suivante :

=> « Un indé se fait des marges de cochon sur les livres papiers qu’il vend. Pensez donc ! Il ne paye que les frais d’impression (et tout le monde sait qu’imprimer un livre de 300 pages, ça coûte 50 centimes maximum !). »

 

Bien sûr, cela est on ne peut plus faux !

[DISCLAIMER :

Vous êtes un auteur indépendant. Vous faites ce que vous voulez. Vous voulez faire votre couverture vous-même ? Vous en avez les compétences ? Super, ça vous fera ça de moins à débourser.

Le but de ce qui suit est de vous montrer les différents types de coûts qui peuvent grever la rentabilité de votre livre, pas de dire que vous aurez tout ça à payer.

Par exemple, j’ai réalisé moi-même la maquette de mon recueil d’anticipation (Chroniques d’une humanité augmentée) en version papier. Elle ne répond pas à 100% aux canons de l’Imprimerie Nationale. Et alors ?

J’ai eu des compliments sur le caractère agréable à lire de mon livre papier et je trouve que c’est plus important que, par exemple :

1/ Ne pas mettre de numéro de page en bas de la première page d’un nouveau chapitre

ou 2/ Faire commencer un nouveau chapitre sur la page de droite, quitte à laisser une page totalement blanche à gauche. Désolé, je n’aime pas le gaspillage de papier (ok, j’ai laissé trop d’espace interlignes, j’ai donc moi aussi gâché du papier et ça me fend le cœur…)

FIN DU DISCLAIMER]

Comme nous l’avons déjà vu hier, un éditeur traditionnel va prendre sur lui de payer un certain nombre de charges et de frais liés à l’impression / la distribution / etc. de vos chers livres. C’est un risque financier qu’il va ainsi porter et c’est d’ailleurs pour ça qu’on parle « d’édition à compte d’éditeur » par opposition à l’édition à l’édition à compte d’auteur et à l’autopublication.

[Ouvrons la parenthèse : compte d’auteur n’est pas égal à autopublication.

  • Compte d’auteur : un auteur paye un intermédiaire / prestataire de service pour que ce dernier, au choix : imprime ses livres / les mette en forme / les corrige / en fasse la promotion / créé une couverture / etc. Attention: ça peut coûter TRES cher.
  • Autopublication : l’auteur s’occupe de tout ça lui-même. Autrement dit, soit il fait tout lui-même, soit il trouve lui-même des professionnels capable de le faire pour lui. C’est d’ailleurs quand un autopublié délègue toutes ses tâches sauf celle de l’écriture (et encore, on peut avoir un nègre) que la frontière entre compte d’auteur et autopublication est mince, ce qui peut aider à entretenir la confusion, il faut avouer.

La différence, c’est que ça vous coûtera généralement moins cher de trouver vous-même chacun des intervenants nécessaires plutôt que de passer par du compte d’auteur. De plus, nombre d’éditeurs à compte d’auteurs se révèlent être des arnaques, ce qui ne veut PAS dire que tous les éditeurs à compte d’auteurs sont des arnaqueurs.

Fermons la parenthèse.]

Les frais impliqués par l’édition d’un livre peuvent être répartis en 3 catégories différentes:

1/ coûts variables

2/ Coûts fixes

3/ Coûts cachés (sisi, vous allez voir)

Je donne plusieurs exemples de chacun de ces types de coûts, mais si vous constatez que j’en ai oublié, n’hésitez pas à le signaler en commentaire, j’intégrerai vos suggestions dans l’article.

Hier, donc, j’abordais la fiscalité (en amateur !).

Aujourd’hui, c’est le contrôleur de gestion qui va vous parler, alors accrochez-vous bien !

Ps : je vais tâcher de faire simple et clair. Donc, si les chiffres, ça ne vous parle pas, ne vous inquiétez pas. Je traduirai en prenant des exemples concrets (surtout demain soir, d’ailleurs).

Catégorie 1 : les coûts variables.

Il s’agit des frais liés de façon directe à la vente ou à l’impression de votre livre.

Exemples :

=> Marge libraire : 20 % à 40 % du prix HT sur chaque livre vendu. C’est parfois négociable, mais pas toujours.

=> Frais d’impression : là, ça dépend de beaucoup de critères, mais on peut partir sur 5 € par livre de 300 pages, couverture souple, format moyen.

=> Frais d’envois : aussi bien de l’imprimeur jusqu’à votre domicile que de votre domicile à celui de votre client. Difficile à estimer, ça dépend !

[Ouvrons la parenthèse : ceci est une vision synthétique. Vous trouverez plus de précisions sur les sites des imprimeurs, ainsi qu’un peu plus bas dans cet article.

*     Createspace propose des coûts d’impression défiant TOUTE concurrence sur des petits tirages, mais se révèle plus cher du côté des frais de port. Sans oublier que des frais de douane vous seront facturés pour toute commande supérieure à 50€.

*     Lulu : offre régulièrement des réductions sur vos tirages papiers ainsi que des réductions sur vos frais d’envois.

*     www.imprimermonlivre.com : ils ne font pas payer vos frais d’envois, mais leurs frais d’impression semblent légèrement plus élevés que la moyenne. Ils offrent de s’occuper de l’enregistrement de vos livres auprès de la BNF à partir d’une commande de 100 livres.

Rappel : l’enregistrement auprès de la BNF est obligatoire. La précision suivante peut néanmoins être trouvée sur le site de la BNF:

Le dépôt légal est obligatoire pour les livres, quel que soit leur procédé technique de production, d’édition ou de diffusion, dès lors qu’ils sont mis à la disposition d’un public qui excède le cercle de famille, à titre gratuit ou onéreux.

*     BOD : leurs tarifs sont dans la moyenne côté frais d’impression, j’ignore ce qu’il en est de leurs frais d’envois. Avantage notable : contre une somme forfaitaire, à l’entrée, de 19 €, ils enregistrent votre livre auprès de la BNF et ils vous ouvrent les portes des librairies puisque votre livre papier sera inscrit dans le réseau idoine. Attention cependant : ils se réservent alors l’exclusivité des droits de reproduction de vos livres, dans le cadre d’un contrat renouvelable, d’un an. Prévoir des frais en cas de retrait anticipé de votre livre (mais c’est possible, c’est déjà ça).

Fermons la parenthèse.]

=> Charges sociales (rappel) : 15,5 % ou 22,9 % selon que vous déclarez au titre des BNC non professionnels (ebooks ou livres papiers vendus via un prestataire tel que bod ou createspace/amazon !) ou en tant qu’auto-entrepreneurs.

=> TVA : 5,5 %. Si c’est le libraire qui récupère le CA, il paiera de la TVA dessus même si vous-même êtes auto-entrepreneurs et ne récupérez pas la TVA ni ne la déduisez. En tout cas, ça me paraît logique, mais si c’est faux dans la vrai réalité, n’hésitez pas à me le signaler. Après tout, www.creatspace.com et KDP facturent tous deux de la TVA aux clients qui achètent les livres sur leur plateforme, que les auteurs soient indés (donc sans doute exemptés de TVA) ou tradis, via un éditeur (donc non exemptés de TVA).

Comment utiliser ces frais pour déterminer la rentabilité de votre livre ?

=> Faites le calcul suivant :

CA HT — total des frais variables

Vous obtiendrez votre marge nette d’exploitation, c’est-à-dire la marge que vous vous ferez sur chaque livre que vous vendrez.

On étudiera cette notion plus en détail demain, ne vous inquiétez pas.

Attention : cette marge va vous servir à rembourser les deux autres catégories de frais. Vous ne savez donc pas encore, à ce stade, ce que vous rapporteront réellement vos livres.

Mais si vous vous retrouvez dans le rouge à ce niveau-là, ce n’est même pas la peine de continuer, car cela signifie qu’à chaque livre que vous vendrez (même si vous en vendez 100 000), vous perdrez un peu plus d’argent.

[Ouvrons la parenthèse en faisant un « Zoom sur les frais d’impression » :

L’auteur (ou l’éditeur, dans le cas d’un tradi) avance ce type de frais. C’est donc un risque financier réel, sauf à passer par une plateforme de crowdfunding ou sauf à faire une séance de précommande comme vient de le faire Karine Carville

(Flash info auteure autoéditée qui décolle : cf ICI. La séance de précommande n’est pas encore achevée, vous ous avez jusqu’au 1er Juin, bande d’heureux veinards ! Le genre ? Le mieux est encore d’aller voir ICI, vous y trouverez la 4éme de couverture du livre Nouvelle Done.)

Pour vous situer l’auteure, elle a été bien placée au « Prix du meilleur polar autoédité » (organisé par « The Book Edition »), recevant les « encouragements du jury ». Ce n’est tout de même pas rien !)

Reprenons le Zoom « frais d’impression » :

Disons que pour un livre de 300 pages, en passant via un imprimeur pas trop gourmand (createspace, www.bod.fr, peut-être www.lulu.com, www.imprimermonlivre.com), il faut compter 5 à 6 € de frais d’impression minimum. Et ça, c’est à partir d’un certain volume d’exemplaires imprimés.

Bien sûr, si on imprime des volumes très importants, ça peut baisser. Mais ça représente quand même un coût important et il faut avoir une sacrée confiance en soi (ou un bon gros matelas financier), vous ne trouvez pas ?

 

Notez bien : createspace est imbattable sur les très petits volumes (type : 10 exemplaires), mais le prix reste identique jusqu’à atteindre les 1000 exemplaires. Une remise globale est alors appliquée (20 %, je crois). Par contre, leurs frais d’envois ne sont pas donnés et ils appliquent des droits de douane au-delà de 50 € d’achats de vos livres.

Solution de contournement des droits de douane : baisser le prix du livre papier au minimum accepté par createspace, attendre que le prix s’actualise sur www.amazon.fr puis acheter ses livres par ce biais et remonter ensuite le prix au tarif préalable.

C’est quand même contraignant, je trouve. Surtout si votre livre papier est présent sur plusieurs réseaux. À tenter seulement si vous ne vendez vos livres papier que via createspace, du coup.

Fermons la parenthèse sur les frais d’impression.]

Catégorie 2 : les coûts fixes.

Ceux-là, vous les paierez, le plus souvent, avant même d’avoir vendu le moindre livre.

Exemples :

=> La réalisation de la couverture : de 100 € à 1 500 € selon les cas. Énorme, hein ? Je n’en revenais pas quand j’ai appris que ça pouvait coûter aussi cher. D’un autre côté, les illustrateurs aussi ont droit de gagner leur pain de ce jour.

A noter, une précision apportée par une aimable lectrice de cet article:

pour les couvertures, si on n’a pas les moyens de faire appel à un illustrateur, on peut acheter des photos pro sur des sites tels que Deposit Photos ou Fotolia, pour quelques euros. Ensuite, avec un logiciel assez basique [ndlr: photofiltre peut apparemment suffire, sinon il y a toujours photoshop ou sa version gratuire, « Gimp »], on peut faire soit-même le titrage (non, pas de rose fluo ni de caractères tarabiscotés, pitié émoticône smile )

=> Les corrections : 1 € pour 1 000 signes, espaces comprises. Un roman de 500 000 signes (plus ou moins 90 000 mots) vous coûtera donc environ 500 €.

=> L’achat d’antidote : un peu plus de 100 € TTC (non, vous ne déduirez pas la TVA là-dessus, sauf à avoir constitué une société : ni les BNC non professionnels ni l’auto-entrepreneur ne peuvent collecter / déduire la TVA)

=> Une traduction ? Les tarifs varient entre 5 et 10 centimes par mot. Ce qui fait qu’un livre de 90 000 mots (500 000 signes environ) coûte entre 4 500 € et 9 000 € à traduire. Oui, vous avez bien lu. C’est très cher !

N’hésitez pas à vous référer aux expériences d’Alan Spade et Jacques Vandroux sur le sujet.

=> Une licence Indesign, pour la mise en page de votre œuvre ? Trop cher ? Ok. Surtout que les toutes dernières versions de ce cher logiciel sont à paiement mensuel ! Dans ce cas, accepterez-vous de payer la prestation d’un maquettiste pro ? Si ça se trouve, vous aurez droit à une réduction d’impôt, mais il faudra quand même débourser les sous.

Poursuivons avec la dernière catégorie de frais.

Catégorie 3 : les coûts cachés.

« Qu’est-ce donc que cette bête étrange ? » me direz-vous sûrement.

Il peut s’agir de coûts fixes ou variables, selon les cas. La différence avec les deux premières catégories, c’est que, bien souvent, au moment de déterminer le prix de vente TTC de votre livre, vous ignorez quel montant exact de coûts cachés vous aurez à débourser pour vendre lesdits livres. Donc, ils sont nettement plus difficiles à intégrer dans votre business plan.

Exemples de coûts cachés :

1/ Frais de promotion /service de presse :

Karine Carville offre un livre papier tous les 10 livres commandés dans le cadre de sa session actuelle de précommande. Cela représente donc un coût de 10 % sur chaque livre vendu en précommande. Il s’agit donc d’un coût variable, mais dont on ne connaît pas le montant à l’avance : impossible d’estimer le nombre de livres qui seront offerts.

2/ Il y a les services de presse, mais on peut aussi parler des « attachés de presse » :

A priori, un attaché de presse, c’est la personne qui parlera de nos livres aux journalistes (TV, magazines, etc.) de façon à ce que nos si belles oeuvres reçoivent un écho maximal chez le public. C’est un coût, c’est sûr. Je pense qu’il vaut mieux avoir déjà un nombre de romans publiés déjà important, de façon à répartir la charge sur plusieurs titres. Disons qu’il est plus rentable de payer pour avoir des retombées sur 5 romans que sur 1 seul, à mes yeux.

3/ Non facturation des frais de port aux clients :

Là encore, vu que ça ne concerne que certaines commandes (celles par la poste), impossible de savoir à l’avance combien ça vous coûtera. D’expérience, un livre envoyé au tarif lettres vous coûtera entre 2,50 € et 3 €. À noter que ce n’est a priori plus autorisé par La Poste, qui demande de passer par des colissimo, donc encore plus cher. Comptez plutôt dans les 4 € à 5 € par envoi. Mieux vaut limiter ce type de frais à l’envoi groupé d’au moins 2 livres, si vous voulez faire un tel cadeau à vos lecteurs et que vous souhaite respecter les CGV de La Poste.

 

3/ frais de participation à un salon / à une dédicace en centre culturel :

Vous avez prévu combien vous paierez en frais de salon sur la durée de vie de votre livre, vous ? Vous êtes fort. Parce que cela recouvre plusieurs types de frais, à savoir :

=> Frais de participation au salon / à la séance de dédicace : forfait au mètre linéaire ou coût variable basé sur le CA HT, parfois rien (les organisateurs prenant en considération le fait que vous avez déjà payé le déplacement), ça dépend. Il y a de tout, dans la nature.

Dans le cas des dépôts-ventes et des ventes en espace culturel, c’est généralement le libraire / l’espace culturel qui récupère le CA et vous lui facturez votre part. Ce qui implique d’avoir un statut ! Càd : auto-entrepreneur, ou société classique (pour récupérer la TVA).

=> Frais de bouche / de logement, si vous comptez rester plus d’une demi-journée.

Bah oui, faut bien manger, non ? Si vous êtes invités, bien sûr, ça ne vous coûte rien.

=> Frais de déplacement, si le salon / la séance de dédicace n’est pas dans votre région, il faut se rendre sur place. Là encore, si vous êtes invités, cela ne vous coûte rien.

=> Goodies: cartes postales / marque page à l’effigie de votre livre / cartes de visite à votre nom / banderolles / panneau d’informations / flyers / porte-clés / twingo clés en main / etc.

=> Achats de livres d’autres auteurs sur place. Si, j’insiste. Si vous n’étiez pas allé au salon X, vous n’auriez pas acheté les 10 livres de l’auteur Y. On peut considérer que ça compte. Bon, ok, cet exemple est un peu extrême. Libre à vous de ne pas le compter. ^^

 

Vous commencez à voir où je veux en venir, non ?

Oui, un auteur indé supporte nombre de frais que n’ont pas à supporter les auteurs tradis.

ATTENTION cependant : je parle du cas « normal » des auteurs tradis. Je suis sûr qu’il existe des maisons d’édition qui n’ont pas les moyens de payer les frais de déplacement de leurs auteurs, ni leurs frais d’inscription aux salons, et ainsi de suite. On parle là des coûts cachés.

On peut aussi noter à nouveau les frais d’impression papier du manuscrit et son envoi aux 10 500 éditeurs de la place. Bien sûr, ces frais-là ne concernent que les auteurs tradis ou hybrides (c’est-à-dire à la fois indépendants et édités de façon traditionnelle, selon leurs livres), mais pas les indés.

En définitive, j’ai le sentiment que nombre d’auteurs tradis, édités par des maisons d’édition aux moyens limités, ont finalement un parcours qui n’est pas si différent de celui d’un indé.

Mais il est à noter cependant qu’une maison d’édition qui ne paye pas les coûts fixes « visibles » et les coûts variables n’est pas une maison d’édition à compte d’éditeur, mais à compte d’auteur.

Ceci conclura le billet d’aujourd’hui. Vous trouverez ci-dessous le sommaire de l’ensemble de la série d’articles en cours.

Je vous souhaite à toutes et à tous de passer une bonne soirée et vous dit « à demain, si vous le voulez bien ! »

SOMMAIRE des différents articles sur le sujet « rentabilité du livre » :

Jour 1 : comparons ce qui est comparable. Amazon vous verse 70% au maximum, mais votre porte-monnaie n’en verra jamais la couleur. Pour en savoir plus

Jour 2 : Quels sont les différents type de coûts qui entre dans la détermination de la rentabilité de votre pris ? Pour en savoir plus

Jour 3 : Quid de la rentabilité (et des formalités administratives) d’un livre (papier et ebook) pour un auteur indé ? Pour en savoir plus

Le mythe de la rémunération de 70% d’amazon et autres peccadilles chiffrées

[EDIT: il semble qu’obtenir des infos fiscales justes soit un exercice délicat.

Donc:

DISCLAIMER !!!

Ce blog en général (et cet article en particulier) n’a pas (n’aura jamais!) vocation à donner des conseils en matière de fiscalité. Les calculs que j’effectue, d’une part, ne sont valables qu’à un moment « M » (les règles fiscales évoluant chaque année) et d’autre part, permettent AVANT TOUT de vous faire une idée générale sur la situation des uns et des autres.

Si vous souhaitez devenir auteur indépendant, renseignez-vous auprès des autorités compétentes avant de remplir votre déclaration fiscale! Mais gardez à l’esprit que 1/ si vous vendez vous-même vos livres papiers, vous devez avoir un statut (type auto-entrepreneur ou association). 2/ si vous ne vendez que des ebooks ou livres papiers via un prestataire tel que www.bod.fr ou createspace, vous n’aurez besoin que de déclarer vos revenus sous forme de BNC non professionnel.

FIN DE DISCLAIMER

D’autre part:

Malgré mes quelques allers-retours avec le fisc et l’Agessa, des erreurs subsistaient dans mes calculs initiaux. Je pense avoir à peu près tout corrigé, mais n’hésitez pas à me signaler toute imprécision que vous auriez repérée.

Jacques Vandroux a signalé à ma connaissance le lien suivant, pour bien comprendre les charges pesant sur les revenus des auteurs traditionnels (infos AGESSA): Cliquez ICI pour consulter les infos en question.

Concernant les auteurs indépendants, deux solutions, taxées différemment:

1/ L’auto entreprise: cf ICI pour obtenir les taux de charges sociales sur CA (« Son montant est calculé en appliquant un taux forfaitaire au chiffre d’affaires (ou aux recettes) réellement encaissé »)

Il faut ajouter à cela 2,2% d’impôts (en cas de prélèvement libératoire, soumis à condition de revenus. Cf ICI)

2/ La déclaration en BNC non professionnels:

N’hésitez pas à consulter le très intéressant article de Jacques Vandroux, sur son site ou à vous rendre sur le site que j’indique moi-même un peu plus haut.

Les charges passent à 15,5% des revenus nets, après un abattement de 34%. Ce qui revient à appliquer un taux de 10,23% sur la totalité de vos revenus réellement perçus.

FIN DE L’EDIT]

Bonsoir tout le monde !

Aujourd’hui, j’ai décidé de m’attaquer à un mythe assez communément répandu. On pourrait même dire que dans l’esprit de beaucoup d’auteurs désireux de passer à l’autoéditionpublication, c’est (trop) souvent le premier, voire le principal critère invoqué : « un auto-édité gagne mieux sa vie qu’un auteur édité de façon traditionnelle ». Entendez par traditionnel : « édité via une maison d’édition ».

  • Appelons ces auteurs les « tradis » par opposition aux auteurs « indés» (autoéditéspubliés) pour plus de commodités dans le reste de l’article.

Ouvrons la parenthèse: « Si vous voulez savoir pourquoi j’ai barré le mot « édité » ci-dessus, pour le remplacer par « publié », disons que je vois une nette différence entre auto-édition et auto-publication

Dans un premier cas, un auteur prend en charge la partie « éditoriale » du travail en s’occupant de façon sérieuse des corrections, de la couverture, du marketing (éventuellement : le marketing est la partie la plus souvent omise, même par les autoédités, car elle n’est pas directement liée à l’écriture), etc.

Dans le second cas, l’auteur ne voit pas de problème particulier à publier sur un site payant (type Amazon) un texte de type premier jet. » Fermons la parenthèse.

Retour au sujet : un auteur tradi gagnerait donc moins bien sa vie qu’un auteur indé ?

Bon alors, oui, mais non. Ça dépend, ça dépasse, en fait.

Je ne vais pas vous assommer avec des chiffres, mais… euh… en fait, si, je vais le faire, mais aujourd’hui ce sera en douceur, alors profitez-en ! ^^;o;^^ (elle est pas belle ma chauve-souris-smileys ?)

 

Tayaut, tayaut !

 

JOUR 1 : « démystifions les revenus des auteurs indés et faisons en sorte de pouvoir les comparer à ceux des auteurs tradis ». La tâche est rude, retroussons nos manches.

Déjà, premier oubli (un brin hors sujet voire même en violent contresens avec le reste de l’article, mais ça me paraît important de clarifier ce point dès le départ) :

Quand un tradi touche 10 % [EDIT: sur un livre papier. La moyenne de gains d’un auteur tradi sur un ebook est de 25%, avec un maximum de 50%], c’est qu’il a de la chance. J’ai lu sur le blog d’une illustratrice BD qu’elle acceptait de ne toucher que 4 %, et qu’on lui avait déjà suggéré d’accepter 2 %. Oui, c’est une illustratrice, pas une auteure. Bon. Cela fait-il une telle différence ? Et puis, je suis sûr que des tradis, là, dehors, perdus dans la vaste jungle de l’édition, ne toucheront jamais plus que 6 % sur leurs ventes. Détrompez-moi, je n’attends que ça !

On me souffle à l’oreillette que les maisons d’édition sérieuses versent des a-valoir. C’est vrai.

Je suis au courant, pour avoir fait du contrôle de gestion dans deux filiales du groupe Hachette au tout début du vingt-et-unième siècle (ça paraît déjà tellement loin…).

Quelque chose me dit d’ailleurs que c’est la première et véritable source de revenus des petits et jeunes auteurs tradis. Combien d’entre eux toucheront un jour davantage que leur a-valoir ?

Du coup, cette somme versée avant même les premières ventes a le mérite d’exister, bien qu’elle semble se réduire comme peau de chagrin, ces derniers temps… Et certains éditeurs (mais sont-ce vraiment des éditeurs ?) peu scrupuleux (j’insiste sur ce terme « peu scrupuleux » car je ne veux pas que vous croyiez que je généralise !) vont (paraît-il) jusqu’à prévoir une clause de restitution de l’a-valoir, voire se remboursent d’un a-valoir payé à l’édition d’un livre X en ne versant tout simplement pas d’a-valoir sur le livre Y, selon le principe de l’étalement d’un a-valoir sur plusieurs livres. Ou « comment ne pas payer l’auteur ».

De plus, les petites maisons d’édition n’ont que rarement les moyens de payer un a-valoir à leurs auteurs, donc… Gloups. Il faut le savoir.

Attention : je ne suis pas en train de tirer sur les éditeurs, en l’occurrence. J’écrirai un article, dans un proche avenir, dont le titre sera : « Cassons le mythe du Vilain éditeur qui paie ses auteurs au lance-pierre ». Mais demain est un autre jour. Restons en à aujourd’hui, si vous le voulez bien.

Ensuite, second oubli :

Les sous qui tombent dans la poche des tradis ne sont pas les mêmes que ceux qui tombent dans la poche des indés. Figurez-vous que les charges sociales ont déjà été prélevées à la source dans le cas des tradis et pas dans celui des indés.

Ces derniers doivent donc débourser, au choix, 22,9 % (déclaration en tant que BNC professionnels) environ en tant qu’auto-entrepreneurs + 2,2% d’impôts s’ils ont droit au prélèvement libératoire, soit environ 25,1% au total. ATTENTION: cela peut changer d’une année sur l’autre. Cf ICI.

Flash info: la démarche d’enregistrement en tant qu’auto-entrepreneur est à réaliser auprès de l’urssaf, pas de l’Agessa: un indé ne touche pas des droits d’auteur aux yeux de l’Agessa.

Deuxième possibilité: déclaration au titre des BNC non pro: 15,5% de vos revenus nets selon l’article de Jacques Vandroux, APRES application d’un abattement de 34%.

Dans ce dernier cas (BNC non professionnel), c’est uniquement à condition qu’on se cantonne aux ebooks ou à la vente de livres papier vendus via des systèmes tels que Createspace ou http://www.bod.fr ! Parce que si l’on parle des livres papiers achetés par l’auteur lui-même pour les revendre ensuite (sous le manteau), là, le BNC ne s’applique pas et dans ce cas :

1/ Il faut un statut particulier (auto-entrepreneur ou association loi 1901, par exemple, mais attention au risque de requalification fiscale en Société Commerciale dans ce cas)

2/ Dans le cas de l’auto-entrepreneur, vous passez directement par la case 25,1 % de charges sociales + impôts (ça peut changer, les lois fiscales étant ce qu’elles sont).

Donc, les 70 % de gains sur Amazon étant AVANT charges sociales, l’auteur touche en fait :

1/ Petit calcul préalable: 15,5% de charges sociales sur 66% des revenus nets, c’est équivalent à 10,23% de charges sociales sur 100% des revenus nets. Donc:

70 % * (1-10,23 %) = 62,84 % avant impôts, au titre des BNC (déduction faite des 16% de charges sociales) ;

2/ Dans le cas de l’auto-entrepreneur, on a 22,9% (23,1% en 2016) de charges sociales sur le CA réellement encaissé, donc:

70 % * (1-22,9%) = 53,97 % avant impôts en tant qu’auto-entrepreneur (déduction faite des 25% de charges sociales).

Ça fait déjà moins, non ? Certes, cela semble toujours plus intéressant que les 10 % des auteurs tradis.

Attention, flash info « Tradi »: un auteur tradi ne touche pas, lui non plus, la totalité de ces fameux 10%. Sur cette somme, il doit reverser à l’AGESSA 9% environ s’il n’est pas affilié, taux qui passe à 20% environ s’il devient affilié. Mais bon, ça reste 8% à 9% de droits d’auteurs au lieu de 10%. A ce niveau là, cela fait-il une grosse différence ? Pour les personnes concernées, il est clair que Oui, ça fait une différence. Surtout qu’il faut encore ajouter 8% de cotisation au RAAP (taux en passe de devenir une réalité, cf cet article) au titre de la cotisation retraite complémentaire.

Autre problème : si vous choisissez l’option « 70 % » sur Amazon, ces derniers vous prélèveront des charges en fonction du poids (en méga-octet) de votre ebook, officiellement au titre des frais de livraison (on parle bien d’un ebook, hé oui).

Et ça monte vite, jugez plutôt : pour chaque MO supplémentaire, c’est 12 centimes qui passent directement dans la poche Amazonienne. Donc, avec un ebook vendu 2,99 € et pesant 3MO, vous touchez réellement :

(2,99 € * 84 % * 70 %) -3*0,12 = 1,404 €

Or : 1,4/2,99 = 47 % et non pas 70 %, ni même 59 % !

Et n’oubliez pas que pour prétendre toucher 70 % de marge, encore faut-il vendre son ebook à 2,99 € sur Amazon, par exemple. Ce n’est pas si simple que ça en a l’air. Sinon, en dessous de 2,99 € (ou au-dessus de 9,99 €, d’ailleurs), ce sera 35 % sur Amazon. D’autres plateformes (telles que Google Play) proposent des royalties à 50 % quel que soit le prix de vente de votre ebook.

Il y a une exception récente : Iggybook (cf plus bas). En vendant via leur site (attention : formule payante !), vous ne toucherez pas 70 % sur la vente de vos ebooks, mais 100 % (oui, vous lisez bien). A ce propos: j’ai moi-mê créé un site Iggybook (gratuit à l’heure actuelle). Charlie Bregman l’a fait aussi et il s’en sert pour publier des articles.

Mais :

1/ Il faut pour cela verser une somme forfaitaire se montant à environ 10 € par mois si vous payez à l’année, et 15 € par mois si vous payez mensuellement.

2/ N’oubliez pas d’en soustraire les commissions paypal (0,25 € + 3,4 %). Sur un ebook vendu 0,99 €, la commission paypal représente déjà près de 28 % qui n’iront pas dans votre poche.

3/ Si votre livre, enregistré via Iggybook sur Amazon ou Google, se vend sur ces plateformes, vous ne toucherez que 50 % de royalties.

L’avantage : ce montant à payer mensuellement est fixe, quel que soit le nombre de livres mis en vente. C’est un point positif pour les auteurs bien fournis en publication !

De plus, Iggybook parle sur son site de facilités d’accès aux « événements IGGY : séances de dédicaces, salons du livre, rencontres, etc. ». Se renseigner sur cette plateforme me paraît intéressant, à ce stade, mais il faut garder en tête qu’elle est très récente, donc pas forcément très connue des lecteurs.

Enfin, troisième oubli :

Une maison d’édition prend en charge TOUS les frais liés à l’édition. Ne me donnez pas de noms de ces « maisons d’édition » qui vous ont fait raquer. Ce ne sont PAS des maisons d’édition, mais des prestataires de service (qui a dit « de sévices » ? Ne tombons pas dans la basse mesquinerie, s’il vous plait ^^’).

Autrement dit : un auteur tradi qui touche 1 €, c’est 1 € dans sa poche. Oui, bien sûr, il payera des impôts dessus, mais là, le tradi et l’indé sont dans la même position vis-à-vis du fisc, je n’épiloguerai donc pas sur le sujet…

D’un autre côté, dans le cas de l’auteur indé, chaque piécette durement gagnée sur la vente de ses livres (papier ou ebook) servira à payer (rembourser) une pléthore de charges qu’il aura dû avancer de sa poche, se privant ainsi de la manne énormissime des 1 % d’intérêts de son maigre livret A. Et là, je ne parle plus seulement des charges sociales, bien sûr.

Quelles sont ces charges ?

Nous le découvrirons ensemble demain, si vous le voulez bien. Oui, je sais, je suis cruel de vous faire attendre une journée de plus. Que voulez-vous, la vie est injuste. ^^’

Conclusion et synthèse du Jour 1 :

Je pense qu’à présent, vous avez compris que les 70 % de marge par ebook (via Amazon) ne sont rien d’autre qu’un miroir aux alouettes.

Vous étiez tombés dans le panneau ? Rassurez-vous, ça a aussi été mon cas (mais pas bien longtemps). Je me suis bercé de douces illusions en lisant toutes ces promesses fallacieuses des gains rapides supposément apportés par l’auto-édition et le réveil a été rude. Heureusement, je n’écris pas pour l’argent, mais par plaisir avant tout. Je n’ai donc pas été tenté ne serait-ce qu’une seconde d’arrêter d’écrire suite à cette déconvenue.

Ouvrons la parenthèse : vous écrivez pour l’argent et uniquement pour ça ? Arrêtez d’écrire (en tout cas, pas de la fiction), pauvres fous ! Vous aurez plus vite fait de jouer au loto. Anna Todd a touché le gros lot ? Oui, vous avez deviné juste. Elle a touché le gros lot ! Comme dans « loterie ». Pour un élu, combien d’appelés ?

Vous ne savez pas qui est Anna Todd ? Faites la recherche « Todd / after » sur google et vous verrez. En synthèse, il s’agit de l’un des derniers succès en date, issu de la tendance porteuse de la fanfiction made in Wattpad.

Donc : n’écrivez par plaisir, mais monétisez ce plaisir si vous vous en sentez capable et croyez à la chance ! Qui sait, elle pourrait un jour frapper à la porte. Croyez-y (l’espoir fait vivre, parait-il), mais ne comptez pas dessus pour vivre ! Ou plutôt, comme le suggère Alan Spade (qui vit de son activité d’auteur indépendant):

Je cède donc la parole à Alan: « Ne comptez pas dessus pour vivre si vous ne voulez être qu’un auteur, si vous n’êtes pas prêt à vous investir et à investir dans votre activité, si vous n’êtes pas prêt à considérer cette activité comme un artisanat (certains pourraient dire: business, même si en France, ce mot est ressenti comme péjoratif) réclamant de développer une série de compétences qui vont bien au-delà des seules compétences d’un auteur, et si vous n’êtes pas prêt à un certain nombre de sacrifices. »

Tenter de lier l’utile à l’agréable me paraît jouable, tandis que lier l’agréable à l’utile me paraît plus aléatoire.

Fermons la parenthèse et l’article par la même occasion. Je vous dis bonne soirée et « à demain, si vous le voulez bien ! »

SOMMAIRE des différents articles sur le sujet « rentabilité du livre » :

Jour 1 : comparons ce qui est comparable. Amazon vous verse 70% au maximum, mais votre porte-monnaie n’en verra jamais la couleur. Pour en savoir plus

Jour 2 : Quels sont les différents type de coûts qui entre dans la détermination de la rentabilité de votre pris ? Pour en savoir plus

Jour 3 : Quid de la rentabilité (et des formalités administratives) d’un livre (papier et ebook) pour un auteur indé ? Pour en savoir plus

Chronique – Terres interdites – Les Pirates de l’Escroc-Griffe

Lien vers la page du livre sur Amazon Page Amazon des « Terres Interdites »

Lien vers le site de l’auteur

Titre : Tome 1 du cycle des Pirates de l’Escroc-griffe – « Les terres Interdites »

Collection : Snark (numérique + impression à la demande)

Auteur : Jean-Sébastien Guillermou

Editeur : Editions Bragelonne

Nombre de pages : 466 pages en version papier selon le site de l’éditeur

 

Quatrième de couverture :

Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau !

Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates.

Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique.

Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites…

 

À lire absolument si on aime :

– La science-fantasy

C’est quoi, ça ?

C’est un savant mélange entre éléments de fantasy (magie, créatures exotiques, univers étrange et étonnant, entre autres choses) et science-fiction (je considère les « noiretefacts » comme un élément de science-fiction)

– Des personnages tous plus délirants les uns que les autres, avec un vrai passé dont l’influence se ressent tout au long du roman.

Mon préféré ? Tic-tac. Lisez cette chronique, vous comprendrez. J

– Un univers complet, fouillé, dont on sent qu’on découvrira les mystères un par un, au fil de l’intrigue et pas à la façon « encyclopédie ». C’est simple d’accès tout en étant complexe. Bravo !

 

À éviter si on cherche :

– À s’ennuyer ?

Alors là, oui, dans ce cas, je vous déconseille la lecture de ce roman. ^^’

 

Mon avis général :

Ce livre, je l’ai découvert à ses débuts, alors qu’il était encore loin d’être publié. C’était, je crois, en 2011 (mémoire défaillante, quand tu nous tiens !). Je venais de cliquer, par hasard et par mégarde, sur la page Facebook des « Pirates de l’Escroc-Griffe ».

J’ignorais encore, alors, dans quel guêpier je venais de mettre les pieds !

Car ce fut pour moi le début d’une immense aventure, celle de la bêta-lecture, d’abord (via le forum de cocyclics), et celle de mon (dur) apprentissage du métier d’écrivain, aussi.

Inutile de dire que j’ai suivi avec attention l’envolée de ce roman vers les rivages glorieux de l’édition. En l’occurrence, il a fini sa course dans le port de Bragelonne, maison d’édition renommée dans les genres de la fantasy, notamment.

Et en mars dernier, voilà que le premier tome sort enfin ! Joie, bonheur et falbala. Je me précipitais aussitôt sur l’ebook, en attendant de me procurer (sans doute un jour) la version papier (pour la dédicace ! Suivez un peu, dans le fond !).

 

Mon avis sur l’intrigue :

Autant vous le dire tout de suite, ça bouge pas mal dans ce roman. On suit les tribulations d’une bande de pirates au travers du « Monde-Fleur ».

Un monde étonnant, construit au sein même d’une fleur (elle doit être balèze, la bougresse) dont les pétales se referment pour la nuit.

Un monde où boire de la sève vous donne un étrange pouvoir (mais je n’en dirai pas davantage pour ne pas « déflorer » le mystère).

 

Mon avis sur les personnages :

Une bande de pirates, vous disais-je ? C’est leur rendre bien peu justice ! C’est une tribu, un assemblage hétéroclite de paumés, de désorientés, de rigolards, de soiffards (pour certains, en tout cas), avec son lot de lourds secrets et de trahisons.

Que dire de « Bretelle », le capitaine de tout ce beau monde, au bras gauche remplacé par une gatling à manivelle (vous avez bien lu !) tirant des billes sur ses ennemis.

De « Goowan », le Kazarsse, l’homme-lézard, et de son hydrodéon (instrument de musique rempli d’eau).

De « Caboche », jeune orphelin au tempérament de feu.

De « Biceps », un géant au sommeil encore plus lourd que lui-même !

De « l’Obus », un homme-canon ventriloque (vraiment ?) et de sa chaussette dénommée Tic-Tac (un personnage à part entière !).

 

Je vais m’arrêter là, ça va finir par tourner à la litanie. Sachez seulement que chacun des personnages est unique et bien campé, drôle, mystérieux, sombre, énergique, …

 

Mon avis sur l’univers :

Il est fouillé et d’allure grandiose, mais simple d’accès comme je le dis plus haut.

Simple, car on le découvre peu à peu en suivant les pas de l’équipage de l’Escroc-Griffe.

Simple, mais pas simpliste, très loin de là ! Il est bercé par ses légendes, parsemé d’îles mystérieuses, de créatures fantastiques et de sombres dangers. Pour ce qu’on en voit dans ce livre, l’univers est une franche réussite !

 

Le petit (grand) plus du livre : l’originalité !

J’ai de la chance. Ces derniers temps, je ne lis plus que des livres originaux et à l’univers fouillé, ou au ton décalé (une chronique est à venir sur « Une sombre histoire de sang » de Lise Journet, car je l’ai beaucoup aimé).

Et vous savez pourquoi, comment il se fait que j’ai cette chance ?

C’est très simple : j’essaye désormais de focaliser mes lectures sur les « jeunes auteurs » : ceux qui feront la littérature de demain et qui éclosent en ce moment même, pour notre plus grand plaisir à nous, lecteurs / lectrices !

Clairement, Jean-Sébastien fait partie de ces étoiles montantes.

 

En attendant mon prochain article (le partage de mon texte des « Plumes d’Asphodèle » de la semaine), je vous souhaite une bonne soirée. J

Comment organiser l’écriture d’un roman – suite et fin

Nous avons vu avant-hier (ici) comment j’en étais venu à imaginer une façon efficace (pour moi, en tout cas, mais pourquoi pas pour vous aussi ?) d’écrire un roman.

Puis, hier (ici) , j’ai décrit la façon dont j’avais échoué, par le passé, à écrire un roman, avant d’aborder la façon générale dont je m’y suis pris l’an dernier, pour l’écriture du tome 1 (à paraître début ou mi 2016 en auto-édition) des Terres Sombres.

Aujourd’hui, nous allons rentrer dans les détails (et conclure !).

Pour rappel, nous avons donc comme matériaux de base :

— Une intrigue générale synthétique

— La scission de cette intrigue générale en six parties distinctes prévues pour tenir en 10 000 mots environ, mais dont le synopsis reste encore volontairement vague à ce stade (quelques phrases, des actions, des personnages à faire figurer, des morceaux de dialogue, etc.)

— Des fiches détaillées de personnages (y compris leur passé)

— Une volonté de fer !

Après avoir rassemblé tous ces éléments, j’ai donc défini le scénario (d’une façon nettement plus structurée, à présent) des deux premiers épisodes.

J’insiste sur ce point : il s’agissait de « synopsiser » uniquement les deux premiers épisodes ! L’idée étant d’éviter de s’épuiser en synopsis en voulant à tout prix TOUT détailler, jusqu’au mot « FIN », et ce, avant même d’avoir jeté la première ligne de premier jet sur le traitement de texte.

Puis, j’ai entamé le premier jet (toujours des deux premiers épisodes uniquement) et ce n’est qu’une fois les deux épisodes achevés, relus et corrigés (y compris la traque des répétitions), que je suis passé à l’écriture détaillée du scénario des deux épisodes suivants, et ainsi de suite !

Un avantage indéniable à cette technique, c’est que ça me permet d’alterner les différentes phases de l’écriture, à savoir :

1/ Premier jet : souvent un moment de bonheur, quand on ne s’appesantit pas trop sur les défauts inhérents à cette phase de l’écriture.

2/ Relecture : déjà plus fastidieux, puisqu’on le connaît bien, son texte !

3/ Corrections de base : reformulations diverses, traque des répétitions, etc…

4/ Corrections suite aux retours des lecteurs-tests / alpha-lecteurs / bêta-lecteurs

Alterner ces phases permet d’éviter l’écueil « montagne insurmontable / escalade de l’Everest » au moment de se coltiner (le mot est faible) la relecture / les corrections / l’élimination des répétitions d’un énorme bloc de 500 000 / 750 000 / 1 000 000 de caractères (espaces compris ou non, on s’en fout bien, à ce niveau).

Franchement, vous voulez mon avis ? Me dire que je vais devoir réduire les 10 000 répétitions de mon roman de 200 000 mots me bloquerait irrémédiablement. Alors que me frotter aux 500 répétitions de mon épisode de 10 000 mots, ça oui, je suis capable de l’envisager. Pourtant, une fois que vous aurez écrit 20 épisodes, vous aurez effectué exactement la même somme de travail ! Sauf que vous ne l’aurez pas vu passer, ce travail.

En synthèse : alterner les phases de travail permet de réduire le temps à passer sur chacune d’entre elles.

Autre avantage : cela me permet aussi de réduire le travail nécessaire en amont (2 épisodes à synopsiser et non pas 6, voire plus si affinité).

Je suis donc en mesure de me mettre plus rapidement à l’écriture à proprement parler !

Scinder les phases d’écriture détaillée de mes synopsis me permet aussi d’intégrer plus facilement dans le scénario des événements ou des personnages non prévus initialement (et ça m’arrive fréquemment).

N’oubliez pas : le texte « en aval » (qui n’existe à cet instant que sous la forme d’un rapide et encore très synthétique synopsis) est quand même plus simple que de corriger un texte que vous avez déjà rédigé.

Les résultats :

Avec cette technique, j’ai terminé un roman de près de 55 000 mots en trois ou quatre mois l’an passé, sans me lasser un seul instant. Sur mon précédent roman, j’avais fini par jeter l’éponge au bout de cinq ans.

Ça fait tout de même un sacré distinguo, non ?

Cette année, avec cette technique, je suis en passe de terminer la rédaction d’un nouveau roman (de près de 80 000 mots, cette fois-ci) en à peine plus de cinq mois.

Là où je pense que ma « technique » est universelle, c’est qu’elle peut se résumer à ces petites phrases toutes simples :

 

1/ Achetez-vous de la colle à cul !

Hé oui, il faut savoir rester vissé sur sa chaise et écrire, tout simplement. Trouvez l’endroit où vous sentez le plus à l’aise, faites taire cette petite voix qui vous dit que vous avez d’autres trucs à faire plus important, et écrivez !

2/ Ne regardez pas la montagne, focalisez-vous sur le chemin à vos pieds !

Encore une fois, « à chaque jour suffit sa peine », non ? Vous verrez, à la fin, vous serez surpris d’avoir écrit tant de mots quand vous les mettrez bout à bout.

Soit dit en passant, il n’y a pas que lors de l’écriture d’un roman qu’il peut être utile de « diviser une tâche insurmontable en plus petites tâches ». Je pense que ça peut s’adapter à tout. Voyez cet article de blog ! J’aurais pu vous assommer avec ses plus de 3 000 mots en une seule fois, avant-hier. Auriez-vous apprécié ? Je ne crois pas. Les journées ne font que vingt-quatre heures et ont a tous trop de choses à faire.

De plus, cela apporte à mon blog une visibilité supplémentaire, car étalée sur trois jours.

Je pense d’ailleurs que c’est aussi valable pour des publications sur Amazon, par exemple. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison que je divise mes romans en épisodes, désormais : ainsi, je peux proposer à la vente des épisodes à publication mensuelle. Je vais me lancer dans cette méthode de publication à compter du 15 juillet prochain, pour mon projet du « Chant de l’Arbre-Mère »

N’oubliez d’ailleurs pas que vous pouvez toujours vous procurer gratuitement ce roman-feuilleton en vous rendant ici, sous la forme d’une souscription : vous recevrez les épisodes 2 semaines avant publication, directement dans votre boite mail)

C’est même vrai en terme de prix. Aussi bizarre que cela puisse paraître, il me semble que davantage de gens sont prêts à payer 0,99€ pour une nouvelle de 20 pages que 9,99€ pour un petit roman de 200 pages.

De la même façon, et dans un domaine différent, il me semble bien que les petits appartements ont un coût de location au m² supérieur à celui des plus grands appartements (de même standing, bien sûr. Comparons ce qui est comparable).

Pourquoi les portions individuelles se sont-elles autant développées, selon vous ? Bien sûr, il y a le fait qu’on vit plus longtemps seul chez soi qu’avant. Mais à mon avis, s’y ajoute la crainte de trop débourser d’un coup.

Bref, je scinde mes romans, non pas seulement pour une question d’organisation, mais aussi de pricing et d’accessibilité. Je tiens à ce que toutes les bourses puissent s’offrir mes épisodes. C’est d’ailleurs pour cette raison aussi (et par esprit marketing, avouons le) que le premier épisode du « Chant de l’Arbre-Mère » est prépublié sur Wattpad et qu’il sera disponible à titre gratuit sur les plateformes telles Amazon.

3/ Alternez les phases !

Premier jet / relecture / corrections / re-relecture / re-corrections / etc.

Qu’on les apprécie ou pas (là, ça dépend des gens. Moi, je préfère le premier jet), toutes ces phases sont nécessaires. Divisez-les et vous régnerez. Regroupez-les et elles vous écraseront sous le poids de la procrastination et du sentiment éventuel de culpabilité.

Enfin, dernier conseil :

4/ Quand vous premier-jetisez, coupez vous du monde !

Ou presque, en tout cas. Rien de plus déconcentrant que d’entendre les alertes Facebook ou de messagerie.

Pour éviter ce problème des sollicitations extérieures, jusqu’à l’année dernière, j’écrivais d’abord sur papier (ordinateur coupé) puis je recopiais. Durant cette phase de recopie, focalisation sur le texte aidant, je n’étais que très peu déconcentré même en cas de biiip Facebookien. Cependant, et malgré les quelques avantages que je trouvais à écrire d’abord sur papier, j’ai fini par me dire que ça me prenait trop de temps.

J’ai donc réquisitionné mon mini ordi (un eee-pc de faible puissance). Impossible de jouer dessus, même internet rame à mort. En outre, depuis janvier, encore une fois, j’ai quatre heures de trajet maison-travail chaque jour. Ça peut sembler beaucoup (non, ça peut semble énorme !), mais quand on y pense, au cours de ces trajets, je n’ai pas internet. Qui plus est, je suis assis. Casque dans les oreilles, je pose mon sac à dos sur mes genoux, mon ordi-mini sur ledit sac, et hop, dans ma bulle !

Et là, j’écris. Entre lundi matin et mardi soir, en deux allers-retours, donc, j’ai jeté près de 8 000 mots sur le traitement de texte. Elle est pas belle, la vie ?

« FIN ».

Vous voyez, je ne vous avais pas menti : le voilà, le mot « FIN ».

Tous ces conseils sont à prendre ou à laisser, ou encore à adapter librement, cela va sans dire.

Mais une chose est sûre : ces conseils que je viens d’énumérer me paraissent simplement « de bon sens » et je pense sincèrement qu’ils peuvent s’appliquer à beaucoup de cas différents du mien, vous ne trouvez pas ?

Alors… À bon entendeur ! 😉

PS: vous avez aimé cet article? Si c’est le cas, je suis sûr que ça peut intéresser les gens qui vous entourent, dans ce cas, alors n’hésitez pas à commenter ou à partager. 🙂 Merci pour l’auteur ! 😀

Vous n’avez pas aimé cet article? Dites nous pourquoi: c’est par l’acceptation de la critique constructive qu’on progresse!

Bien à vous.

 

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comment organiser l’écriture d’un roman

Bonjour tout le monde ! Ou plutôt, « bonsoir ».

Bousculant un peu mon planning blogesque, j’ai choisi de réagir aujourd’hui à un récent article de Jérémie Lebrunet (très intéressant au demeurant, je vous invite à le consulter).

Il s’agissait pour Jérémie de résumer la façon dont il s’était organisé pour écrire un début de roman (35 000 mots tout de même) en un mois. C’est le principe de base du « camp nanowrimo » ou « National Novel Writing Month ».

Pour la petite histoire, je n’ai jamais participé à ce genre d’événement. Peut-être un jour, sait-on jamais.

Or donc, me direz-vous, trêve de blabla : « comment convient-il de s’organiser pour écrire un roman » ?

« Nom d’un petit bonhomme », ajouterai-je même, paraphrasant ainsi Yogh Art lorsqu’il s’est aperçu que son projet d’artbook sur Ulule en était rendu à 40 % de financement, deux petites heures après son lancement. J’ai d’ailleurs contribué : Yogh Art est un brillant illustrateur qui gagne à être connu et qui collabore avec des maisons d’édition, mais aussi à l’élaboration de jeux vidéo et / ou de rôle, etc.

Mais assez d’apartés, venons-en au vif du sujet :

J’ai cherché (un peu) sur internet, et j’ai trouvé trente-six mille sites qui donnaient leur méthode (au moins !).

Parmi tout ce foisonnement, j’ai notamment feuilleté :

  • L’article du site « ecrire-un-roman.blogspot», qui se focalise sur l’utilisation d’un planning (et qui donne d’autres liens dans l’article)
  • L’articule du site « enviedecrire.com» qui s’appesantit sur l’intérêt de ne pas rester isolé dans son coin, mais définit aussi quelques étapes « essentielles » pour l’écriture d’un roman.
  • Le site « http://devenir-ecrivain.com» aurait plutôt tendance à donner des conseils plus généraux. On y trouve notamment l’idée qu’il ne s’agit pas de travailler en solitaire, mais on y tord aussi le mythe de la Muse au profit de la notion de « travail ».

Et tant d’autres encore… C’est à vous en donner le tournis…

Je ne prétendrai pas être plus malin que ceux qui m’ont précédé sur cette notion d’organisation du travail (j’insiste sur ce mot de « travail » !) d’écriture d’un(e) encyclopédie / roman / novella / nouvelle / micro-nouvelle / pépin / etc.

Je me contenterai de vous faire part de ce qui marche en ce qui me concerne !

Adaptez à votre cas, prenez, jetez, faites comme bon vous semble. Moi, en tout cas, je compte m’y tenir. Sachez seulement qu’il s’agit d’une « technique » suffisamment « lâche » (dans le sens « pas trop rigide ») pour convenir à pas mal de gens (toujours « selon moi »).

Mais laissez-moi d’abord vous raconter une histoire : celle d’un (tout jeune) auteur qui, auréolé (olé olé) d’un glorieux retour d’une maison d’édition sur l’un de ses écrits (son tout premier — tout petit — roman, en fait, qui récolta comme avis : « votre intrigue est naze, mais vous avez un talent certain pour l’écriture »), se dit qu’il va écrire le roman de sa vie.

Il se lance donc sur un nouveau projet de roman, qu’il devine plus abouti que le premier essai / échec.

Il continue sur sa lancée.

Parvenu à la moitié, il s’essouffle.

Les grandes vacances (il est encore étudiant) arrivent sur ces entrefaites et le coupent dans son élan.

Il ne reprend jamais l’écriture de ce roman (un jour, peut-être ?)

Cinq ou six ans passent, sans la moindre ligne couchée sur l’écran… Un concours de nouvelle le tire, un temps, de sa torpeur, puis plus rien pendant encore deux ans de plus.

Survient un concours de roman, parrainé par Harper Colins.

Bon. Qu’à cela ne tienne ! Je vais transformer ma dernière petite nouvelle en un roman !

Il se lance vraiment très fort, cette fois : il écrit jusqu’à minuit, une heure du matin presque tous les jours pendant plusieurs mois !

Il continue sur sa lancée, mais la date fatidique approche à grands pas.

N’ayant pas construit de synopsis au préalable, il s’essouffle, se perd dans des contradictions de plus en plus visibles et difficiles à corriger.

Il jette l’éponge. Il reprendra ce roman… Un jour, peut-être ?

Cet homme là, comme vous l’aurez compris, bande de futés que vous êtes, c’est moi avant de découvrir ma « technique secrète ».

Car oui, ça, c’était « avant » !

« Avant » que je n’abandonne les céréales et que j’opte pour le café noir.

Aujourd’hui, tout a changé, je ne suis plus cet « autre » qui ne finissait jamais ses romans. Je suis sérieux.

Entre temps, il s’est passé trois choses :

1/ J’ai progressé.

Pour ça, j’ai participé trois mois durant à un atelier d’écriture hebdomadaire sur paris.

J’ai bêta-lu et je me suis fait bêta-lire sur Cocyclics.

J’ai demandé à des contacts Facebook éclairés (entendez « travaillant en comité de lecture de maisons d’édition ou à tout le moins gravitant autour de ce petit monde ») leur avis sur ma capacité à être publié un jour. Joie, la réponse fut « Yes, you can ! ».

J’ai écrit des nouvelles et des micronouvelles. L’avantage ? Je me suis entraîné et j’ai glané au passage pas mal d’avis positifs de lecteurs qui m’ont copieusement encouragé dans cette ardue voie de l’écriture. Ça aide !

2/ J’ai gagné en rigueur et en régularité.

J’ai cessé d’attendre que ma muse daigne se pointer au balcon à la façon « Sœur Anne, Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »

La réponse était, le plus souvent : « Je ne vois que la page blanche qui blanchoie et le jeu vidéo qui démarroie… »

Imaginez un peu le désarroi !

J’ai donc commencé à écrire tous les jours, ou presque. Bon, le week-end, c’est plus difficile : il y a les enfants qui crient partout autour de vous et tout ça.

Mais le reste du temps, c’est clair que je suis bien aidé par mes quatre heures de trajets maison-travail quotidiens, au cours desquels je suis assis (ouf !). J’écris donc surtout dans le train. Hier, j’ai (ac)couché de près de 4 000 mots dans ce laps de temps, idem aujourd’hui. C’est sûrement mon record et je ne l’atteins que rarement, rassurez-vous. Je ne suis pas un surhomme, non plus !

3/ J’ai repensé à une phrase célèbre.

Pardonnez-moi, je n’ai pas retrouvé la citation exacte, mais le sens était le suivant : « si une tâche te semble insurmontable, divise-la en plusieurs tâches difficiles. Puis, divise ces dernières en d’autres tâches, encore moins complexes, et ainsi de suite ».

Autrement dit, « à chaque jour suffit sa peine ». De la sorte, on court moins le risque de se faire écraser par l’ampleur du travail restant à réaliser.

« Tout cela est bien joli », me direz-vous à juste titre, « mais cela ne nous dit pas comment tu appliques ce précepte dans la pratique. »

Ne vous inquiétez pas, je compte bien aborder ce sujet ! Mais ça, ce sera demain, si vous le voulez bien !

Hé oui, j’ai atteint mon quota. 🙂

« Point trop n’en faut ! »

Je compte sur vous pour être au rendez-vous demain, à 20h précises ! (si je ne me plante pas dans la planification, pour une fois ^^’)

En attendant, je vous souhaite une bonne soirée !

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