Chronique – les larmes du dragon – le passeur de mondes – Ghaan Ima

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Titre : « Les larmes du dragon »

Auteure : Ghaan Ima

Nombre de pages : 142 pages en version ebook selon Amazon

Couverture :

les larmes du dragon par Ghaan Ima

 

Quatrième de couverture :

Gwénola est une collégienne qui ne lâche sa tablette que pour embêter Bébé, son vieux chat. Elle ne sait pas que Bébé est en fait un dragon qui a le pouvoir de passer entre les dimensions. Parmi les mondes dans lesquels le chat-dragon voyage en quête de croquettes, se trouve l’île au ciel de glace. Ses habitants sont grands comme des souris sur deux-pattes et ils craignent tous le Grand Dragon. Tous, sauf un jeune garçon : Eochaid.

 

Eochaid est le meilleur archer des tribus de Dana mais c’est aussi « le fils du traître » et on lui refuse l’honneur de devenir un guerrier. Pourtant, lorsqu’il apprend que son monde est menacé par les Fir Bolgs et que seul le Grand Dragon pourra le sauver, le garçon n’hésite pas. Il poursuit l’animal légendaire au-delà de la porte. Mais Bébé, lui, ne pense qu’à manger…

 

À lire absolument si on aime :

– La fantasy atypique, avec des situations étonnantes. Est-ce de l’urban fantasy ? Pas vraiment. C’est inclassable.

– Une lecture prenante, au style direct et simple sans être simpliste. On va droit au but et c’est de très bonne facture.

 

À éviter si on cherche :

– Et bien, je ne sais pas… Si on cherche à ne pas lire, par exemple ? Oui, dans ce cas, évitez d’acheter cet ebook, ça vaudra mieux pour vous.

 

Mon avis général :

C’est un roman plutôt court, qui va droit au but. C’est davantage une novella qu’un roman, d’ailleurs. Il y a donc un nombre limité de personnages et le style est direct. Percutant, aussi. Il n’y a pas de temps « inutiles », seulement de brefs temps de repos qui permettent au lecteur de respirer et à l’histoire de repartir de plus belle, après coup.

 

Mon avis sur l’intrigue :

Elle est linéaire et ne se perd pas dans des « quêtes annexes ». On garde, tout du long, un même fil directeur clair et net. Ça peut déplaire à ceux qui aiment que ça foisonne, que l’auteur parte dans tous les sens. Ça plaira à tous les autres.

Le thème en lui-même est du genre commun, mais Ghaan est parvenue à en extraire une intrigue originale, portée par un univers étonnant et bien pensé.

 

Mon avis sur les personnages :

Le chat-dragon est vraiment bien campé, je trouve. Les deux protagonistes humains également, mais ils font forcément pâle figure face à un tel matou ! Les autres personnages montrent rapidement leur vraie nature : des porte-étendards aux couleurs de l’un des protagonistes. Je n’en dirai pas plus afin de ne rien spoiler.

 

Mon avis sur l’univers :

J’en ai déjà parlé, mais je vais me répéter : l’univers m’a paru original bien qu’empruntant par certains côtés à des légendes connues. Yggdrasil, par exemple, est certainement tiré de la culture Nordique. Dans Simmons y fait également référence dans son cycle d’Hyperion, d’ailleurs.

Ceci étant dit, il y a beaucoup d’éléments 100% originaux dans l’univers dépeint par l’auteure. C’est flamboyant sans être exagéré, tout du long. Ghaan Ima nous décrit un monde fantastique, mais pétri de réalisme comme je les aime.

 

Le petit plus du livre : la facilité de lecture.

C’est un roman qui se dévore, tout simplement. On n’a pas le temps de s’ennuyer, il est parfois même carrément difficile de le lâcher.

 

En guise de conclusion :

Avez-vous lu ce livre ? L’avez-vous aimé ?

Dans ce cas, n’oubliez pas d’en parler autour de vous ! De commenter la page Amazon du livre !

Cela peut paraître anodin, mais c’est important, car Amazon prend en compte le nombre de commentaires positifs des livres Kindle lorsqu’il adresse ses recommandations à ses clients. Pensez-y !

 

En attendant ma prochaine chronique, qui portera sur « Une sombre histoire de sang » de Lise Journet, je vous souhaite une bonne soirée. Jles larmes du dragon par Ghaan Ima

l’émotion de la publication…

Couverture__LCAM_13

C’est gratuit et ça vient de sortir ! 🙂 Ca n’attend que vos petits clics pour se loger bien au chaud dans votre liseuse !

Et ça se passe ici :

À la Fnac au rayon ebook, sur Amazon, Scribd, Ibooks, Nook (Barnes & Noble), Oyster et Page Foundry.

Et au moment où j’écris ces lignes, c’est 1er du classement SF et dans le top 100 du classement général des titres gratuits ! J’en profite, parce que je pense que ça ne durera pas ^^’

classement SF au 06 10 - avec communication

 

L’aventure commence donc enfin !

Oui, l’aventure commence enfin pour « Le Chant de l’Arbre-Mère », même si la publication de l’épisode 1 n’est pas allée sans quelques déboires. C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai pas communiqué sur l’événement plus tôt. Jugez plutôt :

Publié sur le site KoboWritingLife vendredi 18 septembre, l’ebook apparaît sur le site de la Fnac dès le mardi suivant avec l’information « disponible le 30 septembre ».

Joie, mais de courte durée, hélas, car il s’avère impossible de le précommander ou même seulement d’être « tenu informé de la sortie » de l’ebook en question.

J’envoie donc un mail au service client kobo et en parallèle, je lance la publication sur Amazon. Pour bien faire, je leur demande tout de suite d’aligner leur prix (0,99 €, le minimum autorisé par Amazon, à la base) sur celui de la Fnac (gratuit).

La réponse arrive presque tout de suite : « pas de problème, on s’en occupe ! »

On était mercredi. Le lundi suivant, le prix était toujours affiché à 0,99 €… et je n’avais toujours pas reçu le moindre retour de la Fnac suite à mon mail du mardi précédent…

Je renvoie donc un mail à la Fnac et là, enfin !, la réponse tombe : « pas de précommande possible sur un ebook gratuit ».

Euh… Pardon ? Pourquoi ?????

Et côté Amazon : « alors, on a testé et on n’a pas pu précommander votre livre sur la Fnac et du coup notre robot ne parvient pas à s’aligner sur le prix Fnac… »

 

Moralité : il est impossible de mettre un livre gratuit en précommande… Super nouvelle… et une étrange conception de la précommande.

En tout cas, pour résumer, le service client dédié aux auteurs d’Amazon est hyper réactif là où le même service côté Kobo / la Fnac est un brin plus poussif, quand même, malgré la bonne volonté de la personne qui m’a finalement répondu … Un bon point pour Amazon, Un mauvais pour la Fnac…

En revanche, il est a priori compliqué (malgré leur bonne volonté) de faire aligner un prix Amazon sur « gratuit »… Il m’a fallu attendre près d’une semaine pour que l’alignement du prix soit effectif côté Amazon. Cela fait long quand on se retient, du coup, de communiquer sur la sortie d’un livre…

Bonne surprise cependant : sans la moindre communication de ma part, l’ebook de l’épisode 1 a déjà été téléchargé 4 fois, montant ainsi à la 28éme place du classement Amazon en SF et à la 785éme place du classement général Amazon des titres gratuits. Depuis, ça a continué de grimper !

Qui donc sont ces lecteurs ??? Je l’ignore, mais mille mercis à eux, en tout cas ! 🙂

Côté Fnac, c’est l’encéphalogramme plat, malgré une date de disponibilité « gratuite » antérieure de près d’une semaine, donc…

 

Autre moralité :

Mon ebook est disponible gratuitement à la Fnac au rayon ebook, sur Amazon, Scribd, Ibooks, Nook (Barnes & Noble), Oyster et Page Foundry.

Une autre plateforme est prévue, mais n’a pas encore répondu « présent », là où les autres se sont mises à la page en moins de 24h après le lancement de la publication via Draft2Digital, ce qui est plutôt rapide !). Il s’agit de Tolino.

Du coup, ne vous en privez pas, téléchargez donc l’ebook à la Fnac ET sur Amazon, vous me ferez bien plaisir ! 🙂 Je ne vous demande pas de le faire sur les autres sites, rassurez-vous : il ne faut quand même pas pousser, non plus. ^^’

Ce n’est pas innocent de ma part de vous demander ça et ce n’est pas inutile. En téléchargeant mon livre sur la Fnac ET sur Amazon, voilà ce qui pourrait se produire :

1/ Cela ne vous coûtera qu’un ou deux clics.

2/ Cela permettra à mon livre de monter dans les classements sur les deux plateformes.

3/ Cela contribuera peut-être à me faire apparaître dans les tops 100 (top 10 ?) et ainsi m’aidera à me faire découvrir par le fameux « lecteur inconnu » qui est la cible ultime de tout auteur écrivant dans le but d’être lu par le plus grand nombre. S’il ne débarque pas, ce lecteur inconnu, le livre ne décolle pas.

Hé oui, c’est un fait regrettable, mais avéré : je n’ai pas 10 000 amis susceptibles d’acquérir mes publications !

4/ Vous me rapprocherez ainsi de mon rêve : faire de l’écriture plus qu’une passion, peut-être un métier ?

Je vous souhaite une bonne lecture de ce premier épisode, en espérant qu’il vous plaira !

Si c’est le cas, n’hésitez pas à laisser un commentaire, soit sur Amazon, soit sur la Fnac.

Vous pouvez même laisser des commentaires sur goodreads et booknode ! Elle est pas belle, la vie, hein?

 

A côté de ça, j’ai contacté le site « Livreaddict ». Croisez les doigts pour moi aux alentours du 20 octobre : c’est la date à laquelle « Chroniques d’une humanité augmentée » et les deux premiers épisodes du « Chant de l’Arbre-Mère » seront proposés en lecture aux blogueurs littéraires « approved by Livreaddicts ». J’espère qu’ils apprécieront la lecture, eux aussi !

Là encore, vous avez un rôle à jouer, par vos commentaires positifs (et sincères, j’insiste !) : peut-être le fait de lire quelques bons commentaires motivera-t-il suffisamment les blogueurs Livreaddicts pour qu’ils osent lire le travail d’un parfait inconnu ?

En tout cas, « je compte sur vous ! » 🙂 À votre bon cœur !

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une bonne fin de journée, ainsi qu’une excellente semaine !

Bien à vous,

Pascal

 

le 1er septembre, j’achète un livre de SFFFH francophone

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Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui, nous sommes le 1er septembre. Je vous entend d’ici: « Hé bien, quoi? Que se passe-t-il d’extraordinaire ce jour-là? »

C’est simple: depuis l’an dernier, ce jour est celui qui a été choisi par un événement singulier, mais à haute valeur ajoutée. j’ai nommé: « le 1er septembre, j’achète un livre de SFFFH francophone« .

J’en avais déjà parlé l’an passé sur mon blog, dans cet article.

Cette année, j’ai jeté mon dévolu sur deux romans.

Le premier, je l’ai acheté un peu en avance, je l’avoue: ce n’est autre que le second tome des « Pirates de l’Escroc-griffe » de l’excellent auteur Jean-Sébastien Guillermou. Je ne peux que vous inciter à découvrir ce livre dès que possible si vous aimez la fantasy haute en couleur ! J’avais d’ailleurs posté mon avis sur le tome 1, ici. Vous pouvez vous le procurer sur amazon, ici.

Le second (pour la modique somme de 0,99€) s’intitule « Eclosia, ou l’écosse des légendes« , de Nathalie Bagadey. Je n’ai encore jamais rien lu de cette auteure indépendante, ce sera donc l’occasion.

Bien sûr, il ne vous est pas interdit de profiter de l’occasion pour acquérir mon propre recueil d’anticipation, j’ai nommé « Chroniques d’une humanité augmentée« . Il ne vous en coûtera, là encore, que 0,99€. Pas de quoi creuser un budget, n’est-ce pas? Pour ce prix là, vous aurez 2 ou 3 heures de lecture environ.

 

Alors n’hésitez plus, profitez-en ! 🙂 Soutenez la création littéraire francophone, aujourd’hui, achetez un livre de SFFFH francophone ! 🙂

 

Et pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire cet article, paru sur le site des organisateurs de l’événement. Bonne lecture à tous et à toutes !

 

ps: et bonne semaine de rentrée des classes, aussi. ^^’

il faut croire que ce n’était pas suffisant…

Oui, vraiment, il faut croire que ça ne suffisait pas…

Mais que se passe-t-il de beau dans les bureaux des Éditions du Scalp (maison d’édition fictive bientôt plus connue sous le nom « les édition Imaginaria ») ? C’est vrai ça, je n’ai pas donné de vraies nouvelles de ma production depuis quelque temps, déjà. Même pas une petite nouvelle gratuite depuis… Ouh là, depuis ce texte, « un passé plein d’avenir », datant du 26 mai dernier et cet autre texte, « mes vacances chez les grands », datant du 15 mai dernier… Depuis, j’ai surtout commis des billets informatifs sur des sujets liés à la rentabilité de l’édition, notamment.

Bon, ceci dit, je ne chôme pas pour autant…

J’avance sur l’écriture de « Le Chant de l’Arbre-Mère », ma prochaine parution de SF. Je pensais avoir terminé, si, je vous assure ! J’ai même eu le retour de ma correctrice, Emmanuelle Lefray.

Soit dit en passant, j’ai bien fait de requérir ses services. Elle m’a signalé de deux cents coquilles environ, quand même. Vous imaginez la réaction du lecteur payant face à toutes ces coquilles ? Je n’aurais pas aimé voir ça.

Il en restera sûrement, des fautes, même si le texte repassera une fois de plus sous ses yeux bioniques, mais « à l’impossible nul n’est tenu », quoi.

Pour rappel, j’en ai déjà parlé ici : le « degré zéro de la faute » n’existe pas ! C’est un mythe, une légende. On pourrait comparer cet objectif illusoire avec une sorte de dahu littéraire, la correctitude (comme ça, ce mot n’existe pas ?) grammaticale étant censée séparer le bon grain de l’ivraie, c’est-à-dire bien souvent l’auteur édité de l’auteur autoédité. Warf.

Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : il est important de présenter aux lecteurs des textes aussi propres que possible !

Bref. Poursuivons…

J’avançais donc plutôt bien sur ma prochaine publication, j’étais dans la dernière ligne droite, quand je me suis dit :

« Tiens, et si je publiais aussi un mini art-book, en plus du roman ? Il prendrait la forme d’un recueil de six nouvelles (une par personnages du « Chant de l’Arbre-Mère ») et chacun des textes serait illustré. »

L’idée m’a tenté. J’ai réussi à convaincre un illustrateur et j’ai foncé !

Le résultat, c’est qu’à l’heure où je vous parle, j’ai rédigé quatre textes portant sur les trois personnages avec un côté « militaire » : Hank Turner, Lana Jovrain et Suraya Manariva.

J’ai aussi commencé à plancher sur le texte suivant (celui de Vince Chevron).

Pour le moment, j’en suis à 15 000 mots. J’imagine donc que l’ensemble fera environ 25 000 mots. Peut-être plus, peut-être moins, qui sait ?

En conclusion : c’est loin d’être le simple, léger et rapide addendum que je comptais produire initialement ! 😀

Ceci étant dit, j’espère avant tout que ces textes vous plairont et qu’ils vous aideront à encore mieux cerner mes personnages.

Les six textes concernés seront publiés en un recueil unique, séparé du roman, au tarif de 0,99 €, pour info. Ce ne sera pas une exclusivité Amazon, par contre.

Autrement dit, tous les formats de lecture vous seront proposés !

J‘en profite pour vous rappeler que vous pouvez obtenir ce recueil et le roman du « Chant de l’Arbre-Mère » gratuitement par email (en version numérique exclusivement, donc) en vous abonnant tout simplement à ma newsletter.

Je compte également faire profiter mes abonnés d’un jeu-concours, avec des chèques-cadeaux Amazon à la clé. Comme je l’ai signalé à mes abonnés fin juillet, sur ma précédente lettre mensuelle, donc, les seules conditions seront (a priori) :

1/ Faire partie de mes abonné(e)s, bien sûr.

2/ Cliquer sur un lien vous menant à ma page auteur Amazon et de (si le cœur vous en dit) lâcher un commentaire sur l’une ou l’autre de mes publications (commentaire non obligatoire, je précise, mais ça fait toujours plaisir).

3/ Répondre à une question qui vous sera envoyée par mail au moment du jeu

4/ Le point le plus important : ne PAS utiliser le bon cadeau que vous aurez gagné pour acheter l’une ou l’autre de mes publications. Je suis sérieux, là. Sans blague.

Pour l’occasion, je vous fournirai une liste non exhaustive d’auteurs indépendants / hybrides / à découvrir selon moi (donc, « que j’apprécie ») proposant des ebooks à moins de 5 €.

Bien sûr, vous resterez libres d’utiliser votre gain de comme il vous plaira.

En guise d’information complémentaire, sachez que tous les participants au jeu-concours gagneront au moins 0,99 € de chèque-cadeau Amazon. Il n’y aura donc pas de perdants parmi les participants.

Pour vous inscrire à ma newsletter, c’est simple : cliquez ICI et indiquez-moi votre prénom et votre email (c’est soft, non ?).

Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi indiquer où vous avez entendu parler de ma newsletter, mais c’est facultatif.

En dehors de cet instant pub pour ma newsletter, à ce stade, très honnêtement, plusieurs sentiments se font jour en moi :

1/ J’ai hâte d’avoir enfin un produit fini à envoyer à des blogs pour obtenir quelques chroniques. Celles portant sur mon recueil intitulé « Chroniques d’une humanité augmentée » avaient été très positives, dans l’ensemble, et vous pouvez d’ailleurs toutes les retrouver en vous rendant ICI.

Vous pourrez écrire une chronique négative ou positive, d’ailleurs : c’est vous qui voyez. Je ne suis pas de ceux qui exigent une critique positive en échange d’un epub gratuit. Et puis quoi encore ?

Toute critique est bonne à prendre du moment qu’elle est objective.

Autrement dit : si vous ressentez soudain l’envie de chroniquer mon futur roman, n’hésitez pas à me contacter ! 😀

Par email (pascal.bleval@gmail.com) ou en commentaire sur cet article.

Vous pouvez aussi consulter une plaquette descriptive de ce roman, de mon recueil publié l’an passé et de plusieurs autres de mes écrits partagés ici ou là sur le net, sur cet ebook général de présentation.

2/ J’ai non moins hâte de passer au projet suivant. Ce sera un roman de fantasy un peu barré sur les bords, avec des personnages bizarres autant qu’étranges.

Le titre ? « Sous le regard torve de la lune bleue ».

Les personnages principaux :

Jack, mage bagarreur, nain drogué à la bière à la cerise.

Naphta, adoléchiante de seize ans, petite guerrière, mais costaude ! Elle cache un lourd passé derrière ses biscoteaux.

Gérald, elfe d‘adoption ou humain passé sous les mains d’un maegus aesthethikus, on ne sait plus trop. Philosophe à ses heures perdues.

Et d’autres, non moins décalés, dont un maitre sorcier nécromant, des démombres, une prophétesse éternelle, etc…

J’espère arriver à mes fins avec mon idée de base et ces personnages !

Souhaitez-moi bonne chance. 🙂

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de semaine et vous dit « à la prochaine fois » !

Bien à vous,

Pascal Bléval.

Soutenons les artistes, mes ami(e)s !

Bonjour tout le monde !

Mon blog sommeille gentiment en ce début d’été. J’écris, puis je corrige, puis je fais lire, puis je corrige à nouveaux quelques nouvelles destinées à des appels à textes. L’une d’elles est partie lundi dernier chez son destinataire. La seconde partira demain soir au plus tard. La troisième devra avoir quitté ma boite mail le 15/07 prochain !

Ensuite, je pourrai à nouveau me concentrer sur mon roman, « Le chant de l’arbre-mère », vu que je viens de recevoir le retour de ma correctrice. Au boulot, donc !

Mais en attendant ce moment là, je me permets de sortir un peu de ma tanière pour vous parler de 2 projets que je soutiens, et que je vous invite, au moins, à découvrir:

 

1/ Yogh Art nous livre un artbook de 100 pages !

Et il y a urgence ! Oui, il y a urgence, comme toujours, j’imagine.

Comme je l’ai noté plus haut, il ne reste que 4 jours pour soutenir ce brillant artiste illustrateur qu’est Yogh Art (aka Vincent Devault, à moins que ce ne soit l’inverse).

Ses inspirations sont nombreuses, mais citons entre autre les univers de Warhammer et de Blood Bowl, par exemple (mais pas seulement) :

N’hésitez pas à aller jeter un œil à son site ou à son profil facebook.

Vous allez me dire : comment suis-je censé aider ce projet ?

C’est simple : il suffit donc de se rendre sur la page du projet (il s’agit de financer l’édition d’un artbook de 100 pages !), de s’inscrire sur le site ulule et d’indiquer quelle somme vous êtes prêts à mettre pour participer au financement de l’artbook.

Il est possible de ne mettre que 5€ (les tranches suivantes étant à 10€ puis 20€), mais c’est à partir de 30€ que vous recevrez l’artbook lui-même (c’est d’ailleurs la somme que j’ai « promis »).

Je me dis que c’est tout de même accessible à la plupart des bourses ! Alors n’hésitez plus, dites vous que c’est pour la bonne cause ! J

N’oubliez pas : en fonction de votre niveau de participation, vous recevrez des contreparties. Par exemple, pour 20€ ou plus, vous bénéficierez des contreparties suivantes :

« L’ensemble des nouvelles de la collection Alternative + 4 romans numériques de nos collections. »

Surtout, n’hésitez pas à partager l’info !

 

2/ « The Insight » a besoin de vous !

Il s’agit, cette fois-ci, d’n appel à soutenir un groupe de musique.

C’est un peu le même principe que pour le projet Ulule de Yogh Art, mais sur un autre site (www.indiegogo.com) et c’est, cette fois-ci, pour soutenir un groupe de musique.

Le groupe s’appelle « The insight ». Comme indiqué plus haut, vous pouvez visionner leur nouveau clip youtube ou écouter certains de leurs titres sur soundcloud.

Là encore, il y en a pour toutes les bourses.

Dans un cas (Yogh) comme dans l’autre (The Insight) il ne s’agit de rien d’autre que de précommandes. C’est-à-dire que vous financez un projet de façon à ce qu’il paraisse / devienne un beau CD (voire un disque vynile) et qu’en retour, vous recevez l’objet en question. Selon le niveau de votre participation financière, vous recevez évidemment plus, voire nettement plus en retour.

Exemple, pour 10€, vous pourrez télécharger les albums complets « White Noise » et « Hidden Things ». C’est la somme que j’ai déboursé sur ce projet, pour info.

Enfin, vous pouvez vous inscrire sur la page événement Facebook ou vous rendre sur la page facebook du groupe.

Alors, à votre bon cœur ? 🙂

Même si vous ne participez pas, là encore, n’hésitez pas à partager l’info !

Sur ce, je vous souhaite de passer un bon week-end sous le soleil !

Scalp.

Promouvoir ses livres et les rendre visibles sur internet et ailleurs – partie 2/2

JOUR n° 1 :

1/ Promotion avant / pendant / après la publication

2/ Perma-gratuité

3/ De l’intérêt de créer un site internet

 

JOUR n° 2 : (vous y êtes)

1/ De l’intérêt d’une newsletter

2/ Les promos Facebook et Twitter

3/ Les mots-clés de vos ebooks vendus sur Amazon

4/ Variations sur un même thème : l’uniformité des campagnes de publicité est un tue-client.

5/ La multiplication des points de vente : bon plan, ou fausse bonne idée ?

6/ Un petit zoom sur le livre papier

7/ Zoom sur la « presse-papier », les SP (livres papiers), la communication « tradi ».

8/ Travail croisé entre illustrateur et auteur

Conclusion.

 

Or donc, Hier, nous avons commencé à étudier comment un livre pouvait être rendu un peu plus visible sur la toile.

Nous avons abordé le sujet des opérations marketings pouvant être opérées avant / pendant / après la publication (sans prétendre à l’exhaustivité), puis la notion de perma-gratuité, avant d’évoquer la mise en place d’un site internet.

Aujourd’hui, nous allons rapidement embrayer sur d’autres méthodes, notamment la mise en place d’une newsletter. C’est quoi donc ? C’est ce que nous allons voir ensemble dès à présent :

 

1/ Mettez rapidement en place votre newsletter et soignez la bien :

Faites mieux que moi, inspirez-vous plutôt de Nathalie Bagadey (http://www.nathaliebagadey.fr/) ! (tiens, bon exemple de pub pour le site d’un autre auteur !)

Vous pouvez utiliser mailchimp (mon choix, gratuit jusqu’à 2000 abonnés) ou aweber, ou d’autres que je ne connais pas.

À quoi sert une newsletter ? Elle est la passerelle entre vos clients et vous. Ce lien qui fait que vous pratiquez la vente directe et qui vous permet donc d’être plus efficace, normalement, qu’en vous contentant de lâcher votre œuvre sur Amazon et de serrer les fesses et les dents en espérant que les lecteurs vous repéreront.

Elle sert aussi à informer vos lecteurs de vos promos (et de celles de vos confrères publiant dans le même genre que le vôtre ! promotions croisées = succès assuré ! enfin, peut-être ^^ ), de l’avancement de vos projets. Par son intermédiaire, vous pouvez poser des questions à vos lecteurs, savoir ce qui les motive, les intéresse, etc.

En un mot, vous gagnez en « Proximité » ! Le commerce « direct », ça vous parle ? Sans intermédiaires ? On est en plein dedans, surtout si vous êtes capables de vendre via votre propre site. Directement du producteur au consommateur !

Si vous parvenez à impliquer vos lecteurs et à les transformer en fans, c’est gagné ! Ils relaieront la « bonne parole » et la foule de vos fidèles apôtres grossira avec le temps. Sinon, préparez-vous à quelques années de vaches maigres, hélas…

 

2/ Les promos Facebook et Twitter ?

Non. Oubliez pour le moment, vous n’êtes pas assez connus ^^ Paradoxal, n’est-ce pas ? Vous aurez beau mettre un joli bandeau sous le nez de 10 000 « personnes », si vous n’êtes pas un minimum connu (çàd : si vous êtes trop bas dans les classements, et que vous ne disposez pas déjà d’une bonne « fan base » — vous savez, ces gens qui relaieront votre pub facebook ?), votre message ne sera pas relayé (hé non !) et n’atteindra donc pas grand monde. Mais ça vous coûtera de l’argent, par contre.

Je vous rappelle que nous parlons de Facebook, là. Vous êtes concentré sur les pubs et pages « suggérées » quand vous surfez sur Facebook, vous ?

Idem sur Twitter, mais en pire. Les tweets passent tellement vite qu’ils ne laissent pas forcément beaucoup de traces de leur passage…

Si vous voulez absolument utiliser les pubs Facebook, dirigez plutôt les clics vers le lien permettant l’inscription à votre newsletter plutôt que vers votre page auteur Amazon / iggybook / iobooklaunch / etc.

Pourquoi ? Parce qu’une fois que les gens sont abonnés à votre newsletter, vous pouvez leur parler, donc les « appâter », chose que vous ne pouvez PAS faire avec vos éventuels clients Amazon. Forcément, puisque vous ne savez pas de qui il s’agit, vous ne pouvez donc PAS les contacter, contrairement aux abonnés de votre newsletter.

En plus, avec un peu de chance, une partie liront le cadeau que vous envoyez à vos nouveaux abonnés et du coup ils se prendront d’amour pour votre style et achèteront peut-être votre prochaine publication / vos précédentes publications.

Les autres, pas convaincus :

1/ se désabonneront (au revoir ! J)

2/ ne mettront probablement pas de commentaires négatifs sur Amazon puisqu’ils ne vous auront pas découvert via Amazon mais via votre newsletter. Ils ne seront donc pas un handicap. C’est le défaut de la perma-gratuité : des gens téléchargeront votre publication, alors qu’ils ne l’auraient pas fait si vous aviez été « payant ». Certains n’aimeront pas et vous le feront savoir. Ce n’est pas parce que c’est gratuit qu’un lecteur ne sera pas virulent s’il déteste. ^^

 

3/ Apprenez à jouer avec les mots clés de vos ebooks vendus sur Amazon :

J’ai appris pas mal de choses à ce sujet avec le livre de Nick Stephenson (Supercharge your kindle sales : simple strategies to boost (…) ). J’ai appris des trucs sur la façon de gérer les mots clés et la présentation de mes « Chroniques d’une humanité augmentée », notamment qu’il valait mieux l’allonger au maximum. Il semblerait qu’Amazon ne prenne pas en compte (ou qu’il prenne « moins » en compte) les descriptions trop courtes.

En synthèse, Amazon n’est autre qu’un gigantesque moteur de recherche et il s’agit d’accroître vos chances d’apparaître en tête de liste dans les classements qui ne sont pas liés au nombre de ventes, mais à la pertinence de votre livre par rapport aux mots clés entrés par le lecteur potentiel.

Pendant que j’y pense, il existe un outil permettant de voir l’évolution de votre classement avec le temps : il s’agit de la plateforme Authorcentral, qui n’est autre que la plateforme sur laquelle se trouve votre page auteur Amazon (la mienne se trouve ICI) !

Il me reste à lire le livre « let’s get digital » de David Gaughran. Il a l’air très complet lui aussi, mais je ne peux évidemment pas vous garantir qu’il changera votre vie, ne l’ayant pas encore lu.

 

4/ Variez vos moyens de communication :

a/ J’ai vu passer récemment une initiative intéressante (un « quizz ninja »), à l’initiative de Marie-Bo. Il s’agit, via un quizz, de faire découvrir des auteurs indépendants.

En tant qu’auteur, il est possible d’y participer ! Cliquez ICI pour savoir comment faire.

b/ Bruno Challard, de son côté, a lancé une foire aux cadeaux des auto-édités.

c/ Des campagnes de communication croisées peuvent être organisées entre 2 auteurs, chacun parlant dans sa newsletter de son confrère, de façon à motiver ses abonnés à s’abonner aussi chez le confrère. Bien sûr, ça fonctionnera mieux si les deux auteurs ont un univers / un genre similaire. Vous pourriez même permettre à vos abonnés de télécharger l’ebook d’un autre auteur (avec sa permission, bien sûr) ! L’idée étant de ne pas passer votre temps à vous vendre, vous, mais que vous n’hésitez pas à aider vos confrères.

d/ Donnez de petites informations sur votre livre sans en avoir l’air (hé, vous avez vu, j’ai fait x ventes / j’ai eu tel commentaire à tel endroit, qu’en pensez-vous ? / J’hésite entre telle et telle couverture, que me conseillez-vous ? / etc.

L’idée étant d’impliquer vos contacts dans la vie de votre livre, mais sans leur dire « achetez-le ! ». Certains vous l’achèteront peut-être, ou peut-être pas, qui sait ?

Mais surtout, par pitié, ne faites pas de tabassage en règle de vos contacts ! ^^

 

5/ Multiplier les points de vente, ou pas ?

Alors là, c’est une bonne question ! Les avis divergents.

Avantage de la multiplication des points de vente : vous « touchez » plus de clients potentiels.

Avantage de publier de façon exclusive sur une unique plateforme : vous pouvez concentrer vos efforts en termes de communication et vous accroissez a priori plus rapidement votre visibilité.

 

Exemples de plateformes :

Amazon

Google Play

Itunes (pas facile de vendre en direct chez eux : il faut obligatoirement avoir un mac. Étrange, non ? Sinon, vous pouvez vendre sur leur plateforme via smashword)

Iggybook

Fnac (via kobo)

Immatériel (mais il faut passer par une maison d’édition, je crois bien)

Votre propre site internet (via woocommerce pour wordpress, par exemple, avec paiements par paypal : attention à leurs frais !)

www.bod.fr

www.lulu.com

(… j’en oublie sûrement…)

Electre et Dilicom sont deux bases qui alimentent les libraires et permettent donc d’accéder à ces points de vente.

Attention : dans le cas d’Electre, même s’il est possible d’y accéder en tant qu’auto-édité, il semble que vous allez devoir leur « montrer patte blanche ». Voire même forcer la main aux responsables d’Electre en leur envoyant votre livre pour leur prouver votre professionnalisme.

Pour ce qui est de Dilicom, il est tout à fait possible de s’y inscrire en tant qu’auteur indépendant. Je ne l’ai pas fait, cela dit, je ne sais donc pas si la procédure est complexe, ou pas. J’ai eu les deux sons de cloche concernant la complexité du site. En tout cas, il semble assez peu esthétique, à première vue.

 

6/ « Livres papier » :

Il n’y a pas, là non plus, 36 possibilités : il faut se rendre visible. Et la moindre des choses quand on veut être visible, c’est votre livre soit disponible.

J’ai déjà évoqué Electre / Dilicom hier, il y a bien sûr aussi createspace, le service d’amazon dédié à la vente de livres papiers et tant d’autres encore (tels www.BOD.fr — « book on demand » —, par exemple, qui garanti l’accès au réseau Dilicom, notamment)…

Mais surtout, il y a les salons, espaces culturels et autres séances de dédicaces.

L’important, dans ces trois derniers cas de figure, c’est la présence des auteurs / vendeurs. C’est vous qui ferez (ou pas) pencher la balance. Ceux des auteurs pratiquant les ventes sur salon me l’ont bien dit : sans présence physique, les ventes sont molles, voire très faibles.

C’est notamment le défaut majeur du dépôt-vente chez un libraire, soit dit en passant. Ne vous attendez pas à des merveilles, à moins de tomber sur un libraire qui fera le forcing à votre place auprès de ses clients. Chouchoutez-le, celui-là !

D’une manière générale, sachez-le, les centres culturels Leclerc sont réputés plus ouverts vis-à-vis des auto-édités que les libraires. J’ai déjà vu de nombreux auteurs indépendants annoncer des séances de dédicace en centre culturel.

Bien sûr, il y a des libraires 100 % ouverts aux auto-édités !

Quand aux magasins Fnac, pour y être accepté sous format papier, il paraît que c’est « simple » (façon de parler) : il faut convaincre le responsable de rayon. Celui-ci inscrira alors votre livre dans son registre et hop, vogue la galère ! Mais si vous voulez avoir une chance, soignez votre présentation, celle de votre livre, de son packaging, votre discours, etc. En un mot, soyez « Pro » !

 

7/ La presse « papier », les SP, les interviews dans via les moyens de communication « traditionnelle » :

Je vais commencer par un petit conseil gratuit : « think local » / « pensez local ».

Bien sûr, ce ne sera pas vrai pour tout le monde. Bien sûr, on dit « nul n’est prophète en son pays ». Oui, bon, d’accord.

Mais sincèrement, malgré le poids qu’a pris internet dans notre vie, je il n’en reste pas moins vrai que la parole / l’avis d’une personne que l’on côtoie, que l’on croise « irl » (« in real life » / « dans la vraie vie ») compte souvent plus que celle d’une personne uniquement rencontrée sur le net.

Attention : il ne s’agit pas de dénoncer les relations « virtuelles » (qui, sans doute aussi souvent que dans la « vraie vie », peuvent devenir de « vraies » relations). Il s’agit de bien reconnaître que les mêmes arguments auront souvent plus de poids en face à face que par le téléphone ou internet.

D’où mon « think local », que l’on pourrait reformuler ainsi :

=> Commencez par vous faire connaître autour de vous !

Le journaliste qui habite dans votre rue (ok, il faut le trouver, celui-là ^^), le service communication de votre mairie, les responsables de la médiathèque locale / etc., auront moins de freins à accepter de soutenir un auteur « du cru » qu’un auteur inconnu vivant à l’autre bout de la France.

En ce qui me concerne, j’ai démarché la mairie de Rueil en juillet l’an passé et en décembre, ils m’ont contacté pour une interview. Elle est d’ailleurs parue sur le « Rueil Infos » de janvier 2015. Vous pouvez lire l’interview en question (et voir ma photo !) en page 35. Je compte renouveler l’expérience lors de la sortie de mon prochain roman (« Le Chant de l’Arbre-Mère »).

CITATION : Pour rappel : ce roman fait partie de la foire aux cadeaux de l’auto-édition. Dans ce cadre, vous pouvez présouscrire, gratuitement, et obtenir ainsi de recevoir le roman, épisode par épisode, directement dans votre boite mail !

Pour en savoir plus sur ce roman, vous pouvez soit en lire le premier épisode gratuitement sur Wattpad, soit consulter sa page booklaunch.io.

 

C’est un peu pareil pour les SP (services de presse) : vous pouvez choisir d’envoyer votre livre papier aux 10 chroniques littéraires les plus en vue de la presse papier. Ça vous coûtera des sous, youpi, mais ça ne débouchera probablement pas à moins de les connaître en personne. On en revient toujours là : oui, sans piston connaissances dans le milieu, vous n’aurez que peu de chances d’exister.

Et justement, vous avez un ami dans le monde de l’édition ! On en a déjà parlé hier, il s’agit de Livr’addict ! Oui, ils font aussi du SP en format papier et acceptent volontiers les indépendants. J’ai vraiment envie de tester ça. Le ferai-je sous format papier ? Peut-être, mais en nombre très limité, dans ce cas. Je ne suis pas du genre à me lancer à corps perdu dans une aventure incertaine ! 🙂

 

En dehors de Livr’addict, contactez des chroniqueurs plus en vue en même temps que votre popularité grandira (mais n’oubliez pas ceux qui vous ont soutenu au début, bande d’ingrats !). Autrement dit : envoyer des livres papier en SP, oui, mais seulement à coups sûrs ! Autrement dit, seulement si vous savez que la personne à qui vous l‘envoyez 1/ le lira et 2/ aura de bonnes chances d’aimer votre roman / recueil / etc.

Chaque livre que vous envoyez, c’est autant de CA en moins, n’oubliez pas ! Idem pour le coût du timbre. Alors, faites en sorte que cela ne compte pas pour du beurre !!! Vous n’avez pas les moyens d’arroser au petit bonheur.

Ou alors, faites-le par l’intermédiaire d’un attaché de presse. Ce dernier vous apportera son carnet d’adresses, ce qui permettra, normalement, de maximiser l’impact de cet abandon volontaire de chiffre d’affaires.

Nota : si vous-même êtes attaché de presse, c’est le moment : faites votre promo en commentaire de cet article ! J.

Par définition, un indépendant est libre d’utiliser les services de « qui il veut » pour l’aider à promouvoir son livre. Bien sûr, il ne faut pas oublier cette petite bête que sont les « coûts cachés », ceux-là mêmes qui pourraient vous empêcher de gagner un jour de l’argent même en vendant 500 livres. Recourir à trop « d’auxiliaires » pourrait grever trop sévèrement votre marge, alors faites attention, quand même. Idéalement, définissez un business plan !

 

8/ Travail croisé entre Illustrateur et auteur :

C’est le dernier point que j’aborderai. Il m’est venu en tête au tout dernier moment, mais c’est vrai que c’est une idée qui me trotte dans la tête depuis quelque temps. Je pense qu’auteurs et illustrateurs ont intérêt à travailler « main dans la main ». À ce titre, j’essaye d’établir des relations fructueuses avec les illustrateurs / illustratrices dont je croise la route.

Je suis donc actuellement en collaboration avec 2 illustrateurs (dont celui qui m’a fait les couvertures de mes « Chroniques d’une Humanité Augmentée » et de mon « Chant de l’Arbre-Mère », et en plein démarchage d’un troisième. J’aimerais sortir un artbook complet pour venir épauler un mien projet de fantasy, et cela semble en bonne voie de se concrétiser

Et au-delà de l’artbook, il y a encore tout un univers qui s’ouvre ! Qui a dit « roman graphique » ? Bon, si je vais dans cette direction là un jour, ce sera avec prudence, quand même.

Je pense, en tout cas, que le travail de l’illustrateur ne devrait pas se limiter à faire la couverture et puis au revoir. Je pense notamment aux séances de dédicaces : j’espère vivement parvenir à en faire un jour et, à ce moment, je ferai tout mon possible pour me faire accompagner par au moins 1 de mes illustrateurs ! Il semble que cela contribue nettement aux ventes, en tout cas. 🙂

 

Bon, sur ce, il se fait tard, je suis fatigué, et toussa.

 

Bref : en guise de conclusion, je dirais qu’il est évident que j’ai loupé pas mal de façons de faire la promotion de son livre. Alors, n’hésitez pas à signaler VOTRE façon de faire votre publicité, si le cœur vous en dit. J’ajouterai les idées les plus intéressantes dans l’article et j’essaierai de les tester !

 

Vous pouvez faire un peu d’auto-promo en commentaire de cet article, alors allez-y. 😉

 

En attendant de récolter vos avis, trucs et astuces, je vous souhaite de passer une bonne soirée !

Et, bien sûr, je vous remercie d’avoir lu (et partagé!) ces deux nouveaux articles de la Taverne Blévalienne ! 🙂

 

Promouvoir ses livres et les rendre visibles sur internet et ailleurs – partie 1/2

JOUR n° 1 : (vous y êtes)

1/ Promotion avant / pendant / après la publication

2/ Perma-gratuité

3/ De l’intérêt de créer un site internet

 

JOUR n° 2 :

1/ De l’intérêt d’une newsletter

2/ Les promos Facebook et Twitter

3/ Les mots-clés de vos ebooks vendus sur Amazon

4/ Variations sur un même thème : l’uniformité des campagnes de publicité est un tue-client.

5/ La multiplication des points de vente : bon plan, ou fausse bonne idée ?

6/ Un petit zoom sur le livre papier

7/ Zoom sur la « presse-papier », les SP (livres papiers), la communication « tradi ».

8/ Travail croisé entre illustrateur et auteur

Conclusion.

 

Il y a quelques jours, on m’a posé la question suivante :

« En effet, ce n’est pas facile de vendre beaucoup d’exemplaires… Penses-tu que c’est possible pour un indépendant de réussir un jour à vivre de son travail ? Et si oui, de quelle façon ? Avec quels outils et quelle stratégie ? »

À mon sens, il n’y a pas 36 façons de réussir à percer, dans le monde sans pitié de l’édition indépendante. Il y en a une dont l’efficacité n’est pas à démontrer : il s’agit de gagner en visibilité.

 

Oui, ok, mais comment faire ?

Bon, vu la place de mon unique ebook (« Chroniques d’une humanité augmentée ») dans les classements d’Amazon, je ne vais évidemment pas m’appuyer sur ma propre expérience de la chose (ou seulement de façon partielle), cela va sans dire.

Ce que je vais tenter d’expliquer s’appuie donc sur les infos marketing que j’ai glanées ici ou là. Une partie de ces infos provient de Nick Stephenson, une autre de David Gaughran (tous deux anglophones, donc  attention : ce n’est pas le même public !), le reste me vient de divers auteurs francophones (Alan Spade, Jacques Vandroux, Bruno Challard, Lise Journet, etc.).

 

1/ Dans un premier temps, nous étudierons différents axes de communication Avant / Pendant / Après la publication.

2/ Puis, nous parlerons de perma-gratuité.

3/ Enfin, nous étudierons la mise en place d’un site internet.

 

En synthèse, il y a — selon moi — plusieurs armes marketing à utiliser (en parallèle) :

 

1/ Une présence sur la toile AVANT publication / le jour J / après publication :

Avant :

  • Contactez des blogs littéraires en fonction de votre popularité :

Si c’est votre premier ebook, inutile de chercher à attirer l’œil du plus gros chroniqueur littéraire du coin, il ne vous entendra même pas hurler dans la masse des mails qu’il reçoit.

 

  • Zoom Booknode : il semble possible d’ajouter la date de sortie de votre livre sur booknode. Je testerai ça à la sortie de mon prochain roman.

 

  • Zoom Livr’addict : il est apparemment possible d’obtenir des chroniques « en grand nombre » en passant par Livre’addict. Je n’ai jamais testé cette option et ne peux vous en dire plus, mais ça fonctionne très bien pour les auto-édités, ça au moins c’est une certitude. Donc, contactez-les ! Mais attention : les chroniques seront publiées, qu’elles soient positives ou négatives (ce qui semble logique).

 

  • Zoom Babelio : jusqu’à preuve du contraire, ce site n’accepte pas les auteurs auto-édités.
  • [EDIT] Hé bien justement, preuve du contraire m’a été donnée, en commentaire de cet article ! Il semble possible d’être enregistrés sur Babélio sous format papier uniquement. Pour vous en convaincre, il suffit de rechercher les livres de Karine Carville sur Babélio.[/EDIT]

 

 

  • Zoom Iggybook :: il s’agit à la fois d’un blog / d’une page auteur, d’une plateforme de vente d’ebooks, etc.

 

 

  • Créez un événement FB :

Cet événement FB peut se coupler, à mon avis, avec l’utilisation du site woobox, qui permet de donner des cadeaux aux promoteurs les plus actifs d’une page FB. J’ai vu l’auteur indépendant India Drumond utiliser cet outil, sur son site internet (c’est un beau site, d’ailleurs, je trouve)

 

Le jour J :

  • Mettez un prix de lancement pas trop élevé (0,99€ ?) :

Laissez ce prix bas, par exemple, les 2 ou 3 premiers jours. En parallèle, contactez tous vos amis (enfin, quelques jours avant, laissez-leur le temps de se réveiller !) et demandez-leur d’acheter votre ebook le jour de sa sortie. Ou, si vous avez beaucoup d’amis et que vous êtes sûrs de leur fiabilité / obéissance / soumission, échelonnez leur « intervention » sur 2-3 jours.

 

Pourquoi échelonner ? Simple : Amazon semble privilégier les ventes « sur la durée » par rapport aux gros coups d’un jour. Donc, il vaut mieux 10 ventes par jour pendant 7 jours que 70 pendant une journée, a priori. Dans ce dernier cas, il semble que le livre redescend plus vite dans les classements, lorsque les ventes se tarissent. C’est à tester, bien sûr.

 

  • Là, je sens que ça pourrait faire polémique : pourrait-il être intéressant d’« acheter » des ventes lors des premiers jours suivants la publication ? ^^’ Autrement dit, envoyer un chèque cadeau à X lecteurs d’un groupe X ou Y de lecteur fiables et intéressés de façon à faire décoller les ventes les premiers jours, même si vous n’avez pas d’amis sur lesquels compter. Certains d’entre vous ont-ils déjà pratiqué ce type de « promo » ?
  • On pourrait rapprocher ce système d’une sorte de diffusion de type « office », mais appliquée à des ebooks d’auto-édités, vous ne trouvez pas ? Bien entendu, comme toujours, attention aux abus !

 

Après :

  • N’ayez pas peur de recontacter (gentiment !) certains de ceux de vos contacts FB qui ont déclaré « participer » à votre événement FB :

Cela aidera peut-être certains d’entre eux à se décider.

Attention : certains de vos contacts auront déclaré « participer » pour vous aider à rendre visible votre événement, pas pour acheter votre ebook. Même si ce n’est pas une aide directe au niveau des ventes, indirectement, ça peut toujours servir, donc n’oubliez pas de les remercier chaleureusement ! Qui sait, ça les décidera peut-être à acheter votre bébé, finalement ?

 

2/ La perma-gratuité ou « gratuité permanente » :

C’est l’idée selon laquelle mettre un de vos titres (le meilleur de vos titres, selon Nick Stephenson) en accès gratuit sur Amazon en fait un « aspirateur à lecteurs ». Aspirant tous les lecteurs potentiels désireux de vous découvrir, il montera peu à peu en classement (si vous communiquez bien sur ce titre ! D’où l’intérêt que ce soit votre meilleur ouvrage). Et plus il sera haut en classement, plus il sera téléchargé, donc plus il attirera de nouveaux clients.

À l’intérieur de cet ebook, en gros, gras, visible (joliment visible, ne soyez pas des brutes !) et surtout, au tout début de votre ebook, mettez un lien qui mènera ceux qui vous lisent directement vers la page d’abonnement à votre newsletter. Vous savez, celle où vous listez les avantages qu’il y a à s’abonner chez vous ! (plus d’infos sur ce point par la suite). Votre but est, là encore, d’aspirer les lecteurs vers votre newsletter ! Nous verrons pourquoi, par la suite.

Flash info « répétition » : remettez le même message en fin d’ebook, avec les mêmes liens ! Il ne faudrait pas que les lecteurs qui ont lu jusqu’au bout (donc qui ont aimé votre livre) puissent oublier l’existence de votre newsletter !

Flash info « perma-gratuité » : Comment rendre perma-gratuit un ebook sur Amazon ? Simple. Vendez-le sur une plateforme permettant la gratuité (Google Play en fait partie, je crois), puis mettez-le en vente via KPD (pas KDP select, par contre !) et informez l’équipe KDP de la disponibilité à titre gratuit de votre œuvre sur telle ou telle plateforme. La loi sur le prix unique des livres fera qu’ils s’aligneront sur le prix de vente de l’autre plateforme, donc votre book deviendra gratuit de façon permanente.

 

3/ Mettez en place un site internet :

Pour cela, vous avez plusieurs plateformes accessibles. Certains sont sur blogger, d’autres sur jimdo, d’autres sur wordpress (c’est mon cas).

Si vous ignorez quoi mettre en avant dans un site internet, n’hésitez pas à feuilleter ceci :

http://insights.bookbub.com/things-all-author-websites-need-to-have/

Sinon, allez voir à quoi ressemblent des sites tels que celui de :

India Drummond

David Gaughran

Nick Stephenson

WordPress peut vous apporter de bonnes solutions, mais privilégiez alors les thèmes wordpress « responsive », qui s’adaptent automatiquement à tous types d’écrans (PC, tablettes, smartphones, …).

Payez-vous un hébergement, aussi, de façon à pouvoir utiliser les plugins wordpress, plutôt que d’être limité (comme sur mon site actuel) par les (très) faibles possibilités offertes par la plateforme gratuite wordpress.fr.

Quel doit être le but de ce site ?

=> Il doit vous servir d’aspirateurs à abonnés pour votre newsletter en premier lieu, et informer vos lecteurs sur 1/ vos livres (ce qu’ils sont, où les acheter), et 2/ comment vous contacter / vous voir (vos prochaines séances éventuelles de dédicaces : il paraît que le logiciel dedee permet de dédicacer des ebooks 🙂

Une fois votre site créé, visitez les sites d’autres auteurs et commentez (utilement !) leurs articles. Vous augmenterez ainsi la visibilité de votre propre site. N’hésitez pas à signaler les meilleurs articles croisés sur le web dans votre propre blog, peut-être les gens d’en face finiront-ils par vous le rendre.

 

Bon, je vais m’arrêter là pour ce soir, mon quota de mots étant atteint (de 1 000 à 1 500 mots par article). Nous avons tous une vie après l’ordi, vous pouvez désormais en retrouver le cours ! 🙂

Bonne journée et à demain, si vous le voulez bien.

Pour rappel, demain, nous aborderons donc :

1/ L’intérêt d’une newsletter

2/ Les promos Facebook et Twitter

3/ Les mots-clés de vos ebooks vendus sur Amazon

4/ Variations sur un même thème : l’uniformité des campagnes de publicité est un tue-client.

5/ La multiplication des points de vente : bon plan, ou fausse bonne idée ?

6/ Un petit zoom sur le livre papier

7/ Zoom sur la « presse-papier », les SP (livres papiers), la communication « tradi ».

Cela fait beaucoup de sujets. Nous les survolerons donc un peu, mais pour se poser les bonnes questions, en tant qu’auteur, encore faut-il connaître un minimum de réponses, parfois ! ^^’

Il y a urgence à Ménétrol !

Affiche Aventuriales - plus petite

Hello ! Avouez, elle est magnifique, cette affiche ! 🙂 Si vous aussi vous êtes tombés sous le charme, lisez vite ce qui suit !

Une fois n’est pas coutume, je vous reposte ici un extrait de ma newsletter. Il s’agit de soutenir et d’aider un salon du livre à se concrétiser, rien de moins !

Cela se passe en Auvergne, à Ménétrol pour être précis. Il reste seulement 4 jours pour assurer un peu moins de 600€ de financement (sur un objectif initial de 3 000€).

Alors, à votre bon coeur, et n’hésitez pas à partager l’info contenue dans cet article, pliz !

 

Il y a urgence ! Oui, il y a urgence. Des personnes que je fréquente via le forum Cocyclics ainsi que sur Facebook participent à l’organisation d’un salon du livre à Ménétrol.

C’est où donc, Ménétrol ? C’est en Auvergne, pas loin de Clermont-Ferrand. Je vous ai même trouvé le plan sur mappy : http://goo.gl/E4kcGH

Quand au site internet du salon, le voici : http://aventuriales.jimdo.com/

Vous allez me dire : comment suis-je censé aider ce salon ?

C’est simple : ils ont lancé un projet de financement participatif sur le site communautaire Ulule. Il suffit donc de se rendre là-bas (https://fr.ulule.com/aventuriales-menetrol/), de s’inscrire sur le site ulule et d’indiquer quelle somme vous êtes prêts à mettre pour participer au financement du salon. Il est possible de ne mettre que 5€, je me dis donc que c’est accessible à toutes les bourses ! Alors n’hésitez plus, dites vous que c’est pour la bonne cause littéraire ! J

N’oubliez pas : en fonction de votre niveau de participation, vous recevrez des contreparties.

Par exemple, pour 20€ ou plus, vous bénéficierez des contreparties suivantes :

Inscription à la liste des donateurs sur le programme du Salon et sur le site des Aventuriales + un exemplaire numérique – numéro au choix – de la revue Gandahar ou un ebook à choisir dans la collection Imaginarium chez notre éditeur partenaire L’ivreBook + un exemplaire papier de Gandahar,  numéro au choix.

De plus, à titre personnel (toujours à partir d’un financement à hauteur de 20€ ou plus), j’ajoute que vous recevrez aussi mes deux ebooks (« Chroniques d’une humanité augmentée » et « Le chant de l’Arbre-Mère ») gratuitement.

[EDIT:

ATTENTION: pour bénéficier de l’envoi gratuit de mes ebooks, n’oubliez pas de le signaler à l’équipe en charge du projet Ulule ! Vous pouvez aussi m’envoyer un mail sur pascal.blevalàgmail.com.[/EDIT]

 

Alors, n’hésitez pas à partager l’info !

Bises à tous et à toutes en ce beau dimanche ensoleillé. 😉

Pascal

Un passé plein d’avenir

Bonjour tout le monde.

Une fois n’est pas coutume, j’en appelle à vous toutes et tous pour agir maintenant en partageant ce texte autour de vous, ainsi que le lien suivant: http://goo.gl/cBym5i

Vous comprendrez pourquoi c’est si important en lisant le texte jusqu’au bout. 🙂 Mais rassurez-vous, c’est avant tout une petite nouvelle (2 300 mots) d’anticipation ! ca ne vous prendre que 15-20 minutes de la lire, à mon avis.

[EDIT:  ce texte (dans sa forme) m’a été indirectement inspiré par une nouvelle d’anticipation / SF d’Erik Vaucey, que celui-ci a écrit dans le cadre des « 24h de la nouvelle ». N’hésitez pas à aller la découvrir !

Un passé plein d’avenir…

Le voyage depuis Néo-Paris s’était déroulé sans accrocs. L’aérojet avait décollé, à 9 heure précise, du stratoport de la métropole volante. Elle avait survolé les quartiers périphériques, aux immeubles bas, aux lignes épurées faites d’un mélange de plastobéto et de plastoverre. Ces nouveaux matériaux composites, nés au lendemain de la guerre des matières premières, avaient remplacé béton, plastique et verre depuis longtemps.

Pourtant, depuis quelques années, un fort courant rétro réclamait ce que ses membres appelaient un « retour à la terre des origines ». Marc et Isabelle étaient de ceux-là. Lassés par la pureté sans faille des meubles de leur duplex Néo-parisien, ils avaient décidé de visiter un quartier-régénéré. Il était 9 h 10 et la gare de Rueil-Malmaison apparut à l’horizon. L’engin quadriplace à propulsion par antigravité se plaça dans l’axe de l’ancienne voie de RER, survola les rails pendant quelques instants avant de se poser juste à côté de l’ancienne station du Grand Paris Express. Celle-ci était flambant neuve.

gare de rueil - futur mobipole gare de rueil - actuelle

Au signal de Pascal, l’agent immobilier, Marc et Isabelle descendirent de l’aérojet.

— Toute la ville de Rueil-Malmaison a été reconstituée à l’identique, leur expliqua Pascal. Avec les matériaux et les techniques de fabrication du du 21éme siècle !

— C’est excitant, dit Marc. Quand est-ce qu’on visite l’appartement ?

Il trépignait d’impatience et Isabelle semblait dans le même état.

— Ne vous inquiétez pas, nous n’allons plus tarder, à présent. Mais vous comprendrez qu’on ne peut pas survoler des monuments historiques tels que les immeubles qui ont été bâtis dans la région avec un engin aussi moderne qu’un aérojet. Cela jurerait. Vous imaginez l’anachronisme ?

Marc et Isabelle imaginaient sans peine. Ils hochèrent la tête, convaincus d’avance par tous les futurs arguments de leur agent. De toute façon, ils le voulaient, leur appartement rétro, et ils l’auraient. C’était la dernière mode et tous leurs amis avaient acheté une résidence secondaire dans l’un de ces quartiers historiquement fidèles, reproductions à l’identique du passé de la vieille terre. Jérôme, le frère de Marc, avait récemment acquis un manoir écossais. Même les lunarites semblaient commencer à se prendre au jeu. Deux reproductions du Kremlin avaient vu le jour dans le plus gros des cratères du satellite de la terre, l’année précédente.

— Mais du coup, s’enquit Marc, quel véhicule allons-nous prendre ?

— Un bus !

Marc et Isabelle s’entreregardèrent. Leur guide était-il devenu fou ?

— Ne vous inquiétez pas. Six lignes de bus desservent l’appartement que nous allons visiter ensemble aujourd’hui. Trois d’entre elles vous permettront de rejoindre la gare où nous venons d’atterrir, les autres desservent le stratoport de la défense, celui de Porte-Maillot et celui de Pont de Sèvres. Il y a également un aérotrain à vingt-cinq minutes à pieds, dans la ville reconstituée de Saint-Cloud, ainsi qu’un tram-jet à quelques encablures, du côté de l’ancienne Suresnes. Mais si nous y allions, à présent ?

Il sentait que ses clients fléchissaient. C’était logique : l’éloignement d’un axe ferroviaire était souvent un obstacle aux yeux de ces adeptes du courant néo-rétro. Ils voulaient pouvoir se rendre sur Néo-Paris en un claquement de doigts, sans se rendre compte que c’était presque aussi facile par le bus que par l’ancienne gare RER.

 

Ils se rendront vite compte des avantages qu’il y avait à prendre le bus ou le train. Au moins, ils seront assis aux heures de pointe, pas comme dans le si moderne tram-jet.

Marc et Isabelle se laissèrent finalement convaincre. Ils montèrent dans le véhicule terrestre et celui-ci s’ébranla pour rejoindre la route. Quelques minutes plus tard, ils longeaient une superbe bâtisse des anciens temps. Devant le regard interrogateur de ses clients, Pascal joua les guides touristiques :

ancienne mairie de rueil

— C’est l’ancienne mairie de Rueil, bâtie en 1868 à l’imitation du château de fontainebleau et inaugurée par Napoléon III un an plus tard. La nouvelle mairie est logée dans le bâtiment situé juste après.

Il désigna un cube présentant une alternance de vitres et de hauts murs blancs.

nouvelle mairie de rueil— Puis, sur votre gauche, vous avez la médiathèque, dans laquelle vous pourrez vous restaurer grâce à un coin café. Il accueille d’ailleurs de temps à autre des cafés littéraires ainsi que des salons du livre.

Marc hocha la tête, intéressé. Lui qui se targuait d’écrire à ses heures perdues, il pourrait se frotter aux autres auteurs de la ville en se rendant de temps à autre à cette médiathèque.

— On est encore loin de l’appartement ?

— Non. Environ vingt-cinq minutes à pieds, dix minutes en bus. Le trajet entre l’appartement et le centre-ville de Rueil est court et bien desservi par trois lignes de bus et une navette. Et il est très facile de se garer en voiture, dans le coin, grâce aux différents parkings souterrains, gratuits la première demi-heure pour la plupart.

Le bus redémarra, remonta la rue Hervet et longea une vieille église.

église de rueil

— Il en reste donc encore qui n’ont pas été détruite par les bombardements des cohortes des athées fanatiques ?

— Vous imaginez bien que cet édifice est une reconstitution, comme tout le reste.

Isabelle parut déçue, mais elle se consola lorsque son regard tomba sur le « M » jaune d’une enseigne bien connue.

— Tu as vu, Marc ? Ici aussi, il y en a ! Du coup, on doit être à quoi, quinze minutes à pieds de notre futur chez nous ?

— C’est ça, vous avez bien calculé, Madame, confirma Pascal. Un peu plus loin, de ce côté — donc vers l’est en partant de l’église — vous avez le bois-préau. Un endroit parfait pour venir se détendre en famille. Et de l’autre côté du Bois-Préau, vous tomberez sur le château de Joséphine, la première épouse de Napoléon.

bois-préau - châteaupelouse du bois-préauchateau Joséphine - rueil-malmaison
Il conclut sa diatribe par un coup d’œil appuyé au ventre arrondi de Marc. Celui-ci se rengorgea et se caressa le ventre en soupirant.

— C’est notre second enfant, indiqua-t-il, l’air fier. J’ai aussi porté le premier !

— Il y a trois chambres dans l’appartement. Elles font entre neuf et douze mètres carrés et sont éloignées du salon. Vous pourrez donc continuer à voir vos amis sans déranger les enfants lorsqu’ils dormiront.

— Il est grand, le salon ? demanda Isabelle.

— Vingt-cinq mètres carrés. Vous verrez, nous y sommes presque.

Cinq minutes plus tard — un quart d’heures à peine s’était écoulé depuis leur départ de la gare —, ils descendirent du bus.

— Si vous continuiez sur cette ligne — la numéro 144, vers la Défense —, vous arriveriez tout d’abord à la gare du Val d’Or, puis à la station de tram-jet de Suresnes-Longchamp. Mais à présent, nous allons monter la rue du Lieutenant-Colonel de Montbrison. Suivez-moi.

La pente était rude, mais cela ne dérangea ni Marc, ni Isabelle. L’excitation de la découverte les galvanisait. Trois minutes plus tard, Pascal s’arrêta devant un portail. Il leur désigna un arrêt de bus, juste à côté, et un second, de l’autre côté de la rue.

— Il y a encore deux lignes de bus, là. La 241 vous mènera du RER de Rueil jusqu’à Porte d’Auteuil. L’autre, la 141, vous mènera de la Défense à la gare RER de Rueil. Vous y serez toujours assis, et il ne vous sera pas nécessaire de courir si vous voyez passer le 141 sous vos yeux : il y a un bus toutes les cinq minutes aux heures de pointe, alors autant attendre le suivant !

Les clients de Pascal hochèrent la tête à l’unisson. La dernière fois que Marc avait couru pour attraper un bus, il s’en était sorti avec une grosse frayeur et une vilaine entorse. Il n’était pas près de recommencer !

Pascal ouvrit une porte jouxtant le portail, à l’aide d’une clé à contact magnétique. Ils franchirent un premier parking pour se retrouver dans un petit square. Une dizaine d’enfants y jouaient au foot, mais ils s’interrompirent pour laisser passer les visiteurs. Pascal fit franchir le square à Marc et Isabelle et ils entrèrent dans le plus haut des immeubles : une sorte de barre allongée de dix étages, dont les murs affichaient une rafraichissante couleur rose pâle. Marc observa le sol, aussitôt après avoir franchi la porte d’entrée.

— C’est propre, dit-il.

— Les agents de nettoyage passent régulièrement et le gardien veille au grain ! Suivez-moi.

Il les mena à l’ascenseur et appuya sur le 8. Une poignée de secondes plus tard, ils étaient arrivés à destination. Pascal ouvrit la porte et s’effaça devant Marc et Isabelle, qui ouvrirent de grands yeux aussitôt entrés.

 Salon - 1

— Vous ne nous aviez pas menti. Le salon est grand et tout cela semble très lumineux !

— Les anciens propriétaires ont abattu quelques cloisons par-ci par-là et ils ont bien fait : cela a rendu l’entrée considérablement plus lumineuse, en effet.

Pascal désigna un meuble TV en imitation ébène, d’allure imposante.

— Pendant que j’y pense : les propriétaires sont disposés à vous laisser ce meuble. S’il vous intéresse, nous pourrons proposer un prix. Par contre, l’équipement électroménager de la cuisine reste, et gratuitement, bien sûr.

— Allons-y, je veux voir la cuisine, s’exclama Marc.

— Le cuistot de la famille, c’est lui, expliqua Isabelle, l’air de s’excuser. C‘est vrai que ça fait un peu cliché, l’homme qui porte l’enfant, qui fait la cuisine, mais je n’y suis pour rien, c’est lui qui a voulu !

— Loin de moi l’idée de juger la façon de vivre de mes clients ! se récria Pascal en rigolant.

Il ouvrit une porte donnant sur l’entrée et leur montra la cuisine.

Cuisine— Elle est spacieuse et tout aussi lumineuse que le reste de l’appartement. Elle mesure douze mètres carrés. Resteront donc sur place : les plaques vitrocéramiques, le four, le lave-vaisselle, la hotte et tous les meubles. Oh, les murs porteurs aussi restent sur place, bien sûr.

Marc rit de bon cœur et ils repassèrent dans l’entrée. Pascal ouvrit deux nouvelles portes, pour leur faire « visiter » les toilettes et une petite pièce-buanderie.

— Parfait pour y mettre le lave-linge. Et là, juste à côté de l’entrée, vous avez un espace dressing.

— C’est quoi, derrière la porte en face du dressing ? s’enquit Isabelle.

— La salle de bain.

Pascal ouvrit la porte et ils pénétrèrent tous trois dans la pièce.

Salle de bain
— La pièce n’est pas grande, mais l’espace est bien employé. Vous avez une baignoire, un meuble de rangement-lavabo et encore deux autres meubles de rangement juste là, derrière vous. Vous voyez qu’il est bien disposé et discret, vous ne l’aviez même pas remarqué !

Ils ressortirent de la salle de bain et se tournèrent vers la droite. Deux mètres plus loin, au fond d’un large couloir, se trouvaient les trois chambres.

Chambre gauche Chambre centre 1

— Celle du milieu est la plus petite. Elle fait neuf mètres carrés environ. Les deux chambres latérales font douze mètres carrés. Venez admirer la vue !

— On est orientés par où, là ? demande Marc.

— Devant vous, il y a Paris, avec Néo-Paris juste au-dessus des nuages. Sur votre gauche, le mont valérien avec son fort polygonal, hérité du milieu du dix-neuvième siècle. On y tire encore des feux d’artifice.

Isabelle se pencha par une fenêtre et admira la vue imprenable, sans vis-à-vis.

vue extérieure - intérieur résidence

— En tout cas, on voit super loin, d’ici. Et on n’a personne en face, à notre hauteur. On va enfin se sentir chez nous, mon chéri !

— Attends, Isabelle, il reste à discuter le prix, n’oublie pas, temporisa Marc.

Il se tourna vers Pascal, qui savait bien que le plus dur était fait.

— Les propriétaires en demandent 320 000 anciens euros, mais ils sont prêts à négocier. J’oubliais de vous dire que pour ce prix là, il y a aussi deux caves et une place de parking, située juste en bas de l’immeuble.

— Cet appartement semble être une reconstitution très fidèle de la façon dont on pouvait vivre dans une grande ville de la petite couronne entourant Paris, la métropole des temps passés. C’est exactement ce que nous recherchions, dit Marc.

— Vous avez raison. Mais pour vous, il représente l’avenir, n’est-ce pas ?

— C’est vrai, confirma Isabelle. Ces matériaux nous plaisent. Le parquet est simple, mais il doit être facile à laver. Pareil pour le carrelage dans la salle de bain et la cuisine. Et le dressing est quand même bien pratique ! Mais en même temps, je me demande…

Isabelle s’assombrit.chambr

— Les écoles sont-elles à proximité ? Vu le prix, il doit y avoir un truc, non ?

— Vous avez toutes les commodités à proximité, au contraire : écoles publiques jusqu’au Lycée, privées jusqu’au collège, mairie de quartier, un grand Leclerc — d’époque ! —, un cinéma, une crèche privée, une galerie marchande avec cordonnier et pressing, etc. En toute franchise, la vue est tranquille, ici. Pas compliquée. Ce n’est pas un village-vacances, bien sûr, mais je suis sûr que vous pourrez vous y sentir à l’aise. Les voisins sont plutôt sympathiques, dans l’ensemble. Vous avez bien dû le voir : ceux que nous avons croisés nous ont dit bonjour !

— C’est vrai que ce n’était pas toujours le cas, dans les autres résidences que nous avons visitées, dit Marc.

— Alors, vous voulez déposer une offre ?

— Bien sûr que nous le voulons ! s’exclamèrent Marc et Isabelle, d’une seule voix.

Pascal sourit et leur présenta les papiers qu’il avait toujours sur lui. Il ne restait plus qu’à voir jusqu’à combien les propriétaires seraient prêts à descendre. 310 000 ? 300 000 ?

Seul l’avenir le dirait.

Flash info : l’appartement décrit dans ce texte existe réellement ! Il est bien situé là où le texte l’indique, et accessible de même. Bon, ok, il est desservi par un tramway et pas un tram-jet, un train (pas « aéro » du tout) et un RER. La gare du Grand Paris Express existera probablement un jour et une seconde, plus proche encore de l’appartement, doit être construite dans la même ville de Rueil-Malmaison. Les six lignes de bus existent bel et bien, elles aussi.

Mais surtout, il est vraiment en vente ! Pour être encore plus précis, j’en suis le propriétaire. J’ai déménagé, avec toute ma famille, bien plus loin de Paris. Nous avons donc mis notre appartement en vente sur leboncoin et c’est ICI que ça se passe.

Passez donc y faire un tour ? Si vous cherchez un appartement familial, proche de Paris et de toutes commodités, vous pourriez bien tomber sous le charme ! Ce serait quand même dommage de passer à côté d’une telle occasion, vous ne croyez pas ?

Alors, « à bientôt » !!!

Calcul de la rentabilité d’un livre (papier ou ebook) pour un auteur indépendant…

[EDIT du 26/05/2015

FLASH INFO: j’ai un appartement à vendre (sisi) sur Rueil. Pour mieux le vendre, j’ai écrit une nouvelle d’anticipation centré autour de mon appartement. Vous pouvez lire le texte en cliquant sur son titre: « Un passé plein d’avenir« . Bonne lecture ! Et si vous connaissez quelqu’un qui cherche à acquérir un appartement de 88m² sur Rueil, n’hésitez pas, partagez l’info ! 🙂

Merci. A vous les studios!

/EDIT]

 

JOUR 3 : « Quid de la rentabilité d’un livre (papier et ebook) pour un auteur indé »

 

Nous avons vu avant-hier que même si Amazon vous verse 70% (maximum), Google Play 50%, votre porte-monnaie n’en verra jamais la couleur. Nous avons essayé de comprendre pourquoi.

Puis, hier, nous avons examiné à la loupe les différents types de coûts impliqués dans la création / l’impression / la diffusion de vos livres (papiers ou ebooks).

Aujourd’hui, nous allons aborder le sujet du calcul de la rentabilité, pour un auteur indépendant, de la vente d’un livre papier.

Nous étudierons pour cela quelques exemples précis.

 

Donc, attachez vos ceintures, c’est parti pour les cas pratiques !

 

Imaginez un livre papier vendu 15 €. Vous voulez vendre plus cher ? Si vous n’êtes pas connus, désolé de vous le dire, mais il vous sera difficile de vendre plus cher. Je le sais bien. On m’a dit récemment (avec la meilleure volonté du monde de ne pas être blessant que je n’étais pas un « vrai auteur » et que donc, demander 20€ pour un de mes livres (de 400 pages), c’était un peu… osé… Soit. Vous n’avez pas l’appui / l’accréditation d’une maison d’édition, donc faites vous une raison… Mais après tout, rien ne vous empêche d’essayer : votre roman est peut-être pile dans le genre qui fonctionne en ce moment et vous êtes peut-être un vendeur né ?

Bref. Donc, sur ce livre de 15€

1/ Un tradi touchera 1,5 €, à déclarer comme droits d’auteur auprès des organismes concernés.

Nota / rappel : sur la base de ces 1,5€, l’auteur tradi devra alors verser des charges sociales à l’AGESSA (10% s’il n’est pas affilié, 20% s’il est affilié) et 8% au RAAP (taux en passe de devenir une réalité, cf cet article) au titre de la cotisation retraite complémentaire.

2/ Combien touchera donc un indé ?

Faisons le calcul avec une rapide estimation des divers coûts étudiés hier.

Paramètres :

Un roman de 500 000 signes, espaces comprises.

Vendu de la main à la main.

250 exemplaires imprimés.

Je prends 250 exemplaires pour faire rond, mais c’est déjà un volume « important » pour un inconnu. Enfin, il me semble. En tout cas, ça représente un sacré investissement financier, comme on va le voir ensemble, à présent :

Nota : j’ai relu mes chiffres plein de fois, mais on ne sait jamais. Il se peut qu’une ou deux coquilles trainent quelque part.

 

[EDIT du 24/05:

ATTENTION / A NOTER: deux des lecteurs de cet article m’ont fort justement fait remarquer que, dans le cas du choix du statut « auto-entrepreneur », je ne proposais que le taux réservé aux BNC. Ils évoquaient, à juste titre, que le taux des BIC était moins élevé (15% au lieu de 22,9%).

Du coup, je me dis même qu’opter pour un profil « vente de marchandises », outre l’avantage en terme de charges sociales, pourrait bien être fiscalement plus « dans les clous » qu’opter pour un profil « auto-entrepreneur / prestation de service ».

Après tout, je me demande s’il est réellement fiscalement accepté de déclarer en BNC professionnels (donc en tant que prestation de service) des ventes de livres papiers? J’ai comme un doute, là.

Depuis, j’ai creusé à nouveau la question et j’ai trouvé quelques sites qui semblent donner des infos intéressantes. Je vais ajouter les liens à mon article:

http://www.thebookedition.com/forum/demarches-auto-editeur-p-1524-40.html

http://portaildulivre.com/fiscautautoedit.htm

http://www.ebook-creation.fr/avis-client/auto-publication/auto-edition.html

Ce sont des sites que je compte consulter prochainement, avant de recontacter éventuellement l’urssaf pour plus de précisions.

Pour votre information, le code NAF de l’édition de livres (qui ouvre droit à déclaration au titre des BIC) est le suivant : 5811Z

En revanche, attention (l’info qui suit est tirée de cet article): « prendre ce statut d’auto-éditeur BIC entraîne l’assujettissement à la taxe CFE qui est indexée sur la valeur locative de votre lieu de travail (cela peut-être votre lieu d’habitation dans le cadre d’un auteur)
C’est la commune qui décide de son montant. Vous pouvez vous renseigner sur le montant de cette taxe aux impôts ou dans votre mairie. »

En revanche, les charges sociales sont proches de celles de la déclaration en BNC non professionnels, c’est à dire 13,3% en 2015,

D’un autre côté, vous avez le code APE / NAF 9003B «autres activités artistiques».

Ce statut permet la déclaration de vos gains d’auteur en BNC professionnels et vous exonère de cette même taxe CFE (même si le fisc n’est pas toujours au courant, apparemment), mais au prix de charges sociales plus élevées (22,9% en 2015).

FIN DE L’EDIT DU 24/05]

 

 

Exemple 1.1 :

Je vous mets d’abord le tableau, vous aurez les explications complètes juste après, promis. 🙂

Cliquez dessus, ce sera plus lisible.

exemple 1.1 de vente de livre - Données utilisateur

exemple 1.1 de vente de livre - Synthèse

 

  • CA TTC : 250*15 € = 3 750 € (woaw ! les yeux emplis d’étoiles !!!! Je vais être riche !)
  • TVA : 0 % vu qu’il s’agit d’une vente de la main à la main. Coool !
  • Impression : 5 € par exemplaire (dont 1€ de frais de port), soit 1 250 €. Ha oui, ouch, ça fait mal, là.
  • Charges sociales : 22,9 % du CA HT (càd TTC, vu qu’il n’y a pas de TVA), soit 858,75 €. Ha oui quand même, re-ouch.

Pourquoi 22,9 % ? Parce que vous êtes auto-entrepreneur, tout simplement. On parle de vente de livres papiers vendus par vous-même, là !

Bilan : il vous reste 1 641,25 €, soit 43.77 % de marge d’exploitation.

C’est-à-dire : 6,565 € par livre.

C’est confortable, hein ? Mais ça, ce n’est que votre marge d’exploitation, qui n’intègre pas encore le remboursement des coûts fixes et cachés.

 

  • Couverture : 150 €, car réalisée par Kouvertures.com : bon, ça passe.
  • Bon, on va dire que vous n’avez pas fait traduire, que vous avez acheté antidote il y a longtemps et que vous vous êtes débrouillés, pour la mise en page… Vous voyez que je suis sympa !
  • Correction : 500 €. Aye, ça pique.

Question on ne peut vraiment pas s’en passer ?

Ma réponse : c’est vous l’auteur, c’est vous qui voyez. Mais ne venez pas vous plaindre si vous perdez des ventes à cause d’un roman mal ficelé. D’un autre côté, le constat général est que le lecteur, pour peu qu’il n’ait pas à affronter un mur de fôtes d’ortaugrafes, se focalisera avant tout sur le style / l’intrigue, et seulement après se penchera sur la qualité de l’orthographe.

Mais : un correcteur ne s’occuper pas forcément que de l’orthographe. Il vous aide aussi à améliorer vos tournures de phrases et peut détecter des incohérences dans votre trame.

=> TOTAL des coûts fixes : 650 €

Là, il y a deux façons de calculer votre rentabilité.

1/ Le « point mort » :

Déterminer le nombre de livres à vendre pour rembourser vos frais fixes. On appelle ça le « point mort » : celui où vos ventes vous permette d’absorber vos coûts fixes, mais pas encore de dégager un bénéfice. Tous les livres que vous vendrez, ensuite, ce sera du pur bonus : 100 % dans votre poche !

Ici : 650 € (total des coûts fixes) / 6,565 € (marge d’exploitation par livre) = 100 livres. (car arrondi au niveau supérieur)

Vous devrez donc vendre 100 livres avant de commencer à pouvoir dégager un bénéfice.

2/ La vision « comptable » :

Bilan : il vous reste 1 641,25 € — 650 € = 991,25 €, soit 26,43 % de marge après coûts fixes. Ou encore : 3,965 € par livre.

C’est déjà moins, mais ça reste raisonnable, hein ? Mais là, c’est en supposant que vous vendez l’intégralité de vos 250 livres, et ce n’est pas gagné. Qui plus est, vous les avez vendus par vous-même, sans aller dans des salons / séances de dédicaces / via une librairie et donc sans frais de diffusion / déplacements / envois et sans occasionner le moindre frais de promotions.

Autrement dit :

1/ Vous avez beaucoup d’amis

2/ Vous êtes un commercial de génie et vous pourriez gagner 10 fois mieux votre vie dans d’autres secteurs, non ?

Exemple 1.2 :

Tiens, petite supposition : vous avez fait payer 2,50 € de frais d’envois par livre, récoltant ainsi 17,50 € et non pas 15,00 €. Corrections (en supposant que vous ne faites que de la vente par correspondance) :

  • Charges sociales : 22.9 % du CA HT, soit 17.50 €*250*22,9 % = 1 001.88 € au lieu de : 858.75 €

Pouf, vous avez perdu 143 € qui vont aller directement dans la poche de l’Urssaf ! J

Elle n’est pas belle, la vie ?

Regardez le tableau ci-dessous : il vous faudra vendre 9 livres de plus pour arriver à l’équilibre si vous facturez les frais de port.

exemple 1.2 de vente de livre - Synthèse

Exemple 1.3 :

Mais si vous ne facturez pas les frais de port de 250 livres au client, repouf, c’est cette fois-ci, au maximum, 2,50 € * 250 € = 625 € que vous avez perdu, sans pour autant alléger vos charges sociales, qui restent à 858.75 €.

Regardez encore une fois le tableau général (légèrement amélioré) et le tableau de synthèse : pour résumer, en vendant 250 livres, vous gagnez 1,47 € par livre vendu.

Alors rassurez-vous : si vous vendez 195 livres, vous serez à l’équilibre ! Haut les cœurs !

exemple 1.3 de vente de livre - Données utilisateur exemple 1.3 de vente de livre - Synthèse

 

Exemple 2.1 :

Maintenant, mettons que vous voulez faire du dépôt-vente via un libraire.

Tching ! (bruit du tiroir-caisse)

  • « Merci monsieur, ça fera entre 20 % et 50 % de votre CA ».

Euh, attendez, combien ?

Par contre, changement de méthode. C’est désormais le libraire qui touche le CA et vous lui facturez une commission (en tout cas, il est possible de procéder ainsi, ce qui a le mérite de diminuer la base de calcul des charges sociales et impôts)

Je ressors ma calculette en incluant la ligne suivante :

  • Commission du libraire : 30 % par exemplaire :

PS : C’est un taux « moyen » : ça peut monter plus haut ! n’oubliez pas que si votre libraire n’est pas motivé, il ne vendra pas forcément votre livre. Il en a tellement d’autres à écouler.

30 % * 3 750 * (1-5,5 % de TVA) = 1 063,13 € (aye !)

  • Donc, par définition, vous empochez les 70% restants, à savoir :

70 % * 3 750 * (1-5,5 % de TVA) = 2 480,63 € (aye !)

Charges sociales : 22,9% * 2 480,63€ = 568,06 €.

Nouvelle marge d’exploitation :

2 480.63 € – 568.06 € – 1 250 € = 662.56 €, soit un taux de marge de 18,70 %.

Déduisons les frais fixes et nous arrivons à : 662,56 € – 650 € = +12,56 €, soit une marge de 0.35% (miam).

Oui, vous avez bien lu. Nous restons côté « bénéfice », mais nous avons bien failli trébucher sur la case « maléfice ». Sympa, non ?

 

Maintenant, ajoutez à tout cela les coûts cachés (cf définition d’un coût caché ici) :

  • Les frais de déplacements et/ou d’envoi des livres, pour peu que le libraire ne soit pas à côté de chez vous, ou qu’il s’agisse d’une vente sur un salon dans une autre région que la votre
  • Les frais de bouche et de logement en hôtel (chez l’habitant ?) si vous restez sur place plus d’une journée.

 

À ce stade, vous vous rendez compte que même en vendant vos 250 livres, vous aurez perdu pas mal d’argent. Prévoyez un second (voire un troisième) tirage, pour être sûr.

Re-miam.

exemple 2.1 de vente de livre - Données utilisateur exemple 2.1 de vente de livre - Synthèse

Ahhhh, l’auteur indé, ce sacré veinard qui garde tout le produit de ses ventes pour lui ! Haha. Ha.

Ha.

 

Exemple 3.1 : zoom ebook :

Avant de conclure, faisons un zoom ebook. Nous conserverons les éléments de l’exemple 2.1 à l’exception des frais d’impression et d’envoi, bien sûr : vous devrez vendre 275 ebooks pour parvenir à l’équilibre, soit pas tellement plus que de livres papier.

exemple 3.1 de vente de livre - Synthèse

Question : combien d’ebook vous faudra-t-il vendre pour parvenir à l’équilibre si, en plus du reste, vous avez payé 4 000 € de frais de traduction ?

Réponse en image : 1 964 ebooks. Simple, non ? Et ça, c’est sans faire de promotions ni rien.

exemple 3.2 de vente de livre - Synthèse

En synthèse, le problème est double :

1/ Sur les petits tirages / petites ventes (que pratiquent la majorité des petits auteurs autopubliés), vos frais fixes écrasent tellement vos marges qu’elles peuvent facilement devenir rouge sang et rester de cette couleur très longtemps.

2/ Si vous voulez être diffusé à grande échelle (ha bon, parce que les libraires attendent votre livre avec tellement d’impatience ? Tant mieux pour vous, mais attention à vos marges : ayez foi en vous et compensez par un plus gros volume de tirage), vous devrez abandonner une bonne partie de votre CA au profit desdits libraires, au risque, là encore, de noyer vos marges dans un bain de sang. Surtout si l’envoi aux libraires vous coûte des sous (attention : coûts cachés).

Ou alors, vous pouvez tenter le coût de la traduction pour vous exporter en Allemagne, aux US, etc. Mais préparez-vous à y passer beaucoup de temps (et à payer une correctrice derrière) ou à dépenser une grosse somme d’argent (et à payer quand même une correctrice derrière).

 

Flash info : les libraires ont des coûts fixes très importants à éponger, c’est pourquoi ils ont besoin d’une telle marge pour dégager un réel bénéfice en fin de mois : frais de stockage des livres, loyer, salaires, électricité, assurance, etc.

D’une manière générale, pour tous les acteurs de la chaîne de livre, la survie passe par le volume. La différence entre un éditeur et vous, c’est que l’éditeur / le libraire / etc. ne vend pas que vos livres. Il a donc accès à de plus gros volume de ventes que s’il ne comptait que sur vos livres (normalement) et peut donc plus facilement que vous accepter d’avoir une faible marge sur chaque livre écoulé.

 

Je vous sens dubitatifs. C’est pourquoi, pour vous aider à vérifier tout cela par vous-même, j’ai constitué un petit fichier Excel qui permet de tripatouiller des données chiffrées et de vérifier l’impact des différents types de coûts sur la rentabilité de votre livre papier et / ou ebook.

Il est disponible au téléchargement en cliquant ICI.

C’est à l’aide de ce fichier que j’ai constitué les exemples de cet article. Vous verrez : j’ai « protégé » les cellules avec les calculs, et du coup les seules données que vous pouvez modifier sont celles sur fond vert pâle.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des soucis d’utilisation (mais c’est relativement basique, comme fichier) : pascal. bleval (at) gmail . com

 

Conclusion :

Il me semble, mais je peux me tromper, que le marché français (voire francophone parce qu’apparemment c’est pareil au Québec, en tout cas) n’est pas encore tout à fait prêt à plonger dans le « tout ebook ». Le papier reste le format « sacré » aux yeux des français, pour le meilleur et pour le pire.

Le problème, c’est qu’un auteur indépendant désireux de vendre des livres papiers se retrouve confronté à :

1/ Des formalités administratives supplémentaires : acquisition forcée d’un statut type auto-entrepreneur.

2/ Des charges sociales supérieures : plus d’abattement de 34% sur vos recettes (contrairement au BNC non professionnel) et un taux de charges sociales qui grimpe à 22,9% (mais un taux d’IS qui baisse à 2,2%).

Qui plus est, ces charges sociales sont basées sur du CA, donc avant déduction de vos frais. Non, vous n’avez pas le droit de déduire vos frais pour déterminer votre assiette de cotisation / d’imposition.

On peut donc se retrouver à vendre à perte pour peu que vos coûts variables dépasse les 77.1% de votre CA HT. Dans ce cas, arrêtez tout de suite les frais et montez vos prix de vente. Sinon, comment espérer éponger vos coûts fixes et coûts cachés quand, dès les coûts variables, vous êtes dans le rouge ???

Rappel : cela représente les frais d’impression et de diffusion de vos livres (commissions libraire / centre culturel, par exemple).

 

Existerait-il une éventuelle solution palliative ?

Il pourrait donc être intéressant de trouver une solution pour déflaquer les frais variables du montant de l’assiette imposable. Il semble possible d’utiliser pour cela le support d’une association loi 1901, même si c’est à prendre avec de très grosses pincettes fiscales (et donc à faire valider !).

Imaginons :

1/ Vous passez un ordre d’impression de votre livre papier à une association. Celle-ci joue alors les intermédiaires vis-à-vis de l’imprimeur et elle indique votre adresse comme point de livraison.

2/ Vous avancez les frais d’impression à l’association. Celle-ci y ajoute 2% ou 3% de frais pour couvrir les frais liés aux formalités administratives qu’elle vient d’accomplir pour vous.

3/ De votre côté, vous vendez ensuite les livres au profit exclusif de l’association qui, par contrat, vous reverse X % du CA HT que vous lui ainsi permis de récolter. Disons 20% (mais ce n’est qu’un exemple !).

Le résultat, c’est que vous ne serez taxés que sur ces 20%.

En supposant que l’association ne s’enregistre pas en tant que maison d’édition (mais en tant que, par exemple, association de promotion de la culture au sens large, tous domaines confondus), lesdits 20% ne seraient à mon avis pas des droits d’auteur, mais plutôt des BNC non professionnels.

Après tout, quand vous vendez un livre via http://www.bod.fr, vous déclarez cela en BNC, non? Et vous pouvez toujours espérer que l’AGESSA reconnaisse ce type de revenus… Mais est-ce un problème, au fond? J’ignore la réponse à cette question, en ce qui me concerne.

Avoir d’ores et déjà le statut d’auto-entrepreneur ne vous empêcherait pas de profiter de ce type de système, cela dit. Surtout qu’on a bien vu que les charges sociales sont plus onéreuses en tant qu’auto-entrepreneur qu’en tant que particulier / BNC non professionnels.

4/ Par ailleurs, à mesure que vous vendez les livres imprimés via l’association, celle-ci vous rembourse les frais d’impression, que vous n’avez fait qu’avancer à l’origine.

Bien sûr, cela implique d’avoir « fait ses devoirs » en premier lieu, c’est à dire d’avoir déterminé si, oui ou non, votre livre était rentable et si oui, à partir de combien de livres imprimés / vendus.

 

Conclusion de cette idée de « moindre taxation » :

Si vous vendez tous vos livres, voilà ce que vous obtiendrez au final :

  • Vous n’avez payé des impôts / charges sociales que sur une base restreinte (càd : les 20% de commissions qui vous sont reversés. Attention, ce n’est qu’un exemple ! Et ça reste environ deux fois plus qu’un auteur tradi)
  • Vous avez été remboursé de vos frais d’impression (sans être taxé dessus).

Je me demande si un tel système fonctionnerait et serait jugé fiscalement acceptable… Et si

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

En attendant d’avoir votre avis sur cette épineuse question (mais qui pourrait épargner quelques piécettes à pas mal d’auteurs indépendants), je vous dis « bonne soirée à toutes et à tous et à une prochaine fois ! »

 

SOMMAIRE des différents articles sur le sujet « rentabilité du livre » :

Jour 1 : comparons ce qui est comparable. Amazon vous verse 70% au maximum, mais votre porte-monnaie n’en verra jamais la couleur. Pour en savoir plus

Jour 2 : Quels sont les différents type de coûts qui entre dans la détermination de la rentabilité de votre pris ? Pour en savoir plus

Jour 3 : Quid de la rentabilité (et des formalités administratives) d’un livre (papier et ebook) pour un auteur indé ? Pour en savoir plus : (vous venez de le lire)