Comment organiser l’écriture d’un roman – suite (mais pas fin)

Bonsoir tout le monde ! Cet article est la suite (et la fin) de celui d’hier.

Hier, donc, nous avons vu comment j’en étais venu à imaginer une façon efficace (pour moi, en tout cas, mais pourquoi pas pour vous aussi ?) d’écrire un roman sans laisser le temps à ma « Muse » (l’autre nom pour le duo « travail / persévérance » de se décourager (et moi avec, par la même occasion).

Aujourd’hui, nous allons voir comment se décline ladite méthode, dans la pratique. Nous partirons de la base du travail (synopsis / personnages / univers), jusqu’au mot « FIN ».

 « Comment jeter les bases du travail à venir, mais sans trop en faire quand même ! »

Partir bille en tête, lorsqu’on écrit une microfiction, ça peut passer. Pour une nouvelle un peu plus longue (vingt-mille à trente-mille signes), ça me paraît déjà plus tendu. Pour un roman, à moins d’avoir une intrigue super basique et un nombre de personnages réduit à l’extrême (ou d’avoir une tête plus efficace que la mienne), là, je déconseille vivement de foncer tête baissée.

Il faut donc un minimum de préparation en amont.

Oui, mais il ne faut pas « trop » en faire non plus !

Pour le premier roman dont j’ai eu l’idée, j’ai noirci des pages et des pages (et encore des pages !) d’intrigue, de fiches de personnages, de descriptions TRÈS approfondies de l’univers, etc.

J’en suis sorti complètement vidé !

J’avais déjà tout écrit, d’une certaine façon. Dans ma tête, le roman était fini. Croyez-le ou non, je n’ai finalement pas écrit la plus petite ligne de ce roman ! C’était pourtant un beau projet, j’en suis sûr !

 

Ce qu’il faut en retenir : « Le plus (ou le mieux) est l’ennemi du bien ! »

Alors j’ai décidé de procéder différemment : comme je vous l’ai dit hier, j’ai choisi de diviser cette tâche qui me semblait insurmontable (l’écriture d’un roman) en une somme de tâches plus abordable (l’écriture de nouvelles, par exemple).

Je savais que j’en étais capable, puisque je l’avais déjà fait à de nombreuses reprises sur les deux-trois années précédentes.

Revenons en aux bases, si vous me permettez. Un roman, quel que soit son genre (science-fiction, littérature dite « blanche », fantasy, etc.), c’est :

  • Une intrigue (on peut du moins l’espérer, en tant que lecteur)
  • Des personnages (même un grain de sable, ça peut faire un bon personnage dans un court métrage d’animation, par exemple)
  • Un univers (connu – « New York en 2003 » –, ou inconnu – « Les terres du milieu », au hasard).

On peut partir de n’importe laquelle de ces bases, ou des trois à la fois, c’est vous qui voyez.

Pour mes « Terres Sombres » (un projet de fantasy, dont j’ai écrit le premier tome l’an dernier), je suis parti d’un personnage (Yosht Rammer, un homme au visage recouvert d’un masque noir, impénétrable, empreint de mystère et possédé par un démombre) et d’une chanson de Zaz (« moi aussi j’ai une fée chez moi (…) »).

L’intrigue m’est venue peu à peu, au fil de l’écriture de diverses nouvelles basées sur l’univers que je voulais explorer, pour en arriver à un roman complet : nous allons voir comment.

Ce qu’il faut savoir :

1/ Chacune des nouvelles m’a apporté une somme d’éléments : personnages, lieux, actions, objets, « morceau » d’intrigue.

2/ Pour rassembler le tout et en faire un roman cohérent, j’ai procédé de la façon suivante :

Dans un premier temps, j’ai dressé les grandes lignes de l’intrigue.

J’ai imaginé une fin (elle a néanmoins changé plusieurs fois en cours d’écriture), et j’ai brossé un rapide portrait des principaux personnages.

J’ai notamment imaginé (mais pas écrit) le synopsis du passé de chacun des personnages principaux, afin de leur donner du relief, de l’épaisseur.

Puis, j’ai scindé l’intrigue en six parties, avec l’idée d’en faire des textes de 10 000 mots environ, soit 55 000 à 60 000 caractères, espaces comprises. À ce stade, les « synopsis » de chacune des parties restent encore réduits à quelques phrases, des morceaux de dialogues qui me sont venus naturellement, des actions qui me paraissent importantes pour faire avancer l’intrigue générale, etc.

Rien de bien concret, donc, tout en donnant malgré tout une idée générale de là où je veux en venir, partie par partie (« épisode par épisode »).

Bien sûr, au début, cela nécessite quelques réglages et ajustements. On se rend forcément compte que le synopsis qu’on avait prévu de transformer en un texte de 10 000 mots ne permettra finalement d’en écrire que 5 000 ou, au contraire 15 000.

Mais figurez-vous qu’avec la force de l’habitude, je deviens de plus en plus précis à ce petit jeu. Sur mon roman en cours d’écriture, TOUS mes « épisodes » (le huitième non compris : je ne l’ai pas encore rédigé) ont tenu en 9 500 mots, à plus ou moins 500 mots près.

Ce n’est, comme tant d’autres choses, qu’une question d’habitude, après tout.

Essayez, vous verrez. Fixez-vous un objectif de nombre de mots / caractères, créez un synopsis, et voyez à quel point vous êtes proches de la cible. Répondre à quelques AT (appels à textes) de maisons d’édition peut aider à vous stimuler en ce sens, n’hésitez donc plus et lancez-vous !

Bon, j’approche de mon quota et je ne pourrai pas couper tout de suite si j’entamais le paragraphe suivant, alors je m’arrête là. Mais promis-juré, demain, ce sera « suite ET fin », cette fois.

Demain, nous verrons donc dans le détails, comment j’organise la mise en synopsis de mes « parties de romans » (ou « épisodes ») et comment je gère les différentes phases de l’écriture d’un roman.

Je vous donne donc encore une fois rendez-vous demain soir, à 20h, et je compte sur vous pour être là 🙂 !

En attendant, je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne fin de soirée.

PS : n’hésitez pas à partager cette série d’articles, elle est faite pour ça.

 

Pour lire la première partie de cet article, cliquez ICI.

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comment organiser l’écriture d’un roman

Bonjour tout le monde ! Ou plutôt, « bonsoir ».

Bousculant un peu mon planning blogesque, j’ai choisi de réagir aujourd’hui à un récent article de Jérémie Lebrunet (très intéressant au demeurant, je vous invite à le consulter).

Il s’agissait pour Jérémie de résumer la façon dont il s’était organisé pour écrire un début de roman (35 000 mots tout de même) en un mois. C’est le principe de base du « camp nanowrimo » ou « National Novel Writing Month ».

Pour la petite histoire, je n’ai jamais participé à ce genre d’événement. Peut-être un jour, sait-on jamais.

Or donc, me direz-vous, trêve de blabla : « comment convient-il de s’organiser pour écrire un roman » ?

« Nom d’un petit bonhomme », ajouterai-je même, paraphrasant ainsi Yogh Art lorsqu’il s’est aperçu que son projet d’artbook sur Ulule en était rendu à 40 % de financement, deux petites heures après son lancement. J’ai d’ailleurs contribué : Yogh Art est un brillant illustrateur qui gagne à être connu et qui collabore avec des maisons d’édition, mais aussi à l’élaboration de jeux vidéo et / ou de rôle, etc.

Mais assez d’apartés, venons-en au vif du sujet :

J’ai cherché (un peu) sur internet, et j’ai trouvé trente-six mille sites qui donnaient leur méthode (au moins !).

Parmi tout ce foisonnement, j’ai notamment feuilleté :

  • L’article du site « ecrire-un-roman.blogspot», qui se focalise sur l’utilisation d’un planning (et qui donne d’autres liens dans l’article)
  • L’articule du site « enviedecrire.com» qui s’appesantit sur l’intérêt de ne pas rester isolé dans son coin, mais définit aussi quelques étapes « essentielles » pour l’écriture d’un roman.
  • Le site « http://devenir-ecrivain.com» aurait plutôt tendance à donner des conseils plus généraux. On y trouve notamment l’idée qu’il ne s’agit pas de travailler en solitaire, mais on y tord aussi le mythe de la Muse au profit de la notion de « travail ».

Et tant d’autres encore… C’est à vous en donner le tournis…

Je ne prétendrai pas être plus malin que ceux qui m’ont précédé sur cette notion d’organisation du travail (j’insiste sur ce mot de « travail » !) d’écriture d’un(e) encyclopédie / roman / novella / nouvelle / micro-nouvelle / pépin / etc.

Je me contenterai de vous faire part de ce qui marche en ce qui me concerne !

Adaptez à votre cas, prenez, jetez, faites comme bon vous semble. Moi, en tout cas, je compte m’y tenir. Sachez seulement qu’il s’agit d’une « technique » suffisamment « lâche » (dans le sens « pas trop rigide ») pour convenir à pas mal de gens (toujours « selon moi »).

Mais laissez-moi d’abord vous raconter une histoire : celle d’un (tout jeune) auteur qui, auréolé (olé olé) d’un glorieux retour d’une maison d’édition sur l’un de ses écrits (son tout premier — tout petit — roman, en fait, qui récolta comme avis : « votre intrigue est naze, mais vous avez un talent certain pour l’écriture »), se dit qu’il va écrire le roman de sa vie.

Il se lance donc sur un nouveau projet de roman, qu’il devine plus abouti que le premier essai / échec.

Il continue sur sa lancée.

Parvenu à la moitié, il s’essouffle.

Les grandes vacances (il est encore étudiant) arrivent sur ces entrefaites et le coupent dans son élan.

Il ne reprend jamais l’écriture de ce roman (un jour, peut-être ?)

Cinq ou six ans passent, sans la moindre ligne couchée sur l’écran… Un concours de nouvelle le tire, un temps, de sa torpeur, puis plus rien pendant encore deux ans de plus.

Survient un concours de roman, parrainé par Harper Colins.

Bon. Qu’à cela ne tienne ! Je vais transformer ma dernière petite nouvelle en un roman !

Il se lance vraiment très fort, cette fois : il écrit jusqu’à minuit, une heure du matin presque tous les jours pendant plusieurs mois !

Il continue sur sa lancée, mais la date fatidique approche à grands pas.

N’ayant pas construit de synopsis au préalable, il s’essouffle, se perd dans des contradictions de plus en plus visibles et difficiles à corriger.

Il jette l’éponge. Il reprendra ce roman… Un jour, peut-être ?

Cet homme là, comme vous l’aurez compris, bande de futés que vous êtes, c’est moi avant de découvrir ma « technique secrète ».

Car oui, ça, c’était « avant » !

« Avant » que je n’abandonne les céréales et que j’opte pour le café noir.

Aujourd’hui, tout a changé, je ne suis plus cet « autre » qui ne finissait jamais ses romans. Je suis sérieux.

Entre temps, il s’est passé trois choses :

1/ J’ai progressé.

Pour ça, j’ai participé trois mois durant à un atelier d’écriture hebdomadaire sur paris.

J’ai bêta-lu et je me suis fait bêta-lire sur Cocyclics.

J’ai demandé à des contacts Facebook éclairés (entendez « travaillant en comité de lecture de maisons d’édition ou à tout le moins gravitant autour de ce petit monde ») leur avis sur ma capacité à être publié un jour. Joie, la réponse fut « Yes, you can ! ».

J’ai écrit des nouvelles et des micronouvelles. L’avantage ? Je me suis entraîné et j’ai glané au passage pas mal d’avis positifs de lecteurs qui m’ont copieusement encouragé dans cette ardue voie de l’écriture. Ça aide !

2/ J’ai gagné en rigueur et en régularité.

J’ai cessé d’attendre que ma muse daigne se pointer au balcon à la façon « Sœur Anne, Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »

La réponse était, le plus souvent : « Je ne vois que la page blanche qui blanchoie et le jeu vidéo qui démarroie… »

Imaginez un peu le désarroi !

J’ai donc commencé à écrire tous les jours, ou presque. Bon, le week-end, c’est plus difficile : il y a les enfants qui crient partout autour de vous et tout ça.

Mais le reste du temps, c’est clair que je suis bien aidé par mes quatre heures de trajets maison-travail quotidiens, au cours desquels je suis assis (ouf !). J’écris donc surtout dans le train. Hier, j’ai (ac)couché de près de 4 000 mots dans ce laps de temps, idem aujourd’hui. C’est sûrement mon record et je ne l’atteins que rarement, rassurez-vous. Je ne suis pas un surhomme, non plus !

3/ J’ai repensé à une phrase célèbre.

Pardonnez-moi, je n’ai pas retrouvé la citation exacte, mais le sens était le suivant : « si une tâche te semble insurmontable, divise-la en plusieurs tâches difficiles. Puis, divise ces dernières en d’autres tâches, encore moins complexes, et ainsi de suite ».

Autrement dit, « à chaque jour suffit sa peine ». De la sorte, on court moins le risque de se faire écraser par l’ampleur du travail restant à réaliser.

« Tout cela est bien joli », me direz-vous à juste titre, « mais cela ne nous dit pas comment tu appliques ce précepte dans la pratique. »

Ne vous inquiétez pas, je compte bien aborder ce sujet ! Mais ça, ce sera demain, si vous le voulez bien !

Hé oui, j’ai atteint mon quota. 🙂

« Point trop n’en faut ! »

Je compte sur vous pour être au rendez-vous demain, à 20h précises ! (si je ne me plante pas dans la planification, pour une fois ^^’)

En attendant, je vous souhaite une bonne soirée !

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le statut si particulier de l’auteur indépendant

De quoi devions-nous parler, aujourd’hui, déjà ?

Ah oui, du « Statut de l’auteur autoédité et de son rapport au monde de l’écriture en particulier, de l’édition en général ».

 

Il y a encore quelques semaines, je croyais qu’il fallait être auto-entrepreneur pour déclarer ses revenus d’auteur autoédité. J’ai même fait les démarches pour monter mon auto-entreprise. J’étais censé recevoir les papiers sous deux semaines, mais depuis, nada, je n’ai rien reçu. Déception ? Pas vraiment, comme on va le voir :

 Figurez-vous qu’il n’est pas nécessaire de monter son auto-entreprise !

ATTENTION: il semble que ce qui suit sur la déclaration en BNC ne concerne que les « royalties » et pas l’achat / vente de livres papiers.

Par « royalties », j’entends la somme nette de frais versée, par exemple, par Amazon.

A voir si ça concerne aussi les ventes papier réalisées, par exemple, suite à une commande d’un libraire via http://www.bod.fr.

Autrement dit: l’achat / revente de livres papier (ce qui inclut notamment les « dépôt ventes » auprès de libraires) tomberait sous la définition des bénéfices commerciaux, ce qui impliquerait d’avoir un statut particulier (auto-entreprise?)

Dans tous les cas, n’hésitez pas à vous retourner vers votre centre des impôts. Ils sont les plus à même de vous informer, même si parfois il y a des ratés.

Par exemple: NON, en tant qu’auteur indépendant, on ne s’affilie pas auprès de l’AGESSA, contrairement à ce que mon centre des impôts à essayer de m’indiquer. Au contraire, même: l’AGESSA ne veut PAS entendre parler de nous.

Nos « royalties » (y compris sur l’achat / vente de livres papiers) ne sont PAS des droits d’auteurs au sens où l’entend l’AGESSA, qu’on se le dise.

Bref, dans le cas unique de versement de royalties (notamment sur la vente d’ebooks), donc, il « suffit » de déclarer ses revenus au titre des BNC (bénéfices non commerciaux). Il existe un formulaire fiscal pour ça, qui porte le joli nom de 2042C pro. Les lignes concernées sont les suivantes : 5KU (base d’imposition)/5HY (base de prélèvements sociaux).

Le montant des recettes encaissées ne devra pas dépasser le plafond du régime des BNC, à savoir 32 900 € HT (jusqu’à prochain relèvement de barème, bien sûr). Sur les montants déclarés :

 

1/Le fisc vous calculera automatiquement un abattement pour frais professionnels de 34 %, avec un minimum de 305 €

Ce qui signifie que vous ne payez rien en cas de recettes inférieures à ce montant

 

2/ Le fisc vous appliquera alors un taux de prélèvements sociaux (a priori) de 15,5 % sur vos revenus. Normal : il faut payer des cotisations sur tous les types de revenus, pas seulement en tant que salarié d’une entreprise.

 

3/ Le fisc vous appliquera enfin un taux d’imposition qui, j’imagine, dépendra de vos revenus ? Selon un barème progressif ? Je suis dans l’inconnu, en l’occurrence. Si vous avez l’expérience de ce formulaire, n’hésitez pas à me compléter.

 

Jacques Vandroux en parle dans son blog (ici). Il a copié-collé ses échanges avec le fisc, je vous suggère donc d’aller y jeter un œil. Il n’y a d’ailleurs pas que ça d’intéressant sur son blog, en tant qu’autoédité ou en tant que lecteur.

 

Ça, c’était pour la partie « fiscal / administratif » du statut d’auto-entrepreneur. Bon, ok. Mais il n’y pas que ça dans la vie, et c’est heureux ! Il y a aussi la place de l’autoédité dans le vaste monde de l’écriture et de l’édition.

 

Déjà, il y a quelques nuances à avoir bien en tête : plusieurs modes d’édition cohabitent.

 

1/ L’édition à compte d’éditeur :

C’est la voie « traditionnelle » par excellence. Soit. Je n’ai rien contre les éditeurs, qui font en théorie un travail d’écrémage puis de correction et de mise en forme des manuscrits qui leur parviennent.

L’avantage : l’auteur ne paye rien.

L’inconvénient : l’auteur renonce à tous ses droits sur son œuvre. Pour une durée certes déterminée à l’avance, mais il peut tout de même s’avérer très complexe de récupérer ses droits même lorsqu’on a la loi avec soit.

 

2/ L’édition à compte d’auteur :

Là, c’est l’auteur qui paye tout ! Et en plus, la « maison d’édition » (en fait, un simple prestataire de service) fait payer très très cher les « services rendus » du type :

a): Correction orthographique :

Bon à savoir : le tarif réel en vigueur est d’environ 1 € les 1 000 caractères.

b): Mise en forme du manuscrit (maquette) pour impression papier ou ebook.

J’ignore les tarifs réels de ce type de prestation.

c) : Création de la couverture :

Les tarifs d’un pro peuvent se monter à 1 500 €, mais des sites proposent ce genre de service à moindres frais. C’est notamment le cas du site le cas de Kouvertures, dont les premiers tarifs commencent à 80 € euros et atteignent apparemment 200 € au maximum.

Ce site de création de couvertures est notamment utilisé par Jacques Vandroux ou David Forrest

Bonus intéressant : si vous commandez une seconde couverture en même temps, la seconde vous est facturée 40 €. Il faudrait vraiment que je me penche sur la question à l’avenir. D’un autre côté, j’aime bien faire travailler des illustrateurs, alors… Cruel dilemme.

d) : Promotion :

Je n’ai pas de prix en tête, mais j’imagine que ça peut vite grimper, les frais de promotion.

e) : Participation aux frais de tirage de l’édition papier :

Là, dans le cas spécifique de l’édition à compte d’auteur, c’est juste du vol dans la plupart des cas, avec des livres qui peuvent vous coûter un bras à imprimer. Difficile à rentabiliser, derrière, à moins de vendre très cher. Et qui va acheter « très cher » à un inconnu ?

Sachez que des sites comme Createspace, Lulu, Book on demand, imprimervotrelivre.com, par exemple, peuvent imprimer vos livres à prix réduits.

Renseignez-vous ! Ne vous faites pas arnaquer !

Petite info intéressante sur « imprimervotrelivre.com » : leurs tarifs d’impression ne font pas partie des moins chers sur le marché, MAIS : la livraison est gratuite.

Comprenez bien que si vous faites imprimer via createspace, par exemple, vous aurez non seulement des frais de port (qui peuvent être élevés), mais AUSSI des droits de douane à payer (jusqu’à 1 € par livre, dans mon cas).

Il paraît que Pierre Soubié, du site imprimervotrelivre.com est très accessible et à l’écoute des autoédités. Un imprimeur à tester, donc, surtout qu’ils prennent en charge le dépôt légal et l’attribution d’un ISBN gratuitement si vous imprimez 100 livres chez eux.

Cerise sur le gâteau, c’est une entreprise française et vous ne perdrez pas vos droits.

Et ce, contrairement à un éditeur ou à un prestataire tel que Book on demand, qui même s’il vous laisse vos droits en tant que tels, exigera tout de même la signature d’un contrat d’un an. Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien puis sélectionnez l’onglet « contrats ».

Pour rappel : le dépôt légal est une obligation à partir de 100 livres imprimés.

D’un autre côté, Book on demand vous simplifiera a priori la vie si vous voulez être distribué en librairie (je n’ai pas encore testé).

Après ce long aparté « imprimeurs », revenons à nos moutons, à savoir : les différentes voies de l’édition. Il nous en restait une à voir ensemble, et je… ah, mais on me signale que j’ai atteint mon quota maximal de mots pour aujourd’hui (j’en vois d’ailleurs plusieurs qui baillent, au fond !), alors… La suite, ce sera pour demain, si vous le voulez bien !

En attendant ce moment, je vous souhaite un bon samedi à tous et à toutes !

Et je vais de ce pas me faire un café, moi… ^^

le statut si particulier de l’auteur indépendant – suite et fin

Nous revoilà donc ensemble pour ce tour d’horizon du statut de l’autoédité. Dans cet article (paru hier), j’abordais l’aspect fiscal / administratif de la chose, puis j’abordais le difficile choix de l’imprimeur (pour la version papier, bien sûr). Enfin, je décrivais deux des différentes voies pouvant mener à l’édition.

 

Il nous en restait une à étudier, celle que j’ai personnellement choisie :

3/ L’édition en tant qu’auteur indépendant :

Autrement appelée, au choix et selon les cas, « auto-publication » ou « auto-édition ».

 

Quelle distinction faut-il faire entre ces deux appellations (origine non contrôlée) ?

 

Dans le premier cas, on imagine un auteur qui vient d’écrire son livre, qui décide de le partager sur le grand marché mondial d’internet. Il met vite fait en forme son manuscrit, il choisit un site, il clique et pouf, c’est fait. Vous pouvez télécharger / acheter son livre.

 

=> La couverture ?

Je l’ai faite moi-même, je n’ai pas les moyens de me payer un illustrateur.

Cf le groupe de Facebook intitulé « les bousins de l’auto et de la miro-édition » pour avoir un aperçu des couvertures pouvant être ainsi réalisées.

=> Les corrections orthographiques ?

Une amie prof de français s’en est chargée, et encore, entre deux copies de bac.

=> La promo ?

Quelle promo ? Les lecteurs sauront trouver mon livre.

=> La quatrième de couverture ?

Ben j’ai copié-collé les 20 premières lignes de mon roman et puis j’ai fait un résumé du reste et yop la boum.

 

C’est vrai, ça, pourquoi se prendre la tête ?

 

Sinon, il y a l’option « auto-édition » et là, c’est une autre paire de manche :

=> Le choix du texte ?

Alors oui, les maisons d’édition font un écrémage, je le dis moi-même plus haut dans cet article. Mais moi aussi, figurez-vous, j’écrème. Je ne publie pas tout ce que j’écris, loin de là. Il y a des textes qui, clairement, ne seront JAMAIS publiés. D’autres qui devront passer par la case « réécriture partielle ou complète » pour mériter d’être publiés. C’est le cas du « Chant de l’Arbre-Mère », par exemple. C’était une simple nouvelle de 60 K caractères à la base et c’est en passe de devenir un roman de 440 K caractères.

=> La promo ?

Je la prends en charge, en terme de temps passé dessus (prise de contact avec les blogs littéraires, par exemple) et financièrement parlant. Je parle ici de l’impression de marque-pages et autres goodies (cartes postales, affiches, etc.)

Vous pouvez d’ailleurs lire le premier chapitre du « Chant de l’Arbre-Mère » sur Wattpad (publication hebdomadaire).

De même, vous pouvez l’obtenir gratuitement, en version numérique, en vous rendant ici.

Quatre lecteurs ont d’ailleurs « souscrit » à cette offre depuis hier soir. J’en profite pour vous rappeler que l’offre a un caractère temporaire. Par la suite, 3 épisodes resteront disponibles gratuitement aux nouveaux entrants dans ma mailing liste, mais sans doute pas davantage. Là, c’est l’intégrale de la série qui est proposée gratuitement, alors profitez-en !

 

=> La quatrième de couverture ?

J’y passe du temps ET je me fais relire avec le même sérieux que pour l’écriture du roman en lui-même. C’est important, une quatrième de couverture. Ça ne se bâcle pas.

=> Les corrections orthographiques ?

J’utilise Antidote. Je m’en sers pour le correcteur, mais aussi pour la détection des répétitions. Même cet article est passé entre les mailles d’antidote, comme TOUT ce que j’écris. Je considère d’ailleurs un peu mes articles de blog (et mes participations à l’atelier d’exercice d’écriture d’Asphodèle) comme des nouvelles à part entière.

À ce propos, je me permets de lancer un AVIS à la population : non, le correcteur orthographique de Word ne suffit pas.

À côté de ça, je me fais AUSSI corriger par un pro. Pour le moment, j’ai eu la chance de ne pas avoir à payer pour ce genre de service, mais ça ne durera pas, je le sais.

=> La mise en page (maquette) ?

J’ai téléchargé récemment une antique version d’Indesign. On verra si j’arrive à m’en sortir. Ça, c’est pour la version papier.

Pour « Chroniques d’une humanité augmentée », j’avais utilisé le template fourni par createspace, mais il n’est pas complet à 100 % par rapport aux règles communément admises de mise en forme des romans.

Pour la version numérique, c’est quand même plus simple, et un fichier Word bien aéré donne un bon résultat, d’expérience. Enfin, il y a quand même certaines règles à respecter, par exemple l’utilisation de tirets cadratin pour les dialogues. Et je dis « bien aéré » parce que c’est quand même plus agréable, à la lecture.

À ce propos, j’ai lu récemment une discussion tournant autour de la « mise en page » sur le groupe Facebook « Les auteurs autoédités ». Deux membres du groupe ont proposé leurs services de mise en page :

=> Thierry Brayer, qui fait aussi du coaching d’écriture et vous explique pourquoi l’auto-édition, c’est le bien !

=> Nikolas Koch, qui fait aussi de la correction orthographique (en tant que pro).

=> Emmanuelle Lefray, elle aussi, fait de la correction orthographique, soit dit en passant. Elle débute, mais j’ai pris contact avec elle pour qu’elle relise « Le Chant de l’Arbre-Mère ». Je vous ferai part de mon sentiment. Je connais cependant un auteur qui est passé par elle et qui semblait très satisfait.

 

Bref, vous le voyez, « s’auto-éditer » ne signifie pas « pondre un texte et le publier vite fait / mal fait sur la première plateforme de partage venue ». Ami(e)s lecteurs/lectrices, il est toujours temps d’ouvrir votre porte aux auto-édités ! Ils font un travail de qualité et méritent d’être découverts.

D’ailleurs, suite à mon article sur l’entraide entre auteurs indépendants, je planche sur un projet devant servir de vitrine à certains d’entre nous. Mais chuuuut, c’est encore top secret défense !

Car oui, c’est un travail, de s’auto-éditer !

Ça prend du temps, de l‘argent, mais c’est, au final, pas mal de bons moments. J’espère vivre des expériences intéressantes le jour où je me déciderai à faire des salons J

P.-S. : N’oubliez pas de protéger vos œuvres ! De nombreuses solutions existent, qui sont résumées ici.

Pourquoi protéger vos œuvres ? Oh, pas pour empêcher le plagiat ni contre le piratage. Quoi que vous fassiez, si quelqu’un veut vous pirater / vous plagier, il le fera. Êtes-vous prêt à entamer ce long combat contre votre plagieur? Tout dépend, j’imagine, de ce que vous rapportent vos livres. Moi, ce n’est pas pour mes 3 francs 6 sous que je vais me battre.

Non, il y a une autre raison pour employer les services d’un site tel que copyright.com. Il peut arriver (à moins que ce ne soit une légende urbaine? Personnellement, j’y crois) qu’amazon vous demande de prouver que vous êtes bien l’auteur du texte que vous avez publié chez eux. J’imagine qu’ils concentreront ce type de questionnement sur les livres à fort chiffre d’affaire. Mais je pense qu’il vaut mieux, alors, être en mesure de leur fournir ladite preuve. Vous ne croyez pas?

 

En guise de conclusion à cet article (un peu long, d’où son découpage en deux articles séparés), je me permets de vous donner les deux-trois liens qui m’ont inspiré.

Ne m’en veuillez pas trop pour le côté réducteur de mes commentaires synthétiques concernant les articles ci-dessous. Il y a plus à lire sur chacun d’eux que ce que je mentionne :

Article sur le blog Guy Morant – ou « pourquoi il faut se sentir fier d’être un entrepreneur du livre, aux multiples casquettes ! »

Article sur le blog de Neil Jomunsi – ou « de la particularité de l’a priori général face à l’auteur indépendant et du statut de l’auteur hybride, entre édition traditionnelle et indépendance »

Article de Thibault Delavaud – ou « le problème du temps que ça prend de promouvoir ses œuvres »

N’hésitez pas à laisser un petit commentaire, il sera toujours le bienvenu.

Sur ce, je vous souhaite un bon dimanche à tous et à toutes !