Les différents types de coûts et de frais derrière l’impression et la vente des livres papier

JOUR 2 : « quels sont les différents types de coûts derrière l’impression et la vente des livres papier ? »
Nous avons vu hier (article: « le mythe de la rémunération de 70% d’amazon et autres peccadilles chiffrées« ) que comparer 1 € gagné par un tradi et par un indé ne faisait aucun sens à moins de déduire au préalable un certain nombre de frais sur les ebooks des auteurs indés et les cotisations Agessa et RAAP côté tradis.

Nous en avions profité pour battre en brèche l’idée qu’un indé pouvait gagner jusqu’à 70 % sur la vente de ses ebooks via Amazon, par exemple.

Nous n’aborderons pas encore le côté « détermination de la rentabilité d’un livre ». Ce sera pour demain, avec le cas de figure de la vente d’un livre papier. Puis, après demain, avec le cas de l’ebook et quelques précisions complémentaires. (infos non contractuelles, ça peut changer d’ici là !! ^^)

Aujourd’hui, nous démonterons vaillamment l’idée suivante :

=> « Un indé se fait des marges de cochon sur les livres papiers qu’il vend. Pensez donc ! Il ne paye que les frais d’impression (et tout le monde sait qu’imprimer un livre de 300 pages, ça coûte 50 centimes maximum !). »

 

Bien sûr, cela est on ne peut plus faux !

[DISCLAIMER :

Vous êtes un auteur indépendant. Vous faites ce que vous voulez. Vous voulez faire votre couverture vous-même ? Vous en avez les compétences ? Super, ça vous fera ça de moins à débourser.

Le but de ce qui suit est de vous montrer les différents types de coûts qui peuvent grever la rentabilité de votre livre, pas de dire que vous aurez tout ça à payer.

Par exemple, j’ai réalisé moi-même la maquette de mon recueil d’anticipation (Chroniques d’une humanité augmentée) en version papier. Elle ne répond pas à 100% aux canons de l’Imprimerie Nationale. Et alors ?

J’ai eu des compliments sur le caractère agréable à lire de mon livre papier et je trouve que c’est plus important que, par exemple :

1/ Ne pas mettre de numéro de page en bas de la première page d’un nouveau chapitre

ou 2/ Faire commencer un nouveau chapitre sur la page de droite, quitte à laisser une page totalement blanche à gauche. Désolé, je n’aime pas le gaspillage de papier (ok, j’ai laissé trop d’espace interlignes, j’ai donc moi aussi gâché du papier et ça me fend le cœur…)

FIN DU DISCLAIMER]

Comme nous l’avons déjà vu hier, un éditeur traditionnel va prendre sur lui de payer un certain nombre de charges et de frais liés à l’impression / la distribution / etc. de vos chers livres. C’est un risque financier qu’il va ainsi porter et c’est d’ailleurs pour ça qu’on parle « d’édition à compte d’éditeur » par opposition à l’édition à l’édition à compte d’auteur et à l’autopublication.

[Ouvrons la parenthèse : compte d’auteur n’est pas égal à autopublication.

  • Compte d’auteur : un auteur paye un intermédiaire / prestataire de service pour que ce dernier, au choix : imprime ses livres / les mette en forme / les corrige / en fasse la promotion / créé une couverture / etc. Attention: ça peut coûter TRES cher.
  • Autopublication : l’auteur s’occupe de tout ça lui-même. Autrement dit, soit il fait tout lui-même, soit il trouve lui-même des professionnels capable de le faire pour lui. C’est d’ailleurs quand un autopublié délègue toutes ses tâches sauf celle de l’écriture (et encore, on peut avoir un nègre) que la frontière entre compte d’auteur et autopublication est mince, ce qui peut aider à entretenir la confusion, il faut avouer.

La différence, c’est que ça vous coûtera généralement moins cher de trouver vous-même chacun des intervenants nécessaires plutôt que de passer par du compte d’auteur. De plus, nombre d’éditeurs à compte d’auteurs se révèlent être des arnaques, ce qui ne veut PAS dire que tous les éditeurs à compte d’auteurs sont des arnaqueurs.

Fermons la parenthèse.]

Les frais impliqués par l’édition d’un livre peuvent être répartis en 3 catégories différentes:

1/ coûts variables

2/ Coûts fixes

3/ Coûts cachés (sisi, vous allez voir)

Je donne plusieurs exemples de chacun de ces types de coûts, mais si vous constatez que j’en ai oublié, n’hésitez pas à le signaler en commentaire, j’intégrerai vos suggestions dans l’article.

Hier, donc, j’abordais la fiscalité (en amateur !).

Aujourd’hui, c’est le contrôleur de gestion qui va vous parler, alors accrochez-vous bien !

Ps : je vais tâcher de faire simple et clair. Donc, si les chiffres, ça ne vous parle pas, ne vous inquiétez pas. Je traduirai en prenant des exemples concrets (surtout demain soir, d’ailleurs).

Catégorie 1 : les coûts variables.

Il s’agit des frais liés de façon directe à la vente ou à l’impression de votre livre.

Exemples :

=> Marge libraire : 20 % à 40 % du prix HT sur chaque livre vendu. C’est parfois négociable, mais pas toujours.

=> Frais d’impression : là, ça dépend de beaucoup de critères, mais on peut partir sur 5 € par livre de 300 pages, couverture souple, format moyen.

=> Frais d’envois : aussi bien de l’imprimeur jusqu’à votre domicile que de votre domicile à celui de votre client. Difficile à estimer, ça dépend !

[Ouvrons la parenthèse : ceci est une vision synthétique. Vous trouverez plus de précisions sur les sites des imprimeurs, ainsi qu’un peu plus bas dans cet article.

*     Createspace propose des coûts d’impression défiant TOUTE concurrence sur des petits tirages, mais se révèle plus cher du côté des frais de port. Sans oublier que des frais de douane vous seront facturés pour toute commande supérieure à 50€.

*     Lulu : offre régulièrement des réductions sur vos tirages papiers ainsi que des réductions sur vos frais d’envois.

*     www.imprimermonlivre.com : ils ne font pas payer vos frais d’envois, mais leurs frais d’impression semblent légèrement plus élevés que la moyenne. Ils offrent de s’occuper de l’enregistrement de vos livres auprès de la BNF à partir d’une commande de 100 livres.

Rappel : l’enregistrement auprès de la BNF est obligatoire. La précision suivante peut néanmoins être trouvée sur le site de la BNF:

Le dépôt légal est obligatoire pour les livres, quel que soit leur procédé technique de production, d’édition ou de diffusion, dès lors qu’ils sont mis à la disposition d’un public qui excède le cercle de famille, à titre gratuit ou onéreux.

*     BOD : leurs tarifs sont dans la moyenne côté frais d’impression, j’ignore ce qu’il en est de leurs frais d’envois. Avantage notable : contre une somme forfaitaire, à l’entrée, de 19 €, ils enregistrent votre livre auprès de la BNF et ils vous ouvrent les portes des librairies puisque votre livre papier sera inscrit dans le réseau idoine. Attention cependant : ils se réservent alors l’exclusivité des droits de reproduction de vos livres, dans le cadre d’un contrat renouvelable, d’un an. Prévoir des frais en cas de retrait anticipé de votre livre (mais c’est possible, c’est déjà ça).

Fermons la parenthèse.]

=> Charges sociales (rappel) : 15,5 % ou 22,9 % selon que vous déclarez au titre des BNC non professionnels (ebooks ou livres papiers vendus via un prestataire tel que bod ou createspace/amazon !) ou en tant qu’auto-entrepreneurs.

=> TVA : 5,5 %. Si c’est le libraire qui récupère le CA, il paiera de la TVA dessus même si vous-même êtes auto-entrepreneurs et ne récupérez pas la TVA ni ne la déduisez. En tout cas, ça me paraît logique, mais si c’est faux dans la vrai réalité, n’hésitez pas à me le signaler. Après tout, www.creatspace.com et KDP facturent tous deux de la TVA aux clients qui achètent les livres sur leur plateforme, que les auteurs soient indés (donc sans doute exemptés de TVA) ou tradis, via un éditeur (donc non exemptés de TVA).

Comment utiliser ces frais pour déterminer la rentabilité de votre livre ?

=> Faites le calcul suivant :

CA HT — total des frais variables

Vous obtiendrez votre marge nette d’exploitation, c’est-à-dire la marge que vous vous ferez sur chaque livre que vous vendrez.

On étudiera cette notion plus en détail demain, ne vous inquiétez pas.

Attention : cette marge va vous servir à rembourser les deux autres catégories de frais. Vous ne savez donc pas encore, à ce stade, ce que vous rapporteront réellement vos livres.

Mais si vous vous retrouvez dans le rouge à ce niveau-là, ce n’est même pas la peine de continuer, car cela signifie qu’à chaque livre que vous vendrez (même si vous en vendez 100 000), vous perdrez un peu plus d’argent.

[Ouvrons la parenthèse en faisant un « Zoom sur les frais d’impression » :

L’auteur (ou l’éditeur, dans le cas d’un tradi) avance ce type de frais. C’est donc un risque financier réel, sauf à passer par une plateforme de crowdfunding ou sauf à faire une séance de précommande comme vient de le faire Karine Carville

(Flash info auteure autoéditée qui décolle : cf ICI. La séance de précommande n’est pas encore achevée, vous ous avez jusqu’au 1er Juin, bande d’heureux veinards ! Le genre ? Le mieux est encore d’aller voir ICI, vous y trouverez la 4éme de couverture du livre Nouvelle Done.)

Pour vous situer l’auteure, elle a été bien placée au « Prix du meilleur polar autoédité » (organisé par « The Book Edition »), recevant les « encouragements du jury ». Ce n’est tout de même pas rien !)

Reprenons le Zoom « frais d’impression » :

Disons que pour un livre de 300 pages, en passant via un imprimeur pas trop gourmand (createspace, www.bod.fr, peut-être www.lulu.com, www.imprimermonlivre.com), il faut compter 5 à 6 € de frais d’impression minimum. Et ça, c’est à partir d’un certain volume d’exemplaires imprimés.

Bien sûr, si on imprime des volumes très importants, ça peut baisser. Mais ça représente quand même un coût important et il faut avoir une sacrée confiance en soi (ou un bon gros matelas financier), vous ne trouvez pas ?

 

Notez bien : createspace est imbattable sur les très petits volumes (type : 10 exemplaires), mais le prix reste identique jusqu’à atteindre les 1000 exemplaires. Une remise globale est alors appliquée (20 %, je crois). Par contre, leurs frais d’envois ne sont pas donnés et ils appliquent des droits de douane au-delà de 50 € d’achats de vos livres.

Solution de contournement des droits de douane : baisser le prix du livre papier au minimum accepté par createspace, attendre que le prix s’actualise sur www.amazon.fr puis acheter ses livres par ce biais et remonter ensuite le prix au tarif préalable.

C’est quand même contraignant, je trouve. Surtout si votre livre papier est présent sur plusieurs réseaux. À tenter seulement si vous ne vendez vos livres papier que via createspace, du coup.

Fermons la parenthèse sur les frais d’impression.]

Catégorie 2 : les coûts fixes.

Ceux-là, vous les paierez, le plus souvent, avant même d’avoir vendu le moindre livre.

Exemples :

=> La réalisation de la couverture : de 100 € à 1 500 € selon les cas. Énorme, hein ? Je n’en revenais pas quand j’ai appris que ça pouvait coûter aussi cher. D’un autre côté, les illustrateurs aussi ont droit de gagner leur pain de ce jour.

A noter, une précision apportée par une aimable lectrice de cet article:

pour les couvertures, si on n’a pas les moyens de faire appel à un illustrateur, on peut acheter des photos pro sur des sites tels que Deposit Photos ou Fotolia, pour quelques euros. Ensuite, avec un logiciel assez basique [ndlr: photofiltre peut apparemment suffire, sinon il y a toujours photoshop ou sa version gratuire, « Gimp »], on peut faire soit-même le titrage (non, pas de rose fluo ni de caractères tarabiscotés, pitié émoticône smile )

=> Les corrections : 1 € pour 1 000 signes, espaces comprises. Un roman de 500 000 signes (plus ou moins 90 000 mots) vous coûtera donc environ 500 €.

=> L’achat d’antidote : un peu plus de 100 € TTC (non, vous ne déduirez pas la TVA là-dessus, sauf à avoir constitué une société : ni les BNC non professionnels ni l’auto-entrepreneur ne peuvent collecter / déduire la TVA)

=> Une traduction ? Les tarifs varient entre 5 et 10 centimes par mot. Ce qui fait qu’un livre de 90 000 mots (500 000 signes environ) coûte entre 4 500 € et 9 000 € à traduire. Oui, vous avez bien lu. C’est très cher !

N’hésitez pas à vous référer aux expériences d’Alan Spade et Jacques Vandroux sur le sujet.

=> Une licence Indesign, pour la mise en page de votre œuvre ? Trop cher ? Ok. Surtout que les toutes dernières versions de ce cher logiciel sont à paiement mensuel ! Dans ce cas, accepterez-vous de payer la prestation d’un maquettiste pro ? Si ça se trouve, vous aurez droit à une réduction d’impôt, mais il faudra quand même débourser les sous.

Poursuivons avec la dernière catégorie de frais.

Catégorie 3 : les coûts cachés.

« Qu’est-ce donc que cette bête étrange ? » me direz-vous sûrement.

Il peut s’agir de coûts fixes ou variables, selon les cas. La différence avec les deux premières catégories, c’est que, bien souvent, au moment de déterminer le prix de vente TTC de votre livre, vous ignorez quel montant exact de coûts cachés vous aurez à débourser pour vendre lesdits livres. Donc, ils sont nettement plus difficiles à intégrer dans votre business plan.

Exemples de coûts cachés :

1/ Frais de promotion /service de presse :

Karine Carville offre un livre papier tous les 10 livres commandés dans le cadre de sa session actuelle de précommande. Cela représente donc un coût de 10 % sur chaque livre vendu en précommande. Il s’agit donc d’un coût variable, mais dont on ne connaît pas le montant à l’avance : impossible d’estimer le nombre de livres qui seront offerts.

2/ Il y a les services de presse, mais on peut aussi parler des « attachés de presse » :

A priori, un attaché de presse, c’est la personne qui parlera de nos livres aux journalistes (TV, magazines, etc.) de façon à ce que nos si belles oeuvres reçoivent un écho maximal chez le public. C’est un coût, c’est sûr. Je pense qu’il vaut mieux avoir déjà un nombre de romans publiés déjà important, de façon à répartir la charge sur plusieurs titres. Disons qu’il est plus rentable de payer pour avoir des retombées sur 5 romans que sur 1 seul, à mes yeux.

3/ Non facturation des frais de port aux clients :

Là encore, vu que ça ne concerne que certaines commandes (celles par la poste), impossible de savoir à l’avance combien ça vous coûtera. D’expérience, un livre envoyé au tarif lettres vous coûtera entre 2,50 € et 3 €. À noter que ce n’est a priori plus autorisé par La Poste, qui demande de passer par des colissimo, donc encore plus cher. Comptez plutôt dans les 4 € à 5 € par envoi. Mieux vaut limiter ce type de frais à l’envoi groupé d’au moins 2 livres, si vous voulez faire un tel cadeau à vos lecteurs et que vous souhaite respecter les CGV de La Poste.

 

3/ frais de participation à un salon / à une dédicace en centre culturel :

Vous avez prévu combien vous paierez en frais de salon sur la durée de vie de votre livre, vous ? Vous êtes fort. Parce que cela recouvre plusieurs types de frais, à savoir :

=> Frais de participation au salon / à la séance de dédicace : forfait au mètre linéaire ou coût variable basé sur le CA HT, parfois rien (les organisateurs prenant en considération le fait que vous avez déjà payé le déplacement), ça dépend. Il y a de tout, dans la nature.

Dans le cas des dépôts-ventes et des ventes en espace culturel, c’est généralement le libraire / l’espace culturel qui récupère le CA et vous lui facturez votre part. Ce qui implique d’avoir un statut ! Càd : auto-entrepreneur, ou société classique (pour récupérer la TVA).

=> Frais de bouche / de logement, si vous comptez rester plus d’une demi-journée.

Bah oui, faut bien manger, non ? Si vous êtes invités, bien sûr, ça ne vous coûte rien.

=> Frais de déplacement, si le salon / la séance de dédicace n’est pas dans votre région, il faut se rendre sur place. Là encore, si vous êtes invités, cela ne vous coûte rien.

=> Goodies: cartes postales / marque page à l’effigie de votre livre / cartes de visite à votre nom / banderolles / panneau d’informations / flyers / porte-clés / twingo clés en main / etc.

=> Achats de livres d’autres auteurs sur place. Si, j’insiste. Si vous n’étiez pas allé au salon X, vous n’auriez pas acheté les 10 livres de l’auteur Y. On peut considérer que ça compte. Bon, ok, cet exemple est un peu extrême. Libre à vous de ne pas le compter. ^^

 

Vous commencez à voir où je veux en venir, non ?

Oui, un auteur indé supporte nombre de frais que n’ont pas à supporter les auteurs tradis.

ATTENTION cependant : je parle du cas « normal » des auteurs tradis. Je suis sûr qu’il existe des maisons d’édition qui n’ont pas les moyens de payer les frais de déplacement de leurs auteurs, ni leurs frais d’inscription aux salons, et ainsi de suite. On parle là des coûts cachés.

On peut aussi noter à nouveau les frais d’impression papier du manuscrit et son envoi aux 10 500 éditeurs de la place. Bien sûr, ces frais-là ne concernent que les auteurs tradis ou hybrides (c’est-à-dire à la fois indépendants et édités de façon traditionnelle, selon leurs livres), mais pas les indés.

En définitive, j’ai le sentiment que nombre d’auteurs tradis, édités par des maisons d’édition aux moyens limités, ont finalement un parcours qui n’est pas si différent de celui d’un indé.

Mais il est à noter cependant qu’une maison d’édition qui ne paye pas les coûts fixes « visibles » et les coûts variables n’est pas une maison d’édition à compte d’éditeur, mais à compte d’auteur.

Ceci conclura le billet d’aujourd’hui. Vous trouverez ci-dessous le sommaire de l’ensemble de la série d’articles en cours.

Je vous souhaite à toutes et à tous de passer une bonne soirée et vous dit « à demain, si vous le voulez bien ! »

SOMMAIRE des différents articles sur le sujet « rentabilité du livre » :

Jour 1 : comparons ce qui est comparable. Amazon vous verse 70% au maximum, mais votre porte-monnaie n’en verra jamais la couleur. Pour en savoir plus

Jour 2 : Quels sont les différents type de coûts qui entre dans la détermination de la rentabilité de votre pris ? Pour en savoir plus

Jour 3 : Quid de la rentabilité (et des formalités administratives) d’un livre (papier et ebook) pour un auteur indé ? Pour en savoir plus