Comment organiser l’écriture d’un roman – suite (mais pas fin)

Bonsoir tout le monde ! Cet article est la suite (et la fin) de celui d’hier.

Hier, donc, nous avons vu comment j’en étais venu à imaginer une façon efficace (pour moi, en tout cas, mais pourquoi pas pour vous aussi ?) d’écrire un roman sans laisser le temps à ma « Muse » (l’autre nom pour le duo « travail / persévérance » de se décourager (et moi avec, par la même occasion).

Aujourd’hui, nous allons voir comment se décline ladite méthode, dans la pratique. Nous partirons de la base du travail (synopsis / personnages / univers), jusqu’au mot « FIN ».

 « Comment jeter les bases du travail à venir, mais sans trop en faire quand même ! »

Partir bille en tête, lorsqu’on écrit une microfiction, ça peut passer. Pour une nouvelle un peu plus longue (vingt-mille à trente-mille signes), ça me paraît déjà plus tendu. Pour un roman, à moins d’avoir une intrigue super basique et un nombre de personnages réduit à l’extrême (ou d’avoir une tête plus efficace que la mienne), là, je déconseille vivement de foncer tête baissée.

Il faut donc un minimum de préparation en amont.

Oui, mais il ne faut pas « trop » en faire non plus !

Pour le premier roman dont j’ai eu l’idée, j’ai noirci des pages et des pages (et encore des pages !) d’intrigue, de fiches de personnages, de descriptions TRÈS approfondies de l’univers, etc.

J’en suis sorti complètement vidé !

J’avais déjà tout écrit, d’une certaine façon. Dans ma tête, le roman était fini. Croyez-le ou non, je n’ai finalement pas écrit la plus petite ligne de ce roman ! C’était pourtant un beau projet, j’en suis sûr !

 

Ce qu’il faut en retenir : « Le plus (ou le mieux) est l’ennemi du bien ! »

Alors j’ai décidé de procéder différemment : comme je vous l’ai dit hier, j’ai choisi de diviser cette tâche qui me semblait insurmontable (l’écriture d’un roman) en une somme de tâches plus abordable (l’écriture de nouvelles, par exemple).

Je savais que j’en étais capable, puisque je l’avais déjà fait à de nombreuses reprises sur les deux-trois années précédentes.

Revenons en aux bases, si vous me permettez. Un roman, quel que soit son genre (science-fiction, littérature dite « blanche », fantasy, etc.), c’est :

  • Une intrigue (on peut du moins l’espérer, en tant que lecteur)
  • Des personnages (même un grain de sable, ça peut faire un bon personnage dans un court métrage d’animation, par exemple)
  • Un univers (connu – « New York en 2003 » –, ou inconnu – « Les terres du milieu », au hasard).

On peut partir de n’importe laquelle de ces bases, ou des trois à la fois, c’est vous qui voyez.

Pour mes « Terres Sombres » (un projet de fantasy, dont j’ai écrit le premier tome l’an dernier), je suis parti d’un personnage (Yosht Rammer, un homme au visage recouvert d’un masque noir, impénétrable, empreint de mystère et possédé par un démombre) et d’une chanson de Zaz (« moi aussi j’ai une fée chez moi (…) »).

L’intrigue m’est venue peu à peu, au fil de l’écriture de diverses nouvelles basées sur l’univers que je voulais explorer, pour en arriver à un roman complet : nous allons voir comment.

Ce qu’il faut savoir :

1/ Chacune des nouvelles m’a apporté une somme d’éléments : personnages, lieux, actions, objets, « morceau » d’intrigue.

2/ Pour rassembler le tout et en faire un roman cohérent, j’ai procédé de la façon suivante :

Dans un premier temps, j’ai dressé les grandes lignes de l’intrigue.

J’ai imaginé une fin (elle a néanmoins changé plusieurs fois en cours d’écriture), et j’ai brossé un rapide portrait des principaux personnages.

J’ai notamment imaginé (mais pas écrit) le synopsis du passé de chacun des personnages principaux, afin de leur donner du relief, de l’épaisseur.

Puis, j’ai scindé l’intrigue en six parties, avec l’idée d’en faire des textes de 10 000 mots environ, soit 55 000 à 60 000 caractères, espaces comprises. À ce stade, les « synopsis » de chacune des parties restent encore réduits à quelques phrases, des morceaux de dialogues qui me sont venus naturellement, des actions qui me paraissent importantes pour faire avancer l’intrigue générale, etc.

Rien de bien concret, donc, tout en donnant malgré tout une idée générale de là où je veux en venir, partie par partie (« épisode par épisode »).

Bien sûr, au début, cela nécessite quelques réglages et ajustements. On se rend forcément compte que le synopsis qu’on avait prévu de transformer en un texte de 10 000 mots ne permettra finalement d’en écrire que 5 000 ou, au contraire 15 000.

Mais figurez-vous qu’avec la force de l’habitude, je deviens de plus en plus précis à ce petit jeu. Sur mon roman en cours d’écriture, TOUS mes « épisodes » (le huitième non compris : je ne l’ai pas encore rédigé) ont tenu en 9 500 mots, à plus ou moins 500 mots près.

Ce n’est, comme tant d’autres choses, qu’une question d’habitude, après tout.

Essayez, vous verrez. Fixez-vous un objectif de nombre de mots / caractères, créez un synopsis, et voyez à quel point vous êtes proches de la cible. Répondre à quelques AT (appels à textes) de maisons d’édition peut aider à vous stimuler en ce sens, n’hésitez donc plus et lancez-vous !

Bon, j’approche de mon quota et je ne pourrai pas couper tout de suite si j’entamais le paragraphe suivant, alors je m’arrête là. Mais promis-juré, demain, ce sera « suite ET fin », cette fois.

Demain, nous verrons donc dans le détails, comment j’organise la mise en synopsis de mes « parties de romans » (ou « épisodes ») et comment je gère les différentes phases de l’écriture d’un roman.

Je vous donne donc encore une fois rendez-vous demain soir, à 20h, et je compte sur vous pour être là 🙂 !

En attendant, je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne fin de soirée.

PS : n’hésitez pas à partager cette série d’articles, elle est faite pour ça.

 

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