le statut si particulier de l’auteur indépendant – suite et fin

Nous revoilà donc ensemble pour ce tour d’horizon du statut de l’autoédité. Dans cet article (paru hier), j’abordais l’aspect fiscal / administratif de la chose, puis j’abordais le difficile choix de l’imprimeur (pour la version papier, bien sûr). Enfin, je décrivais deux des différentes voies pouvant mener à l’édition.

 

Il nous en restait une à étudier, celle que j’ai personnellement choisie :

3/ L’édition en tant qu’auteur indépendant :

Autrement appelée, au choix et selon les cas, « auto-publication » ou « auto-édition ».

 

Quelle distinction faut-il faire entre ces deux appellations (origine non contrôlée) ?

 

Dans le premier cas, on imagine un auteur qui vient d’écrire son livre, qui décide de le partager sur le grand marché mondial d’internet. Il met vite fait en forme son manuscrit, il choisit un site, il clique et pouf, c’est fait. Vous pouvez télécharger / acheter son livre.

 

=> La couverture ?

Je l’ai faite moi-même, je n’ai pas les moyens de me payer un illustrateur.

Cf le groupe de Facebook intitulé « les bousins de l’auto et de la miro-édition » pour avoir un aperçu des couvertures pouvant être ainsi réalisées.

=> Les corrections orthographiques ?

Une amie prof de français s’en est chargée, et encore, entre deux copies de bac.

=> La promo ?

Quelle promo ? Les lecteurs sauront trouver mon livre.

=> La quatrième de couverture ?

Ben j’ai copié-collé les 20 premières lignes de mon roman et puis j’ai fait un résumé du reste et yop la boum.

 

C’est vrai, ça, pourquoi se prendre la tête ?

 

Sinon, il y a l’option « auto-édition » et là, c’est une autre paire de manche :

=> Le choix du texte ?

Alors oui, les maisons d’édition font un écrémage, je le dis moi-même plus haut dans cet article. Mais moi aussi, figurez-vous, j’écrème. Je ne publie pas tout ce que j’écris, loin de là. Il y a des textes qui, clairement, ne seront JAMAIS publiés. D’autres qui devront passer par la case « réécriture partielle ou complète » pour mériter d’être publiés. C’est le cas du « Chant de l’Arbre-Mère », par exemple. C’était une simple nouvelle de 60 K caractères à la base et c’est en passe de devenir un roman de 440 K caractères.

=> La promo ?

Je la prends en charge, en terme de temps passé dessus (prise de contact avec les blogs littéraires, par exemple) et financièrement parlant. Je parle ici de l’impression de marque-pages et autres goodies (cartes postales, affiches, etc.)

Vous pouvez d’ailleurs lire le premier chapitre du « Chant de l’Arbre-Mère » sur Wattpad (publication hebdomadaire).

De même, vous pouvez l’obtenir gratuitement, en version numérique, en vous rendant ici.

Quatre lecteurs ont d’ailleurs « souscrit » à cette offre depuis hier soir. J’en profite pour vous rappeler que l’offre a un caractère temporaire. Par la suite, 3 épisodes resteront disponibles gratuitement aux nouveaux entrants dans ma mailing liste, mais sans doute pas davantage. Là, c’est l’intégrale de la série qui est proposée gratuitement, alors profitez-en !

 

=> La quatrième de couverture ?

J’y passe du temps ET je me fais relire avec le même sérieux que pour l’écriture du roman en lui-même. C’est important, une quatrième de couverture. Ça ne se bâcle pas.

=> Les corrections orthographiques ?

J’utilise Antidote. Je m’en sers pour le correcteur, mais aussi pour la détection des répétitions. Même cet article est passé entre les mailles d’antidote, comme TOUT ce que j’écris. Je considère d’ailleurs un peu mes articles de blog (et mes participations à l’atelier d’exercice d’écriture d’Asphodèle) comme des nouvelles à part entière.

À ce propos, je me permets de lancer un AVIS à la population : non, le correcteur orthographique de Word ne suffit pas.

À côté de ça, je me fais AUSSI corriger par un pro. Pour le moment, j’ai eu la chance de ne pas avoir à payer pour ce genre de service, mais ça ne durera pas, je le sais.

=> La mise en page (maquette) ?

J’ai téléchargé récemment une antique version d’Indesign. On verra si j’arrive à m’en sortir. Ça, c’est pour la version papier.

Pour « Chroniques d’une humanité augmentée », j’avais utilisé le template fourni par createspace, mais il n’est pas complet à 100 % par rapport aux règles communément admises de mise en forme des romans.

Pour la version numérique, c’est quand même plus simple, et un fichier Word bien aéré donne un bon résultat, d’expérience. Enfin, il y a quand même certaines règles à respecter, par exemple l’utilisation de tirets cadratin pour les dialogues. Et je dis « bien aéré » parce que c’est quand même plus agréable, à la lecture.

À ce propos, j’ai lu récemment une discussion tournant autour de la « mise en page » sur le groupe Facebook « Les auteurs autoédités ». Deux membres du groupe ont proposé leurs services de mise en page :

=> Thierry Brayer, qui fait aussi du coaching d’écriture et vous explique pourquoi l’auto-édition, c’est le bien !

=> Nikolas Koch, qui fait aussi de la correction orthographique (en tant que pro).

=> Emmanuelle Lefray, elle aussi, fait de la correction orthographique, soit dit en passant. Elle débute, mais j’ai pris contact avec elle pour qu’elle relise « Le Chant de l’Arbre-Mère ». Je vous ferai part de mon sentiment. Je connais cependant un auteur qui est passé par elle et qui semblait très satisfait.

 

Bref, vous le voyez, « s’auto-éditer » ne signifie pas « pondre un texte et le publier vite fait / mal fait sur la première plateforme de partage venue ». Ami(e)s lecteurs/lectrices, il est toujours temps d’ouvrir votre porte aux auto-édités ! Ils font un travail de qualité et méritent d’être découverts.

D’ailleurs, suite à mon article sur l’entraide entre auteurs indépendants, je planche sur un projet devant servir de vitrine à certains d’entre nous. Mais chuuuut, c’est encore top secret défense !

Car oui, c’est un travail, de s’auto-éditer !

Ça prend du temps, de l‘argent, mais c’est, au final, pas mal de bons moments. J’espère vivre des expériences intéressantes le jour où je me déciderai à faire des salons J

P.-S. : N’oubliez pas de protéger vos œuvres ! De nombreuses solutions existent, qui sont résumées ici.

Pourquoi protéger vos œuvres ? Oh, pas pour empêcher le plagiat ni contre le piratage. Quoi que vous fassiez, si quelqu’un veut vous pirater / vous plagier, il le fera. Êtes-vous prêt à entamer ce long combat contre votre plagieur? Tout dépend, j’imagine, de ce que vous rapportent vos livres. Moi, ce n’est pas pour mes 3 francs 6 sous que je vais me battre.

Non, il y a une autre raison pour employer les services d’un site tel que copyright.com. Il peut arriver (à moins que ce ne soit une légende urbaine? Personnellement, j’y crois) qu’amazon vous demande de prouver que vous êtes bien l’auteur du texte que vous avez publié chez eux. J’imagine qu’ils concentreront ce type de questionnement sur les livres à fort chiffre d’affaire. Mais je pense qu’il vaut mieux, alors, être en mesure de leur fournir ladite preuve. Vous ne croyez pas?

 

En guise de conclusion à cet article (un peu long, d’où son découpage en deux articles séparés), je me permets de vous donner les deux-trois liens qui m’ont inspiré.

Ne m’en veuillez pas trop pour le côté réducteur de mes commentaires synthétiques concernant les articles ci-dessous. Il y a plus à lire sur chacun d’eux que ce que je mentionne :

Article sur le blog Guy Morant – ou « pourquoi il faut se sentir fier d’être un entrepreneur du livre, aux multiples casquettes ! »

Article sur le blog de Neil Jomunsi – ou « de la particularité de l’a priori général face à l’auteur indépendant et du statut de l’auteur hybride, entre édition traditionnelle et indépendance »

Article de Thibault Delavaud – ou « le problème du temps que ça prend de promouvoir ses œuvres »

N’hésitez pas à laisser un petit commentaire, il sera toujours le bienvenu.

Sur ce, je vous souhaite un bon dimanche à tous et à toutes !

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