C’est quoi, « atteindre le degré du Zéro Fautes »?

Ou « Le degré zéro de la faute : une légende urbaine ? Une réalité ? »

sans fautes - la procure

Source de l’image: librairie « la procure »

 

Je me permets un p’tit break dans l’écriture d’une prochaine publication (nouvelle de comic fantasy à venir, intitulée « Sous le regard torve de la Lune Rouge ») pour me fendre d’un p‘tit billet, plus ou moins d’actualité.

D’emblée, je situe le contexte : en tant qu’auteur, nous sommes parfois amenés à nous demander s’il serait techniquement possible d’atteindre… roulements de tambours… d’atteindre, donc, le point du « DZF », plus connu sous le nom « Degré Zéro de la Faute ».

Mon avis sur le sujet est le suivant : il faut tendre vers ce fameux « point DZF », bien sûr, mais ne rêvez pas. Dans la réalité, bien peu de nos Zamis Auteurs l’ont atteint un jour.

Dans le cas de « Chroniques d’une Humanité Augmentée », j’ai voulu y croire et la réalité m’a donné tort, bien entendu. Aujourd’hui encore, j’ai eu un retour d’une lectrice ayant relevé quelques petites fautes sur mon recueil.

Et pourtant !

Argh

 

Oui, et pourtant, « CHA » a été relu (avant publication) par cinq ou six personnes (plus moi, si si, je vous assure !), chroniqué par une dizaine de blogs, lu par un autre petit paquet de personnes (attention : « achat » n’est pas synonyme de « lecture »).

Parmi ceux qui m’ont signalé des fautes, il y avait deux correctrices pros, deux semi-pros, une linguiste… Chacun d’entre eux a repéré des fautes qui étaient préalablement passées à l’as.

Pourtant, il est clairement important de « Se Faire Relire » par d’autres que soi. Un regard extérieur, c’est autre chose. C’est complémentaire. Bref, c’est mieux. Vous voyez ce que je veux dire, sûrement ?

Il va de soi que, lorsqu’un lecteur prend de son temps pour me signaler des fautes, l’enchaînement suivant s’opère :

Merci

1/Je remercie chaleureusement la personne en question : c’est important pour un auteur de bénéficier de ce genre de retour.

2/Je mets à jour le fichier word de la publication concernée.

3/Lorsqu’on atteint un nombre minimal de fautes repérées et corrigées (je ne mets pas à jour  à chaque faute corrigée, quand même), je re-upload le texte sur la plateforme KDP (ou autre, à l’avenir).

  • J’en profite pour vous inviter, dès demain soir, à mettre à jour votre ebook « CHA » : non seulement plusieurs fautes auront été corrigées, mais une illustration s’ajoutera en préambule de la troisième nouvelle, celle intitulée « Humanité Augmentée ». In fine, toutes les nouvelles bénéficieront d’une illustration bien à elles, d’ailleurs.

 

Petit aparté : cette facilité et cette gratuité de mise à jour des textes publiés sur Amazon fait partie des raisons pour lesquelles je ne passerai PAS par les sites du genre « Éditions du net » ou « Édilivre ». La mise en ligne d’un texte y est gratuite, en effet. Mais quand l’un (éditions du net) facture la mise à jour et le retrait du livre (très précisément 71.76€), l’autre interdit toute mise à jour du livre, une fois celui-ci publié (Source : http://www.edilivre.com/faq).

Dans les deux cas, cela me paraît être au détriment du lecteur et c’est dommage. Cela me fait penser à un piège : tu rentres sans peine, mais quand tu cherches à partir, PAAAF ! On t’casse les jambes. Bref.

BlakeMortimerPiegediabolique

PS: j’avais aussi trouvé une illustration de Manara portant ce même titre, mais, euh, comment dire… ^^’ Blake et Mortimer, c’est probablement plus consensuelle. Quoi que, peut-être pas aux yeux du dinosaure en train de se faire bouffer, en arrière plan. Moi je dis ça, je dis rien, hein. 😀

 

Par contre, une auteure de ma connaissance m’a expliqué pourquoi elle avait choisit de passer par Édilivre : certains de ses lecteurs étaient apparemment rassurés par le fait qu’il y ait écrit le mot « Édition » sur sa couverture…

 

Bref, voilà pour ce qui est de mon expérience personnelle sur le sujet « DZF ». Je vous remercie d’avoir lu cet article jusqu’au bout. J

À présent, c’est à votre tour de nous faire part de votre expérience : Go go go !

Bonne fin de soirée tout le monde !

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10 réflexions sur “C’est quoi, « atteindre le degré du Zéro Fautes »?

  1. Tout a fait d’accord avec toi lorsque tu dis qu’il faut tendre un maximum vers le « zéro faute ». Mais l’atteindre, c’est vraiment difficile. Parfois, même les correcteurs professionnels ne sont pas d’accord.
    Quoi qu’il en soit, c’est à force d’écrire, de se relire, d’utiliser de bons correcteurs et de faire relire par d’autres que l’on s’améliore. Aucun secret. J’ai énormément appris les derniers mois concernant la typographie et certaines règles d’orthographe peu (ou mal) apprises. Toutefois, je suis bien consciente qu’il me reste des progrès à accomplir. La langue française est aussi belle que difficile à maîtriser…

  2. Je trouve que ça fout un peu mal quand on te relève des fautes ou coquilles alors que le texte a été minutieusement observé par des professionnels. D’ailleurs, il me semble que ce service n’est pas gratuit et c’est pourquoi des auteurs ou des maisons d’éditions font l’impasse sur cette étape.
    Je plussoie ton avis général. Les fautes aiment se jouer de nous ! Quand tu crois les avoir vaincus, tu constates un jour, que ce n’était pas le cas. Arrrrg !!! Lire et faire relire, c’est important.
    Je suis ravie d’apprendre qu’Amazon (dont je ne connais pas trop les procédés d’édition en ligne) ne facture pas les modifications 🙂

    • Concernant Amazon, on ne peut approuver certaines de leurs méthodes, mais au moins, vis à vis des auto-édités, ils semblent jouer franc-jeu.

      Et les fautes sont de vrai(e)s vicieuses / vicieux, c’est horrible ! Vilaines bêtes, va. ^^

    • Je tiens juste à apporter une précision: sur les deux correctrices pro, l’une des deux a juste « lu » mon texte et a repéré des fautes au fil d’une lecture « classique ».

      Et l’autre a repéré la majeure partie des fautes, ne laissant (sauf 1 vicieuse exception un peu volumineuse) que de petites fautes bêtes.

  3. C’est marrant. La version (bêta) que j’ai lu ne contenait à mon avis aucune faute. Je suis, il faut le dire, connu internationalement pour mon DZO (Degré Zéro en Orthographe). 😉
    P.S.: le piège de Manara n’est pas diabolique.

    • Pas diabolique, ça dépend des points de vue, je crois ^^. Concernant le recueil, hier encore il y en avait 3-4. J’ai rechargé le texte dans la foulée. J’attends encore de pouvoir ajouter 2 illustrations et je ferai envoyer un émail d’alerte par amazon aux acquéreurs de l’ebook. 🙂

  4. Je suis assez d’accord avec toi, ce n’est pas facile et j’ai déjà lu des livres publiés chez de très grands éditeurs qui comportaient quelques coquilles.
    Oui il arrive que certaines fautes ne soient pas détectées après plusieurs relectures par l’auteur ET plusieurs lecteurs, bêta-lecteurs ou correcteurs.
    Sans même parler des éditeurs dont tu parles (quand tu sais comment ils travaillent, rien d’étonnant… j’ai ouïe dire que certains de ces faux éditeurs ajoutaient quelques fautes à l’original. Ne pas oublier que vous ne pouvez compter que sur des éditeurs à compte d’éditeurs pour être vraiment concernés par votre livre… ).
    Mais les fautes aussi ne sont pas toutes identiques, certaines relèvent de réels pièges de la langue française, certaines de fautes de frappe (je viens de corriger une faute sur ma dernière nouvelle “qu’elle ait rendu son âne” ☺) mais d’autres de la conjugaison (attention, c’est un des pièges tendus aux jeunes auteurs quand ils écrivent au passé… On se doit de réviser si on ne maîtrise pas !) des accords ou d’autres règles de grammaire (un auteur doit se donner les moyens de connaître les règles).
    Et comme on dit il y a d’autres pièges concernant le manque de fluidité, la pauvreté du vocabulaire, l’abus de certaines formes (participes présents, verbes faibles, adjectifs à profusion, adverbes notamment ceux se terminant par “ment”…), la syntaxe, les répétitions, la ponctuation, la typographie…
    Être écrivain demande un travail de formation, de remise à niveau, en plus des relectures et écriture.
    Mais si vous avez des difficultés, il y a les correcteurs fournis avec les traitements de texte, quelques outils gratuits ou non d’Internet et aussi un logiciel spécialisé (mais pas parfait).
    Mémoire Dutemps

  5. Pingback: il faut croire que ce n’était pas suffisant… | L'Auberge Blévalienne

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