Car il y a façon… et façon…

Comment écrivez-vous? De quelle façon vous organisez vous? Travaillez-vous avec des synopsis? Dans quelles conditions écrivez-vous?

Etc…

Autant de questions qu’on… ne m’a jamais posé. Hé oui, je suis encore un de ces auteurs de l’ombre que personne n’attend, et auxquels on ne va pas demander comment ils pratiquent leur métier puisque… bref.

Mais ça ne m’empêchera pas d’y répondre quand même, à ces questions non posées !

Comme écrivez-vous? me demandiez-vous donc en choeur…

Avec beaucoup de patience et de ténacité. Choses importantes dont j’espère m’être constitué un stock suffisant pour me tenir encore 99 ans au bas mot. Et beaucoup de « colle à culs ». Expression chopée sur le livre d’Elizabeth Georges « mes secrets d’écrivain ». Il faut donc savoir se psoer sur son siège / fauteuil / canapé et s’y coller, au turbin.

Parceque vu le peu de temps libre que j’ai en dehors du boulot / famille / autres passes-temps et hobbies (joufflus de préférence), si j’attends que ma muse vienne me chanter des « Alléluia » dans le creu de l’oreille pour écrire, je ne suis pas rendu. Et ce n’est pas dans cinq mois que mon roman sera terminé, mais dans dix ans.

Alors comment j’écris? Ca dépend.

Sur l’ordinateur directement quand je le peux et que j’ai pris des congés « spécial écriture » comme ça m’arrive de temps en temps. Sinon, et bien c’est dans le bus, sur un cahier à spirale dans un premier temps, puis recopiage le soir comme un forcené.

Mon record? Environ 1 700 mots griffonnés sur papier puis recopiés sur ordi dans une journée. J’en suis fier !

De quelle façon je m’organise?

Bien, j’espère. Pour mon roman, que j’ai scindé en X épisodes pour me faciliter la vie (nombre non totalement déterminé à ce jour), j’ai d’abord déterminé des « passages obligés » pour plusieurs de mes personnages, principaux ou secondaires.

Puis, à partir de ces éléments, j’ai déterminé les « cliffs-hangers » que je voulais avoir à la fin d’un certain nombre d’épisodes. Ca peut évoluer au fil de l’écriture, bien sûr.

Enfin, j’ai rédigé des synopsis plus détaillés à partir des éléments de base sus-nommés ci-dessous. Pour le moment, je les rédige « deux par deux ».

Donc, j’ai d’abord écrit les syno des épisodes 1 et 2, puis 3 et 4.

Mais je ne me bride pas, je laisse mes personnages prendre des libertés avec le fil rouge du synopsis. C’est ainsi que par rapport à mes prévisions initiales, deux personnages ont d’ores et déjà fait une apparition inopinée autant qu’imprévue dans l’histoire.

Ce qui répond à la question suivante, à savoir « utilisez-vous des synopsis? ». Chouette, d’une pierre deux coups.

Passons donc à la dernière question, si vous le voulez bien. Merci.

Dans quelles conditions écrivez-vous?

Toutes les conditions imaginables. Debout en attendant le bus. Debout DANS le bus (les fesses calées sur le fauteuil d’un bienheureux assis). Idéalement, assis chez moi, sinon assis dans le bus.

Au milieu des enfants qui crient dans le salon ou qui regardent un dessin animé. Pas facile de se concentrer dans ces conditions, mais bon, mon ordi est dans le salon, lui aussi, et je ne suis pas sûr d’avoir envie qu’écrire me coupe complètement de ma famille. Au moins, là, ils me voient et réciproquement. On ne risque pas de se demander, les uns les autres, « qui êtes-vous monsieur / mademoiselle », hein. Ce serait ennuyeux, vous en conviendrez.

Voilà, vous savez tout.

 

Et vous? Dans quelles conditions parvenez-vous à écrire? Avez-vous besoin de votre bulle, ou bien vous accommodez-vous d’une certaine dose de brouhaha autour de vous?